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Comment parler aux enfants des attentats ?

L’enfant est sensible à son environnement immédiat : si ses parents sont très affectés et angoissés, ou répètent un « n’aie pas peur » qui sonne faux, il ne peut pas être rassuré.

C’est l’angoisse des proches à laquelle les enfants sont sensibles : aussi éprouvés soient-ils, les parents sont censés rassurer leur progéniture, en absorbant leurs angoisses et en abordant le sujet avec des mots adaptés à l’âge des enfants, sans tomber dans la théâtralisation et en évitant les discours pessimistes, du type « c’est la fin d’un monde… » Le silence est tout aussi angoissant.

Bien sûr, il est normal d’avoir des émotions et de les laisser transparaître, mais en parler avant entre adultes évacue les émotions les plus fortes et les plus déstabilisantes pour l’enfant. Cela permet ensuite de maintenir à la maison une atmosphère la plus sereine possible et une certaine routine pour que l’enfant retrouve son équilibre.

Quels mots choisir ?

Aborder les attentats de façon factuelle, sans entrer dans les détails est conseillé par de nombreux psychologues et psychiatres : « il y a eu des attentats, qui ont fait des morts à Paris » ou « des guerriers ont attaqué le pays ». Le choix des mots est important : « tuerie » ou « bain de sang » véhiculent des émotions trop violentes tandis que « horrible » ou « terrible » sont plus neutres.

Parler de guerre est une possibilité car les enfants comprennent tous le sens de cet événement que tous les pays connaissent un jour ou l’autre. A condition de leur expliquer qu’il ne s’agit pas d’une guerre avec des combats partout, mais d’une nouvelle forme, le (…) Lire la suite sur Francetv info

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Collecte du sang : tous les centres d’Ile-de-France débordés
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Un biais psychologique à surmonter pour choisir le cadeau le plus apprécié

Pour un cadeau de Noël à des amis ou à des membres de votre famille, si vous aviez le choix entre offrir un certificat cadeau pour un très bon restaurant situé à une heure de leur résidence ou pour un restaurant ayant une cote moyenne, mais situé à 5 minutes, quel serait votre choix ?

Si vous êtes comme la plupart des gens, vous auriez tendance à choisir d’offrir le meilleur restaurant même s’il est plus éloigné, montre une étude publiée dans le Journal of Consumer Research (JOCR). Mais si vous aviez à recevoir un tel cadeau, vous préféreriez nettement le restaurant le plus près même s’il est moins remarquable.

Le chercheur en psychologie de la consommation Ernest Baskin de l’Université Yale et ses collègues (1) ont interrogé des volontaires dans différents contextes et mené une série d’expériences pour évaluer les compromis entre désirabilité et aspect pratique que préfèrent les donneurs et les receveurs.

Ils montrent, avec divers exemples (jeux vidéo, logiciel d’édition de photos, machine à café…), une tendance à choisir les cadeaux qui peuvent sembler les plus désirables en sous-estimant le poids que les receveurs donnent à l’aspect pratique.

Les donneurs pensent à un cadeau de façon plus abstraite que les receveurs, ont montré les chercheurs. Ce qui les amène à tenir davantage compte attributs de désirabilité qu’à la faisabilité d’utiliser le cadeau.

Cette différence dans le niveau d’abstraction peut avoir diverses implications, notent les chercheurs. Par exemple, un donneur peut offrir un cadeau très désirable tel qu’une boîte de chocolats en supposant que la personne qui la reçoit prendra un chocolat de temps en temps sans compromettre son objectif de perte de poids, sous-estimant le risque qu’elle consomme toute la boîte en une seule occasion et n’en soit pas heureuse.

Dans certaines situations, comme dans le cas de vacances futures, les donneurs et les receveurs peuvent avoir le même niveau d’abstraction.

(1) Cheryl J. Wakslak (University of Southern California), Yaacov Trope (New York University), et Nathan Novemsky (Yale University).

Psychomédia avec sources : JOCR, JOCR.
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Une grève des médecins contre le tiers payant

Les médecins en grève contre le tiers payant généralisé

Les médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, vont tenir le piquet de grève, demain, vendredi 13 novembre. Objectif : s’opposer au projet de loi santé, et plus précisément à la généralisation du tiers payant.

Pas de médecins ce vendredi 13

Les généralistes et spécialistes prévoient de descendre dans la rue pour faire part de leur mécontentement lié à l’instauration de la généralisation du tiers payant. Objectif du dispositif : supprimer l’avance de frais lors d’une consultation médicale.

