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Les qualités des mères plus âgées

Les mères plus âgées ont des qualités qui sont bénéfiques pour les enfants, selon une étude danoise publiée dans l’European Journal of Developmental Psychology (EJDP).

Des études précédentes ont montré qu’un âge plus avancé est associé à un meilleur bien-être psychosocial pendant la grossesse et dans les premiers jours après la naissance de l’enfant.

Des études qui ont suivi les enfants jusqu’à l’âge scolaire ont aussi montré que les enfants de mères plus âgées, indépendamment du background, de l’éducation et des finances, avaient un meilleur langage et moins de problèmes comportementaux, sociaux et émotionnels.

Dion Sommer de l’Université Aarhus et ses collègues ont suivi des enfants d’âge scolaire. Les mères plus âgées étaient moins susceptibles de punir et de gronder leurs enfants, et ceux-ci avaient moins de difficultés comportementales, sociales et émotionnelles à 7 et 11 ans, mais pas à 15 ans.

La raison est que les mères plus âgées ont une plus grande maturité psychologique, ont des relations plus stables, sont plus instruites et ont un meilleur accès aux ressources matérielles, indiquent les chercheurs. Mais il est également intéressant d’examiner la signification de l’âge quand ces facteurs sont supprimés de l’équation. Dans ces analyses, l’âge peut être interprété comme un indicateur de maturité psychologique.

« Nous savons que les gens deviennent plus flexibles mentalement avec l’âge, sont plus tolérants envers les autres et se portent mieux émotionnellement eux-mêmes », souligne Sommer.

Sources : Aarhus BSS, EJDP

Accidents : les effets néfastes du mélange alcool et boisson énergisante

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Victoria, en Colombie Britannique, mélanger de l’alcool avec des boissons énergisantes augmenterait significativement le risque d’accident.

La caféine atténue les effets dépresseurs de l’alcool

Blessures, chutes, accidents de la route… Les mélanges alcool et boissons énergisantes, peuvent faire des dégâts. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Journal of Studies on Alcohol and Drugs. Selon ces travaux, ce cocktail pousserait le consommateur à prendre plus de risques. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les conclusions de 13 études réalisées entre 1981 et 2016.

Les études choisies « quantifiaient la relation entre l’utilisation de boissons énergisantes et le risque de blessure par rapport à l’alcool seul », ont tenu à préciser les auteurs des travaux. Ce risque accru d’accident s’expliquerait par la concentration importante de caféine dans les boissons énergisantes. Cette caféine aurait des « effets stimulants » qui viendraient « atténuer les effets dépresseurs de l’alcool », selon les chercheurs. En bref, on est ivre mais bien réveillé.

Augmentation des risques de blessures

Ces derniers précisent que ce mélange provoquerait des effets similaires à ceux de la cocaïne. Et au même titre que la cocaïne, cette boisson augmenterait les risques de blessures non-intentionnelles, comme les chutes ou les accidents de la route, mais aussi de blessures intentionnelles. On parle là de blessures qui surviennent après une bagarre par exemple. Cependant, les chercheurs ne quantifient pas cette augmentation du risque d’accident.

De nombreuses études ont par ailleurs montré que mélanger de l’alcool avec des boissons énergisantes seraient dangereux pour la santé. Les risques de souffrir de palpitations cardiaques, de tremblements, d’irritabilité et d’insomnie, seraient plus importants que lorsqu’on boit de l’alcool seul. Ce cocktail est enfin dangereux, car il altère le jugement de celui qui en boit : se sentant moins saoul qu’il ne l’est vraiment, le buveur boit davantage.

 

Intelligence des chiens : classement par races

Le psychologue Stanley Coren de l’Université de Colombie britannique (Canada), spécialiste de la psychologie canine, a établi un classement de l’intelligence des chiens de différentes races (1). Établi dans les années 90, ce classement demeure celui qui est largement cité.

Selon le modèle de Coren, il y a trois types d’intelligence chez le chien :

  • l’intelligence instinctive (capacités déterminées par la race) ;
  • l’intelligence adaptative (ce que le chien apprend de son environnement pour résoudre des problèmes) ;
  • la capacité d’obéissance et de travail (capacité à apprendre des humains).

