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Rhume : les 5 réflexes pour bien dormir

Rhume : les 5 réflexes pour bien dormir

Le 2 mars 2017.

L’hiver semble derrière nous et pourtant les changements de températures peuvent nous pousser à nous découvrir un peu trop tôt et à attraper un rhume. Nez bouché, toux, fatigue… Si nous dormons mal, le virus est encore plus difficilement supportable. Voici donc 5 astuces pour passer une bonne nuit quand on a un rhume.

1.     Se laver le nez avant de se coucher

La nuit, si votre nez est bouché, vous risquez de ronfler et d’assécher votre gorge, ce qui vous fera tousser. Pour éviter ces désagréments, il est donc important de se laver le nez avec du sérum physiologique. Penchez votre tête sur le côté et verser l’intégralité d’une ampoule dans votre narine. Recommencez la même opération en tournant la tête de l’autre côté. Parce qu’il est salé, le sérum physiologique aura un effet décongestionnant immédiat. Une fois le nez lavé, mouchez-vous.

Vous risquerez malgré tout de respirer davantage par la bouche que par le nez, pensez donc à placer une bouteille d’eau à côté de votre lit afin de vous rafraîchir si vous deviez vous réveiller en pleine nuit.

2.     Placer un humidificateur dans sa chambre

Pour une meilleure respiration, n’hésitez pas à investir dans un humidificateur. Il resservira c’est certain. On recommandera cet appareil notamment dans les chambres chauffées avec un radiateur électrique. Si vous le pouvez, achetez un humidificateur à vapeur froide, les appareils à vapeur chaude augmentent la température de la pièce. Pour que les voies respiratoires se dégagent bien, il faut que le taux d’humidité de la chambre soit autour de 50 %. Certains humidificateurs permettent de régler ce taux.

En revanche, cet appareil ne doit pas être utilisé sans un minimum de précautions : pensez notamment à changer l’eau tous les jours et le filtre assez régulièrement. Un humidificateur sale favorisera en effet la prolifération de bactéries et de germe dans l’air.

3.     Limiter la température de la chambre à 19°C

En cas de rhume, nous pouvons grelotter et craindre d’avoir froid la nuit. Mais il serait imprudent d’augmenter le chauffage. L’air ambiant ne doit pas dépasser les 19°C si on veut passer une bonne nuit. Mieux vaut se couvrir et mettre des chaussettes que d’augmenter le chauffage. Une pièce trop chaude augmentera, par ailleurs, le risque de prolifération des bactéries.

Au réveil, pensez à aérer votre chambre pendant 10 minutes environ afin d’assainir l’air. Vous pouvez également faire brûler du papier d’Arménie ou vaporiser des huiles essentielles (d’eucalyptus, notamment) pour désinfecter l’air. C’est très efficace et cela vous permettra de retrouver une chambre bien saine le soir. Évitez d’utiliser des huiles essentielles juste avant de vous coucher, car elles peuvent être irritantes.

4.     Surélever son oreiller

L’idée n’est pas de dormir assis mais de surélever la tête pour réduire l’inflammation de vos voies respiratoires et la pression sur les sinus. Par ailleurs, grâce à cette position, vous tousserez moins et vous vous réveillerez moins encombré que si vous aviez dormi sans oreiller. Cette méthode est aussi recommandée pour les bébés qui ont un rhume. Mais pour éviter tout risque d’étouffement, placez les coussins sous le matelas.

5.     Boire une tasse de lait avec du miel

Dernier conseil pour une nuit encore plus paisible : faites-vous une tasse de lait chaud et ajoutez une bonne cuillère à café de miel dedans. Le lait et le miel ont en effet des vertus adoucissantes et réparatrices. En boire juste avant de dormir vous permettra de tousser moins et d’être moins irrité. Sain et naturel, ce remède est LA solution contre les quintes de toux nocturnes.

Si vous avez de la fièvre, vous pouvez prendre du paracétamol avant de vous coucher. Mais évitez, dans la mesure du possible, les médicaments contre le rhume. La plupart d’entre eux contiennent de la pseudoéphédrine, un vasoconstricteur, qui peut s’avérer dangereux, notamment chez les personnes qui présentent des risques cardio-vasculaires. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), cette substance peut par ailleurs entraîner des tachycardies, de l’hypertension artérielle, des nausées, des convulsions, des hallucinations, mais aussi des insomnies. 

