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Une campagne « Comment réagir en cas d’attaque terroriste ? » lancée par le gouvernement français

À la suite des attentats de Paris du 13 novembre 2015, le gouvernement français a lancé, le 4 décembre, « une campagne de sensibilisation pour mieux préparer et protéger les citoyens face à la menace terroriste ».

Une affiche intitulée « Réagir en cas d’attaque terroriste ; avant l’arrivée des forces de l’ordre, ces comportements peuvent vous sauver » fournit des consignes pratiques dans les 3 catégories « s’échapper, se cacher, alerter ».

La première réaction doit toujours être l’évasion.

Dans l’hypothèse où l’évasion est impossible, il faut chercher un abri ou une cache (ne pas oublier de couper la sonnerie et le vibreur du téléphone). Une fois hors de portée ou protégé, il faut, enfin, alerter les forces de l’ordre (appeler le 17 ou le 112).

L’affiche rappelle également quelques règles de base en matière de vigilance (par exemple, quand vous entrez dans un lieu, repérez les sorties de secours).

« Au cours des prochains mois, la campagne sera prolongée et approfondie par la diffusion progressive d’autres supports complémentaires (vidéo, guides de bonnes pratiques). L’ensemble de ces supports constituera la base de la “culture de sécurité” que le Gouvernement entend promouvoir. »

Les gouvernements britanniques et américains ont également publié des affiches et guides sur le sujet.

Psychomédia avec source : Gouvernement.fr.
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Faire l’amour une fois par semaine est suffisant pour être heureux

Le 05 décembre 2015. Les couples qui font l’amour très souvent ne sont pas forcément les plus heureux, mais ceux qui le font peu, en revanche, font bel et bien partie des couples les moins heureux.

C’est en tout cas ce que révèle une étude, publiée dans le journal Social Psychological and Personnality Science, menée sur 30 000 couples américains de plus de 40 ans.

L’étude a démontré que les couples qui font l’amour une fois par semaine sont plus heureux que ceux qui le font moins. Plus surprenant, elle montre également qu’avec plus d’un rapport sexuel par semaine, les couples ne sont pas plus heureux. Le bonheur se situe donc à une fois par semaine.

L’étude montre aussi qu’entre les couples qui font l’amour moins d’une fois par semaine et ceux faisant la bête à deux dos une fois par semaine, la différence de satisfaction globale de vie est plus grande qu’entre ceux qui gagnent entre 15 000 dollars et 25 000 dollars et ceux qui gagnent entre 50 000 et 75 000 dollars.

L’enquête n’en dévoile toutefois pas les raisons, mais selon son auteur principal, Amy Muise, cela pourrait bien être la dose idéale pour maintenir une connexion intime dans un couple. 

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Critères diagnostiques de l’état de stress aigu du DSM-5

L’état de stress aigu est un ensemble de symptômes caractéristiques qui se développe en réaction à l’exposition à un ou des événement(s) traumatique(s). Il implique généralement une réponse d’anxiété qui inclut certaines formes de reviviscence ou de réactivité à l’événement traumatique.

Le diagnostic d’état de stress aigu peut être posé, selon les critères du DSM-5 (1), de 3 jours à 1 mois après l’exposition à un ou des événement(s) traumatique(s). Après un mois, le diagnostic d’état de stress post-traumatique doit plutôt être considéré.

Voici les critères diagnostiques de l’état de stress aigu du DSM-5 (traduction libre de Psychomédia) :

L’expression « événement traumatique », plutôt qu’« un ou plusieurs événement(s) traumatique(s) », est utilisée afin d’alléger le texte.