Le classement concerne ce dernier type d’intelligence. Le chercheur a analysé les évaluations faites par 199 juges aux États-Unis et au Canada sur l’obéissance et la capacité de travail. Leurs réponses étaient remarquablement consistantes, mais plusieurs ont souligné qu’il y a des exceptions dans chaque race et que l’entraînement peut faire une grande différence.

Voici le classement établi :

Compréhension des nouvelles commandes : moins de 5 répétitions.Obéissance à la première commande : 95 % du temps ou mieux.

  1. Border collie
  2. Grand caniche (caniche royal)
  3. Berger allemand
  4. Golden retriever
  5. Doberman
  6. Berger des Shetland
  7. Labrador retriever
  8. Epagneul papillon
  9. Rottweiller
  10. Bouvier australien

Compréhension des nouvelles commandes : 5 à 15 répétitions.Obéissance à la première commande : 85 % du temps ou mieux.

  1. Corgi gallois Pembroke
  2. Schnauzer nain
  3. Springer anglais
  4. Tervuren
  5. Schipperke
    Groenendael
  6. Colley
    Keeshound
  7. Braque allemand
  8. Flat coated retriever
    Cocker anglais
    Schnauzer moyen
  9. Epagneul breton
  10. Cocker américain
  11. Braque de Weimar
  12. Malinois
    Bouvier bernois
  13. Spitz nain
  14. Épagneul d’eau irlandais
  15. Vizla
  16. Welsh corgi cardiguan

Compréhension des nouvelles commandes : 15 à 25 répétitions.Obéissance à la première commande : 70 % du temps ou mieux.

  1. Cheaspeake bay
    Puli
    Yorkshire
  2. Schnauzer géant
    Chien d’eau portugais
  3. Airedale
    Bouvier des Flandres
  4. Border terrier
    Briard
  5. Welsh springer
  6. Manchester terrier
  7. Samoyede
  8. Fiel spaniel
    Terre neuve
    Australian terrier
    American staffordshire terrier
    Setter gordon
    Bearded colley
  9. Cairn terrier
    Kerry blue
    Setter Irlandais
  10. Elkhound
  11. Affenpincher
    Silky terrier
    Pinsher nain
    Setter anglais
    Chien de pharaon
    Clumber spaniel
  12. Norwich terrier
  13. Dalmatien

Compréhension des nouvelles commandes : 25 à 49 répétitions.Obéissance à la première commande : 50 % du temps ou mieux.

  1. Soft coat wheaten
    Bedlington
    Fox à poil lisse
  2. Retriever à poil bouclé
    Lévrier irlandais
  3. Kuvasz
    Kelpie (berger australien)
  4. Saluki
    Spitz finlandais
    Pointer
  5. Épagneul Cavalier king charles
    Pointeur Wirehaired allemand
    Coonhound noir et beige
    Épagneul d’eau américain
  6. Husky sibérien
    Bichon frisé
    Havanese
    Epagneul King Charles
  7. Épagneul tibétain
    Foxhound anglais
    Otterhound
    Terrier Jack Russell Terrier
    Foxhound américain
    Greyhound
    Griffon noir
  8. Terrier blanc des Montagnes de l’ouest
    Lévrier écossais
  9. Boxer
    Grand danois
  10. Teckel
    Shiba
    Staffordshire terrier
  11. Malamute de l’Alaska
  12. Lévrier whippet
    Shar pei
    Fox-terrier à poil dur
  13. Chien de Rhodésie à crête dorsale
  14. Podenco d’Ibiza
    Welsh Terrier
    Terrier irlandais
  15. Boston terrier
    Akita inu

Compréhension des nouvelles commandes : 40 à 80 répétitions.Obéissance à la première commande : 30 % du temps ou mieux.

  1. Skye terrier
  2. Norfolk
    Sealyham terrier
  3. Carlin
  4. Bouledogue français
  5. Griffon bruxellois
    Bichon maltais
  6. Petit lévrier italien
    Coton de Tulear
  7. Chien chinois à crête
  8. Terrier dandie diamond
    Petit basset griffon vendéen
    Terrier du Tibet
    Menton japonais
    Lakeland Terrier
  9. Bobtail
  10. Chien de montagne des Pyrénées
  11. Terrier écossais
    Saint Bernard
  12. Bull terrier
  13. Chihuahua
  14. Lassa apso
  15. Bullmastiff

Compréhension des nouvelles commandes : 80 à 100 répétitions ou plus.Obéissance à la première commande : 25 % du temps ou moins bien.