Marine Rondot

À lire aussi : 13 conseils pour soigner un rhume

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Cancer : réparer l’horloge biologique des tumeurs pour ralentir leur développement

Agir directement sur l’horloge biologique d’une tumeur cancéreuse permettrait de ralentir son développement, selon une étude québécoise publiée dans la revue BMC Biology.

La plupart des cellules du corps ont une horloge interne qui rythme les activités des organes selon l’heure du jour. Les cellules tumorales ont souvent une horloge qui est déréglée ou non fonctionnelle.

« Des indices laissaient penser que cela contribuait à une croissance rapide des tumeurs, mais cela n’avait jamais été prouvé. Grâce à un traitement chimique ou thermique, nous avons réussi à “réparer” l’horloge de ces cellules et à lui faire retrouver un fonctionnement normal. Dans ces conditions, la croissance de la tumeur chute presque de moitié », explique Nicolas Cermakian, directeur du laboratoire de chronobiologie moléculaire de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Cette démonstration a été faite sur des souris mais elle permet d’entrevoir de nouvelles façons de traiter le cancer chez l’humain.

« Activer l’horloge biologique des tumeurs pourrait devenir une approche novatrice pour ralentir la croissance d’un cancer ou de métastases. Cela permettrait de donner plus de temps aux gens de recourir à des interventions plus traditionnelles comme la chirurgie ou la chimiothérapie, ajoute M. Cermakian. Il reste maintenant à montrer que nous pouvons agir de la même façon sur les horloges de tumeurs humaines. »

Silke Kiessling, stagiaire postdoctorale dans l’équipe de Nicolas Cermakian, et ses collègues « ont réussi à intervenir sur les horloges biologiques de deux types de cellules cancéreuses — peau et colon — et à les faire fonctionner correctement. Testée sur des souris ou en culture cellulaire, cette réparation a ainsi permis de ralentir la croissance de la tumeur cancéreuse. Après une semaine environ, la taille de la tumeur ainsi traitée était de 2/3 inférieure à celle de la tumeur témoin. »

Ce nouveau concept permettrait d’envisager à long terme une amélioration du traitement du cancer chez les humains, estiment les chercheurs.

Cancer : la chronothérapie qui tient compte des rythmes biologiques améliore le traitement

Psychomédia avec sources : Université McGill, BMC Biology.
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L’Europe ne parvient pas à s’accorder sur une définition des perturbateurs endocriniens

L’Europe ne parvient pas à s’accorder sur une définition des perturbateurs endocriniens

Le 1er mars 2017.

Les perturbateurs endocriniens n’ont pas réussi à réunir l’ensemble des États membres de l’Union européenne autour d’une même définition. Le dossier est à nouveau reporté et l’inquiétude gronde chez les défenseurs d’une législation stricte concernant l’utilisation de ces substances toxiques.

Perturbateurs endocriniens : certains États demandent à l’Europe une plus grande fermeté

La Commission européenne a enregistré un nouvel échec dans sa dernière tentative de donner une définition stricte aux perturbateurs endocriniens. Le dossier, en suspens depuis déjà plusieurs mois, ne permettra pas encore d’ouvrir la voie à une véritable législation sur l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans l’espace européen.

À l’origine de cette discorde qui oppose certains États membres et la commission : les failles de la définition actuellement présentée. Quand la Commission souhaiterait ne légiférer que sur les substances dont la nocivité sur la santé a été scientifiquement reconnue, d’autres pays, comme la France, la Suède et le Danemark, veulent que cette définition ressemble davantage à celle des substances cancérigènes. Pour ces États, la Commission doit en effet faire entrer dans cette définition, même si ce n’est que dans une moindre mesure, les substances qui ne sont jugées pour le moment que potentiellement dangereuses.

La définition des perturbateurs endocriniens « pas acceptable » pour Ségolène Royal

Dans un communiqué, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a regretté que « la définition modifiée par la Commission ne soit toujours pas acceptable » et confirme la position de la France selon laquelle cette définition doit « prendre en compte les perturbateurs endocriniens présumés et pas seulement avérés ». Elle se rapproche ainsi de la définition adoptée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui note pour sa part qu’un perturbateur endocrinien est « une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations ».