  1. Exposition à la mort, à des blessures graves, ou à la violence sexuelle, effectives ou potentielles, d’une (ou plusieurs) des façons suivantes :

    1. Vivre directement l’événement traumatique.
    2. Être témoin, en personne, de l’événement vécu par d’autres.
    3. Apprendre que l’événement traumatique a été vécu par un membre de la famille proche ou un ami proche. Note : En cas de décès ou de danger de décès d’un membre de la famille ou d’un ami, l’événement doit avoir été violent ou accidentel.
    4. Vivre une exposition répétée ou extrême aux détails aversifs de l’événement traumatique (par exemple, les premiers intervenants ou les policiers). Note : Le critère A4 ne s’applique pas à l’exposition par le biais des médias électroniques, de la télévision, de films ou de photos, à moins que cette exposition soit liée au travail.
  2. Présence de 9 (ou plus) des symptômes suivants, de n’importe laquelle des 5 catégories d’intrusion, d’humeur négative, de dissociation, d’évitement et de niveau d’activation élevé, qui ont débuté ou se sont aggravés après la survenue d’un événement traumatique :

    Symptômes d’intrusion :

    1. Souvenirs pénibles récurrents, involontaires, et envahissants de l’événement traumatique. Note : Chez les enfants, il peut s’agir d’un jeu répétitif dans lequel des thèmes ou des aspects de l’événement traumatique sont exprimés.
    2. Rêves répétitifs pénibles dans lesquels le contenu et/ou l’affect sont liés à l’événement traumatique. Note : Chez les enfants, il peut s’agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.
    3. Réactions dissociatives (ex. flash-backs) dans lesquelles l’individu se sent ou agit comme si l’événement traumatique se reproduisait. (De telles réactions peuvent survenir sur un continuum, l’expression la plus extrême étant une perte totale de conscience de l’environnement actuel.) Note : Chez les enfants, des reconstitutions du traumatisme peuvent se produire dans le jeu.
    4. Détresse psychologique intense ou prolongée ou réactions physiologiques marquées en réponse à des indices internes ou externes symbolisant ou ressemblant à un aspect de l’événement traumatique.

    Humeur négative :

    1. Incapacité persistante de ressentir des émotions positives (par exemple, incapacité à éprouver du bonheur, de la satisfaction ou des sentiments affectueux).

    Symptômes dissociatifs :

    1. Altération du sens la réalité de son environnement ou de soi-même (par exemple, se voir à partir de la perspective de quelqu’un d’autre, être dans un état second, ralentissement du temps).
    2. Incapacité de se rappeler un aspect important de l’événement traumatique (typiquement en raison d’une amnésie dissociative et non d’autres facteurs tels que blessure à la tête, alcool ou drogues).

    Symptômes d’évitement :

    1. Efforts pour éviter les souvenirs, les pensées ou les sentiments pénibles à propos de, ou étroitement associés à l’événement traumatique.
    2. Efforts pour éviter les rappels externes (personnes, lieux, conversations, activités, objets, situations) qui éveillent des souvenirs, des pensées ou des sentiments pénibles à propos de, ou étroitement associés à l’événement traumatique.

    Symptômes d’activation :

    1. Perturbation du sommeil (par exemple, difficulté à s’endormir ou à rester endormi ou sommeil agité).
    2. Comportement irritable et crises de colère (avec peu ou pas de provocation), généralement exprimés sous forme d’agression verbale ou physique envers des personnes ou des objets.
    3. Hypervigilance.
    4. Problèmes de concentration.
    5. Réaction de sursaut exagérée.
  3. La durée de la perturbation (symptômes du critère B) est de 3 jours à 1 mois après l’exposition au traumatisme. Note : Les symptômes commencent généralement immédiatement après le traumatisme, mais leur persistance au moins 3 jours et jusqu’à un mois est nécessaire pour répondre aux critères du trouble.

  4. La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement dans les domaines sociaux, professionnels, ou autres domaines importants.

  5. La perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance (par exemple, médicaments ou alcool) ou à une autre condition médicale (par exemple, une légère lésion cérébrale traumatique) et n’est pas mieux expliquée par un trouble psychotique bref.

Diagnostics de stress aigu et de trouble de l’adaptation

Un diagnostic d’état de stress post-traumatique est considéré si les symptômes persistent plus d’un mois.

Un diagnostic de trouble de l’adaptation est considéré,

  • lorsque la réponse à un événement traumatique ne rencontre pas tous les critères de l’état de stress aigu ;
  • ou lorsque l’exposition à un événement stressant ne correspond pas aux critères de l’exposition à un événement traumatique.

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Éternuement : Voilà pourquoi il faut mettre sa main devant sa bouche et son nez !