  1. Shih tsu
  2. Basset Hound
  3. Mastiff
    Beagle
  4. Pékinois
  5. Saint Hubert
  6. Lévrier russe ou barzoi
  7. Chow chow
  8. Bulldog
  9. Basenji
  10. Lévrier afghan

Rappelons que ce classement concerne explicitement la capacité d’obéissance et d’apprendre des humains. Ce que les gens désignent en réalité quand ils parlent de l’intelligence des chiens c’est la capacité d’être entraîné, soulignait récemment le New York Times.

« Les gens pensent que les chiens sont plus intelligents que les chats parce qu’ils obéissent », explique Frans de Waal, biologiste et primatologue à l’Université Emory. « Mais ce n’est pas la même chose. »

Selon les auteurs d’une étude, publiée en 2016 dans la revue Intelligence, « tout comme les gens varient dans leurs capacités de résolution de problèmes, il en est de même pour les chiens, même au sein d’une race ». L’étude établissait un concept d’intelligence générale ou de quotient intellectuel au moyen de tests menés avec 68 chiens border collies de travail (gardiens de moutons).

Infertilité masculine : bientôt un test rapide via un smartphone

L’infertilité masculine est aujourd’hui décelée après des tests en laboratoires parfois très coûteux. Pour pallier à cette situation, des chercheurs viennent d’imaginer un test simple et très peu cher, pour permettre une analyse de la qualité du sperme en quelques secondes et grâce à un smartphone.

Les diagnostics d’infertilité masculine sont souvent très coûteux

Les couples qui rencontrent des problèmes de fertilité sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux qu’hier. Et si, jusqu’à récemment, la femme était souvent considérée comme étant à l’origine de la stérilité du couple, l’infertilité masculine est de plus en plus abordée. Et en effet, elle serait responsable de cette impossibilité de concevoir un enfant dans au moins 20 % à 30 % des cas.

Pourtant, peu d’hommes sont conscients de ce problème et parmi les multiples raisons qui expliquent ce constat : les coûts exorbitants de certains tests réalisés en laboratoire. Mais des scientifiques sont en passe de changer la donne et viennent d’imaginer une méthode de diagnostic simple, réalisable chez soi, grâce à l’aide d’un simple smartphone.

Un dispositif, utilisable grâce à un smartphone, pour une réponse fiable en quelques secondes

Cette idée vient de faire l’objet d’une étude scientifique, dont les conclusions ont été tirées dans la revue Science Translational Medicine. Concrètement, pour que le smartphone se transforme en laboratoire d’analyse de la qualité du sperme d’un homme, il doit être muni d’un dispositif optique, qui examinera l’échantillon de sperme que le « patient » aura lui-même prélevé grâce à une pipette. Selon les affirmations des auteurs de cette étude, un résultat, fiable à 98 %, s’affichera alors en quelques secondes sur le téléphone.

Les chercheurs sont confiants et ont mené pas moins de 350 tests cliniques avant de révéler la réussite de leur projet à la communauté médicale. S’il était commercialisé, ce dispositif offrirait une véritable alternative à tous les hommes désireux de savoir si leur sperme est de bonne qualité. Le prototype doit désormais passer entre les mains de la Food and Drug Administration (FDA), avant d’être commercialisé.

Un modèle alternatif au DSM-5 proposé pour le diagnostic des troubles de santé mentale

Un consortium international d’une cinquantaine de chercheurs en psychologie et en psychiatrie propose un modèle alternatif à la classification du DSM-5, la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1) et celle de la CIM-10 de l’OMS (2), pour le diagnostic des troubles mentaux.

Le DSM-5, édité par l’American Psychiatric Association (APA), est le modèle diagnostique dominant en Amérique du Nord et est également très influent dans le monde entier.

Ce modèle actuel est fondamentalement défectueux écrivent Roman Kotov de la Stony Brook University et ses collègues dans le Journal of Abnormal Psychology.

La révision qui a mené à la 5e édition publiée en 2013 n’a offert que de modestes raffinements, ce qui a créé une insatisfaction dans le milieu de la recherche.

