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Il y a 35 ans, naissait le premier bébé-éprouvette français

Il y a 35 ans, naissait le premier bébé-éprouvette français

Le 24 février 2017.

Le 24 février 1982, il y a exactement 35 ans, naissait à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, Amandine, le premier bébé-éprouvette français. Où en est-on aujourd’hui de la fécondation in vitro (FIV) ? On fait le point.

Plus de 20 000 FIV chaque année

En 1982, quatre ans après la naissance de Louise Brown, le premier bébé-éprouvette au monde, naissait la petite Amandine qui fête aujourd’hui ses 35 ans. La naissance de ce premier bébé français, conçu in vitro, avait, à l’époque, provoqué de vives polémiques. Mais aujourd’hui la FIV est très repandue. En 2008, en effet, 200 000 enfants avaient déjà été conçus par fécondation in vitro.

Cette assistance médicale à la procréation n’est accessible que pour les couples hétérosexuels chez qui une infertilité a été reconnue par un professionnel de santé. Les femmes seules ou les couples de femmes ne peuvent pas recourir à la fécondation in vitro. On considère un couple comme infertile quand il ne parvient pas à avoir un enfant après 12 à 24 mois de tentatives, sans contraception.

Un parcours du combattant pour certains couples

La FIV représente une merveilleuse solution pour de nombreux couples mais pour d’autres c’est un peu le parcours du combattant. Il faut en effet noter que cette expérience peut être très longue et douloureuse. Les couples qui ont recours à la FIV n’ont qu’une chance sur deux d’avoir un enfant. Après quatre tentatives, l’Assurance maladie ne rembourse plus les FIV. Les échecs peuvent donc être très douloureux pour le couple.  

Il faut savoir que plus la femme est jeune, plus ses chances de tomber enceinte grâce à une fécondation in vitro sont importantes. Après 43 ans, la femme n’aura plus accès à la FIV. On notera par ailleurs que la FIV expose au risque de grossesses multiples puisque qu’elle est permise grâce à une stimulation ovarienne. Selon les statistiques françaises, environ 20 % des grossesses obtenues par des FIV sont gémellaires et moins de 1 % sont triples ou quadruples.

À lire aussi : FIV : un test pour estimer ses chances de réussite

Marine Rondot

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5 par jour c’est bien, 10 c’est mieux

Alors qu’une consommation de cinq fruits et légumes par jour réduit le risque de plusieurs maladies, 10 par jour apportent un plus grand bénéfice, selon une étude publiée dans l’Journal of Epidemiology.

Dagfinn Aune de l’Imperial College London et ses collègues ont réalisé une méta-analyse de 95 études incluant 2 millions de personnes.

Le plus grand bénéfice était constaté avec 800 g par jour, soit l’équivalent d’environ 10 portions. Une portion est définie comme étant de 80 g, ce qui correspond à peu près à une petite banane, une pomme, une poire ou une grosse mandarine. Trois cuillerées à soupe de légumes cuits comme les épinards, les pois, le brocoli ou le chou-fleur comptent pour une portion.

Comparativement à aucun fruit et légume par jour, une consommation de 200 g était associée à des réductions de risques de :

  • 16 % de maladie cardiaque ;
  • 18 % d’accident vasculaire cérébral ;
  • 13 % de maladie cardiovasculaire ;
  • 4 % de cancer ;
  • 15 % de décès prématuré.

Une consommation de 800 g était associée à des réductions de risque de :

  • 24 % de maladie cardiaque ;
  • 33 % d’accident vasculaire cérébral ;
  • 28 % de maladie cardiovasculaire ;
  • 13 % de cancer ;
  • 31 % de décès prématuré.

Choucroute, tempeh… : un boom d’intérêt pour les aliments fermentés

Pour plus d’informations sur l’alimentation santé, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Imperial College London.
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Sclérose en plaques : les bienfaits de la thérapie immunosuppressive

Sclérose en plaques : les bienfaits de la thérapie immunosuppressive

Le 23 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Imperial College London, au Royaume-Uni, la thérapie immunosuppressive aurait prouvé son efficacité dans la lutte contre la sclérose en plaques.