L’enjeu est de taille. Cette définition donnera en effet lieu à l’interdiction de substances telles que les phtalates ou le bisphénol A, que l’on retrouve dans de nombreux produits tels que les cosmétiques, les jouets, les emballages de nourriture de fast-food etc.

À lire aussi : 185 produits cosmétiques composés de substances dangereuses révélés !

Sybille Latour

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Un antibiotique naturel dans le sang du dragon de Komodo

Un antibiotique naturel dans le sang du dragon de Komodo

Le 28 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université George-Mason, aux États-Unis, on trouverait dans le sang du dragon de Komodo des protéines capables de tuer des bactéries très dangereuses pour l’homme.

Un antidote contre la résistance bactérienne

Comment faire face à la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques ? Les chercheurs du monde entier travaillent à cette question. Mais il se pourrait que le dragon de Komodo ait une solution pour nous. Cet animal terrifiant, tout droit sorti de la préhistoire, disposerait en effet de capacités antibactériennes assez intéressantes. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans le Journal of Proteome Research.

Selon ces travaux, ce varan d’Indonésie, long de 2 à 3 mètres et pesant pas loin de 70 kilos, est porteur de très nombreuses bactéries qui, pourtant, ne lui font aucun mal. Cette résistance bactérienne a donc été étudiée et serait due à la présence de protéines dans son sang. Ces protéines seraient capables de combattre efficacement les bactéries qui résistent aux antibiotiques et qui tuent près de 700 000 personnes chaque année, à travers le monde.

Fabriquer des traitements contre les infections les plus mortelles

Les chercheurs ont bon espoir que ces protéines, appelées aussi peptides antimicrobiens, puissent être la base de traitements contre les infections les plus mortelles. Pour pousser plus loin leurs travaux, ils ont synthétisé 8 de ces protéines et ont testé leur efficacité sur différents microbes, dont le Pseudomonas aeruginosa et le staphylocoque doré SARM, deux bactéries multi-résistantes.

Résultat : 7 protéines sont parvenues à tuer ces deux bactéries et la huitième n’a réussi à tuer que l’une des deux. Ces travaux très encourageants devront cependant être poussés encore plus loin pour savoir si les hommes seront capables de supporter des traitements qui contiennent ces protéines. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelait, lundi 27 février, l’urgence de renforcer les moyens dans la lutte contre les super bactéries. Elle n’aura jamais été si rapidement entendue. 

À lire aussi : Résistance bactérienne : quelles alternatives aux antibiotiques ?

Marine Rondot

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Il est urgent de développer de nouveaux antibiotiques (déjà des centaines de milliers de morts) : OMS

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié, le 27 février, « une liste “d’agents pathogènes prioritaires” résistants aux antibiotiques, énumérant les 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine ».

« Cette liste est un nouvel outil pour veiller à ce que la recherche-développement réponde aux besoins urgents de la santé publique », explique la Dre Marie-Paule Kieny de l’OMS.

« Si on laisse faire le marché, les nouveaux antibiotiques dont nous avons le besoin le plus urgent ne seront pas mis au point à temps. »

La liste comporte trois catégories selon l’urgence du besoin de nouveaux antibiotiques : critique, élevée ou moyenne.

Le groupe le plus critique comporte des bactéries multirésistantes qui représentent une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou pour les patients dont les soins imposent d’utiliser des dispositifs comme des respirateurs ou des cathéters sanguins.

Ces bactéries sont devenues résistantes à un grand nombre d’antibiotiques, y compris les carbapénèmes et les céphalosporines de troisième génération, les meilleurs produits disponibles pour traiter les bactéries multirésistantes.

Le deuxième et le troisième groupe de la liste – les catégories de priorité élevée et moyenne – comportent d’autres bactéries de plus en plus résistantes provoquant des maladies plus courantes telles que la gonorrhée ou les intoxications alimentaires par les salmonelles.

La liste a pour but de pousser les gouvernements à mettre en place des politiques incitant les agences financées par le public comme le secteur privé à investir dans la recherche pour découvrir de nouveaux antibiotiques. Le sujet sera abordé lors du G20 qui se réunira à Berlin cette semaine.

La recherche-développement ne résoudra pas à elle seule le problème, souligne l’OMS. Pour combattre la résistance, il faut améliorer la prévention des infections et l’usage approprié des antibiotiques, de même que l’usage rationnel des nouveaux antibiotiques qui seront mis au point à l’avenir.

Les bactéries résistantes aux antibiotiques pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050, soit autant que le cancer, selon un groupe d’experts internationaux formé en 2014 au Royaume-Uni, rapporte AFP.

Selon ce groupe, présidé par l’économiste Jim O’Neill, le phénomène cause déjà 700 000 décès par an, dont 50 000 en Europe et aux États-Unis. En France, il est estimé que la résistance antibiotique cause 12 500 décès par an, selon un rapport remis en 2015 au ministère de la Santé.

Voici la liste des « agents pathogènes prioritaires pour la recherche-développement de nouveaux antibiotiques » de l’OMS :

Priorité 1 : CRITIQUE
Acinetobacter baumannii, résistance aux carbapénèmes
Pseudomonas aeruginosa, résistance aux carbapénèmes
Enterobacteriaceae, résistance aux carbapénèmes, production de BLSE
Priorité 2 : ÉLEVÉE
Enterococcus faecium, résistance à la vancomycine
Staphylococcus aureus, résistance à la méthicylline, résistance intermédiaire ou complète à la vancomycine
Helicobacter pylori, résistance à la clarithromycine
Campylobacter spp., résistance aux fluoroquinolones
Salmonellae, résistance aux fluoroquinolones
Neisseria gonorrhoeae, résistance aux céphalosporines, résistance aux fluoroquinolones
Priorité 3 : MOYENNE
Streptococcus pneumoniae, insensible à la pénicilline
Haemophilus influenzae, résistance à l’ampicilline
Shigella spp., résistance aux fluoroquinolones

Psychomédia avec sources : OMS, Le Devoir (AFP).
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Libido : les effets néfastes du sport intensif

Libido : les effets néfastes du sport intensif

Le 27 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Caroline du Nord, aux États-Unis, être accro au sport pourrait avoir un impact négatif sur la libido des hommes.

Risque de perte de libido et d’infertilité ?

Voilà une information qui risque d’intéresser les hommes qui pratiquent une activité physique régulière et intensive : trop de sport peut freiner la libido. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise. Selon ces travaux, le sport agit sur les hormones sexuelles et par conséquent sur la fertilité et la libido.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 1 000 hommes à qui ils ont demandé de répondre à un questionnaire sur leur habitudes sportives et sexuelles. Parmi ces participants, un certain nombre pratiquaient la course à pieds et le vélo. En analysant les réponses, les chercheurs ont constaté que plus ils faisaient de sport, plus la libido des hommes était diminuée. En revanche, les hommes qui pratiquaient une activité physique modérée avait un meilleur appétit sexuel.

La chaleur réduit le nombre de spermatozoïdes

Mais ce n’est pas tout. Le sport intensif pourrait aussi être impliqué dans des cas d’infertilité masculine. Selon les auteurs de cette étude, pratiquer une activité physique de manière intensive réduirait de façon significative le nombre de spermatozoïdes dans le sperme. C’est notamment le cas chez les hommes qui font beaucoup de vélo et exposent leurs testicules à de fortes chaleurs régulièrement.

Que cet article ne pousse pas les paresseux à préférer le canapé à la course à pieds. Comme le rappelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), pratiquer 2h30 de sport par semaine est le meilleur moyen de rester en bonne santé et de lutter efficacement contre le diabète et l’obésité. En revanche, si vous faites 5 à 6 heures de vélo ou de course à pieds par semaine, pensez à ralentir un peu votre rythme, si vous souhaitez retrouver votre appétit sexuel. 

À lire aussi : Traiter la baisse de la libido au naturel

Marine Rondot

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Google lance une intelligence artificielle pour modérer les commentaires en ligne

Google a annoncé, le 24 février, le lancement d’un outil basé sur l’intelligence artificielle, appelé « Perspective », pour aider les médias en ligne à modérer automatiquement les commentaires en bloquant les messages haineux, hors propos ou sans substance, rapporte AFP.

Cette API (fonctionnalité informatique), offerte gratuitement, permet aux éditeurs de créer des programmes qui noteront la « toxicité » des messages envoyés sur leurs forums et de régler le seuil toléré.

« Perspective » a été testé et développé avec plusieurs éditeurs, dont le New York Times, The Guardian et Wikipedia, au moyen d’un algorithme d’apprentissage automatique qui analyse les messages jugés haineux ou hors sujet par des modérateurs humains.

« Les médias veulent encourager les discussions sur leurs contenus, mais trier les millions de commentaires pour repérer ceux qui les trollent leur coûte beaucoup de temps, de travail et d’argent », a souligné sur le blog de Google Jared Cohen, président de Jigsaw, l’incubateur de Google qui a développé l’outil.

Psychomédia avec sources : TV5 (AFP), New York Times.
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La réalité virtuelle peut vous aider à vaincre vos phobies

La réalité virtuelle peut vous aider à vaincre vos phobies

Le 23 février 2017.

Venir à bout de ses phobies à l’aide de la réalité virtuelle, c’est la nouvelle méthode mise au point par des médecins de l’institut du cerveau et de la moelle épinière.

La réalité virtuelle : nouvelle méthode pour vaincre les phobies

Des médecins de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) ont mis la réalité virtuelle au cœur des thérapies pour traiter les phobies. À l’aide d’un casque de réalité virtuelle, les patients entrent dans un monde dans lequel leur phobie est présente et où ils peuvent évoluer à leur rythme.

Cette méthode est utilisée pour soigner tout type de phobie : peur des araignées, claustrophobie, acrophobie (peur du vide et des foules) etc. Pour la peur des araignées, Pierre Leboucher, ingénieur de recherche au CNRS et directeur opérationnel de plate-forme Prisme à l’ICM (Hôpital de la Pitié Salpêtrière), a expliqué aux Echos que le processus est très progressif : le patient voit d’abord une patte de l’animal, puis le corps en entier avant de s’en rapprocher. 

La réalité virtuelle moins brutale que les méthodes traditionnelles

Le traitement des phobies par la réalité virtuelle présente l’avantage d’être plus progressif que les méthodes jusqu’ici utilisées. Auparavant, la seule façon de soigner les phobies était de confronter concrètement le patient à sa peur, prendre l’ascenseur pour un claustrophobe, par exemple, une approche qu’Éric Malbos, psychiatre et praticien dans le service de psychiatrie et d’addictologie de l’Hôpital de la Conception (CHU, Marseille), juge beaucoup trop « brutale ».

La réalité virtuelle, en donnant une maîtrise complète des événements et des paramètres au thérapeute, peut s’avérer une méthode bien plus efficace pour venir à bout des phobies. Ainsi, si un patient panique une fois confronté à sa phobie, il suffit de couper le casque de réalité virtuelle. 

Emilia Capitaine

À lire aussi : Vaincre ses phobies par l’hypnose

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Syndrome du côlon irritable et fibromyalgie : syndrome de Sjögren sous-jacent ?

La fibromyalgie et le syndrome de l’œil sec sont relativement fréquents chez les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable. Une étude, publiée dans le Pakistan Journal of Medical Sciences (PJMS), a voulu vérifier dans quelle mesure la co-occurrence de ces syndromes pouvait être sous-tendue par le syndrome de Sjögren.

Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune systémique caractérisée par une destruction des glandes exocrines. La sécheresse des yeux et/ou de la bouche sont habituellement les premiers symptômes à survenir.

En plus des glandes exocrines, de nombreux autres organes tels que les poumons, les muscles et le système gastro-intestinal peuvent aussi être affectés. Un grand nombre des personnes atteintes souffrent de symptômes fonctionnels de l’intestin, de dysphagie et d’altération de la vitesse de vidange gastrique. Des études ont montré que 39 % sont atteintes du syndrome du côlon irritable. La fibromyalgie et des symptômes comme la fatigue et la douleur sont aussi fréquents.

Par ailleurs, une proportion substantielle des personnes atteintes de fibromyalgie ont des symptômes de sécheresse oculaire et orale et jusqu’à 81 % auraient aussi les symptômes du syndrome du côlon irritable, selon certaines études.