Lee Anna Clark et David Watson, coauteurs, qui ont fait partie du comité de révision de la 5e édition du DSM-5 expliquent notamment : « Franchement, nous n’étions pas satisfaits des révisions qui ont été faites. Nous estimions que le DSM-5 (…) n’a pas réussi à reconnaître et incorporer des évidences scientifiques importantes sur la nature de la psychopathologie ».

Le modèle proposé, appelé « Taxonomie hiérarchique de la psychopathologie » (HiTOP, pour « Hierarchical Taxonomy of Psychopathology »), vise notamment à répondre à cette préoccupation.

HiTOP utilise une approche dimensionnelle et hiérarchique alors que les systèmes traditionnels, comme le DSM-5, sont catégoriels.

Un problème avec la classification du DSM-5 est qu’elle ne peut rendre compte du fait que plusieurs patients répondent aux critères de plusieurs diagnostics différents en même temps et que par ailleurs, des patients ayant un même diagnostic spécifique présentent plusieurs différences dans leurs symptômes.

De nombreuses évidences scientifiques suggèrent « un modèle sous-jacent de plusieurs spectres majeurs qui provoquent ces chevauchements, expliquent les chercheurs ».

Le modèle HiTOP propose de conceptualiser les troubles mentaux, en plusieurs niveaux hiérarchiques, au moyen de ces spectres (conçus comme des continuums plutôt que des catégories délimitées par des seuils précis et arbritaires). Ce cadre permettrait d’utiliser les évidences scientifiques pour comprendre les chevauchements entre les troubles ainsi que les différentes présentations entre patients ayant un même diagnostic. Cette approche aiderait à clarifier les mécanismes et les causes sous-jacents.

Les auteurs soulignent que dans l’ensemble, le modèle HiTOP adhère aux données scientifiques les plus récentes plutôt que de dépendre largement des décisions prises par un comité (l’approche utilisée pour élaborer le DSM-5).

ILlustration : Spectres de la taxonomie hiérarchique de la psychopathologie. Note : Les lignes pointillées indiquent les éléments du modèle qui ont été inclus à titre provisoire et nécessitent une étude plus poussée. Les troubles avec les charges transversales les plus importantes sont répertoriés à plusieurs endroits. Le signe négatif indique une association négative entre la personnalité histrionique et le spectre de détachement. Source: Journal of Abnormal Psychology.

En 2013, des chercheurs de ce consortium (Avshalom Caspi et ses collègues) présentaient un modèle selon lequel la structure des troubles mentaux pourrait se résumer par 3 dimensions principales. Ils suggéraient aussi que la propension à développer quelque psychopathologie que ce soit tient à une dimension sous-jacente générale influant sur la présence ou l’absence de centaines de symptômes psychiatriques qui sont généralement regroupés dans des dizaines de diagnostics distincts.

Pour plus d’informations sur le DSM-5 et ses critiques, voyez les liens plus bas.

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l’American Psychiatric Association en 2013.

Psychomédia avec sources : University of Notre Dame, University of Minnesota, University at Buffalo, Journal of Abnormal Psychology.
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Cancer : et s’il s’agissait avant tout d’une question de hasard ?

Cancer : et s’il s’agissait avant tout d’une question de hasard ?

Le 24 mars 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du centre du cancer de l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis, deux tiers des cas de cancer seraient dus au hasard.

2 cancers sur 3 seraient dus au hasard

Les études ne cessent de se multiplier sur les facteurs de cancer : le tabac, l’alcool, l’absence d’activité physique régulière, l’alimentation, les pesticides, la pollution… Pourtant, selon une étude publiée dans la revue Science, 66 % des mutations génétiques responsables du cancer seraient le fruit d’erreurs aléatoires au moment de la division des cellules. Au total, seuls 29 % des cancers seraient dus à des facteurs environnementaux et au mode de vie.

« Le plus souvent ces mutations sont inoffensives, mais parfois elles se produisent dans un gène qui déclenche un cancer ce qui est uniquement dû à la malchance », a expliqué le Dr Bert Vogelstein, qui a participé aux travaux. Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de l’étude se sont penchés sur le cas de 4,8 milliards de personnes et ont étudié 32 types de cancer différents dans 69 pays.

