Tous les articles par Santé-Avis

Des petits conseils pratiques en cas de mal de dos

Des petits conseils pratiques en cas de mal de dos

Le 17 février 2017.

10 % de la population mondiale peut souffrir de mal de dos. Si cela devait vous arriver, voici quelques petits exercices faciles à faire chez soi pour être soulagé rapidement.

Des massages aux huiles essentielles

Les personnes qui passent leur journée devant leur ordinateur ou debout peuvent souffrir de douleurs dans le dos. Ces douleurs touchent de plus en plus de monde et sont l’une des principales causes de consultation chez un médecin. Si vous deviez en souffrir, nous vous conseillons d’appliquer sur la zone qui vous fait mal une bouillotte ou un patch chauffant autocollant. La chaleur vous apaisera très rapidement.

Si vous souffrez de sciatique, essayez un massage aux huiles essentielles de menthe poivrée et de girofle. Leur action anti-inflammatoire vous soulagera. L’association de ces deux essences naturelles a un pouvoir très calmant sur le système nerveux. Si les douleurs sont plus musculaires que nerveuses, tentez un massage avec des huiles essentielles de gaulthérie, de romarin ou de genévrier. Ces huiles sont appréciées pour leurs vertus décontractantes.

Acuponcture et exercices matinaux

Si vous souffrez de lombalgies chroniques, vous pouvez aussi vous tourner vers l’acupuncture. Cette médecine chinoise, qui permet la libération d’endorphines qui calment la douleur et qui décontractent, a prouvé son efficacité chez de nombreux patients. Vous pouvez aussi pratiquer des petits exercices qui ne vous prendront que quelques minutes chaque jour et qui seront terriblement efficaces.

Si vos lombaires vous font mal dès le matin, ramenez votre « genou gauche jusqu’à la poitrine, comme pour faire une bombe », a expliqué Wiam A.Hamid, une ostéopathe, sur LCI. « Il faut tenir cette position jusqu’à sentir l’étirement dans le bas du dos. Après la jambe gauche, répéter l’exercice avec la jambe droite, puis les deux en même temps, pour créer un étirement global ». Ce réflexe matinal vous libèrera pour la journée. 

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : Douleurs au dos et dans le corps… Physiothérapeute ou ostéopathe ?

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Syndrome de fatigue chronique : un trouble métabolique de la production d’énergie dans les cellules

Une étude norvégienne, publiée dans le Journal of Clinical Investigation en décembre 2016, s’ajoute à plusieurs autres qui suggèrent que le syndrome de fatigue chronique (SFC) serait, dans plusieurs cas, dû à la perte de capacité de brûler le glucose de façon normale afin de générer l’énergie des cellules, rapporte Andy Coghlan dans le New Scientist.

Les cellules utiliseraient davantage des carburants à faible rendement, tels que les acides aminés et les graisses.

Ce qui entraînerait la production de lactate, lequel peut causer de la douleur quand il s’accumule dans les muscles.

Øystein Fluge de l’Université Haukeland (Bergen) et ses collègues ont étudié les acides aminés chez 200 personnes atteintes du syndrome et 102 personnes sans le syndrome. Les niveaux sanguins de certains acides aminés chez les femmes atteintes étaient anormalement faibles – particulièrement les types pouvant être utilisés comme une source de carburant de remplacement.

Ce qui n’était pas observé chez les hommes atteints de SFC, mais cela pourrait s’expliquer par le fait que les hommes ont davantage tendance à extraire les acides aminés de leurs muscles au lieu du sang. Des niveaux plus élevés d’un acide aminé qui est le signe d’un tel processus étaient constatés.

« Il semble que les hommes et les femmes atteints du SFC peuvent avoir la même perturbation du métabolisme des glucides, mais qu’ils compensent différemment », explique Fluge.

