Tous les articles par Santé-Avis

Douleur : des interactions entre les systèmes nerveux et immunitaire

Sophie Ugolini, chercheuse à l’Inserm, étudie les interactions entre les systèmes nerveux et immunitaire.

« Quand l’intégrité de l’organisme est atteinte, que la peau est lésée par exemple, des neurones appelés nocicepteurs sont activés et transmettent la sensation douloureuse au cerveau », explique le communiqué de l’Inserm. « En parallèle, le recrutement de cellules immunitaires a lieu sur le site de la lésion, pour réparer le tissu et éliminer d’éventuels pathogènes. »

« Quel est l’impact des messages nerveux sur cette réponse immunitaire locale ? Comment ces voies interagissent-elles ? Quelles sont les molécules impliquées ? » Voilà des questions auxquelles souhaite répondre la chercheuse.

« Elle dispose (…) de souris dénuées de ces neurones nociceptifs au niveau cutané, qui ne perçoivent pas de douleur lorsque leur peau est lésée ou infectée. “Les réponses immunitaires de ces animaux sont compromises par rapport à celles observées chez des rongeurs témoins qui perçoivent la douleur, établissant un lien direct entre neurones et immunité, explique-t-elle. Nous devons maintenant comprendre les mécanismes intimes qui sous-tendent ces interactions neuro-immunes”. »

Pour mener ces travaux, elle a obtenu, en 2014, un financement de l’European Research Council d’un montant de deux millions d’euros pour cinq ans.

« C’est un pan de recherche nouveau, qui ouvre par conséquent des possibilités de découvertes importantes et inattendues », souligne la chercheuse.

« Les premiers résultats ne devraient plus tarder à être publiés : “Nous avons déjà identifié des molécules candidates – impliquées dans ce lien entre les neurones, la douleur et l’immunité – qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans certaines pathologies inflammatoires”. »

Divers mécanismes peuvent être impliqués dans les interactions entre le système nerveux et le système immunitaire. Par exemple : Fibromyalgie et autres douleurs chroniques : le système immunitaire amplifie le signal nerveux de douleur.

Pour plus d’informations sur la douleur, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Inserm.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

9 Français sur 10 ont déjà souffert de maux de dos

9 Français sur 10 ont déjà souffert de maux de dos

Le 21 mars 2017. 

Ils ne sont pas toujours très violents, mais de plus en plus de Français se plaignent de maux de dos. Selon un sondage Opinionway pour Vexim, 90 % des Français auraient déjà souffert de maux de dos.

84 % des 18-24 ans ont déjà eu mal au dos

Un sondage mis en lumière par nos confrères de 20 minutes révèle que la quasi-totalité des Français a déjà souffert de problèmes de dos. Et ce phénomène ne se cantonne plus aux patients d’âge avancé, les jeunes aussi sont largement touchés : 84 % des 18-24 ans expliquent en effet avoir déjà eu mal au dos, 25 % auraient d’ailleurs mal régulièrement. Mais que faut-il faire pour éviter ces maux de dos ?

« Le mal de dos, ce n’est pas une fatalité ! J’ai des patients qui m’expliquent que leurs parents souffraient du dos mais ce n’est pas du tout héréditaire », explique Sophie Jacquot, kinésithérapeute spécialiste du dos, dans les colonnes de 20 minutes. « Il faut que les gens se sentent responsables de leur dos et non victimes. » Certains reflexes doivent en effet être adoptés pour réduire nos risques d’avoir mal au dos.

Se mettre au sport pour prévenir les maux de dos

Il faut réapprendre à se tenir droit quand on marche mais surtout quand on travaille devant un écran. Ce sont nos positions avachies et courbées qui finissent par abîmer les disques intervertébraux. Selon ce sondage Opinionway, nos mauvaises postures sont responsables de 46 % de nos maux de dos. Le stress (13 %) et l’alimentation (7 %) auraient aussi leur part de responsabilité.

Pour lutter efficacement contre les maux de dos, il est aussi recommandé de se mettre au sport. L’activité physique la plus adaptée pour prévenir les maux de dos étant la natation et la marche à pied. Cette activité devra être précédée d’un échauffement progressif et bien maîtrisé, pour respecter ses os et ses muscles. Le sport permet par ailleurs d’évacuer le stress et de se détendre et d’éviter tout risque d’obésité, qui est aussi un facteur de mal de dos. 