Détecter les cancers plus tôt pour mieux les traiter

Ils ont ainsi pu constater que 95 % des cancers de la prostate, du cerveau et des os et 77 % des cancers du pancréas étaient dus à une erreur dans la division des cellules. Quant au cancer du poumon, il est davantage le fait du tabagisme (65 %) que du hasard (35 %). Selon les auteurs de ces travaux, ces conclusions ne sont pas en contradiction avec les études épidémiologiques, qui expliquent qu’environ 40 % des cancers pourraient être évités.

« Il faut encourager ces comportements de prévention, cependant de nombreux patients continueront à développer un cancer à cause de ces erreurs aléatoires dans la copie de l’ADN », a ajouté le Dr Bert Vogelstein. Selon lui, ce constat est un encouragement à trouver le moyen pour détecter les cancers plus tôt pour mieux les traiter. Même dans un monde sans tabac, il y aura toujours des cancers et il faudra pouvoir les guérir.  

Marine Rondot

À lire aussi : La prévention du cancer enfin expliquée

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Plusieurs huiles d’olive extra-vierges n’en sont pas ou sont diluées (Agence canadienne d’inspection des aliments)

sur le site de Radio-Canada.

Sur plus de 140 marques concernées, 44 ont été prises en défaut par l’Agence à un moment ou à un autre, ce qui représente un échantillon sur trois.

Claudia Pharand, propriétaire du magasin Olive and Olives, suggère au consommateur de goûter l’huile qu’il achète. « Une huile d’olive extra-vierge de qualité a un goût de fraîcheur et des notes végétales un peu piquantes, alors qu’une huile d’olive pure ou raffinée ne goûte rien et procure seulement une sensation de gras dans la bouche. »

« Il est aussi recommandé d’acheter des produits d’une marque de confiance dont l’étiquette mentionne la provenance, le nom du producteur, l’année de récolte et la date d’expiration. Le prix à payer pour une huile extra-vierge authentique commence à 12 $ le litre et peut être beaucoup plus élevé. Donc, si on voit un produit à 5 $ le litre, il ne faut pas s’attendre à des miracles. »

En novembre 2015, rapportait le magazine Protégez-vous en juin 2016, la justice italienne a ouvert une enquête contre sept marques d’huile d’olive (Antica Badia, Bertolli, Carapelli, Coricellu, Primadonna, Santa Sabina, Sasso) soupçonnées d’avoir vendu sous l’étiquette « vierge extra » des huiles de qualité inférieure.

Psychomédia avec sources : Radio-Canada, Protégez-vous.
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Des chercheurs parviennent à guérir le diabète de type 2

Des chercheurs parviennent à guérir le diabète de type 2

Le 23 mars 2017.

Soigner le diabète de type 2 en quelques semaines et durablement ? Des chercheurs canadiens semblent affirmer que cette rémission est possible, et dans une récente étude, ils montrent les premiers résultats, très encourageants, de leur technique.

Un traitement intensif pour guérir le diabète de type 2

Le diabète est l’une des maladies chroniques les plus fréquentes en France. Selon les chiffres de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), environ 4,6 % des Français en souffriraient et parmi eux, pas moins de 90 % seraient atteints d’un diabète dit de type 2.

La plupart du temps, cette maladie se diagnostique après 40 ans. Les patients sont majoritairement des hommes (20 % contre 14 % de femmes), et pour traiter leurs symptômes, ces derniers doivent s’astreindre à un régime alimentaire strict ainsi qu’à la prise d’insuline et d’antidiabétiques. Un traitement contraignant auquel des chercheurs de l’Institut de recherches cliniques de Montréal pourraient avoir trouvé une alternative efficace et durable.

40 % de rémission totale à l’issue d’un traitement intensif contre le diabète

Dans leur étude, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, ces derniers affirment avoir réussi à « guérir » des patients atteints de diabète de type 2, en les soumettant à un traitement très intensif composé d’insuline et d’antidiabétiques, associé à une cure d’amaigrissement. 83 patients se sont prêtés à cette expérience et au terme de cette étude qui a duré 16 semaines, 33 d’entre eux, soit 40 %, se sont totalement remis de leur maladie.

