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Doute sur l’efficacité des régimes pauvres en graisses

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Il existe plusieurs types de régimes. Certains misent tout sur une alimentation pauvre en graisses pour perdre du poids. Oui mais l’efficacité de ces régimes sur le long-terme est clairement remise en question aujourd’hui dans les conclusions d’une étude américaine reposant sur l’analyse de 53 études et portant sur près de 70.000 individus.

Les régimes à faible teneur en glucides et donc notamment en sucres seraient bien plus efficaces…

L’un des auteurs de cette étude, le docteur Deirdre Tobias  s’est d’ailleurs montré on ne peut plus clair sur le sujet  en déclarant  « La science ne soutient pas les régimes à faible teneur en matières grasses comme la stratégie de perte de poids optimale à long terme ». Difficile d’être plus explicite !

Sans entrer dans les détails de cette étude, les chercheurs du « Brigham and Women’s Hospital and Harvard Medical School » ont constaté que les régimes pauvres en glucides permettaient une perte de poids plus importante sur le long-terme (régimes dont la durée est supérieure à un an) :  de l’ordre de 1 kilo en moyenne contre 360 grammes seulement contre les régimes pauvres en graisses.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est en rééquilibrant votre alimentation et en pratiquant une activité physique régulière que vous parviendrez à perdre du poids.

Mais le mieux est encore de demander conseil à un professionnel de santé. Rappelons que la Haute-Autorité de la Santé a récemment écrit « Les régimes à visée amaigrissante ne sont pas recommandés, quelle qu’en soit la nature car ils sont nocifs et inefficaces à long terme ».

Article pouvant vous intéresser : L’effet yo-yo ou comment prévoir l’échec des régimes (par le Docteur Erard de Hemricourt)


News Santé

Vers l’auto assurance pour contrer les tarifs de mutuelles ?

Alors que les salariés du privé vont bientôt bénéficier de la généralisation de la complémentaire santé dès le 1er janvier 2016, (les seniors dès 2017), les autres vont continuer à payer une mutuelle individuelle, bien plus onéreuse. Le site l’Express Votre Argent, propose de passer par l’auto assurance.

Qu’est-ce que l’auto-assurance ?

Pour ceux qui ne bénéficieront pas de la généralisation de la complémentaire santé, c’est à dire d’une mutuelle co-financée par le patron et le salarié, et donc moins chère, il reste la solution de la mutuelle individuelle. Pas simple lorsque l’on est étudiant, fonctionnaire ou à la recherche d’un emploi de se payer une bonne mutuelle à tarif raisonnable.

Pourquoi ne pas passer par l’auto-assurance ? L’auto-assurance, c’est le fait de ne pas souscrire d’assurance (hors assurance obligatoire) et de prendre la responsabilité d’assumer les frais soi-même face à un sinistre ou une dépense donnée. Comment ? En épargnant une somme mensuellement sur un compte épargne dédié. En cas de dépenses de santé, l’assuré peut y puiser la somme nécessaire.

Pourquoi passer à l’auto assurance ?

Combien pèse le budget « mutuelle » dans le budget total ? Voici une question importante car si le budget de la mutuelle santé atteint un certain seuil par rapport au budget global, ce n’est peut-être plus aussi intéressant. Les assurances santé et mutuelle augmentent chaque année à coup d’arguments imparables : taxes, augmentation de la consommation de médicaments, vieillissement de la population, etc.Chez les seniors, une mutuelle santé peut atteindre jusqu’à 8 % du revenu total.

Quel rapport entre les remboursements de santé reçus et le montant des cotisations ? Pour ce faire, il suffit de prendre les relevés de remboursement pour une période donnée. Il faut ensuite calculer le montant des remboursements reçus d’une part et additionner le montant des cotisations d’autre part. Selon le site votreargent.lexpress.fr, l’écart serait souvent en la défaveur des assurés.

La Sécurité Sociale, une vraie couverture pour les cas de maladies graves. Les risques de santé les plus couteux sont pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale. De la même façon les actes opératoires effectués à l’hôpital dont le cout dépasse les 120 euros, sont entièrement pris en charge par la Sécu (hors franchise de 18 euros). Une mutuelle prendrait en charge cette franchise et le forfait hospitalier de 18 euros.)

Hors coût d’hospitalisation, la Sécurité Sociale ne prend en charge qu’à hauteur de 50 %. Les mutuelles jouent bien leur rôle en matière de remboursement des consultations médicales et de pharmacie, elles sont en revanche moins généreuses en matière de remboursement dentaire et remboursement optique.

Cependant, les mutuelles santé restent le meilleur moyen de prévoir le risque de santé. Inutile de se mettre en danger financier.