Or, les médecins ne voient pas d’un très bon œil ce dispositif contre lequel ils ont prévu une journée santé morte le vendredi 13 novembre 2015, lancée par l’intersyndicale réunissant cinq syndicats de médecins (CSMF, MG France, FMF, SML et Le Bloc).

Le mouvement devrait être très suivi, 104 000 médecins sont appelés à resserrer les rangs de la manifestation. De plus, les dentistes et infirmiers libéraux devraient rejoindre le mouvement.

Pourquoi les médecins s’opposent à la généralisation du tiers payant ?

Les opposants à ce dispositif le sont au nom de « la défense de la médecine libérale ». Leurs craintes : retards de paiement, soucis administratifs, coût du dispositif, sont autant de points sur lesquels les médecins refusent de s’aligner. Ces derniers préférant réserver ce dispositif aux personnes à faible revenus. 

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Stress au travail : il aurait pour effet de diminuer l’espérance de vie…

Le stress n’épargne malheureusement personne et plusieurs études ont déjà démontré qu’il pouvait avoir de lourdes conséquences sur notre santé. Aujourd’hui des chercheurs américains des universités de Harvard et Stanford nous indique qu’il aurait également la faculté de diminuer notre espérance de vie…

© Fotolia/Andrey Popov

© Fotolia/Andrey Popov

En effet, une situation de stress permanente sur notre lieu de travail pourrait selon ces chercheurs réduire l’espérance de vie de 33 ans !

Un chiffre pour le moins impressionnant et qui fait froid dans le dos. Il dépend bien sûr de la profession, mais également du niveau d’éducation, du sexe, de la source de stress ou encore du comportement des collègues de travail.

Cette étude est la première à examiner l’influence des conditions de travail sur l’espérance de vie.

Les données montrent que les personnes les moins instruites sont beaucoup plus susceptibles d’être confrontés à des conditions de travail difficiles et génératrices de stress. A contrario, les personnes ayant un niveau d’instruction plus élevé sont selon les chercheurs de cette étude moins touchées par le stress au travail.


News Santé

Risques cardiovasculaire : des objets connectés pour la prévention

Afin de prévenir plus facilement les risques cardiovasculaires, la MGEN lance un programme e-santé de prévention, nommé Vivoptim. Ce programme est pour le moment en test dans 2 régions françaises, Bourgogne et Midi-Pyrénées et sera généralisé à toutes la France d’ici 2019.

Prévenir les risques cardiovasculaires

Le 9 novembre dernier, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) a présenté ce programme d’e-santé de prévention des risques cardiovasculaires, Vivoptim. Basé sur les nouvelles technologies (objets connectés, e-learning et e-coaching), ce programme propose entre autres un service d’information et de sensibilisation, un service d’évaluation du risque, un suivi des données de santé.

C eprogramme s’adresse à tous les adhérents de la MGEN (de 30 à 70 ans) qui le souhaitent

Tout miser sur la prévention

20 millions de Français seraient concernés par les risques cardiovasculaires, soit les ¾ des hommes et les 2/3 des femmes. Sédentarité, surpoids, tabagisme sont autant de facteurs de risques cardiovasculaires.

Pour le président de la MGEN, les messages ne suffisent pas, il convient de miser sur les pratiques préventives. Pratiques qui « doivent gagner en efficience et en pertinence »

La synergologie, qui interprète le langage du corps, est-elle une discipline scientifique ?

La synergologie est, selon le site officiel de la discipline, une « discipline scientifique de lecture du langage corporel » fondée par le français Philippe Truchet en 1996. Elle attiserait de plus en plus l’intérêt au Québec, « notamment chez des avocats, des juges et des policiers », selon des sources rapportées par les auteurs d’une analyse parue dans la Revue de psychoéducation.

Mais, elle ne respecte pas les principes fondamentaux de la démarche scientifique, expliquent Vincent Denault, Pierrich Plusquellec et Serge Larivée de l’Université de Montréal ainsi que Dany Plouffe de l’Université McGill. Il s’agit d’une pseudoscience.

Par exemple, des partisans affirment avoir « validé » – en marge de la science – plusieurs centaines de gestes, qui constituent un « Lexique corporel », auxquels une signification peut être donnée. Toutefois, à la connaissance des auteurs, la fidélité et la validité de ce lexique n’ont pas été démontrées, ce qui est pourtant « un passage obligé pour quiconque prétend avoir une approche scientifique. »

Les auteurs mettent en évidence « diverses stratégies utilisées par des tenants de la synergologie pour convaincre et faire taire les critiques : l’appel à l’autorité, le raisonnement circulaire, le défaut de lien avec d’autres disciplines scientifiques, l’utilisation d’anecdotes et de témoignages informels, et l’absence d’évaluation par les pairs. La liste n’aurait pas été complète sans y ajouter le détournement du vocabulaire scientifique. »

Plusieurs exemples illustrent les allégations et les pratiques de la synergologie.