Une thérapie qui détruit les cellules pathogènes

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Il n’existe, à ce jour, aucun traitement pour soigner cette maladie, mais des solutions médicamenteuses permettent d’atténuer les symptômes de façon relativement efficace et de ralentir ainsi la progression de la maladie. Selon une récente étude britannique, il semblerait que la thérapie immunosuppressive soit très efficace dans le domaine.

Cette thérapie permet une destruction des cellules du corps devenues pathogènes et une réinitialisation du système immunitaire. Selon ces travaux, publiés dans la revue médicale JAMA Neurology, ce traitement permettrait à 7 patients sur 10 d’être en rémission cinq ans après les débuts de la thérapie. Il permettrait par ailleurs de stopper les symptômes de la maladie.

Une thérapie qui n’est pas sans danger

Comment fonctionne cette thérapie ? Dans un premier temps, les chercheurs prélèvent des cellules souches de sang chez le patient et dans un second temps, elles lui seront greffées pour reconstruire son système immunitaire. Une nouvelle expérience a été menée sur nouveaux patients et là encore, la thérapie immunosuppressive a prouvé son efficacité, puisque chez 46 % des participants, la maladie a été stoppée pendant au moins 5 ans.

Mais cette thérapie reste toutefois très agressive, puisque sur les 280 patients, 8 décès ont été à déplorer. Selon les chercheurs, ces résultats sont encourageants, mais de nouvelles recherches doivent être menées pour éviter ces décès. « Les résultats de cette étude sont encourageants, car ils confirment ceux déjà réalisés », s’est réjoui le professeur Paolo A. Muraro, qui a participé aux travaux. « Mais nous devons progresser quant au risque de décès pendant la transplantation ».

Marine Rondot

À lire aussi : Sclérose en plaques, les avancées de la science

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Un additif alimentaire courant pourrait endommager la fonction intestinale

La capacité des cellules de l’intestin grêle à absorber les nutriments et à agir comme barrière contre les agents pathogènes est « considérablement diminuée » après une exposition chronique aux nanoparticules de dioxyde de titane, un additif alimentaire (E171) qui se trouve dans presque tout, de la gomme à mâcher au pain, selon une étude publiée dans la revue

.

Gretchen Mahler de l’Université Binghamton et ses collègues ont exposé un modèle de cellules intestinales épithéliales en culture à l’équivalent physiologique du contenu d’un repas en nanoparticules d’oxyde de titane sur 4 heures (exposition aiguë) ou de 3 repas sur 5 jours (exposition chronique).

Les expositions aiguës n’ont pas eu beaucoup d’effet, mais l’exposition chronique a diminué les projections absorbantes de la surface des cellules intestinales appelées microvillosités. Avec moins de microvillosités, la barrière intestinale était affaiblie, le métabolisme ralenti et certains nutriments – le fer, le zinc et les acides gras, en particulier – étaient plus difficiles à absorber. Les fonctions enzymatiques étaient affectées négativement, tandis que des signaux d’inflammation étaient augmentés.

Le dioxyde de titane est généralement reconnu comme sûr par la Food and Drug Administration des États-Unis, et l’ingestion est presque inévitable. Le composé est couramment utilisé pour la pigmentation blanche dans les peintures, le papier et les plastiques. Il est également un ingrédient actif dans les écrans solaires à base de minéraux pour bloquer la lumière ultraviolette.

Il est aussi utilisé comme abrasif dans les dentifrices, dans certains chocolats pour une texture lisse, dans des beignes pour la couleur et dans des laits écrémés pour un aspect plus lumineux et opaque.

Dunkin Donuts a cessé d’utiliser du sucre en poudre avec des nanoparticules de dioxyde de titane en 2015 en réponse à la pression du groupe de défense des consommateurs As You Sow, rapportent les chercheurs.

« Pour éviter les aliments riches en nanoparticules d’oxyde de titane, évitez les aliments transformés, et surtout les bonbons. C’est là que se trouvent beaucoup de nanoparticules », conseille la chercheuse.

L’additif E171 présente des dangers potentiels selon l’INRA

Pour plus d’informations sur les nanoparticules dans l’alimentation, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Binghamton University.
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L’espérance de vie va s’allonger dans les pays développés

L’espérance de vie va s’allonger dans les pays développés

Le 22 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres et publiée dans la revue médicale The Lancet, l’espérance de vie des femmes pourrait atteindre 90 ans dans certains pays développés d’ici 2030.