Les hommes et les femmes avaient des niveaux élevés de plusieurs enzymes connues pour supprimer la pyruvate déshydrogénase (PDH), une enzyme vitale pour le déplacement des glucides et des sucres dans les mitochondries des cellules, une étape clé pour exploiter le sucre comme source d’énergie.

« Nous ne pensons pas que seule la PDH soit en cause », explique Chris Armstrong de l’Université de Melbourne (Australie), dont les travaux ont également montré des anomalies dans les niveaux d’acides aminés chez les personnes atteintes du syndrome. « Globalement, nous pensons que c’est un problème avec le métabolisme du sucre en général. »

Le résultat n’est pas différent de la famine, dit-il. « Lorsque les gens sont confrontés à la famine, le corps utilise des acides aminés et des acides gras pour alimenter en énergie la plupart des cellules du corps, afin de maintenir les niveaux de glucose vital pour le cerveau et les muscles aussi élevés que possible. »

« Nous pensons qu’aucune enzyme du métabolisme ne sera la réponse au SFC, de même qu’aucune enzyme seule n’est la ‘cause’ de quelque chose comme l’hibernation », dit Robert Naviaux de l’Université de Californie à San Diego, dont les travaux ont permis d’observer un épuisement des acides gras chez les personnes atteintes du syndrome suggérant qu’ils sont détournés comme combustible.

Alors qu’est-ce qui pourrait actionner le commutateur vers une autre méthode de métabolisme ? L’équipe de Fluge pense que le système immunitaire, probablement déclenché par une infection légère, pourrait empêcher l’enzyme PDH de fonctionner.

Son équipe a déjà montré que la suppression d’un type de globules blancs, les lymphocytes B, chez les personnes atteintes du syndrome semble soulager la maladie. Ces globules blancs produisent des anticorps, et Fluge soupçonne que certains anticorps produits pour combattre les infections peuvent aussi reconnaître un antigène sur la PDH et la désactiver.

L’équipe mène actuellement un essai en Norvège avec le médicament anticancéreux rituximab qui supprime les cellules produisant des anticorps. Les résultats sont attendus l’année prochaine.

Le syndrome de fatigue chronique serait un état d’hypométabolisme comparable à l’hibernation

Pour plus d’informations sur le syndrome de fatigue chronique (SFC), voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : New Scientist, JIC Insight.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Autisme : détecter la maladie dans le cerveau des bébés

Autisme : détecter la maladie dans le cerveau des bébés

Le 17 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du centre de recherche sur l’autisme de l’hôpital pour enfants de Philadelphia, aux États-Unis, des changements dans le cerveau des enfants de moins d’un an peuvent permettre de prédire un autisme.

L’autisme détectable avant les deux ans de l’enfant

L’autisme est souvent détecté autour des deux ans chez un enfant. Pourtant, il serait possible de diagnostiquer la maladie encore plus tôt. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Nature. Selon ces travaux, les troubles liés à l’autisme pourraient être détectés bien avant le début des symptômes, en associant l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale des bébés avec des algorithmes mathématiques.  

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi une centaine de bébés qui couraient le risque d’être atteints d’autisme, car leur frère ou leur sœur aîné étaient eux-mêmes autistes. Dans le cas d’un aîné autiste, le risque de développer la maladie peut en effet être multiplié par cinq. Leurs cerveaux ont été examinés grâce à l’IRM entre leur 6e mois et leur 2e année. Une quarantaine de bébés à faible risque d’autisme ont également été examinés.

Une croissance rapide du cerveau

Les chercheurs ont ainsi pu constater que chez les enfants qui ont été, plus tard, diagnostiqués autistes, la surface du cortex, c’est-à-dire la couche superficielle du cerveau, avait connu une croissance plus rapide que chez les autres enfants. Ils ont aussi observé que le volume du cerveau de ces enfants qui allaient devenir autistes augmentait très rapidement entre un et deux ans.

