Archives de catégorie : ACTUALITES

Syndrome de fatigue chronique : une anomalie de la vision pourrait aider le diagnostic

Une anomalie de la vision chez les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique (SFC) est rapportée dans une étude publiée dans la revue Perception.

Claire Hutchinson et ses collègues du département de Neurosciences, psychologie et comportement de l’Université de Leicester ont mené cette étude avec 20 personnes ayant un diagnostic du syndrome et 20 personnes sans le diagnostic.

L’étude évaluait le stress visuel (inconfort et fatigue) en utilisant le test standardisé d’éblouissement induit par des motifs rayés (« pattern glare test »), dont l’illustration est un exemple, qui consiste à signaler le nombre de distorsions visuelles perçues en regardant des motifs. Ce stress visuel en réponse à des motifs répétitifs peut être éprouvé lors de la lecture de texte par exemple.

Les participants atteints du syndrome rapportaient plus de distorsions pour les motifs ayant une densité moyenne de rayures.

Cette anomalie pourrait constituer un marqueur pouvant aider au diagnostic de la maladie, soulignent les chercheurs.

Le diagnostic est actuellement difficile à poser car, outre la fatigue invalidante, il « y a peu de signes cliniques définitifs de la maladie et ses symptômes principaux chevauchent souvent ceux répandus dans d’autres conditions de santé. En conséquence, le syndrome de fatigue chronique est souvent un diagnostic d’exclusion, étant fait en dernier ressort et, éventuellement, après qu’un patient ait subi une série de traitements inappropriés pour des troubles diagnostiqués à tort ».

Près des trois quarts des personnes atteintes du syndrome signalent des symptômes liés à la vision et aux yeux qui interfèrent avec leur vie quotidienne, mentionnent les chercheurs. Des travaux précédents de l’équipe ont montré l’existence, chez ces personnes, de difficultés de mouvement oculaire et de symptômes, dont des douleurs aux yeux, qui peuvent être sévères.

Illustration : Exemple de test d’éblouissement induit par des motifs rayés.

Psychomédia avec source : University of Leicester.
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Cancer du poumon : Nice est à la pointe du diagnostic précoce par prise de sang

Crédits photo : ©Fotolia

Crédits photo : ©Fotolia

[Etudes, recherches] Il y a quelques mois à peine,  c’était en novembre 2014, le CHU de Nice annonçait « une 1ère mondiale » : la découverte que le cancer du poumon pourrait être dépisté avec une « simple » prise de sang (1). Dans une population à haut risque de cancer du poumon (fumeurs souffrant de bronchopathie chronique obstructive), l’équipe niçoise avait pu mettre en évidence la présence de cellules tumorales circulantes plus d’un an avant que le diagnostic du cancer du poumon par scanner. Mais ces résultats préliminaires, obtenus dans un seul centre qui méritaient d’être validés à grande échelle. Telle est l’ambition de l’étude AIR qui sera conduite dans 15 établissements français auprès de 600 personnes volontaires.

Cette étude nationale est destinée à évaluer l’intérêt d’associer la recherche de cellules tumorales circulantes (CTC) dans une « simple » prise de sang et le scanner du poumon pour le dépistage du cancer du poumon. En pratique, un scanner du poumon à faible dose de rayons sera réalisé trois années de suite et à chaque fois il sera accompagné d’une prise de sang destinée à la recherche de CTC. L’étude a reçu l’approbation des autorités de santé (Comité de protection des personnes et Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Elle débutera dans les Alpes Maritimes fin 2015 et sera étendue à 14 autres centres français début 2016.

« Nous espérons que ce projet AIR mené à grande échelle sur le territoire national confirmera nos résultats préliminaires et que la recherche de cellules tumorales circulantes sur une simple prise de sang améliorera le taux de détection des cancers du poumon et représentera aussi un outil d’aide à la décision face aux anomalies pulmonaires de cause indéterminée détectées sur le scanner du poumon. » confient les Pr Charles-Hugo Marquette, Coordonnateur équipes cliniques et Paul Hofman, Coordonnateur biologie pathologie du CHU de Nice.