De quoi s’inquiéter « notamment parce que des juges, des procureurs et des policiers – et d’autres professionnels en position d’autorité – ont eu recours à des tenants de la synergologie et pourraient s’appuyer sur des concepts pour le moins incertains, sinon carrément contraires au consensus scientifique ».

Victime d’un infarctus à New York, elle bénéficie d’une greffe du coeur à Paris

C’est une aventure médicale hors du commun que vient de vivre une Française de 66 ans. Une illustration des différences pouvant exister entre la France et les Etats-Unis dans la prise en charge des urgences vitales.

On désespère souvent de la médecine française, de ses hôpitaux fatigués, de ses urgences sursaturées. Il est pourtant des dossiers qui permettent de relativiser ce désenchantement. Le cas de Noëlle (le prénom a été changé) en est un. Française, âgée de 66 ans, salariée à Paris, elle est en vacances à New York quand, début octobre, elle souffre brutalement de douleurs thoraciques. Diagnostic: infarctus du myocarde, qui se compliquera d’un choc cardiogénique puis d’une insuffisance ventriculaire gauche. Elle est prise en charge, dès le 3 octobre, dans une unité de soins intensifs du New York Presbyterian, l’un des établissements hospitaliers les plus réputés des Etats-Unis.

Son état impose la mise en place d’une circulation extracorporelle et interdit, de ce fait, tout rapatriement sanitaire. Des contacts sont aussitôt pris avec la compagnie d’assurance de Noëlle, celle-ci prenant en charge les dépenses de santé occasionnées par un accident médical survenant à l’étranger. Le plafond de 150.000 euros de garantie est vite atteint. Une deuxième assurance de la malade est sollicitée, qui déboursera la même somme. Puis une troisième, qui fera de même. C’est là une situation qui n’a rien d’étonnant, de nombreux Français étant polyassurés sans toujours le savoir.

450.000 euros, donc. Toutes les possibilités sont épuisées, le temps passe et la question se pose de la poursuite des soins en sachant qu’une nouvelle solution thérapeutique doit impérativement être trouvée. L’hypothèse américaine (la pose d’un cœur artificiel temporaire pour pallier l’insuffisance ventriculaire gauche) se révèle financièrement impossible pour la famille de la malade: elle est facturée environ 900.000 dollars (840.000 euros) au Presbyterian Hospital.

Système sophistiqué d’oxygénation par membrane extracorporelle

Côté français, des contacts ont été pris avec le Dr Hervé Raffin, urgentiste et directeur général de la société française Medic’Air International, spécialisée dans le rapatriement sanitaire. Langue est aussi prise avec des spécialistes du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, qui se font communiquer le dossier médical par leurs confrères new yorkais.

Compte tenu des impossibilités financières, un rapatriement sanitaire est alors décidé, le jeudi 29 octobre. Un Challenger 604 immatriculé en Allemagne est aussitôt affrété par Medic’Air International. Venu de Cologne, cet avion «agréé ambulance» aux normes européennes est équipé, au Bourget, d’un système sophistiqué d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) et d’un complément en bouteilles d’oxygène pour s’affranchir des systèmes d’oxygène américains, incompatibles avec les appareils médicaux français.

L’avion-ambulance repart du Bourget le 23 pour New York. A son bord, un médecin anesthésiste-réanimateur, un infirmier spécialisé en réanimation, un chirurgien vasculaire et un infirmier perfusionniste. Après signature d’une décharge quant aux responsabilités, la malade est prise en charge à l’hôpital américain et transportée dans l’avion (son mari y sera admis) où l’équivalent du dispositif hospitalier de réanimation et de ventilation est assuré. Un vol direct rejoindra l’aéroport du Bourget en sept heures, la malade étant aussitôt admise à la Pitié-Salpêtrière dans la soirée du samedi 24 octobre. Entretemps, une procédure de demande de greffe cardiaque prioritaire avait été mise en place, qui devait permettre une transplantation. Celle-ci a été pratiquée dans la nuit du 30 au 31 octobre. La malade est aujourd’hui hors de danger.