En mesurant la surface et le volume du cerveau, ainsi que l’épaisseur du cortex, les chercheurs sont parvenus à calculer le risque d’autisme pour chaque enfant grâce à des modélisations mathématiques. Une approche statistique qui s’est révélée exacte dans 90 % des cas. « Ces travaux apportent la première preuve d’un diagnostic possible avant un an chez les enfants à haut risque », s’est félicité Robert Schultz qui a dirigé ces travaux.

Marine Rondot

À lire aussi : Autisme : les bienfaits du zinc à l’étude

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Nous serions très nombreux à souffrir d’hallucinations

Nous serions très nombreux à souffrir d’hallucinations

Le 16 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du Royal College of Surgeons, en Irlande, de très nombreuses personnes souffriraient d’hallucinations.

Les hallucinations ne sont pas réservées aux schizophrènes

Les patients souffrant de troubles affectifs bipolaires, de schizophrénie ou d’autres psychoses sont souvent victimes d’hallucinations. Mais ils ne seraient pas les seuls. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry. Selon ces travaux, nous serions très nombreux à avoir des hallucinations sans même nous en rendre compte.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi près de 7 400 personnes au Royaume-Uni, pendant un an. Ils ont ainsi pu constater que 4,3 % des participants avaient eu des hallucinations visuelles ou auditives, pendant cette expérience. Certains souffraient de troubles mentaux, mais à l’évidence, pas tous. Les hallucinations pouvaient arriver dans les cas de dépression ou de fortes anxiétés.

La dépression et l’anxiété peuvent conduire à des hallucinantions

« Nous considérons, en psychiatrie, que les hallucinations sont une des caractéristiques de la psychose », a commenté le Pr. Léa Surugue, dans l’International Business Times « Mais après avoir examiné toute une gamme de maladies mentales, nous avons constaté que les hallucinations pouvaient être des symptômes qui se produisent dans un large éventail de troubles mentaux, à l’instar de la dépression ou l’anxiété. »

Forts de ce constat, les chercheurs ont estimé qu’il ne fallait pas trop rapidement ranger les personnes qui avaient souffert d’hallucinations dans la case des patients atteints de troubles mentaux graves. Ces expériences sont extrêmement perturbantes et ne doivent pas être stigmatisantes pour les patients. On peut être en bonne santé et entendre des voix. Ces travaux devraient être utiles pour le personnel soignant, qui saura mieux accompagner les personnes qui auraient à en souffrir

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Montréal détrône Paris comme meilleure ville universitaire du monde (voyez le top 10)

Montréal détrône Paris comme meilleure ville étudiante du monde, selon la cinquième édition du classement l’Institut britannique Quacquarelli Symonds (QS).

Paris, qui détenait la première place dans les quatre classements précédents, occupe la deuxième place, suivie de Londres. Les autres villes françaises figurant dans le top 100 sont Lyon (34e place), suivie de Toulouse (68e), Montpellier (90e) et Lille (97e).

Pour ce qui est des villes canadiennes, Vancouver figure dans le top 10. Toronto occupe la 11e place et Québec, la 72e.

Le classement QS est établi selon plusieurs indicateurs comme le niveau académique, la population étudiante, les équipements adéquats, l’attractivité de la ville pour les jeunes, le marché de l’emploi et le coût de la vie et des études. Il tenait compte cette année d’un nouvel indicateur, celui de la perception des étudiants.

Paris aurait perdu son titre en raison de reculs dans les domaines liés au coût de la vie et de l’attraction de la ville. Les villes américaines souffrent de leur côté du coût de la vie et des frais de scolarités élevés. Ainsi, 10 des 12 villes américaines ont reculé dans le classement. Boston occupe la première place américaine, au 8e rang.

Classement 2017 – (2016)

1 – Montréal (7)
2 – Paris (1)
3 – Londres (5)
4 – Séoul (10)
5 – Melbourne (2)
6 – Berlin
7 – Tokyo (3)
8 – Boston (13)
9 – Munich (11)
10 – Vancouver (13)

Top 100 des meilleures universités au monde (2016)

Photo : Université de Montréal

Psychomédia avec sources : QS, Radio-Canada, Le Monde, Le Figaro.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

CRISPR-Cas 9 : une technologie révolutionnaire peut détruire le monde

CRISPR-Cas 9 : une technologie révolutionnaire peut détruire le monde

Le 15 février 2017.