La Corée du Sud, championne toutes catégories

Dans les années à venir, l’espérance de vie la plus longue sera détenue par les femmes et les hommes de Corée du Sud. Les petites filles qui naîtront en 2030 là-bas, pourront vivre jusqu’à leurs 90,8 ans ; quant aux petits garçons, ils pourront vivre jusqu’à leurs 84,1 ans. C’est en tout cas ce que révèle une étude de l’Imperial College de Londres. Les Française et les Japonaises pourront vivre également longtemps et atteindre respectivement 88,6 ans et 88,4 ans.

Selon les auteurs de ces travaux, « il y a plus de 50 % de probabilité que, d’ici 2030, l’espérance de vie des femmes à l’échelle nationale brisera la barrière des 90 ans », alors que, jusqu’à présent, une grande partie de la communauté scientifique ne l’envisageait même pas. « Nos projections montrent une augmentation continue de la longévité et la nécessité d’une planification minutieuse des services de santé, des services sociaux et des pensions », ont-ils ajouté.

Même espérance de vie aux États-Unis, au Mexique et en Croatie.

Concernant les hommes, c’est en Suisse et en Australie que l’on pourra vivre le plus longtemps d’ici 2030. Dans ces pays, l’espérance de vie des hommes pourra atteindre 84 ans. De 2010 à 2030, les pays qui gagneront le plus d’années seront la Corée du Sud (+ 6,6 ans chez les femmes et + 7 ans pour les hommes), ainsi que la Slovénie (+ 4,7 ans pour les femmes et + 6,4 ans pour les hommes).

En revanche, aux États-Unis, les résultats ne sont pas aussi bons. Alors que l’espérance de vie des Américains est déjà inférieure à celle de la plupart des pays développés, en 2030, elle ne sera que 83,3 ans chez les femmes et de 76,5 à 79,5 ans chez les hommes. Selon les auteurs de l’étude, cela s’explique par l’absence de système de santé universel, des taux de mortalité maternelle et infantile importants et une obésité qui touche de très nombreuses personnes. 

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : Comment vivre longtemps… et en santé !

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La réussite sociale dépendrait de la longueur des doigts

La réussite sociale dépendrait de la longueur des doigts

Le 21 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’École supérieure de Russie, la longueur de l’index et de l’annulaire permettrait de connaître les chances de réussite sociale d’une personne.

De la longueur des doigts dépend notre capacité à réussir dans la vie

Certaines études nous surprennent, d’autres nous laissent un peu perplexes. Aujourd’hui, nous apprenons que de la longueur des doigts dépend notre capacité à réussir dans la vie. Il existerait en effet un lien entre le niveau de testostérone, l’hormone sexuelle qui détermine la longueur de nos doigts, et le niveau de vie d’une personne, selon cette étude publiée dans la très sérieuse revue Economics & Human Biology.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont mesuré l’index et l’annuaire de 700 hommes et de 900 femmes, âgés de 25 à 60 ans. Ils ont ainsi pu établir l’indice de Manning, c’est-à-dire le rapport de la longueur entre l’index (doigt 2D) et l’annulaire (doigt 4D) de la main droite posée à plat. Cet indice permet de donner des informations sur les taux d’hormones auxquels le fœtus aurait été exposé.

L’exposition à la testostérone in utero, le gage d’une vie aisée ?

En parallèle, les chercheurs ont demandé aux participants de compléter un questionnaire qui donnaient des informations sur leurs niveaux de vie. Ils ont ainsi pu observer que plus le fœtus avait été exposé à la testostérone in utero, plus le niveau de vie des participants était élevé. Un constat à prendre cependant avec un certain recul, puisque de précédentes études avaient justement prouvé le contraire.

Selon ces travaux, cette incidence de la testostérone sur la réussite sociale était plus évidente chez les femmes que chez les hommes. L’hormone n’avait un impact sur le niveau de vie des hommes que si elle était associée à un bon niveau d’éducation. Cette conclusion nous laisse un peu perplexe sur le sérieux de l’étude, mais nous rappelle l’importance d’une bonne éducation pour bien réussir dans la vie. 

