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L’atrazine, un dangereux pesticide, dans l’eau potable des Montréalais

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« Cette situation inquiète de grands groupes environnementaux, des chercheurs et médecins, car l’atrazine est notamment reconnue comme perturbateur endocrinien, auquel les fœtus et enfants sont plus vulnérables en raison de l’influence du système endocrinien sur leur développement. »

Le communiqué poursuit :

« Une étude chez l’humain suggère également que les femmes enceintes exposées à l’atrazine à des niveaux semblables à ceux détectés dans ces analyses avaient un plus grand risque de donner naissance à un bébé de petit poids.

M. Sébastien Sauvé, professeur titulaire en chimie environnementale à l’Université de Montréal, a analysé des échantillons d’eau du robinet provenant d’eaux de surface. Ces analyses démontrent la présence d’atrazine dans l’eau potable des villes de Montréal et de Toronto, à des concentrations plus élevées que la norme européenne, mais sous la norme moins sévère des Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada. “Une proportion importante des échantillons analysés pour Montréal dépasse pendant plusieurs mois la norme de potabilité de l’Union européenne”, explique le chercheur. Or, Santé Canada n’a pas pris en considération la présence du pesticide dans les eaux de surface dans sa réévaluation de l’atrazine.

Poursuivre la lecture sur Équiterre : Un pesticide dangereux détecté dans l’eau potable de millions de Canadiens.

L’utilisation des pesticides agricoles en hausse incontrôlée au Québec

Pour plus d’informations sur le sujet, voyez les liens plus bas.

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Les carafes filtrantes sont-elles vraiment efficaces ?

Les carafes filtrantes sont-elles vraiment efficaces ?

Le 15 mars 2017.

Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’efficacité des carafes filtrantes est difficilement démontrable. Faut-il s’en débarrasser pour autant ?

Pas de risque immédiat pour le consommateur

Près d’un Français sur 5 utilise une carafe filtrante pour pouvoir boire une eau plus saine et moins chargée en calcaire. Cependant, selon une enquête de l’Anses, l’efficacité de ces carafes est difficile à prouver. Cette efficacité dépendrait en effet « de la composition et des caractéristiques de la cartouche filtrante, de la qualité de l’eau destinée à être filtrée et des pratiques de l’utilisateur », notent les auteurs de cette enquête.

Si « les données actuellement disponibles ne mettent pas en évidence de risque pour la santé du consommateur », « l’usage de carafes filtrantes peut conduire au relargage de différents contaminants (ions argent, sodium, potassium, ammonium) dans l’eau de boisson, à un abaissement du pH, voire à une altération de la qualité microbiologique de l’eau », ajoutent les experts.

Respecter la notice d’utilisation

Pour ne prendre aucun risque, l’Anses recommande aux utilisateurs de carafes filtrantes de respecter le mode d’emploi. Et de rappeler que les cartouches doivent être changées régulièrement et que la carafe doit être conservée au réfrigérateur. Par ailleurs, les carafes filtrantes ne doivent être utilisées qu’avec de l’eau potable et l’eau filtrée doit être consommée dans les 24h suivant la filtration.

Elle recommande par ailleurs de préférer l’eau en bouteille à l’eau filtrée pour les nourrissons et les personnes suivant un régime alimentaire pauvre en sodium ou en potassium. Pour que le consommateur soit toujours mieux informé, l’Anses demande enfin aux fabricants de faire figurer sur les emballages les pourcentages de réduction des paramètres testés

À lire aussi : L’eau du robinet : en boire ou pas ?

Marine Rondot

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Avoir des enfants permet de vivre plus longtemps

Avoir des enfants permet de vivre plus longtemps

Le 14 mars 2017.

Selon une étude publiée dans la revue médicale Journal of Epidemiology & Community Health, avoir des enfants, même un seul, augmente l’espérance de vie, notamment celle des hommes.

L’espérance de vie des parents est supérieure de près d’un an et demi

Vous hésitez encore à vous lancer dans la grande aventure de la paternité ? Cette étude risque de vous intéresser. Des chercheurs suédois viennent en effet de révéler que le fait d’avoir des enfants permettaient aux parents de vivre plus longtemps. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le cas de près de 1,4 million de Suédois nés entre 1911 et 1925.