«Dans de tels cas de figure, l’éthique médicale prime»

C’est là un cas de rapatriement sanitaire assez rare. Aucun avion-ambulance n’est équipé d’ECMO. Et seules quelques sociétés dans le monde en disposent qui peuvent les équiper sur des avions avec les soignants sachant les utiliser. Connue notamment pour avoir été la seule structure civile européenne à effectuer des transferts au plus fort de l’épidémie d’Ebola (dont un Freetown-Le Bourget-Oslo), Medic’Air International avait déjà effectué avec succès deux transports en urgence sous ECMO: un Lyon-Bruxelles à bord d’un Beech King 1900C et un Maramis-Liège avec un Learjet 55.

Dans le cas du New York-Paris, le rapatriement sera, au final, facturé 200.000 euros, une somme prise en charge par le «premier» assureur de la malade (celui qui a reçu l’appel de la famille en premier, qui a ouvert et suivi le dossier). Cette prise en charge s’ajoutera à celle de 150.000 euros car la plupart des contrats français d’assistance prévoient (fort heureusement) une dissociation entre la prise en charge des frais médicaux hospitaliers et celle du rapatriement. Il faut aussi savoir que tout ou partie des frais d’hospitalisation peuvent être remboursés par la Sécurité Sociale française et le cas échant par une autre assurance santé à la société d’assistance. Ces montants sont presque toujours plafonnés suivant le contrat (donc la prime payée) mais aussi en fonction du pays de destination. A l’inverse, il est très rare que le coût du rapatriement proprement dit soit limité ou plafonné, mais la décision de rapatrier ou pas est du seul ressort des médecins de la compagnie d’assistance.

C’est clairement la notion de «perte de chance» (la possibilité pour un médecin de faire perdre une chance de survie à un patientà qui est au centre du dossier, exemplaire, de Noëlle. «Pour ma part, je n’ai pas d’exemple de « perte de chance » dans des hôpitaux européens pour des patients graves, a expliqué à Slate.fr le Dr Hervé Raffin. On peut dire que dans de tels cas de figure, l’éthique médicale prime –et ce d’autant qu’il existe, via la « carte européenne d’assurance maladie », une couverture de soins de santé dans l’Union européenne.»

Que se passerait-il en cas de situation inverse, si un diagnostic d’infarctus du myocarde était porté chez un citoyen américain séjournant en France? «Dans le cas d’une urgence semblable, le service où est hospitalisé le patient demandera une ‘’aide de soins urgents’’ (à ne pas confondre avec l’aide médicale gratuite) auprès du service des admissions de l’établissement, précise le Dr Raffin. Le service des admissions reste ensuite libre de rechercher une assurance (étrangère) pour prendre en charge tout ou partie des frais d’hospitalisation. Mais en toute hypothèse, les soins complets seront normalement assurés. Et dans le cas bien particulier d’un patient sous ECMO, le malade peut, en France, être mis en attente de greffe en « super urgence » –et ce quelle que soit sa nationalité.»

Mutuelles responsables : trop restrictives pour la majorité des Français

Selon la 3e édition du baromètre de la Fédération Nationale Indépendante des Mutuelles (FNIM) réalisé par le cabinet Epsy, les Français auraient un avis plutôt mitigé sur les contrats de mutuelle responsable.

Les Français d’accord pour payer leur mutuelle plus chère

60% des Français estiment que les contrats de complémentaires santé responsables sont « trop restrictifs » et souhaiteraient pouvoir accéder à d’autres formes de contrats afin de ne plus être plafonnés notamment pour les dépenses d’optique.

Dans un souci d’amélioration, les Français déclarent être prêts à payer plus cher une mutuelle santé dans le but d’obtenir une meilleure couverture en hospitalisation ou pour consulter des médecins spécialistes (36 %). Parallèlement, 38 % des Français se disent plus intéressés par une mutuelle moins chère mais axée exclusivement sur les grosses dépenses de santé.

Des Français satisfaits de leur mutuelle santé

Une large majorité des Français bénéficient d’une mutuelle santé (93 %) et de la même manière, une large majorité s’en dit satisfaite (90 %).

Les Français reconnaissent tout de même qu’une complémentaire santé reste indispensable (3 personnes sur 4).

D’un autre côté, parmi les personnes non couvertes par une complémentaire santé, 87 % jugent que ce n’est pas un contrat indispensable. Même une baisse de tarif à hauteur de 15 % ne les ferait pas changer d’avis.

Questions fréquentes sur la masturbation

Qu’est-ce que la masturbation ?

