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Classement santé des pays : où en est la France ?

Classement mondial de la santé : où en est la France ?

L’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) vient de publier la première étude annuelle des performances de santé relatives aux Objectifs de développement durable (ODD/SDG) des Nations Unies. Voici le classement des pays en matière de santé.

Santé : le classement des pays

Le bon élève est l’Islande, en tête devant 188 pays. Singapour est 2e et la Suède 3e en ce qui concerne le podium. Le Royaume-Uni se classe 5e, suivi de près par l’Espagne (7e place). La France n’atteint que la 24e position du classement, avant les Etats-Unis (28e) et la Chine (92e).

La France a été pénalisée par sa lutte anti-tabac, moins intense que dans d’autres pays. Les attentats y sont aussi dans le classement de la France dans la catégorie des « décès dus à la violence collective ».

En queue de peloton, la République centrafricaine se classe en dernier, juste derrière la Somalie et le Soudan du sud.

Les efforts, améliorations et défi à relever en matière de santé

Globalement, depuis les années 90, le monde a fait de larges progrès concernant la survie infantile,  maternelle et l’accès à la contraception. De la même manière, l’eau non potable et les mauvaises conditions d’hygiène ont reculé exposant moins les populations à des risques sanitaires liés.

De plus en plus de pays ont désormais accès aux thérapies antirétrovirales et de prévention contre la paludisme.

C’est encore du côté de la lutte contre l’obésité, des violences conjugales et de l’abus d’alcool qu’il reste de progrès à faire.

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Les médicaments génériques peinent à séduire les Français

Le 28 septembre 2016.

Le gouvernement a lancé, mardi 27 septembre, une vaste campagne de communication sur les génériques. Objectif : renforcer la confiance des Français à l’égard de ces médicaments.

Des idées fausses sur les médicaments génériques

Selon une étude de l’institut BVA, près de huit Français sur 10 utilisent des génériques lorsqu’ils sont malades. Mais ce n’est pas encore assez, notamment en comparaison avec nos voisins. « Je crois surtout qu’on a beaucoup d’idées fausses et un manque d’informations ou des informations qui sont tronquées volontairement ou involontairement », a expliqué le docteur Jean-Daniel Flaysakier, sur France 2. « Aux États-Unis, 84% du volume des médicaments sont génériques. » En France, ce taux est de 46 %.

Comment l’expliquer ? Dans la tête de nombreux Français, les médicaments génériques sont associés à de la contrefaçon. Chez les personnes âgées notamment, acheter des médicaments moins chers revient à acheter des médicaments de mauvaise qualité. « En fait si les génériques sont moins chers, c’est parce que le fabricant n’a pas à supporter le coût de la recherche et du développement du médicament, déjà sur le marché depuis dix ans », explique Jean-François Bergman, chef du service de médecine interne à l’hôpital Lariboisière à Paris, dans les colonnes de La Croix.

Un problème de méconnaissance

Selon le gouvernement, le principal problème vient de la méconnaissance de ces médicaments. « Seuls 47 % des patients, 64 % des médecins généralistes et 86 % des pharmaciens savent par exemple qu’il existe des médicaments génériques qui soignent le cancer », peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’un médicament générique contient la même quantité de principe actif que le médicament d’origine et il agit de la même manière sur l’organisme. Et, en règle générale, ils sont 30 % moins cher. « Les génériques ont permis d’économiser 7 milliards d’euros en 5 ans », affirme ainsi Marisol Touraine. Il est là l’enjeu.

À lire aussi : Médicaments en ligne : attention aux contrefaçons !

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Logos nutritionnels, le casse-tête des étiquettes

À partir du 26 septembre et durant 10 semaines, 4 nouveaux logos seront testés dans 40 supermarchés, à travers la France. L’enjeu est de lutter contre l’obésité. La polémique fait rage sur le choix des étiquettes.

Indicateurs nutritionnels : lutter contre l’obésité

L’objectif du ministère de la santé est clair : lutter contre l’obésité, qui touche 15% de la population en incitant les Français à acheter moins de produits riches en gras, sel et sucre. Chaque magasin colle sur une sélection de produits (frais, cuisinés, viennoiseries et pains de mie) une étiquette, afin de voir comment les clients réagissent. 4 logos sont en lice.

La guerre est déclarée, le ministère de la Santé avait sélectionné le logo le plus visuel, une gradation de couleurs en fonction de la valeur nutritionnelle du produit. Les industries agro-alimentaires l’ont jugée trop stigmatisant et ont tout fait pour mettre en concurrence d’autres logos. Des étiquettes moins lisibles et moins claires, selon les scientifiques, et donc moins efficaces pour informer les clients.

Des logos pas assez clairs aux yeux des médecins

Avec cette pression des industriels, Marisol Touraine, ministre de la santé, a accepté qu’une nouvelle étude soit faite sur différents logos. Le Pr Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS), dénonce une perte de temps dans l’application d’une mesure qui devrait déjà être en oeuvre.

Les substances chimiques sont les « grandes oubliées » dans ce nouveau processus d’étiquettage,  déplorent des nutritonnistes… En effet, afin de bien choisir un produit, il faudrait pouvoir prendre en compte la quantité d’additifs chimiques, de sucre et de mauvais gras. La guerre contre l’obésité ne fait que commencer !

À lire aussi : L’obésité, plus qu’un problème d’alimentation

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Un homme remarche après 43 ans en fauteuil roulant à cause d’une erreur de diagnostic

Rufino Borrego, un Portugais aujourd’hui âgé de 61 ans, a passé 43 ans dans un fauteuil roulant suite à une erreur de diagnostic médical, rapporte le Jornal de Noticias.

À l’âge de 13 ans, il a reçu un diagnostic de dystrophie musculaire incurable avec le pronostic qu’il ne pourrait plus jamais marcher. En 2010, un neurologue lui a plutôt diagnostiqué une myasthénie congénitale, une maladie très rare qui peut être guérie avec un médicament utilisé contre l’asthme. Après un an de traitement, il a pu recommencer à marcher.

Il existe différents types de syndromes myasthéniques congénitaux. Ces troubles, d’origine génétique, sont caractérisés par un dysfonctionnement de la transmission entre le système nerveux et les muscles. Ils se manifestent par une faiblesse musculaire localisée ou généralisée et accentuée à l’effort.

Les erreurs de diagnostic sont les erreurs médicales les plus fréquentes, rapportait un rapport de l’Institute of Medicine américain en 2015.

Psychomédia avec source : Daily Mail.
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Médicaments : hausses inexplicables des prix aux États-Unis

Lundi 26 septembre 2016.

Le prix des médicaments fait l’objet d’un débat aux États-Unis actuellement, comme en Europe. Mais à la différence de ce qui se passe en Europe, et plus particulièrement en France, les prix sont librement fixés par les laboratoires, après négociations avec les assureurs et les mutuelles.

Les prix des médicaments sont libres aux États-Unis

Il arrive cependant parfois que les laboratoires passent outre ce processus, et changent les prix de produits dont les malades ont besoin, coûte que coûte.

C’est sans doute pour cette raison que le prix de plusieurs crèmes de soins dermatologiques comme l’Aloquin, l’Alcortin, ou encore le Novacort, qui coûtent déjà plusieurs milliers de dollars, a été considérablement augmenté. En quelques années, le prix de l’Aloquin a ainsi augmenté de… 3 800 % ! Pourtant, il existe un générique pour cette crème, vendu moins de 30 dollars…

Un antihistaminique voit son prix multiplié par 6

Un autre médicament, utilisé dans des situations d’urgence, pour stabiliser les malades victimes d’un choc allergique, l’EpiPen, a vu son prix passer de 100 à 600 dollars en quelques années, sans que les coûts de fabrication ne justifient cette hausse. L’EpiPen permet d’administrer facilement une dose d’antihistaminique en cas de piqûre d’insectes, ou de choc allergique, afin d’éviter ou de résorber un oedème de Quincke. Le laboratoire qui le commercialise s’est défendu en expliquant avoir distribué gratuitement 700 000 EpiPen dans les écoles. 

À lire aussi : Tout savoir sur les médicaments

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Le cout des mutuelles pointé du doigt

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La Cour des Comptes point du doigt le cout des complémentaires santé, ayant un impact sur l’érosion de la prise en charge des assurés.

Un paradoxe pour les Français

Depuis 2011, la part des dépenses de santé financées par l’assurance-maladie est assez stable : en 2015, la Sécu finançait 76,8% du total de dépenses de soins qui s’élevaient à 195 milliards d’euros.

Malgré ça, les Français ne voient pas réduire la part de leurs dépenses de santé restant à charge et à celle de leur complémentaire santé. La Cour des Comptes donne l’exemple de l’hospitalisation : 5 % des assurés avaient un reste à charge dépassant les  1700 euros.

C’est la raison pour laquelle la majorité des Français (95 %) font appel à une mutuelle santé. Mais ce recours aux mutuelles pose divers problèmes :

  • les complémentaires coûtent pas moins de 3,5 milliards d’euros par an à l’ensemble des contribuables, y compris pour ceux qui n’y ont pas recours en raison des aides fiscales pour les contrats collectifs
  • les frais de gestion élevés des mutuelles pour absorber les tarifs et les aides
  • les garanties très aléatoires d’un contrat à un autre
  • le restant à charge trop important pour certains assurés

Les préconisations de la Cour des Comptes

Pour remédier à cette situation, la Cour des Compte préconise de :

  • limiter les dépassements d’honoraires
  • harmoniser les assiettes des tickets modérateurs entre les établissements de santé publics et privés
  • mettre en place une généralisation des couvertures complémentaires avec des garanties plus homogènes
  • séparer les financements de la Sécu et des mutuelles
  • mettre en place d’un plafonnement des restes à charge
  • revoir la prise en charge des affections de longue durée

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Manger gras peut nuire à votre flore intestinale !

Le 23 septembre 2016.

Une alimentation riche en lipides n’est pas bonne pour le cœur, mais elle pourrait aussi nuire à la flore intestinale, selon étude menée par l’Institut Pasteur et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Risque de diabète de type 2 ou d’obésité

L’unité de Pathogénie microbienne moléculaire (Institut Pasteur/Inserm), dirigée par Philippe Sansonetti, vient de rendre un rapport sur les effets néfastes d’une alimentation trop grasse pour la flore intestinale. Selon ces travaux, parus dans la revue PNAS, une consommation très importante de lipides perturbe la flore intestinale et augmente la perméabilité de l’intestin. Ce qui peut avoir des conséquences néfastes pour la santé.

Les bactéries présentes dans l’intestin jouent un rôle dans la digestion, mais aussi dans certaines maladies comme le diabète de type 2 ou l’obésité. Des maladies souvent associées à un déséquilibre de la flore intestinale. Comment l’expliquer ? Certaines bactéries devenant trop prédominantes se mettent à libérer dans le sang des substances inflammatoires.

Une alimentation grasse dérègle la flore intestinale

Des études avaient déjà montré ce lien qui existe entre un dérèglement de la flore intestinale et le développement de certaines maladies, mais aujourd’hui les chercheurs ont mis en lumière le rôle d’une alimentation trop grasse dans ce dérèglement. « Nous voulions voir, de façon précoce, comment se comportaient les bactéries intestinales face à un régime riche en gras », explique Thierry Pédron, ingénieur de recherche dans l’unité de Pathogénie microbienne moléculaire (Institut Pasteur/Inserm).

En temps normal, les bactéries ne peuvent pas traverser la barrière intestinale, mais en cas de consommation importante de lipides, les antibiotiques naturels, qui tapissent les intestins et qui tuent les bactéries, ne sont plus produits. Résultat, l’intestin devient perméable. En revanche, si on retrouve une alimentation saine, la paroi intestinale retrouve son intégrité et son efficacité face aux bactéries. 

Pour en savoir plus : 4 conseils à retenir pour protéger sa flore intestinale

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Beaucoup de substances dangereuses dans la poussière des maisons

La poussière dans les maisons contient beaucoup de substances chimiques dangereuses, selon une étude publiée dans Environmental Science and Technology (EST).

Ami Zota de l’Université George Washington et ses collègues ont analysé 26 études portant sur des échantillons de poussière prélevés dans des maisons de 14 États américains.

Ils ont identifié 45 substances chimiques potentiellement toxiques utilisées dans de nombreux produits de consommation et ménagers tels que les planchers de vinyle, les produits de soins personnels, les produits de nettoyage ainsi que les matériaux de construction et d’ameublement.

Plusieurs de ces substances sont perturbateurs endocriniens et/ou cancérigènes. Certains ont été liés à des problèmes développementaux et à des problèmes de santé immunitaires, digestifs, et endocriniens.

10 de ces substances se retrouvaient dans 90 % des échantillons de poussière analysés :

  • différents types de phtalate qui constituaient la catégorie se trouvant en plus grande concentration dans les échantillons ;
  • des phénols, provenant des produits de nettoyage et articles ménagers ;
  • des produits ignifuges, dont un retardateur de flamme cancérigène, le TDCIPP, souvent présents dans les meubles, les produits pour bébés et d’autres articles ménagers ;
  • des perfluoroalkylés (PFASs) notamment présents dans les ustensiles de cuisine antiadhésifs.

Les chercheurs recommandent d’utiliser un bon aspirateur avec un filtre, de se laver les mains fréquemment et d’éviter autant que possible les produits de soins personnels et de produits ménagers qui contiennent des substances potentiellement dangereuses.