Ils ont ainsi pu observer qu’à 60 ans, l’espérance de vie des personnes qui avaient au moins un enfant était supérieure de près d’un an et demi par rapport à celles qui n’avaient aucun enfant. Ils ont par ailleurs noté que cet écart était un peu plus important chez les hommes (1,8 an en moyenne) que chez les femmes (1,5 an en moyenne). Mais comment expliquer un tel phénomène ? Les parents ne sont-ils pas plus épuisés que les personnes sans enfant et donc plus à même de tomber malade ?

Les parents ont-ils un mode de vie plus sain ?

Selon les auteurs de ces travaux, les parents vivent plus longtemps parce qu’ils peuvent compter sur les bons soins de leurs enfants pour leurs vieux jours. Mais ce n’est pas tout. Avoir des enfants conduirait les parents à avoir des modes de vie plus sains : moins de sorties, plus de sport, une alimentation plus équilibrée, des nuits plus longues (passé un certain âge)…

En règle générale, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Sur le panel de personnes observées par les chercheurs, l’espérance de vie des femmes qui ont eu des enfants était de 24,6 ans, à 60 ans, contre 20,2 ans pour les pères de famille. Quant aux femmes sans enfant, leur espérance de vie atteignait les 23,1 ans, à 60 ans, contre 18,4 chez les hommes.

Marine Rondot.

Vous aimerez aussi : Comment vivre mieux et plus longtemps ?

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Régime sans gluten : attention au risque de diabète !

Régime sans gluten : attention au risque de diabète !

Le 13 mars 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université d’Harvard et présentée lors des sessions scientifiques annuelles de la Fédération américaine de cardiologie à Portland, aux États-Unis, retirer le gluten de son alimentation augmente les risques de développer un diabète de type 2.

Risque de développer un diabète de type 2

Retirer le gluten de son alimentation est devenu un vrai phénomène de mode, certains lui reprochant d’être à l’origine de tous leurs maux digestifs. Cependant, si on ne souffre d’aucune intolérance au gluten, il serait déconseillé de ne plus en manger. Selon une étude américaine, les régimes sans gluten augmenteraient en effet les risques de développer un diabète de type 2.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi 200 000 personnes pendant 30 ans. Ces participants n’avaient pas de recommandations médicales leur interdisant le gluten. Ils ont ainsi pu constater que les personnes qui consommaient régulièrement du gluten (de 5 à 7 grammes par jour), présentaient moins de risques de développer un diabète de type 2. Mais comment l’expliquer ?

L’index glycémique des produits sans gluten serait très élevé

Selon ces travaux, il semblerait que les personnes qui se privent d’aliments contenant du gluten comme le pain, les pâtes ou les céréales consomment moins de fibres complètes. Or, ces fibres permettent de faire chuter le risque de diabète. Il semblerait aussi que l’index glycémique des produits sans gluten transformés serait très élevé par rapport aux produits qui en contiennent.

D’autres études ont par ailleurs montré que l’on trouvait davantage d’additifs de types émulsifiants et épaississants dans les produits transformés sans gluten. Aux États-Unis, cette passion pour les aliments sans gluten est une véritable préoccupation pour les autorités sanitaires, puisque près de 75 % des Américains tentent d’éliminer le gluten de leur alimentation. En France, seuls 5 % des consommateurs suivent un régime végétarien, vegan ou sans gluten.

Marine Rondot

Pour en savoir plus : Faut-il abandonner le gluten ? Le décryptage

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Une sexualité épanouie est un atout pour la vie professionnelle

Une sexualité épanouie est un atout pour la vie professionnelle

Le 9 mars 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de l’Oregon et de Washington, aux États-Unis, avoir une vie sexuelle épanouie aurait un impact positif sur le travail.

Plus on fait l’amour, plus on est performant au travail

On le sait, une sexualité épanouie est excellente pour la santé physique et mentale, mais selon une étude publiée dans le Journal of Management, elle permettrait aussi d’être plus efficace au travail. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi un peu plus de 150 couples mariés pendant deux semaines. Il fallait étudier la sexualité de couples mariés et non de couples qui viennent de se mettre ensemble et dont la fréquence des rapports sexuels est souvent au-dessus de la normale.

Au cours de l’expérimentation, les participants devaient donner un certain nombre d’informations sur leur quotidien. Ils devaient notamment noter la fréquence et la qualité de leurs rapports sexuels, mais aussi la manière dont se déroulaient leurs journées de travail. Les chercheurs ont ainsi pu observer que plus ils faisaient l’amour, plus les couples étaient performants sur leur lieu de travail.

