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Quels sont ces serpents qui sifflent dans vos têtes ?

Entre 10 et 18 % de la population souffrirait d’acouphènes, ces bruits parasites qu’une personne perçoit alors qu’ils ne sont pas détectables par les autres. Sans pour autant « guérir » totalement de ces acouphènes, la sophrologie est une technique très efficace pour mieux les gérer, améliorer leur tolérance et bannir l’anxiété souvent associée, comme nous l’explique Isabelle Barret, sophrologue à Paris (17e).

D’origine grecque, le mot acouphène vient de : akouein, entendre et phainein, apparaître ; c’est une perception de bruits en l’absence de stimulation extérieure. Percevoir des acouphènes est une source de réelle douleur, souvent associée à une perte d’audition, mais parfois sans cause majeure apparente.

Un « signal fantôme »

Ce signal est généré par le cerveau en réponse le plus souvent à un endommagement des cellules de l’oreille interne ou encore une surexcitation de l’appareil auditif. Les acouphènes peuvent être ressentis comme des bourdonnements, des sifflements, permanents ou intermittents, voire pulsatiles (comme le battement du cœur) avec des intensités plus ou moins importantes.

Plusieurs causes sont évoquées : un traumatisme crânien ou au cou (entorse cervicale), la prise à long terme de médicaments auto-toxiques, certaines maladies, la surdité liée à l’âge, un choc émotionnel, un environnement psychologique pesant, ou encore des chocs sonores violents (concerts, explosions…). Dans ce dernier cas, il faut absolument aller chez un médecin o.r.l. dans les 24 heures pour qu’il prescrive un traitement à base de cortisone.

Quelle que soit la cause de ces acouphènes, suite à un bilan auditif, de nombreux médecins orientent leurs patients vers la sophrologie pour atténuer ces bruits envahissant peu à peu leur quotidien, les mettre à distance, diminuer l’anxiété qui les accompagne et retrouver une qualité de vie meilleure.

« Je reçois régulièrement des patients adressés par des O.R.L., désemparés après un diagnostic médical ne leur proposant aucune solution pour se débarrasser de ces acouphènes » explique Isabelle Barret. Le bruit accapare peu à peu la vie de la personne souffrant d’acouphènes, qui ne fait plus qu’endurer cette douleur.

« Ma mission est d’écouter leur douleur, de les amener à reprendre le pouvoir sur ces acouphènes pour ne plus les subir » continue la thérapeute. Comment ? En s’appuyant sur les outils de la sophrologie : en dialoguant pour comprendre, en réinstaurant la respiration comme fonction vitale, en prenant conscience de ses muscles et en apprenant à les relâcher, en ré-expérimentant des sensations positives génératrices de détente.

« Redonner du pouvoir à son corps »

Plutôt que de se laisser mobiliser par l’acouphène ou toute douleur chronique, le patient active alors sa capacité à faire baisser les tensions et à diminuer les angoisses qui accompagnent ces bruits parasites.

Les premiers exercices consistent toujours à respirer et à prendre conscience de ses tensions corporelles. « Généralement on pense qu’on respire bien puisqu’on le fait naturellement, mais en fait on ne fait que ventiler sa tête. » explique Isabelle Barret. Par exemple : debout, les pieds bien ancrés au sol, le patient se concentre sur le dessous de ses talons, il relâche les orteils, ferme les yeux et s’imagine sur une surface naturelle qui lui plaît (sable chaud, herbe fraîche…). Il détend les épaules, desserre les mâchoires, relâche les muscles. « C’est comme si on déboutonnait petit à petit une veste trop serrée » indique la sophrologue.

Après la relaxation, au cours d’une séance de sophrologie, le patient s’installe confortablement sur un fauteuil, et guidé par la voix du thérapeute, il se détend encore plus profondément, pour un réel lâcher prise.

« Cinq ou six séances sont nécessaires, pour que le patient expérimente sa capacité à se détendre complètement, à retrouver la confiance en ses sensations corporelles positives. La perception de ces bruits en est alors modifiée, jusqu’à les occulter. » » conclue la sophrologue.