La masturbation consiste à se toucher les organes génitaux pour se procurer un plai­sir sexuel. Chez les garçons, elle consiste à se caresser ou à se frotter le pénis, généralement jus­qu’à l’éjaculation. Les filles se masturbent en se caressant le clitoris, souvent jusqu’à l’orgasme

Ca a commencé avec Onan qui, dit-on, dilapidait sa semence. À partir de là, l’idée que le sperme est pré­cieux n’a cessé de se propager : ce qui est absurde, du point de vue reproductif, puisqu’il suffit d’un seul spermatozoïde pour féconder un ovule, et que l’homme en produit cent millions par jour. On trouve cette notion de liquide précieux dans la philosophie taoïste et le  tantrisme où l’on considère que l’homme perd son énergie vitale en éjaculant. Il faut donc que l’homme garde son sperme et prolonge le rapport sexuel très longtemps puisque l’homme absor­bant le yin de la femme en la faisant jouir. Cela le pousse à lui donner le maximum de plaisir, tout en se retenant lui-même.

Alors, pour consoli­der l’idée qu’il ne faut pas gaspiller sa semence, on lui a prêté d’autres vertus.

Jusqu’au milieu du 20°siècle, les médecins occidentaux ont rédigé de très sérieux traités démontrant que la masturbation rendait ané­mique, sourd, aveugle, fou, débile, et j’en passe. Les spécialistes d’aujourd’hui ont dissipé ces vieilles idées reçues. 

La masturbation est-elle normale ?

La masturbation est une pratique courante qui per­met à de nombreux individus de ressentir leur plaisir sexuel.

Bien qu’elle soit condamnée par certaines cultures et certaines religions, c’est une pratique parfaitement normale, inoffensive et naturelle.

À la fin de l’adolescence, la plupart des garçons et des filles ont déjà pratiqué la masturbation. Certains n’en éprouvent toutefois pas le besoin, ce qui n’a rien d’anormal. Contrairement à l’idée autrefois répandue, la masturbation est une façon d’apprendre à connaître votre corps et de pouvoir dire à votre futur partenaire ce qui vous procure du plaisir et de la satisfaction. Hier encore, on pensait que la masturbation ris­quait de diminuer la capacité d’un individu à res­sentir du plaisir lors d’un rapport avec un partenaire. En d’autres termes, on estimait qu’un homme ou une femme subordonnerait à un tel point son plaisir à la masturbation qu’il ou elle ne réagirait plus à une stimulation par un partenaire.

Aujourd’hui, les spécialistes en sexologie s’accordent à dire que la masturbation occupe une fonction importante dans la découverte de son propre potentiel sexuel. Lorsqu’une personne a commencé par explorer et comprendre son corps en toute inti­mité, il ou elle communiquera peut-être plus facile­ment ses besoins sexuels à son partenaire, tirant ainsi une plus grande satisfaction physique de leurs échanges.

Il vaudrait mieux oublier la notion fausse de fermeture à l’autre et sur soi-même qu’invoquent certains ecclésiastiques. La fermeture à soi et à l’autre n’est pas le seul apanage de la masturbation. Toute, absolument toute activité humaine peut engendrer une fermeture au monde et une autarcie pathologique. Une morale ou des valeurs trop strictes peuvent être fermeture ; mais une absence de morale ou de valeur peuvent aussi être une grande limitation. A vrai dire, notre sexualité est soumise aux mêmes règles que tous nos autres comportements : tout ce qui est excessif et envahissant devient pathologique

Est-ce qu’il est normal qu’il se masturbe ?

Oui, tant que la masturbation vient en plus de votre vie sexuelle, et qu’elle ne vous exclut pas. Je me risquerai à dire que, puisqu’il vous dit qu’il se masturbe et n’essaye pas de le cacher, il est à l’aise avec cet aspect naturel de sa sexualité. La plupart des hommes, y compris ceux qui sont mariés, heureux et sexuellement actifs, se masturbent régulièrement – certains rarement, d’autres souvent. Beaucoup d’hommes disent que c’est moins un acte sexuel qu’une manière de se détendre physiquement. Certaines femmes demandent s’il est différent qu’un homme se masturbe sous la douche ou devant un film porno : je leur réponds que non, pas nécessairement. Le point important est de savoir si vous en êtes exclue, ou s’il se masturbe pour ne pas faire l’amour avec vous.

Je voudrais savoir si la masturbation quotidienne peut créer des problèmes d’impuissantes. Car je me masturbe souvent et je m’inquiète.