Le sexe a un impact social, émotionnel et physiologique positif

Cette performance serait liée à l’état d’esprit des personnes. « Le sexe a un impact social, émotionnel et physiologique positif, il est donc important d’en faire une priorité », a souligné le Pr Keith Leavitt, qui a dirigé les travaux. Et de conseiller aux personnes qui seraient sous pression au bureau de prendre le temps de faire l’amour avec son compagnon pour retrouver le courage d’affronter leurs journées de travail.

Par ailleurs, une vie sexuelle active permettrait de mieux évacuer le stress accumulé au cours de la journée. Ce qui est intéressant c’est que cette meilleure performance liée à une sexualité épanouie a été observée autant chez les hommes que chez les femmes. On croit souvent que le sommeil permet de bien préparer une journée de travail intensive. C’est vrai, mais que cela ne nous conduise pas à refuser un câlin avant de s’endormir. L’argument ne sera plus valable…

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : Des conseils pour une sexualité épanouie

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La maladie de Crohn pourrait être soulagée par un médicament déjà sur le marché dans certains cas

La maladie de Crohn pourrait être exacerbée par une souche de levure courante et ses symptômes pourraient être atténués par un médicament générique déjà sur le marché, selon une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont de deux types : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Toutes deux sont caractérisées par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif.

Depuis plusieurs décennies, la présence d’anticorps à des levures, en particulier à la Saccharomyces cerevisiae dite levure de boulanger, est utilisée pour différencier la maladie de Crohn de la colite ulcéreuse. Mais le rôle de la levure n’était pas clair.

June Round de l’Université de l’Utah et ses collègues ont montré que cette souche de levure aggrave l’inflammation intestinale chez des souris atteintes de l’équivalent de la maladie de Crohn.

Ces souris avaient des concentrations plus élevées de composés riches en nitrogène, appelés purines. À la différence d’autres variétés de levure, la S. cerevisiae ne peut décomposer les purines qui s’accumulent dans le tractus intestinal et se transforment en un autre composé, l’acide urique. L’acide urique exacerbe l’inflammation, ce qui peut aggraver les symptômes des maladies inflammatoires de l’intestin.

Les chercheurs ont aussi analysé le sérum sanguin provenant de 168 volontaires et constaté que chaque échantillon contenant des niveaux élevés d’anticorps à la S. cerevisiae avait également des niveaux élevés d’acide urique.

Alors que seulement un sous-groupe de personnes atteintes de MICI sont colonisées par la S. cerevisiae, « les résultats de cette étude appuient l’idée que la levure exacerbe la maladie chez ces personnes, et que le soulagement peut être à portée de main », souligne la chercheuse.

Pour tester l’idée, les chercheurs ont traité des souris avec un médicament générique, l’allopurinol, utilisé pour prévenir la production d’acide urique chez les personnes atteintes de la goutte. Le médicament a réduit significativement l’inflammation intestinale chez ces souris.

Mais des essais cliniques seront nécessaires pour déterminer si cette levure exacerbe aussi les symptômes de la maladie de Crohn chez les humains et s’ils peuvent être soulagés de la même manière, souligne la chercheuse.

Pour plus d’informations sur la maladie de Crohn, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of Utah, Science Translational Medicine.
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L’homme de Néandertal connaissait-il l’aspirine ?

 L’homme de Néandertal connaissait-il l’aspirine ?

Le 10 mars 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Adélaïde, en Australie, et de l’université de Liverpool, au Royaume-Uni, l’homme de Néandertal consommait des bourgeons de peuplier, porteurs du principe actif de l’aspirine.

Les hommes de Néandertal connaissaient les plantes médicinales

Il est difficile d’imaginer les hommes, il y a 50 000 ans, prendre de l’aspirine quand ils avaient mal au crâne. Cependant, des chercheurs ont réussi à mettre en lumière que l’homme de Néandertal consommait déjà des feuilles de peuplier, qui contiennent le principe actif de l’aspirine. Une découverte qui donne de nombreuses informations sur ces hommes qui ont vécu entre -300 000 et -30 000 ans avant JC.

« Tout porte à croire que les hommes de Néandertal connaissaient bien les plantes médicinales, leurs propriétés anti-inflammatoires et anti-douleur », s’est félicité Alan Cooper, directeur de l’Australian Centre for Ancient DNA (ACAD), de l’Université d’Adélaïde. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé la plaque dentaire de quatre fossiles d’hommes de Néandertal.

