Archives de catégorie : ACTUALITES

Carte interactive : voyez quel est le revenu médian dans votre quartier et partout au Québec

« Le dernier recensement de Statistique Canada permet de brosser un portrait précis de chaque quartier au pays, notamment au niveau de la richesse », rapporte Le Devoir qui présente une carte interactive des revenus des ménages.

La carte peut être zoomée, dézoomée et explorée à l’échelle des provinces, des villes ou des quartiers.

Le revenu médian des ménages pour le pays est de 70 336 $ . Si le revenu médian d’un quartier y est inférieur, cette aire est située sous la barre des 50 % et en gris. Plus les revenus sont supérieurs à la médiane nationale, plus l’aire tend vers le rouge.

L’article traite de la répartition des revenus dans plusieurs villes et régions du Québec.

Sur le site du Devoir : Où vivent les plus riches et les plus pauvres ?

La probabilité de gagner plus que ses parents a drastiquement diminué dans les dernières décennies

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

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Un projet d’horticulture aux multiples avantages dans une école secondaire québécoise

L’école secondaire de Cabano, à Témiscouata-sur-le-Lac dans le Bas Saint-Laurent, a monté un projet d’horticulture qui inclut une immense serre, un grand potager, des arbres fruitiers et, depuis l’année dernière, une serre géodésique, pour la culture de fruits tropicaux.

Le projet permet de multiples enseignements et apprentissages et apporte une nourriture saine aux élèves (nombreux à venir y cueillir leurs collations), aux familles et à l’ensemble de la communauté. Les installations sont accessibles à tous en tout temps.

Le projet a « non seulement réussi à intéresser les jeunes à l’école, mais aussi à leur inculquer de saines habitudes alimentaires et cultiver chez eux un sentiment d’appartenance à la communauté », souligne un reportage de l’émission La semaine verte.

« Afin de stimuler la créativité et de repousser les limites de l’impossible », rapporte l’Infodimanche, l’an dernier l’équipe Serre-Vie et les élèves inscrits au programme du Pré-DEP ont réussi à assembler une sphère géodésique comportant un dôme en bois. Pendant la construction, les élèves en concentration horticulture semaient les graines du contenu de la serre. Les activités liées au projet incluent aussi la transformation des aliments.

L’intérêt suscité par le projet a notamment amené plusieurs élèves et familles à faire un potager à la maison.

Une belle réalisation sociale dans cette MRC, celle du Témiscouata, qui est la plus pauvre du Québec.

Reportage de l’émission La semaine verte (Radio-Canada) : Une serre à l’école. (Après les publicités, cliquez sur le pointeur du 3e reportage sur la barre de recherche de la vidéo.)

Psychomédia avec source : Info Dimanche
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Des champignons hallucinogènes contre la dépression résistante aux traitements ?

La psilocybine, la substance psychoactive des champignons hallucinogènes (champignons magiques), serait efficace pour réduire les symptômes de la dépression résistante aux traitements, selon une étude publiée dans Scientific Reports.

Robin Carhart-Harris de l’Imperial College London et ses collègues (1) ont mené cette étude avec 20 personnes souffrant d’une dépression résistante au traitement qui ont reçu deux doses de psilocybine (10 mg et 25 mg) à une semaine d’intervalle.

Des images cérébrales ont été prises avant le traitement et le lendemain de la deuxième dose.

Immédiatement après le traitement, les participants ont rapporté une diminution des symptômes dépressifs. Les bénéfices étaient toujours présents après cinq semaines.

Les images ont montré des changements dans l’activité cérébrale en lien avec la réduction des symptômes.

Plusieurs participants, utilisant des métaphores informatiques, ont rapporté qu’ils sentaient avoir subi un « reset » ou un « reboot » (une « réinitialisation »).

La psilocybine peut leur avoir donné un « coup d’envoi » temporaire dont ils avaient besoin pour sortir de leur état dépressif, commentent les chercheurs. Et les résultats d’imagerie appuient possiblement une analogie de « réinitialisation », estiment-ils. Des effets cérébraux similaires ont été observés avec la thérapie électroconvulsive, notent-ils.

L’imagerie a révélé une diminution de l’activité dans certaines régions, dont l’amygdale qui est impliquée dans le traitement des réactions émotionnelles, de stress et de peur. Elle a aussi montré une stabilité accrue dans un réseau lié aux effets immédiats de la psilocybine ainsi qu’à la dépression elle-même.

Le « trip » induit par la psilocybine durant lequel se produit une désintégration initiale des réseaux cérébraux serait suivi d’une réintégration, croient les chercheurs.