La masturbation ne provoque pas l’impuissance, pas plus que la surdité d’ailleurs, n’en déplaise à certains bien-pensant qui veulent faire peur. La masturbation est un plaisir tout à fait naturel pratiquée par tous les hommes, à tel point qu’il est démontré qu’au cours de sa vie, un homme se masturbera, en moyenne, plus qu’il n’aura de rapports sexuels. Le plaisir solitaire est aussi bien un moyen de mieux connaître son corps et ses réactions que d’évacuer un stress ou des envies sexuelles bien normales. Alors, pas de soucis, vous pouvez continuer sans que cela ne pose de problèmes.

Je me masturbe depuis toujours et je suis très ouvert au sujet de la masturbation. Je voudrais faire accepter à mon amie la masturbation libre dans notre couple. Je voudrais me masturber quand j’en ai envie, devant elle aussi. Elle, de son côté, pourrait se masturber quand elle en a envie devant moi aussi et qu’on puisse accepter ce plaisir l’un et l’autre sans que ça ne dérange ni l’un ni l’autre et sans que ça dérange nos relations sexuelles, comment aborder ce sujet avec elle ?

La masturbation est considérée comme un plaisir solitaire, mais elle peut être incluse dans une relation de couple comme n’importe quelle autre pratique. Mais attention, il est nécessaire de bien faire la différence. La masturbation solitaire, tout d’abord… Que vous ayez envie de vous masturber lorsque votre amie n’est pas là est tout à fait légitime. Vous n’avez pas forcement besoin de lui en parler, cela fait partie de votre intimité. A l’occasion de relations avec elle, la masturbation ne devient plus un acte solitaire et il est donc préférable que le plaisir que vous en retirez soit partagé. Vous masturber en sa présence, sans la faire participer, pourra, en effet, être très déplaisant puisqu’elle sera totalement exclue de votre pratique… colère garantie. Par contre, si vous vous masturbez en la regardant, en la touchant, en lui parlant ou pendant qu’elle se masturbe en en faisant autant, vous introduisez ce jeu dans votre couple au même titre que la pénétration, par exemple. Vous entrez alors dans le monde de l’exhibitionnisme et du voyeurisme, même cela se limite à vous deux. Parlez-en de cette manière avec elle. Dites-lui que la voir se masturber vous excite beaucoup, que c’est un cadeau qu’elle vous fait… Je vous laisse imaginez le reste.

J’ai 41 ans et suis marié depuis 14 ans. J’ai toujours aimé la masturbation. J’y trouve beaucoup de plaisir et je me rends compte que j’en suis très dépendant. Mais quand j’ai des rapports avec mon épouse, l’éjaculation est trop précoce. J’ai lu les réponses que vous proposez à ce sujet, mais j’aimerais savoir si l’on se masturbe pendant la journée, combien de temps dois-je attendre avant que je puisse avoir un rapport? D’autre part, je n’ai jamais connu qu’une seule femme. Quels conseils me donneriez-vous si je fréquentais d’autres femmes sans que mon épouse le sache.

La masturbation est une affaire très personnelle et elle apporte donc des plaisirs très différents d’une personne à l’autre. Rapport avec son propre corps, connaissances de ses réflexes et de ses zones érogènes, expression de fantasmes, elle nous permet, hommes et femmes, d’explorer librement le plaisir. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les rapports de couple, si satisfaisants soient-ils, n’apportent pas les mêmes sensations, sans les minimiser d’ailleurs. Une éjaculation tardive en solo pourra très bien être plus rapide à deux. Pas de règles absolues dans ce domaine et le délai que vous laisser entre deux éjaculations ne changera pas grand chose. Pour ce qui est du reste de la question, là encore, pas de recette miracle. Fréquenter des femmes à l’insu de son épouse est assez délicat et réclame de la discrétion. Sans vouloir vous y pousser ou vous en dissuader, je vous conseillerais juste de bien réfléchir aux conséquences de vos actes sur votre vie et votre couple. Pourquoi désirez-vous rencontrer d’autres femmes, comment le prendrait votre femme si elle venait à l’apprendre, qu’êtes-vous prêt à mettre en jeu… Autant de questions qu’il est souhaitable de se poser avant d’aller voir ailleurs. Le reste n’est qu’une question de conscience individuelle et de raison.

J’ai remarqué que lors de certaines masturbations ou rapports, mes testicules remontaient dans l’abdomen, et que l’éjaculation devenait alors difficile. Qu’en pensez-vous ?