Des bourgeons de peuplier pour soulager la douleur

Cette plaque dentaire est un objet d’études précieux pour les chercheurs, parce qu’on y trouve des micro-organismes qui se trouvaient dans la bouche, des traces de maladies de l’appareil respiratoire et digestif, mais aussi de petits morceaux de nourriture qui s’étaient coincés dans les dents. Sur l’un des fossiles, les chercheurs ont trouvé les traces d’un abcès dentaire et d’une infection, mais aussi des extraits de peupliers.

Selon les auteurs de cette étude, cela prouve une chose : cet homme devait souffrir horriblement et il a pris des bourgeons de peuplier pour soulager sa douleur. Mais ce n’est pas tout, des traces de moisissure herbeuse ont aussi été dénichées par les chercheurs. Une moisissure qui contenait de la pénicilline, un antibiotique naturel. L’homme de Néandertal savait donc soulager les douleurs, mais aussi combattre les infections.

Marine Rondot

À lire aussi : Une trace de cancer découverte dans un os vieux de plus d’un million d’années

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De lucratifs traitements non prouvés dans de grands hôpitaux universitaires américains

De grands hôpitaux universitaires font la promotion de thérapies dites alternatives non prouvées, selon un long reportage de la revue de journalisme médical STAT que résume la revue Pharmacy & Therapeutics (P&T).

Ils offrent ainsi, est-il notamment rapporté, le venin d’abeille homéopathique pour le traitement de la fibromyalgie et des remèdes à base de plantes contre la maladie d’Alzheimer.

Les hôpitaux affiliés aux universités Yale, Duke, Johns Hopkins, de Californie et d’autres centres de recherche de haut niveau font une promotion de thérapies alternatives avec peu ou pas de support scientifique.

Ils offrent aussi le « traitement énergétique » pour la sclérose en plaques et l’acupuncture pour l’infertilité. Un forum public hébergé par l’Université de l’hôpital de la Floride promet même d’expliquer comment la thérapie à base de plantes peut inverser la maladie d’Alzheimer.

Les auteurs ont examiné 15 centres de recherche académique de prestigieux hôpitaux et écoles de médecine à travers les États-Unis.

Certains hôpitaux ont construit des « centres de bien-être » luxueux, de type spa, offrant des services de « guérison spirituelle », d’homéopathie et autres pour un large éventail de conditions de santé dont la dépression, les maladies cardiaques, le cancer et la douleur chronique.

L’université Duke propose un programme pédiatrique suggérant sur son site Web que des médecines alternatives, dont des « programmes de désintoxication » et des « médicaments botaniques », peuvent aider les enfants souffrant de troubles allant de l’autisme à l’asthme et au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Au cours de la dernière année, l’hôpital universitaire relié à l’Université de Floride a commencé à offrir aux patients atteints de cancer des consultations en homéopathie et en médecine traditionnelle chinoise à base de plantes.

L’Université Thomas Jefferson de Philadelphie a lancé un institut dont les offres incluent des thérapies intraveineuses de vitamines et de minéraux. Et l’Université de l’Arizona, une pionnière dans le domaine, a reçu un don de 1 million $ pour stimuler la formation des praticiens dans les techniques de guérison naturelle et spirituelle.

Duke Health a refusé les demandes répétées d’entrevues de STAT sur son centre de « médecine intégrative », qui coûte 1 800 $ par année pour un abonnement de base, l’acupuncture et d’autres traitements étant facturés séparément.

Le centre MedStar Georgetown a retiré de son site Web le reiki comme traitement énergétique pour le cancer du sang après qu’un journaliste ait posé des questions.

La Cleveland Clinic a eu du mal à trouver quelqu’un de son personnel qui défendrait le programme de « médecine énergétique » de l’hôpital, pour finalement déclarer que le service répond « aux besoins et aux demandes des patients ».

La hausse des thérapies alternatives a suscité des tensions dans certains hôpitaux, est-il rapporté, des médecins accusant ouvertement leurs pairs de vendre de l’huile de serpent et de miner la crédibilité de leurs institutions.

Le Dr Steven Novella, professeur de neurologie à la Yale School of Medicine, estime qu’en faisant la promotion de telles thérapies, les médecins perdent « toute prétention que nous devrions être une science ».