Le composé psychédélique pourrait effectivement produire un « reset » de l’activité de circuits cérébraux connus pour jouer un rôle dans la dépression, estiment-ils.

Ils préviennent « que, même si ces résultats initiaux sont encourageants, la recherche en est à ses débuts et que les personnes souffrant de dépression ne devraient pas tenter une automédication, car l’équipe de recherche a fourni un contexte thérapeutique particulier pour l’expérience et les choses peuvent mal tourner si l’on néglige la composante psychologique du traitement.

Ils ajoutent que les études futures incluront des designs expérimentaux plus robustes. Ils prévoient comparer la psilocybine à un antidépresseur dans un essai qui devrait débuter au début de l’année prochaine.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

(1) Leor Roseman, Mark Bolstridge, Lysia Demetriou, J Nienke Pannekoek, Matthew B Wall, Mark Tanner, Mendel Kaelen, John McGonigle, Kevin Murphy, Robert Leech, H Valerie Curran et David J Nutt.

Psychomédia avec sources : Imperial College London, Scientific Reports
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Un cours en ligne gratuit présente ce qu’est la psychologie à l’université (France)

Depuis quelques années, rapporte Le Monde, les universités françaises développent des MOOC (Massive Open Online Courses), cours en ligne gratuits destinés à accompagner les lycéens dans leurs choix d’études supérieures.

La plate-forme publique FUN propose un MOOC d’« Introduction à la psychologie à l’université » proposé par l’université fédérale de Toulouse – Jean Jaurès avec la collaboration de l’Université Ouverte des Humanités.

Il est accessible du 8 janvier au 11 février 2018, deux heures par semaine pendant cinq semaines.

Description du cours :

« L’objectif de ce cours est de présenter ce qu’est la psychologie, ce que sont ses principaux secteurs, et les différents débouchés possibles.

De nombreux étudiants s’inscrivent en licence de psychologie en ayant une idée vague, restreinte, voire erronée de ce qu’est la psychologie à l’université : quels contenus enseignés ? Est-il vrai qu’il y a des maths ? Quels métiers à l’issue de la formation ? Ils peuvent parfois être étonnés de découvrir, dès les premiers cours, que cela ne correspond pas vraiment à ce qu’ils avaient imaginé.

Notre objectif principal est donc de présenter dans les grandes lignes, ce que sont la psychologie et le métier de psychologue ainsi que d’autres débouchés possibles. Ce cours peut donc être vu comme une introduction générale à la psychologie, un panorama non exhaustif des objets, méthodes et champs d’application. Il a pour visée une meilleure diffusion de l’information auprès du grand public, une meilleure orientation des étudiants dans cette filière, et, à terme, une meilleure réussite.

Ce MOOC s’adresse au grand public sans aucun pré-requis. Il est conçu prioritairement pour les personnes qui souhaitent s’orienter vers un cursus de psychologie à l’université (lycéens et reprises d’études) mais s’adresse également à toute personne qui s’intéresse à cette discipline et à cette profession. »

Le plan du cours est détaillé sur la plate-forme FUN MOCC : Introduction à la psychologie à l’Université.

En psychologie, rapportait Le Monde en janvier 2017, « 18 000 étudiants entrent en licence alors qu’il y a du boulot pour 2 000 en fin de parcours, reconnaît-on au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. La loi ne permet pas de filtrer à l’entrée ».

Pour plus d’informations sur les études en psychologie, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Le Monde, Le Monde
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Première mondiale au CHU d’Amiens : une opération robotisée sur la colonne vertébrale d’un enfant

CC0 Public Domain

Les services de chirurgie de l’enfant et de neurochirurgie ont réalisé avec succès une chirurgie robotisée sur la colonne vertébrale d’un enfant à partir d’exercices de simulation intégrale sur impression 3D avec SimUSanté®.

Le service de chirurgie de l’enfant du CHU Amiens-Picardie avait préparé de longue date et répété en simulation cette première mondiale réalisée le jeudi 28 septembre 2017.

La collaboration :
– du Dr François DEROUSSEN, chirurgien orthopédique pédiatrique à l’origine de ce projet,
– du Pr Richard GOURON, chef de service de chirurgie de l’enfant
– et du Dr Michel LEFRANC, neurochirurgien et de l’équipe d’anesthésie,
a permis la mise en place de vis ilio-sacrées par chirurgie mini-invasive robotisée sur un enfant de 6 ans fragile, souffrant d’une scoliose grave évolutive, alors que tout autre traitement (corsets) n’était plus possible.