Cette découverte représente un véritable espoir pour de nombreux patients. Elle a cependant ses limites et les auteurs de cette étude affirment que cette technique ne fonctionne que sur les patients dont le diabète a été diagnostiqué dans les cinq années écoulées. Et si ce traitement permet à tous les diabétiques en rémission de se passer de traitement classique, il exige cependant une discipline de fer et des règles de vie très strictes, car à la moindre prise de poids un peu trop élevée, la maladie peut revenir.

Sybille Latour

Pour en savoir plus : Les symptômes du diabète de type 2

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Une forme rare de cancer du système lymphatique associé aux implants mammaires

Neuf femmes sont décédées aux États-Unis d’une forme rare de cancer lié à des implants mammaires, rapporte la Food and Drug Administration (FDA), l’Agence américaine des médicaments, dans un communiqué le 22 mars.

En 2011, après quelques signalements, la FDA avait identifié une association possible entre les implants mammaires et le développement d’un lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC), un type rare de lymphome non hodgkinien.

Au 1er février 2017, l’agence avait reçu 359 rapports de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) dont neuf décès.

La plus grande partie des cas a été constatée avec des implants à surface rugueuse (203 comparativement à 28 pour les implants à surface lisse), rapporte la FDA. Un plus grand nombre est aussi constaté avec les implants de silicone (186) comparativement aux implants de solution saline (126).

« Toutes les informations à ce jour suggèrent que les femmes ayant des implants mammaires ont un risque très faible mais accru de développer un LAGC comparativement à celles qui n’ont pas d’implants mammaires », indique l’agence.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu le LAGC-AIM comme un lymphome rare des lymphocytes T (ou cellules T) qui peut se développer en lien avec les implants mammaires.

En juillet 2016, l’Agence française du médicament (ANSM) rapportait que 29 cas avaient été diagnostiqués et que le risque semblait plus important avec les implants texturés de la marque Allergan. En 2015, il était estimé que 400 000 Françaises portaient des implants mammaires, dont 83 % pour des motifs esthétiques et 17 % suite à une chirurgie de reconstruction.

Présence de cellules LAGC à proximité immédiate d’un implant mammaire. Source : FDA.

Qu’est-ce que le lymphome ?

Psychomédia avec sources : FDA (2017), FDA (2011).
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Dormir 9h par nuit augmente votre risque de développer une maladie d’Alzheimer

Dormir 9h par nuit augmente votre risque de développer une maladie d’Alzheimer

Le 22 mars 2017.

Dormir plus de 9 heures par nuit pourrait nuire à votre santé cérébrale. Des chercheurs américains alertent sur la multiplication du risque de développer une maladie d’Alzheimer chez les gros dormeurs.

Sommeil et troubles neurodégénératifs seraient liés

Si vous avez l’habitude de dormir au moins 9h par nuit, méfiez-vous, votre risque de développer une maladie d’Alzheimer est nettement plus élevé. Une étude menée par des chercheurs de l’université de Boston vient en effet de découvrir un lien entre le sommeil et la dégénérescence des neurones, qui pourrait en inquiéter plus d’un.

Dans leurs conclusions, publiées dans l’American Academy of neurology, ces chercheurs expliquent avoir examiné les cas de 2 400 personnes, qui ont participé à une enquête pendant 10 ans. Durant toute la durée de cette étude, ces participants ont accepté de répondre régulièrement aux questions des chercheurs, notamment sur leurs habitudes de sommeil. L’apparition de troubles neurodégénératifs a également été observée chez ces derniers.

Les gros dormeurs ont un volume cérébral plus faible que les autres

Conclusion au bout de 10 ans, toutes les personnes qui avaient l’habitude de dormir 9h par nuit ont doublé leur risque de développer une maladie d’Alzheimer durant le temps de l’étude, par rapport aux participants qui affirmaient dormir moins longtemps la nuit. L’étude du cerveau des participants dormant plus que les autres a par ailleurs montré un volume cérébral plus faible et un processus d’enregistrement des informations plus lent que la moyenne.

Dans le domaine du sommeil, tout serait donc une question de mesure. Si cette étude affirme qu’il ne faut pas trop dormir pour préserver sa santé cérébrale, d’autres sont sans appel pour confirmer que le manque de sommeil est un facteur d’apparition de diabète, mais aussi de d’obésité, de maladies cardiovasculaires et, finalement, du risque de mortalité.

Sybille Latour

À lire aussi : Soignez la qualité de votre sommeil

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