Les Jeudis de la Santé Naturelle – Grippe et nouveaux virus : prévention et solutions innovantes

Informer librement, ouvrir le champ des possibles, changer les à priori et proposer des solutions innovantes et naturelles. Tels sont les objectifs des « Jeudis de la Santé Naturelle » (organisés à Paris) !

2 novembre 2015 –  19h30 – « GRIPPE ET NOUVEAUX VIRUS : PRÉVENTION ET SOLUTIONS INNOVANTES »

Dr Jean-Pierre Willem – Docteur en médecine, chirurgien et anthropologue.

Pierre Franchomme – Aromatologue et pharmacologue. Fondateur de “l’École Internationale d’Aromathérapie”.

Une fois par mois, les Jeudis de la Santé Naturelle, dont PasseportSanté est un partenaire, réunissent exceptionnellement deux orateurs réputés qui exposent leur point de vue sur une thématique spécifique et d’actualité dans le domaine de la santé.

Pour cette édition du 12 novembre 2015, bien conscients de l’émergence de nouveaux virus et de l’inefficacité de certaines campagnes préventives de vaccination, il semblait important d’évoquer ce sujet avec des acteurs concernés et experts en la matière : les docteurs Jean-Pierre Willem & Pierre Franchomme.

Leurs interventions seront suivies par une table ronde durant laquelle les questions des internautes et des spectateurs permettront d’élargir le débat et partir de cas concrets, tout en répondant directement au plus large public possible.

L’accent sera notamment mis sur les techniques de prévention et de soin par les huiles essentielles.

 

Renseignements & Inscriptions

Tél. : 01.55.93.12.22
Mail : [email protected]
Prix : 9 euros abonnés / 15 euros non-abonnés, paiement sur place.
Rendez-vous nombreux à l’Espace Notre Dame Des Champs situé au 92 bis Boulevard du Montparnasse 75014 Paris

Le Programme :
19h30 – Accueil
20h00 – Conférence du Dr Jean-Pierre Willem
20h30 – Pause
20h45 – Conférence de Pierre Franchomme
21h15 – Table ronde & Questions/Réponses

 

En Savoir Plus :

Dr Jean-Pierre Willem
Docteur en médecine, chirurgien et anthropologue, il a participé à « Médecins Sans Frontières » en 1977. Partisan du rapprochement des médecines traditionnelles avec la médecine conventionnelle, c’est après avoir inauguré en 1985 la première chaire de Médecines naturelles à la Sorbonne qu’il fonde la « Faculté Libre de Médecines Naturelles et d’Ethnomédecine » (FLMNE). En 1987, il fonde également l’ONG internationale « Médecins Aux Pieds Nus » (MAPN).

Pierre Franchomme 
Chercheur français, il est l’une des sommités dans le domaine des huiles essentielles médicinales. Véritable pionnier depuis 1975, il n’a jamais cessé d’explorer le monde à la recherche de nouvelles « essences » qu’il étudie ensuite dans ses laboratoires, partageant ainsi depuis toujours l’immensité de ses connaissances. Il est membre et responsable pédagogique de la section Aromathérapie au sein du « Regroupement Européen pour la Formation et la Reconnaissance des Médecines non Conventionnelles ».

 

Les Prochains Rendez-vous :
17 décembre 2015 :
«Rester jeune et en bonne santé» avec François Lehn et Dr Saldmann.

21 janvier 2016 :
«Vaincre l’arthrose c’est possible» avec Laura Aznard et Dr Philippe Veroli.

18 février 2016 :
«Les intolérances alimentaires, mythes ou réalités» avec Marion Kaplan et Julien Venesson.

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Les touchers rectaux et vaginaux sans consentement… “inacceptables” selon Touraine

67 % seulement des étudiants en première année de médecine recueillerait le consentement préalable des patients sous anesthésie générale avant de faire des touchers vaginaux et/ou rectaux. Selon la ministre de la santé Marisol Touraine, pratiquer ces gestes médicaux sans avoir préalablement obtenu le consentement des malades est tout bonnement “inacceptable”. Suite à une étude remise mardi par la Conférence des doyens des facultés de médecine sur le sujet, la ministre vient de lancer une mission d’inspection dans les établissements de santé.

Faire des touchers rectaux et/ou vaginaux sans avoir préalablement obtenu le consentement des patients est un acte illégal qui expose à des poursuites, alerte Marisol Touraine. Depuis plusieurs mois, une polémique enfle sur les réseaux sociaux et le web concernant le recours à ces pratiques à des fins pédagogiques, à savoir le fait que des internes s’entraîneraient à faire des touchers rectaux et vaginaux sur des patients et des patientes sous anesthésie générale, sans accord préalable de leur part.