Le 4 Décembre 2015. Cette vidéo version slow motion peu ragoûtante va vous faire prendre conscience de tout l’intérêt de porter sa main devant sa bouche et son nez quand on éternue ! Attention, âmes sensibles, s’abstenir !

Ce sont des scientifiques qui ont publié le slow motion… Vous y apercevrez au ralenti, tous les fluides et germes pulvérisés par le nez et la bouche quand une personne éternue.

Pour une personne en bonne santé, c’est déjà très impressionnant, alors imaginez quand une personne est malade ! Les bactéries peuvent même être pulvérisées jusqu’à 8 mètres du sujet infecté.

Une propagation impressionnante et ultra rapide des germes qui prouvent combien il est important de porter la main devant la bouche et le nez quand on éternue ! Mais aussi, de se laver rapidement les mains après l’éternuement pour éradiquer au plus vite ces agents pathogènes dangereux.

Après avoir vu cette vidéo, vous n’hésiterez plus à mettre votre main devant votre bouche et votre nez !

643566.Vdieo-Sneeze-FragExpFluidLogoF from Newswise on Vimeo.

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Douleur : quels médicaments choisir selon la revue Prescrire

« En cas de douleurs faibles à modérées, quand un traitement est nécessaire, le paracétamol est le médicament de premier choix », indique la Revue Prescrire dans son numéro de novembre. Le paracétamol, aussi appelé acétaminophène, est l’ingrédient actif de plusieurs médicaments (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, Tylénol…).

« Si la douleur n’est pas soulagée, on peut recourir soit à un anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS) tel que l’ibuprofène (sans dépasser 1 200 mg par jour chez les adultes) ou le naproxène, soit à un opioïde dit faible tel que la codéine, la dihydrocodéine, ou le tramadol. Pour des douleurs très intenses, la morphine est la référence parmi les opioïdes dits forts. »

Mais, « il n’est pas démontré que la codéine, la dihydrocodéine ou le tramadol exposent à moins de risques que la morphine à dose minimale efficace », précise la revue.

« Tous les opioïdes exposent aux mêmes effets indésirables dose-dépendants que la morphine : notamment constipations, nausées, somnolence, confusions, dépendance surtout avec des doses élevées, dépressions respiratoires et comas en cas de surdose.

La dihydrocodéine (Dicodin LP°) a été la moins évaluée. La codéine et le tramadol (Topalgic° ou autre) ont des effets très variables d’un patient à l’autre : très faible efficacité chez les uns, surdose chez d’autres, aux doses usuelles recommandées. Le tramadol a un profil d’effets indésirables plus chargé que les autres opioïdes.

La buprénorphine a une efficacité antalgique peu importante. Elle expose à moins d’effets indésirables que les autres opioïdes, avec malgré tout un risque de surdose ou de dépression respiratoire en association avec certains médicaments.
Dans les douleurs aiguës, l’association codéine + paracétamol est un peu plus efficace que le paracétamol seul et probablement pas plus efficace qu’un AINS. Dihydrocodéine, tramadol et buprénorphine ne sont également probablement pas plus efficaces qu’un AINS.

En pratique, en 2015, quand un opioïde apparaît justifié, il n’est pas démontré que la codéine ou le tramadol exposent à moins de risques que la morphine à dose minimale efficace. En cas d’utilisation d’un opioïde dit faible, il est prudent d’être au moins aussi vigilant qu’avec la morphine. »

Psychomédia avec source : Prescrire.
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Dormir avec son animal, bon ou mauvais pour la santé ?

Le 01 décembre 2015. Selon une étude réalisée dans une clinique du sommeil en Arizona, les professionnels du sommeil devraient plus souvent demander à leurs patients s’ils dorment avec leur animal de compagnie. Une question soulevée, rarement posée et peu étudiée ! Et pourtant, les poils de l’animal, ses bruits, ses  mouvements peuvent grandement perturber le sommeil.

Ce ne serait pas le cas pour tous les patients, mais pour la plupart, la présence de leur animal de compagnie pourrait gêner leur sommeil et en altérer sa qualité. C’est ce que révèle cette étude américaine publiée fin octobre 2015.

Sur 150 patients interrogés, 64 personnes ont déclaré posséder un ou plusieurs animaux de compagnie. Et plus de la moitié d’entre eux, ont révélé leur ouvrir la porte de leur chambre la nuit.