Le projet AIR – qui est concerné ?
Cette étude portera sur 600 personnes à risque c’est-à-dire : plus de 55 ans, fumeurs ou ex-fumeurs (au moins 1 paquet/j pendant 30 ans ou 2 paquets/j pendant 15 ans) souffrant d’une bronchopathie chronique obstructive documentée sur les tests du souffle appropriés.
Pour plus de renseignements et notamment pour savoir précisément qui est concerné par ce dépistage du cancer du poumon www.projet-air.org
En savoir plus sur le cancer du poumon

Prévalence du cancer du poumon
Le cancer du poumon est en France la 1ère cause de mortalité par cancer chez l’homme (21 326 morts en 2012) devant le cancer colorectal (9 275 morts) et prostatique (8 876 morts). Chez la femme en 2012 il était en 2ème position (8 623 morts) après le cancer du sein (11 886 morts) et devant le cancer colorectal (8 447 morts). En 2015, pour la 1ère fois, la mortalité par cancer du poumon chez la femme va dépasser en Europe la mortalité par cancer du sein. Ceci, surtout en raison de la situation épidémiologique au Royaume-Uni et en Pologne. En France cette situation (cancer du poumon > cancer du sein) sera atteinte chez les femmes en 2022. Le pronostic cancer du poumon est mauvais car ce cancer est le plus souvent diagnostiqué à un stade avancé, quand il est trop tard pour pouvoir proposer un traitement chirurgical curatif. C’est pourquoi il y a une réelle place pour le diagnostic précoce.

Des morts évitables par la lutte anti-tabac et par un dépistage ciblé
Une grande partie des décès peut être prévenue car, dans 90% des cas, c’est le tabac qui est responsable du cancer du poumon. La réduction de la mortalité liée au cancer du poumon repose donc avant tout par la lutte anti-tabac qui fait appel à 4 leviers : prix élevés du tabac, dénormalisation de la cigarette, substitution nicotinique active, comprenant notamment le recours à l’e-cigarette et prévention du tabagisme passif.

La réduction de la mortalité du cancer du poumon passe aussi par le dépistage de ce cancer à un stade précoce, quand on peut encore proposer une chirurgie curative. Aux États-Unis, l’étude du National Lung Screening Trial (NLST), conduite par le National Cancer Institut(2) a montré que le dépistage par scanner thoracique pouvait réduire la mortalité par cancer du poumon de près de 20%.

Mieux cibler les patients à risque de cancer du poumon
Le principal problème du dépistage par scanner c’est que chaque scanner a 20 fois plus de chances de mettre en évidence une anomalie bénigne appelée « faux positif » qu’un cancer du poumon et donc, de conduire inutilement à des examens invasifs. C’est la une des principales raisons pour lesquelles les autorités de santé Européennes n’ont pas à ce jour généralisé le scanner de dépistage du cancer du poumon. Pour rendre le dépistage par scanner plus efficace, il est recommandé de cibler les patients les plus à risque et de s’aider de biomarqueurs prédictifs. Les critères de risque pour le dépistage dans l’étude du NLST (plus de 55 ans, fumeurs ou ex-fumeurs, arrêt du tabac ≤ 15 ans) sont en effet clairement insuffisants. Il faut cibler ce dépistage sur les patients dont le risque est plus élevé, par exemple les patients souffrant de bronchopathie chronique obstructive et s’aider de biomarqueurs « prédictifs », par exemple la détection de cellules tumorales circulantes.

Article de CHU Réseau, toute l’actualité des CHU – Tous droits de reproduction réservés

(1) Ilie et al. “Sentinel’’ Circulating Tumor Cells Allow Early Diagnosis of Lung Cancer in Patients with Chronic Obstructive Pulmonary Disease. PLoS One. 2014
(2) Aberle et al. Reduced Lung-Cancer Mortality with Low-Dose Computed Tomographic Screening. N Engl J Med 2011


News Santé

Je fais moi-même… ma tisane contre les maux de l’hiver

Gorge qui gratte, début de rhume, refroidissement : on ne laisse pas traîner, on traite immédiatement en douceur avec des boissons chaudes appropriées. Nos recettes de tisanes pour lutter contre les petits maux de l’hiver.

La douceur d’hiver

  • 50 g de tilleul (bractées)
  • 20 g de thym (feuilles)
  • 20 g de romarin (feuilles)
  • 5 g d’origan (feuilles)
  • 5 g de guimauve (racines)

Verser 1 cuillerée à café du mélange dans 250 ml d’eau frémissante. Laisser infuser 6 à 8 minutes. Filtrer.
Posologie : Boire 3 tasses par jour.

Recette créée pour Top Santé par Le Dauphin

L’anti-maux de gorge

  • 15 g de thym (feuilles)
  • 20 g de sureau (fleurs)
  • 15 g de lierre terrestre (feuilles)
  • 10 g d’eucalyptus radié (feuilles)
  • 10 g de bourrache (plante)
  • 10 g de lavande vraie ou officinale (fleurs)
  • 10 g de sarriette (feuilles)
  • 10 g de mauve (fleurs)

Faire bouillir 1 cuillerée à soupe de ce mélange dans 250 ml d’eau pendant 1 minute. Laisser infuser 3 minutes environ puis filtrer.