Lors d’un rapport sexuel ou d’une masturbation, il est très fréquent que les testicules remontent en raison de la contraction de la peau des bourses. Rien de grave. Cela peut aussi arriver en cas de grand froid ou lorsque vous nagez. Il vous suffit d’effectuer une petite pression au niveau de l’aine pour que vos testicules reprennent leur place. Toutefois, si elles remontaient jusque dans l’abdomen de manière trop régulière et que vous ne puissiez pas les faire redescendre facilement (ce qui peut être très douloureux et responsable de complications), je vous conseille de consulter un chirurgien viscéral opérant les hernies inguinales. Il se peut que vous deviez subir une très légère intervention, qui consiste simplement à couper ou à étirer le muscle crémastèrien qui évite aux testicules de pendre trop. Cette opération est sans risque sur la fertilité et n’a aucune conséquence sur votre sexualité.

Ma copine est à l’étranger et, en ce moment, j’ai d’énormes envies sexuelles. Je me masturbe donc assez souvent. Est-ce normal ? Le fait de me masturber souvent va-t-il me rendre éjaculateur précoce ????

La masturbation fait partie des pratiques sexuelles très répandues, chez les hommes comme chez les femmes. Ce plaisir solo vous permet de calmer vos envies sexuelles et de diminuer votre stress. Votre copine étant loin, il est bien légitime que vous vous masturbiez régulièrement. Que vous le fassiez plus fréquemment en ce moment montre juste que vous en avez besoin. Nous passons tous et toutes par des périodes où nos envies sexuelles sont plus importantes. Il est toujours bon de pourvoir les exprimer. La masturbation est un très bon dérivatif. Ne vous gênez donc pas. Pas de soucis sur les conséquences de cette pratique… vous ne deviendrez ni accro, ni précoce, ni même impuissant. Caressez-vous tranquillement et attendez le retour de votre copine… il n’en sera que meilleur !

J’ai un copain depuis quelques mois et nous avons une sexualité très active, mais nous voyons peu souvent car nous vivons éloignés. Mon problème est que quand il n’est pas là, faire l’amour me manque. J’ai déjà essayé de me masturber, parfois même avec des objets, mais rien n’y fait, je n’y prends aucun plaisir. Que me conseillez-vous pour prendre un peu de plaisir solo, histoire de ne pas devenir folle ou pire, en « manque » ?

Pas facile de s’aimer à distance et de gérer le manque… je vous comprends. Votre démarche est, avant tout, très saine. Il est logique que vous vous adonniez aux plaisirs solitaires en attendant le retour de votre copain, le reste est une question d’aménagement. Le plus simple est de penser à lui, à ce qu’il vous fait lorsque vous êtes ensemble, à ce que vous voudriez bien faire avec lui lors de sa prochaine visite… Pour améliorer les choses, vous pouvez très bien vous masturbez en vous aidant d’un objet qui lui appartient : portez un de ses tee-shirt, regardez une photo de lui, allongez-vous dans le lit ou vous avez l’habitude de faire l’amour… à vous de trouver. Allez, un peu plus piquant ? Et si vous lui proposiez de faire l’amour au téléphone ! Un soir où vous avez très envie et si le jeu lui plait, rien ne vous empêche de l’appeler et de lui parler langoureusement. Il vous décrira ce qu’il pourrait vous faire si vous étiez tous les deux et le reste viendra tout seul. Reste l’option texto coquins par téléphones mobiles interposés, vidéo personnelles, chat sur Internet ou, carrément branché, la webcam des familles. A vous de choisir, de luis en parler et en avant vers le plaisir. »

J’ai toujours pratiqué la masturbation depuis mon adolescence. Je souffre d’une dépression de type mélancolique. Est-ce que la masturbation pendant de longues années peut favoriser la dépression ?

Il ne peut y avoir aucun lien entre la masturbation et la dépression… elle ne rend pas plus sourd, impuissant ou stérile. Le fait de se masturber pendant son adolescence, tout comme à l’âge adulte, n’a rien d’anormal et fait partie de l’équilibre de l’homme. C’est même souvent un bon moyen de faire baisser un stress, une libido un peu forte ou de faire battre en retraite un coup de blues. Alors plus que déprimante, la masturbation peut même devenir, pour certains un antidépresseur très plaisant.

Ma copine trouve malsain de se caresser toute seule. On désirerait savoir si la masturbation solitaire est un fait malsain ou alors si elle est naturelle et/ou utile pour connaître les réactions de son corps ?