Ensuite il pourra mettre cette expérience à profit dans son quotidien. Il saura comment se détendre, ne plus se braquer sur sa douleur, et mettre les acouphènes à distance. Il retrouvera ainsi une bonne qualité de vie (calme, concentration, sommeil).

Sylvie Mahenc

Isabelle Barret, sophrologue (certifiée RNCP), fait partie des praticiens sélectionnés et validés du site Médoucine.com, la médecine douce en toute confiance. 

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Le soja protégerait les femmes de certains cancers du sein

Le soja protégerait les femmes de certains cancers du sein

Le 8 mars 2017.

Le soja, jusqu’ici déconseillé aux femmes atteintes d’un cancer du sein, pourrait en fait avoir un effet protecteur contre certaines formes de tumeurs. Une étude américaine vient récemment de le prouver.

Le soja, au cœur d’une polémique médicale

La consommation de soja a toujours été déconseillée aux femmes présentant des risques de développer un cancer du sein. En cause : les isoflavones, une substance proche des œstrogènes et qui constitue le composé principal de cette plante. Jusqu’ici, les médecins pensaient que la consommation de cette substance pourrait en effet aggraver l’apparition des cancers de type hormono-dépendants, qui représentent environ 70 % de tous les cancers du sein.

Une équipe de chercheurs américains vient de s’intéresser au sujet et, dans une étude publiée dans la revue Cancer, remettent totalement cette idée reçue en cause. Car selon ces chercheurs, le soja pourrait, au contraire, protéger les femmes de certains types de cancers du sein.

Les consommatrices de soja ont un taux de mortalité réduit de 21 %

Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont observé les données médicales de 6 200 femmes, toutes soignées pour un cancer du sein. Ces dernières ont été interrogées sur leurs habitudes alimentaires et c’est la consommation de soja qu’ont retenu les auteurs de cette étude. En recoupant les données, ces derniers ont remarqué que les femmes qui avaient l’habitude de consommer de cette plante régulièrement, voyaient leurs chances de survie augmenter de 21 % par rapport à celles qui n’en consommaient pas ou très peu.

« Nos résultats nous indiquent qu’il n’y a pas d’effets indésirables pour les femmes soignées grâce à une thérapie hormonale », explique ainsi le Dr Fang Fang Zhang, de l’université Tufts. « Concernant les femmes qui souffrent d’un cancer non hormono-dépendant, le soja peut avoir un effet protecteur. Les autres femmes semblent également bénéficier de ces avantages mais à un niveau moindre », note encore le chercheur.

Sybille Latour

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Se réveiller tôt le matin diminue le risque d’obésité

Se réveiller tôt le matin diminue le risque d’obésité

Le 7 mars 2017.

Pour rester en forme, mieux vaut vous lever tôt. Une bonne habitude qui se ressentirait sur votre poids, selon une récente étude finlandaise.

Sommeil, alimentation et poids seraient intimement liés

Plus vous vous levez tôt le matin, plus votre risque de devenir obèse diminue. C’est en tout cas ce que suggèrent des chercheurs finlandais, qui viennent de publier une étude sur le sujet dans la revue Obesity. Cette publication est la première à déterminer un lien entre rythme de sommeil et prise de poids.

Pour illustrer leur thèse, ces chercheurs de l’Institut national de santé et de bien-être d’Helsinki se sont penchés sur les données provenant d’une étude menée en 2007, et qui s’est intéressée à la santé de 1 854 personnes âgées de 25 à 74 ans. En observant les questionnaires auxquels avaient été soumis ces participants, les auteurs de l’étude ont tenté de recouper les informations liées au poids, à celles liées à l’alimentation et celles concernant le rythme de sommeil.