Deux biologistes, la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna, ont mis au point une technologie, surnommée « ciseaux à découper l’ADN », qui pourrait bien révolutionner le monde de la science.

En finir avec certaines maladies génétiques graves

CRISPR-Cas 9. Ces simples lettres résument à elles seules une technologie d’une extrême complexité mais dont les perspectives sont enivrantes. Une technologie capable de découper la molécule d’ADN de n’importe quel organisme vivant. Mais ce n’est pas tout, elle peut également retirer, ajouter et modifier des gènes. Cette découverte révolutionnaire est tout aussi passionnante qu’inquiétante.

« C’est une révolution qui va secouer la planète à une profondeur dont on n’a même pas idée », a estimé André Choulika, le créateur de Cellectis, une entreprise d’ingénierie du génome, sur France Inter. « Un tournant énorme est en train de se passer grâce à ces technologies ». Certaines maladies génétiques graves comme la myopathie, la mucoviscidose, le diabète ainsi que certains cancers pourraient ainsi être évitées.

Interdire les utilisations de CRISPR sur les embryons humains

Mais déjà cet outil fait peur. C’est un peu comme si on venait de découvrir l’arme atomique et qu’on avait peur qu’elle tombe dans de mauvaises mains. « Il y a de nombreuses questions éthiques que nous devons considérer avec attention », a avancé Jennifer Doudna. « Avec mes collègues, nous appelons à une pause globale de toutes les utilisations de la technologie CRISPR sur les embryons humains, le temps que nous puissions en mesurer toutes les implications. »

La technologie CRISPR-Cas 9 pourrait aussi devenir une arme très dangereuse si elle était utilisée à des fin d’eugénisme ou de terrorisme bactériologique. En 2016, James Clapper, qui était alors directeur de l’ensemble des services du renseignement américain, avait classé CRISPR-Cas9 dans la catégorie des « armes de destruction massive » potentielles. Une classification qui en dit long sur les dangers potentiels de cet outil.  

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Pourquoi une alimentation sans gluten peut exposer à plus d’arsenic et de mercure

Une alimentation sans gluten pourrait augmenter le risque d’exposition à l’arsenic et au mercure, des métaux toxiques qui peuvent entraîner des maladies cardiovasculaires, le cancer et des effets neurologiques, selon une étude publiée dans la revue Epidemiology.

Un régime sans gluten est recommandé pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque, mais il est aussi adopté par des personnes qui n’en sont pas atteintes pour réduire l’inflammation, une allégation non prouvée scientifiquement, selon les chercheurs.

En 2015, un quart des Américains déclaraient consommer des aliments sans gluten, rapportent-ils, ce qui représente une augmentation de 67 % comparativement à 2013.

Les aliments sans gluten contiennent souvent de la farine de riz comme substitut du blé. Le riz est connu pour bioaccumuler certains métaux toxiques, dont l’arsenic et le mercure provenant des engrais, du sol ou de l’eau, mais on sait peu de choses sur les effets sur la santé des régimes riches en riz, indiquent les chercheurs.

Maria Argos de l’Université d’Illinois à Chicago et ses collègues ont analysé les données d’une enquête nationale sur la santé et la nutrition afin d’examiner le lien entre un régime sans gluten et les biomarqueurs de métaux toxiques dans le sang et l’urine.

Ils ont identifié 73 participants déclarant avoir une alimentation sans gluten parmi les 7 471 qui ont participé à l’étude.

Ils avaient des concentrations d’arsenic presque deux fois plus élevées dans leur urine et des concentrations de mercure 70 % plus élevées dans leur sang.