Marine Rondot.

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Une contraception 100 % naturelle : zéro danger pour la santé des femmes !

Une appli pour une contraception naturelle

Après les nombreux scandales sanitaires liés aux moyens de contraception, les chercheurs s’attèlent à trouver des moyens de contraception plus naturels et donc moins dangereux pour la santé des femmes. C’est le cas de cette nouvelle application qui vient de voir le jour en Allemagne, que les gynécologues peuvent proposer à leurs patientes.

Comment fonctionne cette application de contraception naturelle ?

L’application nommée « Natural Cycles » fonctionne évidemment sans hormone, donc sans aucun danger pour la santé des femmes qui utilisent cette technique. Mais comment ça marche alors ? Tout simplement avec un thermomètre !

Il suffit donc pour les utilisatrices de rentrer quotidiennement leur température dans l’application afin de savoir à quelle étape du cycle elles se trouvent. L’inconvénient réside donc dans l’assiduité quotidienne de l’enregistrement des données.  

Quelles sont les autres méthodes naturelles de contraception ?

Si vous souhaitez arrêter les méthodes de contraception hormonale par crainte pour votre santé, vous pouvez vous également passer par les méthodes plus naturelles. Ces techniques sont toutes basées sur l’identification de la période d’ovulation. Une fois identifiée, la femme peut éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants :

  • La méthode des températures
  • L’abstinence périodique
  • L’observation de la glaire cervicale
  • Le système avec appareillage
  • Le retrait
  • La méthode MAMA

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Diabète et obésité : les effets néfastes des édulcorants

Diabète et obésité : les effets néfastes des édulcorants

Le 20 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs des National Institutes of Health des États-Unis, les édulcorants, présents dans les produits garantis « sans sucre ajouté », auraient un impact négatif pour la santé.

Les édulcorants créent des intolérances au glucose

De nombreuses études ont déjà prouvé que les produits sans sucre ajouté et les sodas light ou zéro calorie ne sont pas aussi efficaces qu’il n’y paraît pour lutter contre l’obésité. Mais une étude réalisée par des chercheurs des National Institutes of Health américains révèlent qu’ils seraient même dangereux pour la santé, notamment pour les enfants. Après avoir bu un soda light, les concentrations de sucralose dans le sang sont deux fois plus élevées chez les enfants que chez les adultes.

Or, l’aspartame, le sucralose et la saccharine peuvent créer des intolérances aux glucoses. L’organisme doit donc faire plus d’efforts pour contrôler les taux de sucre dans le sang. Mais ce n’est pas tout, ces édulcorants pourraient modifier la flore intestinale. Ce qui est terrible avec ces additifs, c’est qu’ils donnent l’impression de ne pas consommer de sucre, ce qui nous pousse à en prendre davantage et donc de multiplier les risques.

Les édulcorants viennent perturber le microbiote intestinal 

« Les édulcorants de synthèse stimulent l’appétit et perturbent le microbiote intestinal », explique Michel Desmurget, neurobiologiste et directeur de recherche Inserm, auteur de L’Antirégime, maigrir pour de bon (Belin), dans les colonnes du Figaro. « Je crois que les données récentes sur les édulcorants de synthèse sont relativement claires ». Ces édulcorants nous rendraient accros au sucre, alors même que nous n’en mangeons pas.

Les édulcorants auraient par ailleurs tendance à nous faire grossir. De nombreuses études ont en effet montré que lorsqu’on mange un produit sans sucre ajouté, le cerveau enregistre le goût sucré et constate l’absence d’apport calorique qui devrait y être associé. En conséquence, il viendrait rééquilibrer la balance en augmentant l’apport calorique. En bref, les édulcorants sont mauvais pour la santé et en plus ils ne font pas maigrir

Marine Rondot

À lire aussi : Sucre et édulcorants : ce qu’il faut savoir

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Qu’est-ce que l’épilepsie : causes, symptômes… (OMS)

En février 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un « aide-mémoire » sur l’épilepsie, l’une des affections neurologiques les plus fréquentes.

Environ 50 millions de personnes en sont atteintes dans le monde. Dans la population générale, la maladie touche entre 4 et 10 personnes sur 1000.