Se lever tard encourage moins à pratiquer une activité physique

Il s’est alors avéré que les personnes qui avaient l’habitude de se coucher et de se lever tôt, avaient en général une meilleure hygiène de vie. La proportion de personnes en surpoids ou obèses étaient par ailleurs nettement plus faible dans cette catégorie de participants. En revanche, c’est chez les participants dont les rythmes de sommeil impliquaient de se coucher plus tard pour se lever plus tard le matin, que la proportion de personnes en surpoids ou obèses était la plus forte.

Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs avancent l’idée selon laquelle les lève-tôt auraient moins tendance à consommer d’aliments sucrés ou gras le matin et en fin de journée. Une habitude qui se ressentirait également sur le reste de leur journée. Les couche-tard seraient en outre moins disposés à pratiquer régulièrement une activité physique.

Sybille Latour

À lire aussi : Mieux comprendre l’obésité

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Une appli qui aide à retrouver un animal égaré

La propriétaire d’un chat qui a fugué s’est retrouvée dans la peau d’un véritable détective privé pour retrouver son animal. C’est comme ça que lui est venue l’idée de créer l’application « Camynoo Go » (disponible fin février 2017) pour faciliter la recherche d’un animal perdu grâce à un système de géolocalisation.

Camynoo Go : retrouvé votre animal perdu en Haute-Garonne

Cette application mobile permet de retrouver facilement son animal de compagnie, qui aurait disparu. Elle inclut la géolocalisation et compte sur une communauté amoureuse des animaux pour vous aider à retrouver votre animal.

La créatrice de cette application a réalisé « que tout le monde n’avait pas le temps ni les moyens de se mettre à la recherche de son animal égaré, et qu’il n’y avait pas de vrai service d’entraide », c’est ainsi qu’elle a souhaité aider les personnes dans cette situation.

Retrouver son animal de compagnie : comment fonctionne Camynoo Go ?

Pour que l’application fonctionne, les maitres doivent entrer un périmètre au-delà duquel ils considèrent que leur animal est fugitif. Dès cette zone dépassée, l’application alerte le maitre ainsi qu’aux utilisateurs de l’application.

Pour compléter son offre, la start-up souhaite commercialiser un collier connecté  pour tracer les mouvements de l’animal mais également surveiller sa santé. Plus loin encore, la jeune pousse souhaite crée un implant connecté.

Smartphones : la santé auditive des jeunes est en danger

Smartphones : la santé auditive des jeunes est en danger

Le 6 mars 2017.

Les jeunes n’ont pas encore assez conscience des risques auxquels ils exposent leur système auditif lorsqu’ils écoutent de la musique, via des oreillettes, sur leur smartphone. Et pourtant, nombre d’entre eux ont déjà ressenti les premiers signes d’une baisse de l’audition.  

Les oreillettes, un accessoire dangereux pour la santé auditive

Il est de plus en plus rare de croiser, dans les transports en commun, un jeune sans son téléphone à la main, écouteurs bien fixés dans les oreilles. Cet appareillage est devenu indispensable au quotidien des adolescents et cette habitude pourrait bien être dangereuse pour leur santé. C’est ce qui inquiète l’association Journée nationale de l’audition (JNA), qui vient de publier les résultats d’une enquête réalisée sur le sujet.

Selon cette enquête, menée par l’institut Ifop, 100 % des jeunes de 15 à 17 ans possèdent et utilisent un smartphone. Un objet du quotidien devenu leur premier support pour écouter de la musique qu’ils écoutent, pour 65 % d’entre eux, avec des oreillettes. Et c’est d’ailleurs ce détail qui alerte les autorités sanitaires, puisque la dangerosité de cette habitude réside, notamment, dans le fait d’introduire des oreillettes dans le creux du conduit auditif.

De nombreux jeunes avouent écouter leur musique trop fort

Les chiffres indiquent par ailleurs qu’un quart des jeunes reconnaissent écouter de la musique avec un volume sonore élevé, notamment lorsqu’ils prennent les transports en commun qui, parce qu’ils sont généralement très bruyants, obligent à monter encore davantage le volume, augmentant alors encore le risque de lésion du système auditif.

Pour une grande partie d’entre eux, ces jeunes n’ont pas conscience des risques auxquels ils s’exposent. Et pourtant, ils sont nombreux à avoir déjà éprouvé les dangereux effets d’une écoute prolongée et trop puissante de musique. 39 % des moins de 35 ans auraient déjà ressenti des acouphènes, soit des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles, après avoir écouté de la musique. Et parmi eux, ils sont 26 % chez les 15-17 ans, révèle encore cette étude.

Sybille Latour

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1 Français sur 3 ne se sent pas en bonne santé

1 Français sur 3 ne se sent pas en bonne santé

Le 3 mars 2017.

Selon une enquête menée par la Drees (Direction de la recherche, des études et de l’évaluation et des statistiques) et l’Irdes (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé), un tiers des Français se plaint de son état de santé.

Des disparités existent cependant selon l’âge et le milieu social

Selon les premières conclusions de « l’Enquête santé européenne-Enquête santé et protection sociale », deux tiers des Français de plus de 15 ans en métropole se disent en bonne ou très bonne santé. De grandes disparités existent cependant selon l’âge et le milieu social des personnes interrogées. Sans surprise, les agriculteurs et les ouvriers non qualifiés sont plus nombreux à ne pas se sentir en bonne santé.

Près d’une femme sur dix et un homme sur vingt présentent des symptômes dépressifs. Ces derniers s’accentuent à partir de 75 ans. Les personnes les plus touchées sont les employés du commerce ou administratif. Les milieux défavorisés seraient, quant à eux, moins touchées par la dépression. Au total 7 % de la population française seraient concernés, ce qui situe la France dans la moyenne européenne.

Le surpoids et le tabac, principaux facteurs de risque

Près de 40 % des personnes interrogées se plaignent d’un problème de santé chronique et 26 % se sentent limités dans leurs activités quotidiennes en raison de leur état de santé. Parmi les facteurs de risque, les auteurs de l’enquête pointent du doigt le tabac qui touchait 28 % des plus de 15 ans, en 2014. À l’heure actuelle, 41 % des 25-34 ans sont fumeurs. Ils ne sont plus que 12 % chez les plus de 65 ans, et 5 % chez les plus de 75 ans.

Autre facteur de risque : le surpoids. Si la France est le pays européen où le surpoids touche le moins de personnes (31 % contre 35 % en Europe), le taux d’obésité est proche de la moyenne européenne (15 %). Ce phénomène touche en particulier les hommes de 65-84 ans, notamment les agriculteurs, les employés, les ouvriers et les chefs d’entreprise. Notons pour rappel que l’obésité et le tabac exposent les Français à de nombreux cancers et des maladies cardiovasculaires.

Marine Rondot

À lire : Les 12 facteurs qui influencent votre santé

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Drépanocytose (anémie héréditaire) : succès d’une thérapie génique chez un adolescent français

En 2014, une équipe dirigée par le Pr. Marina Cavazzana a réalisé à l’hôpital Necker-Enfants malades et à l’Institut Imagine une thérapie génique chez un adolescent de 13 ans atteint de drépanocytose sévère.

« Le traitement a permis la rémission complète des signes cliniques de la maladie ainsi que la correction des signes biologiques », rapportent les chercheurs dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Ces résultats se maintiennent 15 mois après la greffe.

La drépanocytose, précise le communiqué de recherche, « forme grave d’anémie chronique d’origine génétique, est caractérisée par la production d’une hémoglobine anormale et de globules rouges déformés (falsiformés), dus à une mutation dans le gène codant pour la bêta-globine. Cette maladie entraîne des épisodes de douleurs très importantes provoqués par des crises vaso-occlusives. Elle cause également des lésions de tous les organes vitaux, une grande sensibilité aux infections, ainsi qu’une surcharge en fer et des troubles endocriniens. »

« On estime que les hémoglobinopathies touchent 7 % de la population mondiale. Parmi elles, la drépanocytose est considérée comme la plus fréquente avec 50 millions de personnes porteuses de la mutation – ayant un risque de transmettre la maladie – ou atteintes. Les anomalies génétiques de la bêta-globine, drépanocytose et bêta-thalassémie, sont les maladies héritées les plus répandues dans monde, plus fréquentes que toutes les autres maladies génétiques additionnées. »

L’essai clinique de phase I/II a été mené en collaboration avec le Pr. Philippe Leboulch (de l’université Paris-Sud et de l’université d’Harvard) qui a mis au point le vecteur utilisé.

« La première phase a consisté à prélever des cellules souches hématopoïétiques, à l’origine de la production de toutes les lignées de cellules sanguines, au niveau de la moelle osseuse du patient. Un vecteur viral porteur d’un gène thérapeutique, déjà mis au point pour traiter la bêta-thalassémie, a ensuite été introduit dans ces cellules afin de les corriger. » Ce vecteur lentiviral, capable de transporter de longs segments d’ADN complexes, a été développé par le Pr Philippe Leboulch (de l’université Paris-Sud et de l’université d’Harvard) et est produit à grande échelle par la société américaine Bluebird bio.

Les cellules traitées ont ensuite été réinjectées au jeune patient par voie veineuse en octobre 2014.

« Quinze mois après la greffe des cellules corrigées, le patient n’a plus besoin d’être transfusé, ne souffre plus de crises vaso-occlusives, et a complètement repris ses activités physiques et scolaires. »

« Nous notons aussi que l’expression de la protéine thérapeutique provenant du vecteur, hautement inhibitrice de la falciformation pathologique, est remarquablement élevée et efficace » explique le Pr Leboulch.

« Nous souhaitons, avec cette approche de thérapie génique, développer de futurs essais cliniques et inclure un nombre important de patients souffrant de drépanocytose, en Ile-de-France et sur le territoire national » indique le Pr. Marina Cavazzana.

Psychomédia avec sources : AP-HP, NEJM.
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Une étude prouve que le prénom d’une personne se lit sur son visage

Le 3 mars 2017.

Votre prénom est beaucoup plus déterminant que vous ne le pensez. Selon une étude israélienne, un prénom détermine un look, un style de vie et nous pousse inconsciemment à « lui ressembler ».

Des chercheurs prouvent que les prénoms se lisent sur les visages

Il faut parfois neuf mois, parfois quelques secondes, pour trouver le prénom d’un enfant. Un prénom qu’il gardera toute sa vie et qui pourrait bien influencer beaucoup plus d’aspects de son quotidien que ses parents ne l’imaginent. S’appeler Matthieu, Yanis ou Jérémie aurait un impact non négligeable sur le quotidien, sur la personnalité, et sur la perception que les autres auront du sujet concerné.

Cette conclusion, des chercheurs de l’université de Jérusalem viennent de la détailler dans une étude publiée dans le Journal of Personnality and social psychology. Et pour parvenir à leur résultat, les auteurs de cette étude ont dirigé une série de tests durant lesquels des participants volontaires ont été soumis à différentes photos de visage auxquels ils ont dû associer des prénoms qui leur étaient suggérés. Au terme de ces tests, les scientifiques ont constaté que rechercher un visage en fonction du prénom avait apporté de meilleurs résultats (jusqu’à 40 % de réponses positives) que lorsque le seul hasard était mis à contribution.

Votre prénom influence également votre look

« Le prénom d’une personne se traduit sur son visage », estiment les auteurs de l’étude qui suggèrent qu’un prénom est une sorte de règle de vie pour celui qui le porte. En d’autres termes, vous imaginez que la société associe à votre prénom un style de vie, et vous l’adoptez. « Nous devenons ce que d’autres attendent de nous », confirment les chercheurs.

Outre le style de vie, le look serait aussi intimement lié au prénom. Pour parvenir à cette deuxième conclusion, les chercheurs ont réitéré leur expérience en ne montrant aux volontaires que des détails, modifiables, du visage des personnes à nommer. Dans la plupart des cas, le style de coiffure a permis aux observateurs de trouver le prénom correspondant. 