Le plus aromatique. Verser 1 goutte d’huile essentielle de niaouli et 1 de bois de rose dans 1/2 cuillerée à café de miel ou sur 1/2 sucre et laisser fondre. On peut aussi utiliser de l’arbre à thé (tea tree), du thym à thymol ou à linalol.
Posologie : 2 à 3 tasses par jour.
Recette d’Isabelle Pacchioni, experte en huiles essentielles et confondatrice du laboratoire Puressentiel

La boosteuse des défenses

  • 15 g de sarriette (feuilles)
  • 15 g de menthe poivrée (feuilles)
  • 20 g de thym citronné (feuilles)
  • 15 g de ginkgo biloba (feuilles)
  • 15 g de cannelle (écorce) un peu écrasée
  • 15 g de sauge (feuilles)
  • 5 g de clou de girofle un peu écrasés

Faire bouillir 1 cuillerée à soupe de ce mélange dans 250 ml d’eau 1 minute. Laisser infuser 3 minutes et filtrer. Le plus aromatique. Verser 1 goutte d’huile essentielle de ravintsara et 1 de niaouli sur 1/2 sucre ou dans 1/2 cuillerée à café de miel et laisser fondre. On peut choisir une autre huile essentielle : palmarosa, encens, thym à linalol ou eucalyptus radié.
Posologie : 3 tasses dans la journée, entre les repas.
Recette d’Isabelle Pacchioni, experte en huiles essentielles et confondatrice du laboratoire Puressentiel

La spécial ORL Lire la suite sur Topsanté

Je fais moi-même… ma tisane minceur
Je fais moi-même… ma tisane anti stress
Je fais moi-même… ma tisane digestive
Je fais moi-même… ma tisane anti âge
Je fais moi-même… ma tisane digestive

News Santé | Actualités & informations – Yahoo Actualités FR

Des tatouages de taches de rousseur: une tendance beauté qui va trop loin?

Pour certaines, les taches de rousseur sont une damnation pour leur rituel beauté, surtout lorsque vient l’été. Ils couvrent leur visage en entier et est souvent synonyme d’une peau sensible au soleil. Pour d’autres, elles sont un but ultime et en avoir est un rêve absolu. Le souhait de ces femmes pourrait bientôt être exaucé grâce à Freck Yourself.

La compagnie s’est lancée dans un projet «Kickstarter» pour promouvoir ses tatouages de taches de rousseur d’allure naturelle et semi-permanents. En quatre étapes faciles, vous pouvez avoir des taches de rousseur au niveau des joues et du nez pendant quatre à six semaines, promet «Freck Yourself». Le résultat est beaucoup plus discret que des taches de rousseur faites à la main au crayon ou au pinceau, et sans dégâts.

Certains utilisateurs ont pris les réseaux sociaux d’assaut pour dire qu’ils donneraient volontiers leurs taches de rousseur, s’ils le pouvaient. Comme quoi on veut toujours ce qu’on n’a pas, et vice-versa!

Test : Savez-vous interpréter les émotions dans le regard des gens ?

Ce Test de lecture de l’état d’esprit dans les yeux (1) a été développé par le psychologue britannique Simon Baron-Cohen, spécialiste de l’autisme, et ses collègues pour évaluer la capacité d’inférer l’état d’esprit d’une personne à partir de son regard.

La capacité d’inférer des pensées, des intentions et des sentiments chez les autres est une composante de l’empathie qui a été appelée « mentalisation » ou capacité de « théorie de l’esprit ».

Le test permet, selon les auteurs, de détecter un déficit léger de cette capacité chez les adultes d’intelligence normale.

Des études ont montré qu’il permet de distinguer un groupe de personnes ayant un diagnostic de syndrome d’Asperger (autisme à haut niveau de fonctionnement) d’un groupe issu de la population générale.

Voyez quelle est votre performance, en choisissant, pour chacune des 36 photographies de regards qui suivront, lequel des 4 états d’esprit proposés est exprimé.

Par exemple, cette personne est-elle dans un état d’esprit : jaloux, paniqué, arrogant ou haineux ?

(Cliquez sur la flèche pour consulter la réponse.)

Réponse :

Paniqué.

FAITES LE TEST (gratuit, sans inscription)

Voyez également :

(1) Baron-Cohen, S., Wheelwright, S., Hill, J., Raste, Y., & Plumb, I. (2001), The « Reading the Mind in the Eyes Test » revised version : a study with normal adults, and adults with Asperger syndrome or high-functioning autism. Journal of child psychology and psychiatry, and allied disciplines. Traduction française : Marie Prévost and al. (2013), The Reading the Mind in the Eyes test: validation of a French version and exploration of cultural variations in a multi-ethnic city, Cognitive Neuropsychiatry.

Psychomédia
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia