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Les bébés à grosse tête sont plus intelligents, c'est prouvé

Le 23 septembre 2016.

100 000 personnes. C’est à partir des données biométriques à la naissance, comparées aux parcours scolaires, universitaires et professionnels de ces 100 000 personnes, que des scientifiques anglais sont parvenus à ce résultat.

Tour de crâne : 35 centimètres chez les filles, 36 chez les garçons

L’étude en question a été réalisée par UK Biobank, une étude lancée en 2007 au Royaume-Uni, travaillant sur les interactions et les liens entre génétique, environnement, et maladies. La base de UK Biobank contient des informations sur près de 500 000 personnes, et compte les suivre pendant au moins 25 ans.

Les volontaires participants à l’étude étaient âgés de 37 à 73 ans au moment où les scientifiques leur ont demandé quelle était la taille de leur tête à la naissance (indiquée dans le carnet de santé des bébés), puis leur ont demandé ce qu’ils avaient fait comme études plus tard. Et le résultat, auquel ils ne s’attendaient pas, puisqu’ils cherchaient surtout à savoir si la taille de la tête à la naissance pouvait avoir un impact sur la santé future des bébés, a surpris les scientifiques.

Plus le tour de crâne est élevé, plus bébé fera de belles études

Oui, le tour de crâne, qui est habituellement de 35 centimètres pour les filles et 36 centimètres pour les garçons, est un indicateur objectif de leur intelligence plus tard !  Plus il est élevé, plus le bébé a des chances de faire de belles études… Ou plutôt, pour être rigoureux scientifiquement : sur les 100 000 personnes dont les données ont été analysées, ceux qui avaient un tour de crâne plus élevé que la moyenne à la naissance étaient aussi ceux qui avaient surperformé scolairement, par rapport à la moyenne..

L’étude révèle également que le tour de crâne détermine aussi, ou plutôt, est corrélé avec certains types de silhouettes, sans pour autant préciser lesquels. 

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On veut de la liberté de choix pour notre santé !

Les seniors veulent être libres de choisir leur professionnel de santé

Opinionway a réalisé un sondage sur « Les Français et le libre choix des professionnels de santé », les 24 et 25 aout 2016, auprès de 1 006 individus âgés de 18 ans et plus. Ce sondage a été réalisé pour LJCORP, une agence de stratégies d’information et de relations publiques.

Plus les assurés vieillissent plus ils veulent être libre de choisir

Si les réseaux de soins ont été mis en place pour proposer un meilleur remboursement des soins aux assurés, 66 % des personnes interrogées déclarent préférer quand même choisir librement leur professionnel de santé, alors que 19 % se contentent d’une liste limitative proposée par leur réseau de soins.

Si les Français sont attachés au libre choix de leur professionnel de santé, c’est d’autant plus vrai plus ils prennent de l’âge :

  • 63 % chez les 25/34 ans
  • 67 % chez les 35/49 ans ou les 50/64 ans
  • 70 % chez les 65 ans et plus

La très grande majorité des personnes interrogées (95 %) estiment que l’on devrait pouvoir choisir par qui on se fait soigner.

88% pensent que le niveau de remboursement devrait être le même quel que soit le professionnel de santé choisi.

Qui est le mieux placé pour conseiller un professionnel de santé ?

Le médecin traitant est en tête de classement avec 70 % des répondants, tandis que seuls 19 % des gens font confiance à leur entourage.  Enfin, les mutuelles n’ont pas la confiance de beaucoup de Français sur le choix d’un professionnel compétent puisque seul 1 Français sur 10 déclare avoir confiance en sa mutuelle.

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Sur YouTube, Killian émeut les internautes en parlant de son cancer des muscles

Le 22 septembre 2016.

Sa vidéo circule en boucle sur les réseaux sociaux. Killian, un jeune Charentais de 12 ans, a décidé de partager son quotidien sur YouTube. Un quotidien peu banal, puisqu’il est atteint d’un cancer des muscles.

Le cancer de Killian, 12 ans, suivi par des centaines de milliers d’internautes

Il a ému des centaines de milliers de personnes en à peine quelques jours. Dans une vidéo postée sur YouTube, Killian, 12 ans, parle de la maladie contre laquelle il se bat depuis maintenant cinq mois : un cancer des muscles. Cette forme de cancer est extrêmement rare en France, puisque seules 70 personnes en sont atteintes aujourd’hui.

Il y a quelques mois encore, ce jeune Charentais était déjà connu de la plateforme de diffusion de vidéos sur laquelle il partageait, auprès d’autres internautes, sa passion pour les jeux vidéo. Sa maladie a bouleversé sa vie, mais n’a pas changé ses habitudes. S’il ne parle plus de ses loisirs, il témoigne de son quotidien depuis que son diagnostic a été établi.

Le cancer des muscles touche particulièrement les enfants

Cette histoire a été largement partagée sur les réseaux sociaux et la communauté Internet s’est mobilisée pour offrir du soutien à ce garçon. Une cagnotte virtuelle a été ouverte et 4 500 € ont déjà été récoltés. Ils devraient être utilisés afin d’offrir à Killian le matériel nécessaire pour que celui-ci puisse tourner et diffuser encore davantage de vidéos pendant tout le temps de sa maladie. « C’est grâce à YouTube que je gagne le sourire. Merci à toutes les personnes qui me soutiennent. Il faut jamais baisser les bras », a ainsi remercié l’adolescent, face à toutes les marques de sympathie reçues. « Chaque fois que quelqu’un s’abonne ou like mes vidéos, je me sens beaucoup moins seul », a-t-il encore ajouté.

Killian est atteint d’un cancer du muscle. Ce type de cancer, qui se caractérise par l’apparition de tumeurs sur les muscles, touche particulièrement les enfants entre deux et cinq ans, et les adolescents, jusqu’à la fin de leur croissance.

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Le sepsis : une maladie très grave et fréquente mais peu connue

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) gouvernementaux américains lancent une campagne de sensibilisation au sepsis (terme qui remplace celui de septicémie), rapporte le New York Times.

« Nous voulons que les gens soient en mesure de reconnaître le sepsis, tout comme ils reconnaissent une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC) et sachent qu’ils ne devraient pas attendre jusqu’à ce que le médecin puisse les voir, mais se rendre dans une urgence tout de suite », explique Thomas Heymann directeur exécutif de Sepsis Alliance.

Le sepsis se produit lorsque le système immunitaire développe une très forte réponse contre une infection bactérienne, causant une inflammation généralisée (systémique) dans le corps entier qui peut conduire à des lésions des tissus, la défaillance d’un organe, et la mort. Un sepsis peut se développer à partir de n’importe quelle infection systémique sévère.

La campagne encourage les gens à suggérer au médecin « Est-ce que ça pourrait être le sepsis ? », ou encore, lui dire « Je suis inquiet au sujet du sepsis ». Beaucoup trop de gens meurent de septicémie aujourd’hui, dit le Dr Thomas R. Frieden, directeur des CDC.

Le sepsis peut se produire chez tout le monde, à tout moment, à partir de tout type d’infection, et peut affecter n’importe quelle partie du corps.

Lorsqu’un sepsis se produit, le corps subit une cascade de changements, dont la formation de caillots sanguins et une plus grande perméabilité des vaisseaux sanguins qui entravent le flux sanguin vers les organes. La pression artérielle diminue, plusieurs organes peuvent se trouver en insuffisance, le cœur est touché, et la mort peut en résulter.

Les symptômes du sepsis incluent des frissons ou de la fièvre ; des douleurs extrêmes ou un inconfort ; la peau moite ; une confusion ou une désorientation ; un essoufflement ou une difficulté à respirer ; et une fréquence cardiaque élevée.

Lorsque la pression artérielle chute et réduit le flux sanguin vers les organes du corps, une personne peut développer un choc septique. 15 à 30 % des gens qui reçoivent un diagnostic de sepsis meurent.

Le sepsis affecte le plus souvent les personnes de plus de 65 ans, mais les enfants, particulièrement avant un an, sont également susceptibles de développer la maladie ainsi que les personnes ayant une maladie chronique telle que le diabète, ou un système immunitaire affaibli par l’usage du tabac, par exemple. Les gens en bonne santé peuvent aussi développer une septicémie suite à une infection.

Le sepsis semble être en hausse. Le taux d’hospitalisations citant le sepsis comme cause principale a plus que doublé entre 2000 et 2008, selon une étude des CDC publiée en 2011 qui a attribué cette augmentation à des facteurs tels que le vieillissement de la population, une augmentation de la résistance aux antibiotiques et, dans une certaine mesure, un meilleur diagnostic.

Le sepsis contribue à la moitié des décès à l’hôpital, toujours selon les CDC, mais il n’est pas souvent répertorié comme étant la cause de décès, car il se développe souvent comme complication d’une autre maladie grave comme le cancer. Ainsi, un rapport récent estime qu’il pourrait jouer un rôle dans près de 400 000 décès par an aux États-Unis.

En France, on estime qu’il y a environ 70 000 cas de septicémie par an et près de 30 000 morts, a rapporté l’Inserm en 2015. La mortalité des personnes atteintes d’un sepsis est de 27 %, mais la mortalité de la forme la plus grave (le choc septique) peut atteindre 50 %, précise l’Institut Pasteur. Le sepsis cause autant de décès que l’infarctus du myocarde, souligne-t-il.

Psychomédia avec sources : New York Times, Inserm.
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Dentiste : la Cour des comptes dénonce le désengagement des pouvoirs publics

Le 21 septembre 2016.

Dans un rapport, la Cour des comptes s’inquiète des tarifs de consultations pratiqués par certains spécialistes, notamment les dentistes. Un Français sur cinq renoncerait même à se soigner les dents, faute de moyens.

10,6 milliards d’euros de dépenses dentaires chaque année

Ce n’est pas la première fois que la Cour des compte met en lumière la mauvaise prise en charge des soins dentaires par les pouvoirs publics en France. Mais depuis 2010, la situation se serait encore « aggravée ». C’est ce que révèle l’institution dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, publié mardi 20 septembre.

Selon ces travaux, l’Assurance maladie ne rembourse que 33 % des 10,6 milliards d’euros de dépenses dentaires (ce chiffre était de 36 % en 2006) et les complémentaires ne prennent en charge que 39 % de ces mêmes dépenses. Le reste à charge pour le patient reste donc très élevé. En 2012, près de 4,7 millions de patients auraient renoncé à se faire soigner quand leur état de santé exigeait la pose de prothèses dentaires.

De fortes inégalités d’accès aux soins

Cette situation entraînerait de « fortes inégalités d’accès aux soins en fonction des revenus », notent les Sages de la rue Cambon. Alors que les négociations entre les chirurgiens-dentistes et l’Assurance maladie devraient s’ouvrir prochainement, la Cour des comptes appelle à l’élaboration d’une nouvelle convention avec des « objectifs ambitieux et contraignants ».

Les dépassements d’honoraires qui ne cessent de grimper et qui représentent la moitié des revenus des 34 000 chirurgiens-dentistes du pays font partie intégrante du problème. La part de ces dépassements dans le total des honoraires est passée « de 47,9 % en 2005 à 52,5 % en 2014 » et « aucune mesure de maîtrise médicalisée de la dépense n’a été mise en œuvre », regrette la Cour des comptes.

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L’intelligence des enfants serait transmise par la mère

Le 19 septembre 2016.

Selon une étude réalisée avec Psychology Spot et publiée dans le Good Housekeeping, l’intelligence de l’enfant serait un cadeau de la maman et non du papa.

La mère transmet le gène de l’intelligence

Votre enfant est brillant ? Si vous êtes une femme, vous pouvez vous vanter d’y être pour quelque chose. C’est en tout cas ce que révèle une étude américaine, qui explique que les gènes relevant de l’intelligence seraient transmis principalement par la mère. Comment l’expliquer ? Selon les auteurs de cette étude, les gênes de l’intelligence sont situés dans le chromosome X.

Comme la femme possède deux chromosomes X (contre un XY pour les hommes), les enfants auraient deux fois plus de chances d’obtenir l’intelligence de leur mère. « Si ce gêne est hérité du père, alors il est désactivé », expliquent les chercheurs. « Bien entendu, d’autres gênes fonctionnent à l’inverse et ne sont activés que lorsqu’ils proviennent du père ».

Quel est le meilleur indicateur de l’intelligence des enfants ?