Il s’agit d’une affection chronique du cerveau qui se caractérise par des crises récurrentes qui résultent de décharges électriques excessives.

Les symptômes des crises sont variables et dépendent de la localisation de la perturbation dans le cerveau et de sa propagation : désorientation ou perte de conscience, troubles du mouvement (tremblements…) ou des sensations (visuelles, auditives, gustatives), ainsi que de l’humeur ou des fonctions cognitives.

Les crises peuvent varier en intensité, allant de brèves pertes d’attention ou de petites secousses musculaires à des convulsions sévères et prolongées. Elles s’accompagnent parfois d’une perte de conscience et du contrôle de la vessie et de l’évacuation intestinale.

Leur fréquence est variable, de moins d’une fois par an à plusieurs fois par jour.

Une crise unique ne signe pas l’épilepsie (jusqu’à 10 % de la population mondiale en a une au cours de la vie). La maladie se définit par la survenue d’au moins deux crises spontanées.

Une proportion importante des causes de décès liés à l’épilepsie dans les pays à revenu faible ou intermédiaire sont potentiellement évitables (chutes, noyades, brûlures et crises prolongées).

Le type le plus courant, concernant six personnes atteintes sur dix, est appelé épilepsie idiopathique ; il n’y a alors pas de cause connue.

Lorsqu’on peut en déterminer la cause, on parle d’épilepsie secondaire ou symptomatique. Les causes peuvent être :

  • une lésion cérébrale due à des traumatismes prénatals ou périnatals ;
  • des anomalies congénitales ou des troubles génétiques s’associant à des malformations cérébrales ;
  • un traumatisme grave à la tête ;
  • un accident vasculaire cérébral ;
  • une infection touchant le cerveau, comme une méningite, une encéphalite ou une neurocysticercose ;
  • certains syndromes génétiques ;
  • une tumeur cérébrale.

L’épilepsie peut être traitée par la prise quotidienne de médicaments, est-il indiqué.

Pour d’autres informations sur l’épilepsie, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : OMS.
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Le délit d'entrave à l'IVG sur Internet, adopté par l’Assemblée nationale

Le délit d'entrave à l'IVG sur Internet, adopté par l’Assemblée nationale

Le 17 février 2017.

L’Assemblée nationale a voté définitivement, jeudi 16 février, le texte qui met en place le délit d’entrave numérique à l’IVG. Il s’agit de sanctionner le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher une IVG sur Internet.

Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende

Le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher une IVG est un délit depuis 1993. Il avait été créé pour empêcher les militants anti-avortement de bloquer l’accès aux établissements de santé ou en exerçant des menaces sur le personnel ou les femmes qui voulaient avorter. Le gouvernement a cru bon d’étendre ce délit d’entrave à Internet, car c’est aujourd’hui sur la toile que tout se passe. De nombreux sites « pro vie » conseillent en effet aux femmes de garder leur bébé. Ce ne sera plus possible.

La loi, votée définitivement le 16 janvier, punit d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende toute personne qui tenterait de dissuader ou de donner de fausses informations à une femme enceinte qui se renseignerait sur Internet. « Les victimes ont désormais la possibilité de se retourner contre ces plateformes qui avancent masquées, si elles s’estiment trompées », complète Catherine Coutelle, rapporteure de la proposition de loi, sur LCI.

Une atteinte à la liberté d’expression ?

Mais le texte n’a pas fait consensus au Parlement. Le groupe Les Républicains a notamment estimé qu’il portait « atteinte à la liberté d’expression » et a annoncé le dépôt d’un recours auprès du Conseil constitutionnel. « Les militants anti-IVG resteront libres d’exprimer leur hostilité à l’avortement », a tenté de tempérer la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol. « À condition de dire sincèrement qui ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent. »

Le gouvernement reprochait en effet à certains sites Internet de passer pour des sites officiels alors qu’ils donnaient des informations clairement anti-IVG. Mais selon le Républicain Christian Kert, cette loi qui menace « la liberté de pensée » et « met en place une véritable censure gouvernementale ». Ce sera au Conseil constitutionnel de trancher. Le dossier ne semble pas fermé. 

Marine Rondot.

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