Psychomédia avec sources : University of Washington, EST.
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Pourquoi le Curcuma est bon pour notre santé ?

Le 23 septembre 2016.

Le curcuma, un aliment miracle ? Cette épice fait de plus en plus d’adeptes et ce n’est pas cette dernière étude qui contredira ses partisans.

Le curcuma lutterait contre la dépression, le cancer ou encore l’eczéma

Le curcuma est une épice qui, dans sa forme brute, ressemble un peu à la racine du gingembre, mais qui, lorsqu’il est broyé, devient une poudre de couleur jaune vive, très populaire dans la cuisine sud-asiatique. Ces dernières années, tout a été dit sur le curcuma et on prête à ce dernier un rôle bénéfique pour lutter contre de nombreux maux.

On trouve pas moins 200 composés différents dans le curcuma, mais celui qui intéresse vraiment les scientifiques dans cet épice, c’est la curcumine. De nombreuses études ont déjà été réalisées sur le sujet et tous vantent les qualités exceptionnelles de cette substance. Mais ces études ont surtout été effectuées sur la souris, en utilisant des doses difficilement compatibles avec une alimentation humaine normale. Pour pallier à cette lacune, Michael Mosley, présentateur de l’émission Trust Me, I’m A Doctor, diffusée sur la BBC, a décidé de mener sa propre étude clinique.

Un gêne miracle retrouvé dans l’organisme des participants

100 personnes ont été volontaires pour participer à cette enquête, durant laquelle elles ont été divisées en trois groupes. Au premier groupe a été demandé de mélanger une cuillère à café de curcuma chaque jour dans leurs repas, pendant six jours. Le deuxième groupe a dû avaler un supplément alimentaire contenant la même dose de curcuma pendant qu’un placébo était donné quotidiennement au troisième groupe.

Au terme de ces six jours, les participants se sont prêtés à différentes analyses menées par le professeur Martin Widschwendter, éminent spécialiste de l’apparition des cancers. Ce dernier a été formel pour assurer qu’il n’y avait aucun changement notable dans les analyses des groupes qui avaient consommé un supplément alimentaire ou un placébo. En revanche, dans le sang des participants qui ont quotidiennement mélangé une dose de curcuma à leurs aliments a été retrouvé un gêne bien spécifique. Ce dernier lutterait notamment contre la dépression, l’asthme, l’eczéma, et le cancer. D’autres études doivent être menées pour confirmer ces résultats, mais ils tendent déjà à prouver que le curcuma pourrait bien être un aliment miracle.

À lire aussi : Le curcuma pour une bonne digestion

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Vers des transplantations de cellules adipeuses brunes pour traiter l’obésité

Des chercheurs français, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific Reports, ont réussi à produire, en laboratoire, des cellules adipeuses (adipocytes) brunes, au moyen de cellules souches.

Les cellules adipeuses brunes, qui sont présentes en très faible quantité dans l’organisme, brûlent beaucoup d’énergie pour produire de la chaleur contrairement aux cellules adipeuses blanches qui stockent l’énergie.

Le but est de pouvoir tester si la transplantation de ces cellules chez des personnes obèses pourrait accroitre leurs dépenses caloriques et les aider à perdre du poids.

Christian Dani de l’Inserm/CNRS/Université Côte d’Azur et ses collègues ont utilisé des cellules adultes reprogrammées en cellules souches pluripotentes, capables de se différencier en n’importe quelle sorte de cellules de l’organisme.

Mais dans un milieu de culture classique, si ces cellules se différencient bien en cellules neuronales ou encore en cellules osseuses, les chercheurs ont curieusement du mal à obtenir des adipocytes, qu’ils soient blancs ou bruns.

Ils ont testé de nombreuses voies de signalisation moléculaires afin de trouver celles qui devaient être activées ou au contraire inhibées pour obtenir une différenciation des précurseurs d’adipocytes en adipocytes bruns. « Nous avions quelques pistes, précise le chercheur, mais nous avons aussi beaucoup travaillé à l’aveugle, en testant des dizaines de voies et de molécules et en regardant l’effet obtenu ».

Les chercheurs souhaitent maintenant à passer à la preuve de concept. L’objectif est de montrer qu’en transplantant ces cellules brunes humaines bien différenciées chez un animal obèse, les paramètres métaboliques associés à l’obésité s’améliorent et qu’il existe un effet thérapeutique. Chez la souris, cela fonctionne. De précédents travaux ont montré que la transplantation d’adipocytes bruns d’un rongeur à un autre rongeur obèse entraîne des améliorations.

Psychomédia avec source : Inserm.
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