Sybille Latour

À lire : 10 accessoires de mode qui nous font du mal

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Cancer du sein : identification d’un interrupteur moléculaire contrôlant les cellules souches cancéreuses

Certaines cellules cancéreuses, qui sont des cellules souches, « sont résistantes au traitement et persistent. Si elles ont la capacité de proliférer à nouveau, même un très petit nombre de ces cellules peut suffire à reconstituer une tumeur après ou malgré le traitement. »

Pour éliminer ces cellules, « différentes approches ont été tentées au cours des dernières années : thérapies ciblées, vaccination, privation d’alimentation des tumeurs ».

Des chercheurs français de l’Inserm, dont les travaux sont publiés dans la revue Cell Reports, ont identifié une molécule d’ARN particulier qui joue le rôle d’interrupteur moléculaire capable « d’éteindre » ou « d’allumer » la prolifération des cellules souches cancéreuses (CSC) dans les cancers du sein.

Des travaux ont montré que les CSC « ont la capacité, quand elles sont isolées puis injectées dans des modèles animaux, de former une tumeur identique à celle d’origine. Ces cellules (…) peuvent proliférer (et ainsi s’auto-renouveler), se différencier (et ainsi donner naissance aux différentes populations qui composent la tumeur), ou encore entrer en dormance de façon momentanée, ce qui leur permet d’échapper à la plupart des traitements, puisque ceux-ci ciblent majoritairement des cellules en cours de division ».

Pour éliminer complètement la tumeur de façon à ce qu’elle ne puisse plus croître à nouveau, il faut neutraliser les CSC.

Or les micro ARNs ont été décrits comme des régulateurs capables d’orienter le « destin cellulaire » des cellules souches en général (notamment au cours de l’embryogenèse). Les chercheurs ont donc fait l’hypothèse qu’ils pourraient représenter des acteurs majeurs de la biologie des cellules souches cancéreuses.

« Les micro ARNs sont de petites molécules d’ARN qui, contrairement aux ARN messagers, ne servent pas d’intermédiaires dans la production d’une protéine à partir de l’information encodée dans les gènes, mais qui régulent l’activité d’autres ARNs ou de protéines. »

Christophe Ginestier et Emmanuelle Charafe-Jauffret de l’Inserm et leurs collègues ont criblé l’ensemble des micro ARNs présents dans le génome afin d’identifier des microARNs capables d’orienter le choix pour une CSC entre auto-renouvèlement ou différentiation.

« Ils ont ainsi observé que l’inactivation d’un micro ARN particulier, appelé miR-600 provoque une augmentation des CSC, alors que sa surexpression réduit la tumorigénicité. »

« Ils ont ensuite montré que le miR-600 fonctionne en agissant sur une enzyme nécessaire à l’activation d’une protéine (WNT) connue pour activer une cascade de signalisation impliquée dans l’embryogenèse. Quand ils inactivent le miR-600, les chercheurs observent l’expansion des CSC. A l’inverse, en augmentant la production de miR-600, la différenciation des CSC est favorisée aux dépens de leur prolifération : la progression tumorale est stoppée.

Ce mécanisme mis en évidence de façon expérimentale semble bien jouer un rôle dans le développement des cancers du sein, puisque les chercheurs ont aussi pu montrer, en analysant un panel de 120 tumeurs mammaires humaines, qu’un faible niveau de miR-600 est retrouvé associé à une forte activation de la protéine WNT et à un mauvais pronostic des patientes dont les tumeurs présentent ces caractéristiques.

“Si miR-600 est un interrupteur de l’agressivité tumorale, il peut donc constituer une excellente cible thérapeutique”, concluent les chercheurs. “Nos données tendent aussi à prouver que la résistance au traitement et la rechute après traitement pourraient être dues au fait que les thérapies utilisées ne ciblent pas les bonnes cellules cancéreuses”. »

Psychomédia avec sources : Inserm, Cell Reports.
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5 méthodes naturelles contre la mauvaise haleine

5 méthodes naturelles contre la mauvaise haleine

Le 3 mars 2017.