Si 31 personnes ont déclaré ressentir leur présence comme bénéfique, 15 avouent tout de même qu’ils sont un élément perturbateur.

En réalité, si cette étude mérite d’être approfondie pour en tirer des conclusions plus précises, les professionnels de santé qui l’ont dirigée pensent que cette question devrait être systématiquement posée aux personnes souffrant de troubles du sommeil. Peu de médecins évoqueraient avec leur patient cette probabilité que leurs troubles soient liés à la présence de leur animal dans leur chambre, voire dans leur lit.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dormez-vous avec votre animal de compagnie ?

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Le ton de la voix permet de prédire l’évolution des relations de couple

Un algorithme informatique qui analyse le ton de la voix, développé par des chercheurs américains, a permis de prédire le succès de couples qui ont été enregistrés lors de séances avec un conseiller conjugal, de façon plus précise que la description des sessions fournie par des experts des relations, selon une étude publiée dans Proceedings of Interspeech.

Matthew P. Black de l’université de Californie du Sud et ses collègues ont enregistré et analysé, sur une période de deux ans, les conversations de plus d’une centaine de couples lors de séances avec des conseillers matrimoniaux. Ces couples ont ensuite été suivis pendant cinq ans.

L’algorithme tenait compte la hauteur et de l’intensité de la voix ainsi que des vibrations de la voix pouvant indiquer des moments de forte émotion.

Une fois l’algorithme bien ajusté, la capacité de prédiction du programme a été comparée à celle de l’analyse comportementale d’experts qui avaient codé, par exemple, les interactions positives comme l’acceptation ou négatives comme le blâme. L’analyse de la voix offrait la meilleure performance. Elle permettait de prédire dans 79 % des cas une amélioration ou une détérioration de la relation.

Ce que vous dites n’est pas la seule chose qui compte, la façon de la dire est importante aussi, soulignent les chercheurs qui projettent d’inclure l’analyse des comportements non verbaux dans leur analyse.

Psychomédia avec sources : University of Southern California, Speech Communication.
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Envies insolites de grossesse : Le site qui regroupe toutes les recettes !

Le 30 novembre 2015. En voilà un site délirant et complètement décalé, mais très représentatif de ce que sont réellement les envies des femmes enceintes pendant leur grossesse. Intitulé « Eating for two », traduisez, « manger pour deux », le site vous délivre les plats les plus fous qu’on eut envie un jour certaines femmes enceintes. Ames sensibles, s’abstenir !

On sait que les hormones de grossesse peuvent provoquer de drôles d’effets chez les femmes enceintes, et en particulier leur donner des envies insolites ! Ce site vous dévoile alors tel un véritable site de cuisine, des photos sublimes de plats accompagnés de leur recettes au cas où, vous auriez envie de les cuisiner !

Des exemples de ces recettes atypiques :

La purée de pomme de terre sauce caramel

Hamburger de barres de Mars et de bacon

Pop corn sur lit de choucroute

Oréos de dentifrice…

Et ce n’est pas une blague ! Et vous, avez-vous connu des envies folles pendant votre grossesse ?

Crédit Photo : eating for two cook book

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Mutuelle pour tous les seniors : vers la création d’un label

Généralisation des mutuelles pour seniors : ils auront le choix !

Comme pour la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés, le gouvernement souhaitait mettre e place le même dispositif pour le seniors (+ de 65 ans). Mais le processus n’était pas pour plaire à tout le monde…

Pas de sélection des mutuelles séniors

A l’origine du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2016, le gouvernement souhaitait mettre en place une sélection d’une dizaine de mutuelles santé à destination des plus de 65 ans. Or, cette décision avait fait un tollé notamment auprès des acteurs mutualistes et des assureurs qui y voyaient une trop forte concurrence. Ces dernier craignaient une dégradation de la couverture actuelle des seniors.

Finalement, il n’y aura pas de sélection parmi une dizaine de mutuelles et d’assureurs mais un label, permettant à un plus grand nombre d’offres de rentrer en concurrence. Toutefois le président de la Mutualité française rappelle que la labellisation n’est pas non plus son choix, craignant à propos de la qualité des offres labellisées.

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