Marine Rondot

À lire aussi : Des solutions naturelles contre le mal de dos

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Deux sérums anti-âge retirés de la vente

Deux sérums anti-âge retirés de la vente

Le 20 mars 2017.

L’Agence du médicament vient de retirer deux produits cosmétiques de la vente. En cause : deux substances utilisées dans leur composition sont considérés comme des médicaments, et le laboratoire fabricant les utilise donc en dehors de tout cadre légal.

Un médicament se cache dans un produit cosmétique

Deux sérums anti-âge, commercialisés par le laboratoire Promicea, viennent d’être retirés du marché par l’Agence du médicament (ANSM). En cause : deux substances qui feraient de ces crèmes non pas des produits cosmétiques, mais bel et bien des médicaments.

Dans une décision rendue officielle le 13 mars, l’ANSM a ainsi annoncé avoir suspendu « la fabrication, l’exportation, la distribution en gros et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux, la détention en vue de la vente […] des produits dénommés Neostem Serum et Neostem Pocket Lift », ainsi que le retrait de ces produits.

L’association de deux substances alerte l’Agence du médicament

À l’origine de cette décision, l’ANSM s’est rendu compte que le laboratoire utilisait de l’alendronate de sodium et de la pravastatine, deux substances  qui jouent un rôle dans la synthèse de la progérine, une protéine impliquée dans le vieillissement de la peau. Or, c’est justement cette action qui a alerté l’organisme, puisque cette protéine est une molécule connue pour être à l’origine d’une maladie génétique rare, appelée Syndrome d’Hutchinson-Gilford, également connue sous le nom de progéria.

L’Agence du médicament a donc immédiatement conclu que « le potentiel pharmacologique » de ces deux substances était avéré et que les produits du laboratoire Promicea devenaient donc incompatibles avec le statut de produit cosmétique revendiqué.

Sybille Latour

Vous aimerez aussi : Vieillissement de la peau : que faire ?

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Journée mondiale des troubles bipolaires 2017 sous le thème de la prévention

La Journée mondiale des troubles bipolaires 2017, qui se tient le 30 mars (date anniversaire de la naissance de Vincent Van Gogh), a pour thème « Osons la prévention ! »

Les troubles bipolaires, anciennement appelés psychoses maniaco-dépressives, sont caractérisés par des alternances entre des phases d’exaltation et de baisse de l’humeur et de l’énergie.

En France, la journée est organisée par l’Argos 2001 et la Fondation Fondamentale. Les activités entourant cette journée se tiendront les 29 et 30 mars.

Trois clés de prévention sont mises de l’avant : le dépistage des personnes à risque et le diagnostic précoce, la prévention de la rechute par l’amélioration de la prise en charge des phases « inter-critiques » et la prévention des ruptures familiales, sociales et professionnelles

Il est estimé que 650 000 à 1,6 million de personnes sont atteintes de troubles bipolaires en France (Haute autorité française de santé, HAS).

TEST : Pourriez-vous être atteint d’un trouble bipolaire ?

Pour plus d’informations sur les troubles bipolaires, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Journée mondiale des troubles bipolaires.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Étiquetage alimentaire : un code couleur validé par le gouvernement

Étiquetage alimentaire : un code couleur validé par le gouvernement

Le 16 mars 2017.

Mercredi 15 mars, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé que le format retenu pour l’étiquetage nutritionnel simplifié serait le Nutri-Score, un étiquetage qui fonctionne avec 5 couleurs.

Un code couleur qui informe sur la qualité des produits

Cela fait des semaines et des semaines que les nutritionnistes, les associations de consommateurs et les scientifiques débattent sur la meilleure manière d’afficher les apports nutritionnels sur les produits. Prévu par la loi Santé de décembre 2015, cet étiquetage alimentaire prendra finalement la forme d’un code couleur qui changera en fonction de la qualité des produits.

C’est la ministre de la Santé qui a tranché. Elle a choisi le Nutri-Score, un logo plébiscité par la communauté scientifique et par les associations de consommateurs. La mise en place de ce logo a par ailleurs été validé par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) et encouragé par plus de 250 000 citoyens, qui ont signé une pétition en sa faveur. Grâce à ce code couleur, le consommateur pourra, en un clin d’œil, savoir si le produit qu’il achète est bon ou pas pour la santé.