En réaction à cette polémique, la ministre est sortie de sa réserve pour rappeler que le consentement préalable devait être obtenu même dans un établissement universitaire où les étudiants doivent apprendre. Selon le code de santé publique, en effet, le consentement préalable «porte également sur la participation éventuelle du patient à la formation d’étudiants ou de professionnels de santé», un consentement qui doit être donné de manière explicite, et ne peut être jugé comme déjà octroyé par le seul fait de se rendre dans un établissement où sont présents des étudiants.

Or, d’après de nombreux témoignages, autant dans le public que dans le privé, le consentement requis par le code de santé publique serait régulièrement bafoué. Des examens pour s’exercer seraient en effet pratiqués sans l’accord des patients pendant qu’ils sont endormis au cours d’une intervention chirurgicale. 33 % des touchers rectaux et vaginaux seraient ainsi effectués par les étudiants en première année de médecine sans avoir obtenu de consentement anticipé.

Certains praticiens ont bien essayé d’argumenter en expliquant qu’autant dans le public, les patients doivent nécessairement consentir d’avance à tout examen réalisé par les étudiants, ce n’est pas le cas dans le “privé” où cet accord anticipé n’est pas forcément la règle. Un argument qui au regard de la loi ne tient pas.

Selon la porte-parole de l’association “osez le féminisme” Marie Allibert, ces gestes pratiqués sur des patients endormis correspondent exactement à la définition du viol qui est en droit “un acte de pénétration sexuel commis sur autrui, soit par le violence, la contrainte, la menace ou la surprise”.

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Top Actus Santé

120 médecins plaident en faveur de la cigarette électronique

Il y a les pour et les contre la cigarette électronique. Évaluant les bénéfices et les risques de “vapoter”, un terme utilisé pour qualifier le geste effectué par les consommateurs de la e-cigarette lorsqu’ils fument, 120 professionnels de santé travaillant dans des domaines très variés comme la cancérologie, l’addictologie, la tabacologie, la pneumologie ou tout simplement dans la médecine générale viennent de lancer ce mercredi un appel en faveur de cette cigarette. Avec un seul but : faire baisser les risques du tabagisme.

Publié mercredi dans le cadre des Premières Rencontres de la Vape en France, organisées à Paris par la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) et l’Aiduce (Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Électronique), cet appel a été lancé à l’initiative du Dr Philippe Presles de S.O.S addictions.

S’appuyant sur les conclusions d’un rapport du Public Health England qui montre que vapoter serait 95 % moins nocif que le tabagisme,  120 professionnels de santé, dont notamment les  Drs William Lowenstein, Anne Borgne, Alain Morel (addictologues), Alain Pavie (chirurgie cardiaque) Marc Espié et Alain Livartowski (cancérologues) ainsi que des spécialistes américains n’ont pas hésité à s’inscrire dans cette démarche qui consiste à favoriser l’utilisation de la cigarette électronique.

Ces professionnels ont été d’autant plus convaincus que le rapport de cette agence qui dépend du ministère de la Santé britannique plaide en faveur de sa promotion auprès du grand public et du corps médical en raison de la moindre nocivité de la e-cigarette par rapport à la cigarette et sa quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs.

Autre argument de taille avancé par les signataires de l’appel, la combinaison d’une politique d’augmentation du prix du tabac associée à une réduction des risques liés au tabagisme grâce à la e-cigarette aurait permis, au Royaume-Uni, de faire baisser la population de fumeur adulte sous la barre des 18 %.

Le sujet de la cigarette électronique reste très polémique et les avis divergent sur la question : une étude japonaise, publiée en novembre 2014, montre que les vapeurs des e-cigarettes sont beaucoup plus nocives que celles du tabac, raison sans doute pour laquelle le gouvernement reste prudent : il souhaite interdire la cigarette électronique dans certains lieux publics et en limiter la publicité.

Les Français sont aussi méfiants sur la question : ils sont en effet 2/3 à penser que la cigarette électronique est plus dangereuse que le tabac.

Le débat autour de la cigarette électronique restera sans doute longtemps encore d’actualité : lorsque l’on sait qu’un tiers de la population adulte fume, et que le tabac tue 78 000 personnes par an, il est compréhensible de voir que les spécialistes cherchent à trouver d’urgence une solution pour faire baisser le tabagisme.

La seule question demeure de savoir si c’est l’utilisation de la cigarette électronique qui apportera une réponse adéquate à cette problématique. Remplacer une addiction par une autre est-il la solution ? On dispose actuellement de peu de recul pour connaître les impacts de la consommation de cette cigarette sur le long terme… l’innocuité de ce produit reste donc encore à prouver, quoi qu’on dise. Et c’est bien là le cœur du problème !

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