Reste à savoir pourquoi, dans une famille avec de nombreux enfants, tous ne bénéficient pas de la même intelligence. Ou pourquoi une mère brillante peu avoir un enfant dépourvu de bon sens. Des interrogations qui ne sont malheureusement pas abordées par les auteurs de cette étude.

Mais ce n’est pas la première fois qu’une telle théorie est avancée. En 1994, the Medical Research Council Social and Public Health Sciences Unit de Glasgow, en Écosse, révélait que le meilleur indicateur de l’intelligence des enfants était le QI de leur maman. D’autres études ont montré par ailleurs que l’intelligence d’un enfant se développait en fonction de l’affection que lui portait sa maman. Une éducation rassurante et tournée vers la découverte et l’apprentissage permettrait en effet un meilleur développement cérébral.

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Le groupe pharmaceutique Bayer rachète Monsanto

Le 19 septembre 2016.

C’est fait : après plusieurs mois de négociations, et un premier refus de Monsanto, le mariage, ou plutôt, l’absorption du géant de l’agriculture Monsanto par Bayer va se faire, pour la coquette somme de 60 milliards d’euros.

Contrôle sur les semences et les pesticides

En faisant l’acquisition de Monsanto, leader mondial des OGM, des pesticides, mais aussi des engrais phosphatés qui dopent la productivité agricole, Bayer ambitionne de devenir le numéro 1 mondial de l’alimentation. Le groupe ainsi constitué contrôlera plus du tiers du marché mondial des semences, aux côtés d’une petite dizaine d’autres acteurs.

Le groupe Monsanto Bayer leader dans l’agriculture et la pharmacie

L’objectif, pour Bayer-Monsanto, est de devenir le leader mondial de l’économie du vivant, sachant qu’il faudra nourrir et soigner plus de 9 milliards d’habitants sur la planète en 2050, contre « seulement » 7,5 milliards aujourd’hui. D’un côté, le groupe fournira semences et pesticides, de l’autre, médicaments et traitements en tout genre. 

Les passerelles entre les deux activités sont nombreuses, sachant qu’elles ont en commun la chimie. Le savoir-faire des équipes de chercheurs allemandes, mais aussi des nombreux labos de recherche de Bayer dans le monde, profiteront à Monsanto. 

Prochaine étape : que va devenir Monsanto, la marque, conséquemment abîmée par les polémiques autour des OGM et du Roundup que le groupe américain produit ? Il se dit que Monsanto pourrait disparaître, pour ne plus s’appeler désormais que Bayer. 

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Hilary Clinton : qu'est-ce qu'une pneumonie ?

Programme d'accompagnement des malades

Alors que la candidate démocrate était en pleine campagne présidentielle, Hilary Clinton a fait un malaise liée à une pneumonie. Mais qu’est-ce qu’une pneumonie ? Eclairage.

La pneumonie, c’est quoi ?

La pneumonie est une infection respiratoire causée le plus souvent par une bactérie, « pneumocoque ». Cette maladie peut-être également provoquée par un virus (le même que celui de la grippe) ou par un champignon.

Si ces agents infectieux se posent sur les alvéoles pulmonaires, il cause une infection des poumons.

Symptômes :

  • poussée de fièvre
  • frissons
  • toux sèche puis grasse
  • essoufflement inhabituel

En observant ces symptômes, il est conseillé de consulter un médecin rapidement. Ce dernier pourra établir la pneumonie de manière formelle après une radiographie pulmonaire.

La pneumonie : quelles complications ?

Traitée, la pneumonie n’est pas une maladie grave. Mais une pneumonie qui traîne et qui n’ets pas traitée peut s’aggraver en :

  • septicémie (une infection grave, qui se propage dans l’organisme par voie sanguine)
  • abcès du poumon
  • pleurésie (une inflammation aiguë ou chronique de la plèvre)

Dans sa version initiale et non développée, la pneumonie peut se soigner en 15 jours avec des antibiotiques.

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Pourquoi pense-t-on que le sucre est moins dangereux que le gras ?

Le 16 septembre 2016.

Le gras est plus mauvais pour la santé que le sucre. Voici une idée reçue qui circule depuis des décennies, sans aucun fondement scientifique. Ce mensonge trouve son origine dans les recherches de deux scientifiques qui, dans les années 60, ont été largement payés par le lobby du sucre pour édulcorer leurs résultats.