Le plus pertinent des logos selon Marisol Touraine

C’est dans les colonnes du Parisien que Marisol Touraine a annoncé son choix. « Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score », a-t-elle détaillé. « Cette vignette va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. C’est celle-là qui a donc été choisie. »

Cette mesure a pour objectif de lutter plus efficacement contre l’obésité, qui touche en priorité les foyers défavorisés. Il ne s’agit pas de renoncer aux pizzas, par exemple, mais de choisir celle qui sera la moins grasse et la moins salée. Ce dispositif d’étiquetage sera cependant facultatif, dans la mesure où la réglementation européenne ne permet pas de le rendre obligatoire. Mais les industriels n’ont-ils pas tout intérêt à accepter ces nouvelles règles du jeu ? 

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

À Montréal, le corps médical résiste toujours à l’aide à mourir

« À Montréal, le corps médical continue de résister à l’aide à mourir », rapporte la journaliste Isabelle Paré dans Le Devoir. Elle est accordée au compte-gouttes.

Selon les derniers rapports déposés par les établissements de santé pour la seconde partie de l’année 2016, moins de patients ont pu recevoir l’aide à mourir dans les hôpitaux de Montréal que dans la région « 450 » et dans la région de Québec, toutes proportions gardées.

« Il s’est réalisé au total 57 procédures d’aide à mourir durant les six derniers mois de 2016 dans les huit CIUSSS, CISSS et centres hospitaliers universitaires (CHU) de Montréal, comparativement à 75 dans les régions de la Montérégie et de Laval combinées.

“Ça reste très, très fermé, notamment dans la région ouest de Montréal et dans les hôpitaux universitaires, où il y a de très fortes poches de résistance. Et là, on parle des demandes officielles, mais il y a aussi des gens qui se font décourager avant même de le demander officiellement”, affirme Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé en droit des patients.

L’été dernier, Le Devoir avait révélé que le CUSM avait adopté illégalement une politique sur les soins de fin de vie excluant d’emblée que l’aide à mourir soit administrée dans son unité de soins palliatifs. Le portrait n’a guère changé, rapporte la journaliste.

Seul le CHUM, qui a accédé à la demande de quinze patients, comparativement à six lors des six premiers mois d’application de la loi, semble avoir sensiblement amélioré l’accès.

Plus d’informations dans Le Devoir : À Montréal, le corps médical continue de résister à l’aide à mourir.

Aide à mourir : 6 ordres professionnels réclament le renvoi de la loi fédérale en appel (Québec)

Psychomédia
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Virus Zika : des chercheurs parviennent à créer deux vaccins

Virus Zika : des chercheurs parviennent à créer deux vaccins

Le 17 mars 2017.

Deux équipes de chercheurs américains ont annoncé être en bonne voie pour créer un vaccin contre le virus Zika. Si leurs études préliminaires sont concluantes, des tests sur l’homme pourraient être réalisés d’ici deux ans.

Deux équipes de chercheurs suscitent l’espoir dans la lutte contre le virus Zika

Un vaccin prometteur contre le virus Zika vient d’être mis au point par deux équipes de chercheurs américains qui ont travaillé indépendamment. Pour parvenir à leur résultat, ces scientifiques ont utilisé une partie du patrimoine génétique du virus. En d’autres termes, ils se sont servis de l’ARN messager (ARNm), une copie d’une portion de l’ADN, qui correspond à plusieurs gènes.

Dans la première des deux études, menée par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie, et dont les conclusions ont été publiées dans la revue Nature, l’injection de cet ARNm chez des souris a permis de les protéger contre le virus Zika pendant environ 5 mois. Cette même injection, chez des singes, les a immunisés pendant 5 semaines. La deuxième équipe de chercheurs, de l’École de médecine de l’université Georges Washington à Saint Louis, s’est concentrée sur des souris, et est parvenue aux mêmes résultats. Leurs conclusions ont été publiées dans la revue Cell.

Zika : un virus particulièrement dangereux pour la femme enceinte

Les études préliminaires de ces deux équipes de recherches doivent désormais se poursuivre mais semblent concluantes dans la mesure où aucun effet secondaire n’a été remarqué chez les cobayes. D’éventuels essais cliniques sont alors d’ores et déjà imaginés sur l’homme, ils pourraient commencer en 2019.