Des études futures devront déterminer s’il y a des conséquences liées à ces niveaux d’exposition plus élevés et si cette alimentation pose un risque significatif pour la santé, dit la chercheuse.

« En Europe, il existe des réglementations en matière d’exposition à l’arsenic alimentaire, et peut-être est-ce quelque chose que nous devrions examiner ici aux États-Unis », ajoute-t-elle. « Nous réglementons les niveaux d’arsenic dans l’eau, mais si la consommation de farine de riz augmente le risque d’exposition à l’arsenic, il serait logique de les réglementer dans les aliments aussi. »

Différences entre maladie cœliaque, sensibilité au gluten non cœliaque et allergie au blé

Pour plus d’informations sur l’arsenic dans le riz ainsi que sur l’alimentation sans gluten, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of Illinois at Chigaco, Epidemiology.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Les maladies à prions bientôt détectables grâce à une prise de sang ?

Les maladies à prions bientôt détectables grâce à une prise de sang ?

Le 14 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs français et américains, il sera bientôt possible de détecter une maladie à prions, comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob, à un stade précoce, uniquement avec une prise de sang.

Déceler des maladies rares par des tests sanguins

Les maladies à prions sont des « maladies rares, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central et la formation d’agrégats d’une protéine spécifique », détaille l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ces maladies pouvaient jusqu’à présent être décelées grâce à une biopsie des amygdales. Mais ce geste invasif pourrait être bientôt remplacé par une simple prise de sang.

C’est en tout cas sur ce dossier que travaillent Stéphane Haïk, directeur de recherche à l’Inserm et coordonnateur du Centre national de référence des agents transmissibles non conventionnels à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et Claudio Soto, professeur de neurologie à l’école médicale de l’UTHealth et directeur du George et Cynthia W. Mitchell Center de l’UTHealth pour la maladie d’Alzheimer.

Détecter la maladie avant l’apparition des premiers symptômes

Selon leurs travaux, la maladie de Creutzfeldt-Jakob aurait été détectée dans le sang de deux patients 16 mois et 31 mois avant l’apparition des premiers symptômes. Cette découverte « donne l’espoir d’arriver un jour faire la même chose pour d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, elles aussi dues à l’accumulation d’une protéine toxique », s’est réjoui le Pr. Stéphane Haïk.

Selon l’Inserm, « d’autres protéines de l’organisme impliquées dans certaines maladies » peuvent en effet « adopter le même comportement » que la protéine prion : « la peptide béta-amyloïde impliqué dans la maladie d’Alzheimer, l’alpha-synucléine dans la maladie de Parkinson, ou la protéine p53 dans le cancer ». Plus ces maladies sont détectées tôt, plus les dommages irréversibles causés par la maladie dans le cerveau sont évités. De nouveaux travaux seront donc nécessaires pour savoir si une simple prise de sang pourrait un jour permettre de déceler la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer. 

Marine Rondot

À lire aussi : Un test sanguin capable de détecter la maladie d’Alzheimer ?

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Crèmes et gels au menthol contre la douleur : risque de brûlures graves (Santé Canada)

Santé Canada informe d’un « risque de brûlures cutanées graves » associé à des analgésiques topiques (crème, gel, liquide et timbre) contenant du menthol disponible en vente libre.

« Ces analgésiques sont appliqués sur la peau afin de créer une légère irritation ou une légère inflammation qui a pour but de soulager les douleurs musculaires et articulaires. Ils contiennent un ou plusieurs ingrédients actifs (…) »

« Bien qu’une légère éruption cutanée ou une légère sensation de brûlure soient des effets secondaires connus, l’utilisation de ces produits n’est généralement pas censée causer de réactions plus graves comme des brûlures cutanées, de la douleur, des cloques ou d’autres graves lésions cutanées.