« Les patients ne veulent les médecines alternatives que parce qu’on leur dit qu’ils devraient les vouloir. Ils voient un hôpital prestigieux qui les offre, alors ils pensent que c’est légitime », dit-il.

Un consortium national de promotion de la « santé intégrative » compte désormais plus de 70 centres universitaires et systèmes de santé en tant que membres, comparativement à 8 en 1999, rapporte STAT.

Psychomédia avec sources : P&T, STAT.
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Médiator : une enquête judiciaire manipulée

Médiator : une enquête judiciaire manipulée

Le 10 mars 2017.

Selon nos confrères du Figaro, l’enquête judiciaire portant sur le médiator aurait été tronquée, dans le but de dédouaner l’État de ses responsabilités dans cette affaire.

Dédouaner les autorités sanitaires et politiques

Le Figaro a eu accès aux procès-verbaux de l’enquête sur le Médiator, ce fameux médicament du laboratoire Servier, utilisé comme coupe-faim qui a fait entre 500 et 2 000 morts. Or, selon nos confrères, l’enquête judiciaire aurait été manipulée, pour « dédouaner les autorités sanitaires et politiques ». Une accusation grave, mais qui repose sur des faits pour le moins incontestables.

Nulle part, dans ces procès-verbaux, ne figure une quelconque responsabilité de l’Afssaps (devenue l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en 2012), qui était pourtant chargée d’autoriser ou non la mise sur le marché de ce médicament. Toujours selon le Figaro, plusieurs perquisitions auraient été opérées chez l’ancien patron de l’Afssaps, Jean Marimbert, mais seulement 14 mois après l’ouverture de l’enquête.

L’Agence du médicament protégée par la justice ?

Mais ce long délai n’est pas le seul élément suspect. L’Afssaps aurait en effet été informée au préalable de ces perquisitions. Par ailleurs, ces perquisitions n’auraient pas été très approfondies : « Les interceptions téléphoniques révèlent également que les gendarmes ont fait des saisies a minima », ajoutent nos confrères. « À tel point que le personnel de l’ANSM s’en étonne. Ainsi, l’une des responsables se demande pourquoi sur les 1 000 e-mails contenus dans son ordinateur concernant le Mediator, seuls trois ont été saisis. »

Ce constat accablant n’est pas très rassurant, au regard de l’ampleur de ce scandale sanitaire. En juillet dernier, le Mediator a bel et bien été jugé responsable d’effets secondaires indésirables par la Cour d’appel de Versailles, qui a condamné le laboratoire Servier à indemniser les victimes. Si de nouveaux scandales de cette ampleur devaient éclater, l’Agence du médicament serait-elle encore lavée de tout soupçon ? 

Marine Rondot

Pour en savoir plus : Retour sur le scandale du mediator

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Chirurgie ou médicaments ? Le choix peut dépendre de ce qui est plus payant pour le médecin

Parfois, les médecins choisissent la chirurgie non pas parce qu’elle est préférable à d’autres traitements, mais parce qu’ils augmentent ainsi leur rémunération, suggère une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Surgery, relayée par le New York Times.

Louis L. Nguyen de l’Université Harvard (Boston) et ses collègues ont analysé des données concernant 10 579 personnes ayant été traitées pour une sténose (rétrécissement) de l’artère carotide.

Cette condition de santé peut être traitée par chirurgie ou gérée au moyen de médicaments et de changements dans le mode de vie. Le choix est souvent matière à jugement.

Certaines personnes avaient été traitées par des médecins payés à l’acte et d’autres, par des médecins rémunérés par salaire. Dans le premier cas, elles étaient 63 % plus susceptibles d’avoir subi une opération que dans le système de salaires.

Les patients présentant des symptômes étaient particulièrement susceptibles d’avoir subi une intervention chirurgicale, mais même ceux qui n’avaient pas de symptômes ont contribué à la différence entre les deux modes de rémunération.

« Les médecins rémunérés à l’acte sont encouragés à en faire plus parce qu’ils sont payés pour chaque procédure », explique le chercheur. « Et les médecins salariés sont encouragés à en faire moins. »

« Ce dont nous avons besoin est d’un système qui incite les médecins à être agressifs dans le traitement des patients en temps opportun, mais pas à utiliser des procédures pour augmenter la rémunération. »

Reportage « Médecins sous le radar » : multiples abus et fraudes favorisés par la rémunération à l’acte (Québec)

Psychomédia avec sources : New York Times, JAMA Surgery.
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