Les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable, de leur côté, ont aussi souvent des symptômes de fibromyalgie et de sécheresse oculaire et orale. La question se pose : le syndrome de Sjögren est-il sous-jacent chez les personnes qui réunissent ces différents symptômes ?

Afin d’explorer cette question, la présente étude visait à déterminer, chez personnes atteintes du syndrome du côlon irritable, la fréquence de la fibromyalgie, des symptômes de sécheresse oculaire et du syndrome de Sjögren.

Funda Erbasan de l’Antalya Training and Research Hospita et ses collègues ont mené cette étude avec 77 personnes consécutives traitées pour le syndrome du côlon irritable.

La fibromyalgie était évaluée selon les critères diagnostiques 2010 de l’American College of Rheumatology (ACR) et le syndrome de Sjögren, selon les critères de l’ARC 2012.

Parmi ces 77 participants ayant le syndrome du côlon irritable :

  • 13 (16,9 %) rencontraient les critères de la fibromyalgie ;
  • 20 (26,0 %), 7 (9,1 %) et 29 (37,7 %) avaient des symptômes de sécheresse oculaires selon trois types de mesures ;
  • 2 (2,6 %) rencontraient les critères du syndrome de Sjögren, ce qui est relativement plus élevé que dans la population générale (0,03 à 2,1 % selon les estimations).

La sécheresse oculaire et orale est un symptôme clé et potentiellement un signe précoce du syndrome de Sjögren, soulignent les chercheurs.

Tous les patients souffrant du syndrome du côlon irritable devraient être questionnés sur la sécheresse oculaire et orale et, si nécessaire, subir une évaluation pour le syndrome de Sjögren, recommandent-ils.

Pour plus d’informations sur le syndrome du côlon irritable et la fibromyalgie, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : PJMS.
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Ne mangez plus 5 mais 10 fruits et légumes par jour !

Ne mangez plus 5 mais 10 fruits et légumes par jour !

Le 24 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de l’Imperial College de Londres, manger 5 fruits et légumes par jour ne suffirait pas pour rester en bonne santé. Il faudrait passer à 10 fruits ou légumes.

Éviter 7,8 millions de morts prématurées chaque année

Alors que les campagnes de prévention sanitaires ne cessent de nous rappeler qu’il est indispensable de manger 5 fruits et légumes par jour, une étude publiée dans l’International Journal of Epidemiology avance qu’il faut augmenter les doses et passer à 10 fruits et légumes quotidiens, ce qui correspond à 800 grammes environ. Selon les auteurs de ces travaux, ce régime alimentaire permettrait d’éviter 7,8 millions de morts prématurées chaque année dans le monde.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les résultats de 95 études menées sur les bienfaits des fruits et légumes. Ces différentes études portaient sur près de deux millions de personnes. Au total, les chercheurs ont comptabilisé 47 000 cas d’accident vasculaire cérébral (AVC), 81 000 cas de maladies cardiovasculaires, 112 000 cas de cancer et 94 000 cas de décès.

Réduire le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires

En analysant les habitudes alimentaires des participants, ils ont ainsi pu constater que manger 200 grammes de fruits et légumes par jour réduisait de 13 % le risque cardiovasculaire. Mais que si on en mangeait 800 grammes par jour, alors le risque était réduit de 28 %. Contre les maladies cardiovasculaires, les chercheurs recommandent notamment les poires, les salades, les agrumes et les légumes crucifères, à l’instar du chou ou du brocoli.

Autre constat : si 200 grammes de fruits et légumes par jour réduisent le risque de cancer de 4 %, 800 gramme réduisent le risque de 13 %. Contre le cancer, les auteurs de l’étude préconisent les légumes verts, les poivrons, les carottes et les légumes crucifères. Mais comment l’expliquer ? « Les fruits et les légumes réduisent les niveaux de cholestérol, la tension artérielle et sont excellents pour la circulation sanguine et le système immunitaire », a estimé à la BBC le Dr Dagfinn Aune qui a participé à l’étude.

À lire aussi : Comment manger 5 fruits et légumes par jour ?

Marine Rondot

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