Santé Canada a reçu 21 signalements d’effets secondaires graves mettant en cause des analgésiques topiques en vente libre contenant du menthol à des concentrations diverses (de 0,75 % à 11 % de menthol), comme seul ingrédient ou combiné à d’autres (généralement du salicylate de méthyle). Dans de nombreux cas, les produits ont été utilisés selon les indications, et les brûlures, enflures graves et cloques sont apparues dans les 24 à 48 heures suivant la première application.

Les données disponibles n’ont pas permis de déterminer si le risque de brûlures cutanées graves est lié à une marque, une formulation ou une concentration de menthol en particulier, ou à un ingrédient autre que le menthol. »

Santé Canada a aussi examiné le salicylate de méthyle et la capsaïcine. De graves brûlures cutanées ont aussi été signalées en lien avec des analgésiques topiques en vente libre contenant ces deux ingrédients, mais l’examen n’a pas permis de trouver suffisamment de données pour confirmer qu’ils présentent, comme seuls ingrédients, le même risque.

« Tous les analgésiques topiques contenant du menthol, du salicylate de méthyle ou de la capsaïcine procurent une sensation de chaleur ou de froid à l’endroit où ils sont appliqués », rappelle Santé Canada. Mais « ils ne devraient jamais causer de la douleur intense ni des lésions cutanées ».

« N’appliquez pas le produit sur une peau abîmée, endommagée ou irritée, et ne mettez pas de bandage serré ou de chaleur (par exemple, au moyen d’un coussin chauffant, d’une lampe ou d’une bouillotte) sur l’endroit traité », conseille l’agence.

« Cessez d’utiliser le produit et consultez un médecin sans tarder si vous présentez des réactions cutanées graves, comme de la douleur, de l’enflure ou des cloques. »

Psychomédia avec source : Santé Canada.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

La cigarette électronique beaucoup moins nocive que le tabac

La cigarette électronique beaucoup moins nocive que le tabac

Le 13 février 2017.

Selon une étude menée par des chercheurs du département d’épidémiologie et de santé publique de l’University College London, au Royaume-Uni, la cigarette électronique serait beaucoup moins nocive pour la santé que le tabac, à long terme.

Utiliser la cigarette électronique pour arrêter de fumer

Cela faisait des années que nous attendions une étude qui analyse les effets à long terme de la cigarette électronique sur la santé. Des chercheurs britanniques se sont intéressés à la question et ont constaté que la e-cigarette était aussi peu risquée que les gommes ou les patchs à la nicotine. Utiliser la cigarette électronique pour arrêter de fumer serait donc une bonne idée.

Selon ces travaux, publiés dans la revue Annals of Internal Medicine, la cigarette électronique est plus saine pour la santé parce qu’elle ne contient pas ou peu de de substances nocives liées à la combustion du tabac, comme le goudron ou le monoxyde de carbone. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé des échantillons d’urine, de salive et d’haleine de plus de 180 personnes. Parmi ces participants, il y avait des fumeurs et des anciens fumeurs.

Moins de substances cancérogènes dans les urines

Les anciens fumeurs avaient arrêté le tabac depuis au moins 6 mois et l’avait remplacé par la cigarette électronique ou des substituts nicotiniques tels que des gommes à mâcher ou des patchs. Cette observation leur a permis de constater que les taux de substances toxiques étaient nettement inférieurs chez les anciens fumeurs que chez les fumeurs. Le taux de substances cancérogènes impliquées dans le cancer du poumon était notamment réduit de 97 % chez les vapoteurs.

« Le passage à la e-cigarette, avec abandon total du tabac, pourrait induire un bénéfice important pour la santé des fumeurs, puisque celle-ci réduit l’exposition aux agents toxiques et cancérigènes du tabac », notent les auteurs de l’étude. « Par contre, l’usage de ce dispositif n’évite pas l’exposition à la nicotine, et donc à un risque possible pour la santé. » L’idéal serait donc de se priver totalement de produits nicotiniques

Marine Rondot

À lire aussi : Les dangers de la cigarette électronique

Les Nouvelles de PasseportSanté.net