La mauvaise haleine peut être extrêmement handicapante. Certains ont beau se laver les dents régulièrement, rien ni fait, l’odeur fétide est persistante. En cause : l’alcoolisme, le tabagisme, les caries ou encore les prothèses dentaires. Alors que faire ? Voici 5 astuces pour combattre efficacement l’halitose.

1.     Boire du jus de citron

La mauvaise haleine est la plupart du temps, due à la présence de bactéries dans la bouche. C’est pourquoi, boire du jus de citron peut s’avérer très efficace. Ses vertus antiseptiques permettront de retrouver une haleine fraîche à n’importe quel moment de la journée. Cette solution 100 % naturelle a le double avantage d’être efficace et agréable. Mélangé dans un verre d’eau, le jus de cistron peut être une boisson du quotidien.   

Pour encore plus d’efficacité, vous pouvez croquer directement dans un citron. Mais attention, c’est extrêmement acide.

2.     Se préparer une solution à base de bicarbonate de soude

Comme vous devez déjà le savoir, le bicarbonate de soude est un produit indispensable dans une maison. Il peut blanchir les dents, soulager des brûlures d’estomac mais aussi lutter efficacement contre la mauvaise haleine. Pour cela, mélangez 1 cuillère à café de bicarbonate de soude dans un verre et faites des gargarismes. Vous pourrez renouveler l’opération autant de fois que nécessaire.

C’est parce que c’est un antibactérien puissant que le bicarbonate de soude permet de supprimer la mauvaise haleine. Si vous souhaitez ne plus sentir le tabac, cette méthode n’aura pas grand intérêt.

3.     Mâcher du persil

Le persil peut être utilisé de différentes manières pour lutter contre la mauvaise haleine. Vous pouvez mâcher les feuilles après un repas. Parce qu’il est riche en chlorophylle, le persil saura capter les odeurs et les détruire. La chlorophylle réduit en effet, la production des gaz et des toxines d’origine digestive.

Si vous aimez le goût du persil, vous pouvez le mettre en accompagnement de vos viandes, de vos salades, ou de vos légumes. En plus de vous donner une bonne haleine, le persil est excellent pour la santé. Dernière option : laissez infuser du persil frais dans une tasse d’eau chaude, laissez refroidir, puis gargarisez-vous avec la préparation.

4.     Utiliser du charbon végétal

Le charbon végétal est un complément alimentaire utilisé contre les maux de ventre. Il a pour vertu d’absorber les toxines et les bactéries. Il est donc recommandé pour lutter contre la mauvaise haleine. Mais comment l’utiliser ? Mélangez une cuillère à café de charbon dans un verre d’eau et buvez la préparation après chaque repas. Vous pouvez aussi trouver du charbon végétal sous forme de gélule mais il est plus efficace de se gargariser avec le charbon que de l’avaler tout rond.  

Avant d’utiliser le charbon, il est cependant conseillé de prendre conseil avec son pharmacien qui saura voir, avec vous, si ce produit est bien recommandé à votre état de santé. Les personnes constipées, par exemple, doivent éviter d’en prendre.

5.     Tournez-vous vers les huiles essentielles

Enfin, si aucune de ces méthodes ne vous convient, vous pourrez vous tourner vers les huiles essentielles. Là encore, vous aurez l’embarras du choix : mettez une à deux gouttes d’huiles essentielles de menthe poivrée, de citron, d’arbre à thé ou encore de lavande sur la langue avant de vous brosser les dents ou sur la brosse à dents et vous serez assuré d’avoir une haleine bien fraîche après chaque lavage. Avant un rendez-vous galant, cette astuce est garantie zéro risque. 

Marine Rondot

Lisez notre dossier complet : L’halitose (mauvaise haleine)

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