Le virus Zika se transmet par les moustiques mais est ensuite transmissible par voie sexuelle. Il peut provoquer des troubles neurologiques chez l’adulte qu’il atteint et est particulièrement dangereux pour la femme enceinte. Le virus Zika a en effet été rendu responsable de nombreux cas de microcéphalies et autres complications neurologiques dans les zones où l’épidémie a été virulente.

Sybille Latour

À lire aussi : Questions/réponses autour du virus Zika

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Livre : Un coeur pour la vie, du Dr Martin Juneau

Le livre « Un cœur pour la vie : Prévention cardiovasculaire globale » (Éditions Trécarré) du Dr Martin Juneau, cardiologue spécialisé en prévention à Institut de cardiologie de Montréal, « est un mode d’emploi détaillé et scientifique pour vivre mieux et plus longtemps en santé ».

Avec ce livre, « il espère toucher autant ses collègues médecins ou nutritionnistes que le public », rapporte Josée Blanchette dans Le Devoir.

Des patients de plus en plus jeunes sont admis en cardiologie et « l’espérance de vie “en santé” diminue (…) dramatiquement. Elle est de 69 ans pour les hommes et de 71 ans pour les femmes, soit plus de 10 ans à subir une qualité de vie très moyenne avant de mourir (…) ».

« Au moins 80 % de tous ces dommages collatéraux pourraient être évités simplement en modifiant les habitudes de vie et même en ajoutant un ou deux verres de vin par jour ! »

La première cause des crises cardiaques est la cigarette, a-t-il indiqué en entrevue à La Presse.

« Ceux qui fument devraient tout d’abord arrêter de fumer. Heureusement, au Québec, ce ne sont que 20 % des gens qui fument. C’est encore trop, mais on est loin des 50 % à 60 % des gens qui fumaient dans les années 70. »

« Donc, ces gens devraient arrêter de fumer. Pour les 80 % des Québécois qui ne fument pas, la première chose à régler est l’alimentation. Et les gens doivent savoir qu’on ne peut pas compenser une mauvaise alimentation par l’exercice. On voit ça régulièrement chez les sportifs. Les gens se permettent de mal manger car ils s’entraînent beaucoup. Mais l’exercice ne compense pas les effets néfastes de la malbouffe. Donc on règle l’alimentation en premier lieu, et on ajoute l’exercice en deuxième lieu. »

Le Dr Juneau, rapporte Mme Blanchette,

« propose une diète méditerranéenne à ses patients et va même jusqu’à encourager un régime végétalien (sans produits animaux) : “Avec ça, on ne les revoit plus jamais et ils ne veulent pas revenir en arrière. (…) L’ex-président Bill Clinton — quadruple pontage coronarien — était condamné par la médecine ; il a adopté le végétalisme grâce au Dr Ornish et perdu 40 livres. Il devrait être mort, et cela fait dix ans.”

(…) “Les médecins pensent souvent que les patients n’écouteront pas. Ce n’est pas vrai du tout ! La plupart aiment mieux changer le contenu de leur assiette que de se faire ouvrir le thorax. J’ai un patient italien qui devait subir trois pontages. Il est devenu végétalien ; il n’a jamais eu besoin d’être opéré.”

(…) Il termine son ouvrage en dépolissant le lustre des statines, ces fameux médicaments anticholestérol, dont le Lipitor est le plus rentable de l’histoire de l’industrie pharmaceutique.

“La grande popularité des statines en prévention primaire s’explique également par le fait que leur faible impact sur les accidents cardiovasculaires est relativement peu connu de la communauté médicale” (…) Le Dr Juneau explique que la façon de présenter les chiffres y est pour beaucoup.

Les statines diminuent de 1,1 % le risque absolu de subir un accident cardiaque (il est de 3 % au départ). Mais toute la publicité des pharmas tourne autour du risque relatif, une réduction de 36 % (le tiers du 3 %). »

Dans Le Devoir : Médecin de cœur : La petite révolution du Dr Juneau.

Psychomédia avec sources : Éditions Trécarré, Le Devoir, La Presse.
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Nouveaux tarifs pour les soins dentaires : ce qui va changer

Nouveaux tarifs pour les soins dentaires : ce qui va changer

Le 17 mars 2017.

Le ministère de la Santé a dévoilé le 9 mars dernier la réforme des tarifs des soins dentaires. À quoi faut-il s’attendre ? Les dentistes ont déjà fait part de leur mécontentement.