Trois chercheurs payés par le lobby du sucre

Il n’a suffi que d’une simple étude pour influencer 50 ans de pensée scientifique. Si le sucre est, aujourd’hui encore et à tort, considéré comme moins mauvais pour la santé que les acides gras saturés, c’est en raison d’une publication scientifique, financée secrètement par le lobby du sucre dans les années 60. L’histoire de cette manigance a été révélée par un chercheur américain qui, après de nombreuses heures de recherche dans les archives d’Harvard, vient de publier son récit dans la revue JAMA Internal Medicine.

Dans les années 50, les premières études scientifiques sont menées pour déterminer les effets du sucre sur l’organisme. Les résultats ne sont pas à l’avantage du sucre et les grands industriels du secteur s’inquiètent des retombées de ces découvertes sur leurs commerces. Ils décident alors de financer les recherches de trois scientifiques, David Hegsted, Robert McGandy et Frederick Stare.

« Cette étude a étouffé le débat sur le sucre »

Contre 6 500 $ à l’époque (50 000 $ aujourd’hui), ces trois chercheurs publient une méta-analyse très fournie, qui dédouane le sucre et accuse les acides gras saturés de tous les maux et qui sera relayée par de nombreux médias et utilisée comme document repère pour de nombreuses autres études. L’un des auteurs entrera même au ministère de l’Agriculture et influencera, dans le sens de cette étude faussée, les directives données par le département Nutrition.

Depuis, de nombreuses études auront contredit les dires des chercheurs à la botte de l’Association du sucre, mais les querelles scientifiques des années 50 sont encore vives et la trop grande consommation de produits sucrés continue de faire des victimes. « Le débat sur les méfaits du sucre et des graisses saturées continue aujourd’hui », explique ainsi  Stanton Glantz, professeur de médecine à l’université de Californie et coauteur de l’étude, au New York Times. « Cette étude a étouffé le débat sur le sucre et les maladies vasculaires, et dans le même temps, les régimes à faible teneur en matières grasses ont gagné l’adhésion des autorités sanitaires. Cela a poussé beaucoup de gens à manger moins gras, mais plus sucré. Selon certains experts, ce changement de régime a participé à l’épidémie d’obésité que l’on connaît actuellement ».

Pour en savoir plus : Le sucre : coupable ?

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Un moyen pour diminuer la faim causée par le travail mental

Des études antérieures ont montré que les tâches exigeantes mentalement augmentent le besoin en énergie du cerveau, et entraînent une augmentation de la consommation de calories par la suite.

William Neumeier de l’Université d’Alabama à Birmingham (UAB) et ses collègues, dont les travaux sont publiés dans la revue Medicine and Science in Sports and Exercise (MSSE), ont vérifié si le glucose et le lactate produit par l’exercice pourraient apporter cette énergie supplémentaire au cerveau à la place de la consommation alimentaire.

Ils ont demandé à 38 étudiants universitaires de compléter une tâche exigeante mentalement. Les participants ont ensuite été assignés au hasard à prendre 15 minutes de repos ou à faire 15 minutes d’entraînement par intervalles intense sur un tapis roulant. Un repas de pizza à volonté était ensuite offert. Une semaine auparavant, les participants s’étaient fait offrir le même repas après 35 minutes de détente afin d’établir un point de comparaison.

Ceux qui s’étaient reposés pendant 15 minutes ont mangé en moyenne 100 calories de plus que lorsqu’ils s’étaient simplement détendus sans effectuer de travail mental, ce qui appuie les études précédentes qui suggéraient que le travail mental entraîne une dépense d’énergie et augmente la faim. Les participants qui ont fait de l’exercice ont consommé 25 calories de moins que lorsqu’ils s’étaient simplement détendus.

Alors que la glycémie est restée stable après l’exercice, les niveaux de lactate ont augmenté. Les chercheurs font l’hypothèse que le lactate peut avoir comblé les besoins énergétiques du cerveau. Une autre explication possible est l’effet de l’exercice sur les hormones de la faim et de la satiété.

Psychomédia avec sources : UAB, MSSE.
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