Nous ne le dirons jamais assez… la masturbation n’a rien de malsain. Les femmes, comme les hommes, s’adonnent depuis toujours au plaisir solitaire sans que cela ne pose aucun problème de construction affective, mentale ou physique. La masturbation fait partie de la sexualité tout autant que les rapports à deux. Au cours de l’adolescence et au début de l’âge adulte, elle nous permet de nous découvrir, de nous familiariser avec le plaisir sexuel et de mieux appréhender la manière dont fonctionne notre corps. A l’occasion des premiers rapports sexuels, nous sommes alors mieux préparés à nos réactions physiques… nous avons déjà assez à faire avec celles de l’autre. Par la suite, la masturbation est un très bon exutoire de certaines envies sexuelles, de fantasme ou de stress. Même en couple, de nombreuses personnes se masturbent, en compagnie de leur(e) partenaire ou seul(e). Cela ne veut pas pour autant dire que le désir ou l’amour de l’autre n’est pas là. Voilà juste une manière de vivre pleinement sa sexualité pour ceux qui en ressentent le besoin. Votre copine ne doit donc pas se culpabiliser d’avoir envie de pratiques solitaires. Cette porte sur le plaisir peut même devenir un plus dans votre vie de couple puisque vous pouvez très bien partager ces moments d’une manière ou d’une autre… je vous laisse faire fonctionner votre imagination.

Je voudrais savoir si la masturbation quotidienne peut créer des problèmes d’impuissantes. Car je me masturbe souvent et je m’inquiète.

La masturbation ne provoque pas l’impuissance, pas plus que la surdité d’ailleurs, n’en déplaise à certains bien-pensant qui veulent faire peur. La masturbation est un plaisir tout à fait naturel pratiqué par tous les hommes, à tel point qu’il est démontré qu’au cours de sa vie, un homme se masturbera, en moyenne, plus qu’il n’aura de rapports sexuels. Le plaisir solitaire est aussi bien un moyen de mieux connaître son corps et ses réactions que d’évacuer un stress ou des envies sexuelles bien normales. Alors, pas de soucis, vous pouvez continuer sans que cela ne pose de problèmes.

Je me masturbe depuis toujours et je suis très ouvert au sujet de la masturbation. Je voudrais faire accepter à mon amie la masturbation libre dans notre couple. Je voudrais me masturber quand j’en ai envie, devant elle aussi. Elle, de son côté, pourrait se masturber quand elle en a envie devant moi aussi et qu’on puisse accepter ce plaisir l’un et l’autre sans que ça ne dérange ni l’un ni l’autre et sans que ça dérange nos relations sexuelles, comment aborder ce sujet avec elle ?

La masturbation est considérée comme un plaisir solitaire, mais elle peut être incluse dans une relation de couple comme n’importe quelle autre pratique. Mais attention, il est nécessaire de bien faire la différence. La masturbation solitaire, tout d’abord… Que vous ayez envie de vous masturber lorsque votre amie n’est pas là est tout à fait légitime. Vous n’avez pas forcement besoin de lui en parler, cela fait partie de votre intimité. A l’occasion de relations avec elle, la masturbation ne devient plus un acte solitaire et il est donc préférable que le plaisir que vous en retirez soit partagé. Vous masturber en sa présence, sans la faire participer, pourra, en effet, être très déplaisant puisqu’elle sera totalement exclue de votre pratique… colère garantie. Par contre, si vous vous masturbez en la regardant, en la touchant, en lui parlant ou pendant qu’elle se masturbe en en faisant autant, vous introduisez ce jeu dans votre couple au même titre que la pénétration, par exemple. Vous entrez alors dans le monde de l’exhibitionnisme et du voyeurisme, même cela se limite à vous deux. Parlez-en de cette manière avec elle. Dites-lui que la voir se masturber vous excite beaucoup, que c’est un cadeau qu’elle vous fait…

Je me masturbe pratiquement tous les jours et cela depuis au moins un ou deux mois, mais depuis peu il m’arrive de ressentir une douleur persistante à la base du dos. Et lorsque je me masturbe, elle va en s’amplifiant. Pensez-vous qu’elle soit due à mes activités solitaires journalières ?

La masturbation qui ferait mal au dos… voilà un effet du plaisir solitaire pour le moins inattendu. Il est tout à fait possible que cette douleur soit due à un problème de lombaire qui serait accentué par la masturbation, à cause de la position que vous prenez pour vous branler. Rien d’étonnant, dans ce cas, si une pratique quotidienne augmente ce mal. Une chose à faire… consulter un médecin. N’hésitez pas à lui parler des circonstances dans lesquelles vous ressentez ces douleurs, ce qui, dit en passant, ne devrait pas le gêner (il en voit d’autres…). Ceci ne serait que l’aider dans son diagnostic. Vos douleurs ne doivent, en tous cas, pas vous inciter à moins vous masturber…

Par Philippe Vert