Plafonner le tarif des prothèses

Marisol Touraine a fait savoir que le gouvernement avait validé la nouvelle grille tarifaire qui devrait entrer en vigueur à partir de 2018. Des tarifs qui devraient permettre aux patients de dépenser moins en se rendant chez le dentiste. Le tarif des prothèses, notamment, va être plafonné progressivement. Aujourd’hui, le prix d’une couronne dentaire, par exemple, peut coûter entre 400 € et 1 000 €, selon le praticien ou la région.

En 2018, la pose d’une couronne ne pourra plus dépasser les 550 €. Un plafond qui devrait passer à 510 € en 2020. Par ailleurs, la base de remboursement de ces couronnes passera de 107,5 € à 120 € en 2019. Pour les 5,52 millions de patients bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), le prix maximal pour une couronne passera de 230 € à 250 €.

Les soins conservateurs et de prévention seront revalorisés

Pour calmer la colère des dentistes, le gouvernement a fait savoir que les soins conservateurs et de prévention seront revalorisés : un chirurgien-dentiste pourra facturer 67 € la restauration d’une dent sur un type de carie, contre 41 € actuellement. Mais que le patient se rassure, il n’aura pas à dépenser plus. Les frais supplémentaires seront pris en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle.  

En revanche, les tarifs de la consultation (23 €), du détartrage (28,92 €) ou des radiographies dentaires ne changeront pas. Le gouvernement a par ailleurs annoncé la « création d’examens bucco-dentaires de suivi pour les jeunes à 21 ans et à 24 ans, pris en charge à 100 % ». Selon Marisol Touraine, un chirurgien-dentiste devrait gagner en moyenne 7 600 € d’honoraires supplémentaires d’ici à 2021. 

Marine Rondot

À lire aussi : Accès au soin : la « fracture sanitaire » s’aggrave

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Dormir en couple peut être dangereux pour la santé

Dormir en couple peut être dangereux pour la santé

Le 16 mars 2017.

Dormir à deux est toujours un choix, mais parfois une véritable épreuve. À l’occasion de la Journée du sommeil, les experts de l’Institut du sommeil et de la vigilance alertent sur les conséquences néfastes sur la santé d’un sommeil trop perturbé par son partenaire.

Dormir avec son partenaire peut nuire à la qualité du sommeil

Le sommeil représente un quart à un tiers de notre vie. À 75 ans, nous aurons passé environ 25 ans à dormir. D’où l’importance d’un bon sommeil, réparateur, qui nous aide à être en forme le reste du temps. Et pourtant, de nombreux Français avouent mal dormir, et parmi les multiples raisons qu’ils avancent pour expliquer ce phénomène, ils sont nombreux à accuser leur partenaire d’être à l’origine de ces troubles.

À l’occasion de la Journée du sommeil, qui se déroulera vendredi 17 mars 2017, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) s’intéressera de près à cette question qui concerne la moitié des Français. Car si dormir à deux est le quotidien de la plupart des couples, cette habitude peut également altérer la qualité du sommeil.

35 % des Français ronflent la nuit

Selon une enquête menée par l’INSV et la complémentaire santé Mgen, les couples souffrent en effet souvent du sommeil de leur partenaire. 58 % des personnes interrogées lors de cette étude avouent être dérangées par les mouvements de l’autre quand 50 % déclarent que les ronflements de leur voisin les incommodent. 35 % des Français savent d’ailleurs qu’ils ronflent, et parmi eux, la moitié dort en couple. Enfin, c’est la respiration bruyante et les horaires parfois différents qui gênent souvent le partenaire qui a des difficultés à dormir. Cette étude révèle par ailleurs que 14 % des Français dorment avec une personne qui souffre d’une pathologie du sommeil. L’apnée du sommeil est la plus citée, notamment par les personnes âgées de 45 à 54 ans. Viennent ensuite les insomnies, le syndrome des jambes sans repos et le trouble du rythme circadien.

Autant de difficultés qui nuisent à la qualité du sommeil et donc à la santé. Le Dr Joëlle Adrien, président de l’INSV, est formelle : « Enfant, adolescent ou adulte, court dormeur ou long dormeur, du matin ou du soir, nous n’avons pas tous les mêmes besoins en sommeil. Ne pas respecter ce besoin nous expose, à la longue, à des risques pour la santé qui sont avérés ».

Sybille Latour

Vous aimerez aussi : Comment mieux dormir ?

Les Nouvelles de PasseportSanté.net