Une chirurgie délicate assistée par le robot rosa

Des tiges de croissance (par distraction électromagnétique) ont été posées sur le rachis de l’enfant avec le choix d’une fixation complexe mais parfaitement stable dans le bassin. La stabilité est assurée grâce aux vis ilio-sacrées, solides et reconnues comme donnant une meilleure correction de l’obliquité du bassin ; elles évitent de bloquer certaines vertèbres qui peuvent encore grandir. Leur pose à proximité des racines nerveuses reste très complexe et rare ; elles sont volumineuses au regard de la petite taille des os de l’enfant (vis de 7mm de diamètre à poser dans un couloir osseux de 8mm).
Les difficultés de l’opération et sa potentielle longue durée ont pu être levées pour la première fois pour ce type de chirurgie, avec l’aide du robot ROSA® et après avoir été appréhendée plusieurs fois en simulation.

Une intervention préparée depuis 1 an GRâCE A LA SIMULATION

Cette chirurgie robotisée préparée depuis 1 an, a été intégralement répétée dans le centre de simulation SimUsanté® : une première mondiale également possible grâce aux outils innovants disponibles au CHU Amiens-Picardie. L’impression 3D de la colonne vertébrale de l’enfant intégrée à un mannequin a permis aux équipes de préparer au mieux dans le bloc opératoire simulé équipé d’un robot dédié. La préconisation de la Haute Autorité de Santé « Jamais la première fois sur le patient », a été appliquée pour une sécurité et un confort de prise en charge optimal pour ce jeune patient. La simulation est ainsi venue en appui aux médecins expérimentés, leur permettant de s’entraîner à une nouvelle technique chirurgicale.

Une double première

Le succès de cette double première mondiale (première vis ilio sacrée robotisée et première simulation au robot sur impression 3D du patient) permet à l’enfant d’améliorer son confort de vie, sa vie sociale et le prévenir de complications multiples d’une scoliose grave (respiratoires, digestives, cutanées..) ainsi que des complications de décubitus.
L’enfant se remet à ce jour très bien de l’intervention et est en convalescence dans le service de Médecine Physique et de Réadaptation pédiatrique (MPR) du CHU Amiens-Picardie. La position assise qui ne lui était plus accessible, l’est à nouveau.

La perspective d’un protocole DE SOINS

4 jeunes patients sont d’ores-et-déjà programmés pour bénéficier au CHU Amiens-Picardie, de ce nouveau type de chirurgie. La perspective de formalisation d’un protocole pourrait bientôt permettre à d’autres centres cette prise en charge à leurs patients et d’être formés à ces techniques à SimUsanté®.
Cette nouvelle réussite des équipes conforte le positionnement du CHU Amiens-Picardie dans le développement de la chirurgie mini-invasive.
L’émulation des compétences d’un hôpital universitaire à taille humaine ainsi que les partenariats tissés avec un écosystème local innovant, ont une nouvelle fois rendu possible l’innovation mondiale au CHU Amiens-Picardie.

Crédit/source : CHU Amiens-Picardie

News Santé

Trouble bipolaire : la luminothérapie pourrait être efficace pour traiter un épisode de dépression

La luminothérapie, utilisée quotidiennement au milieu de la journée, diminue les symptômes de dépression et améliore le fonctionnement chez les personnes atteintes de trouble bipolaire, selon une étude publiée dans l’American Journal of Psychiatry.

Des études précédentes ont montré que la luminothérapie matinale réduit les symptômes de dépression chez les personnes atteintes du trouble affectif saisonnier.

La luminothérapie est habituellement utilisée le matin au réveil parce que des études ont suggéré que la lumière matinale aide à rétablir les rythmes circadiens (l’horloge biologique).

Ce traitement peut causer des effets secondaires tels que la manie ou des symptômes mixtes (dépression et manie) chez les personnes atteintes de trouble bipolaire.

Dorothy K. Sit de la Northwestern University et ses collègues ont vérifié si l’utilisation plus tard dans la journée était efficace et réduisait le risque de ces effets secondaires.

Ils ont mené cette étude avec 46 participants atteints de trouble bipolaire de type 1 ou de type 2, traversant un épisode de dépression de sévérité modérée à sévère, prenant des médicaments stabilisateurs de l’humeur et n’étant pas dans un épisode d’hypomanie, de manie ou mixte (manie et dépression).

Ils étaient assignés au hasard à un traitement avec une lumière blanche de 7 000 lux ou à une lumière placebo de 50 lux quotidiennement entre midi et 14 heures pendant six semaines.

Ils plaçaient la lampe à environ un pied de leur visage pendant 15 minutes pour commencer et augmentaient leur exposition de 15 minutes par semaine jusqu’à ce qu’ils atteignent une dose de 60 minutes par jour ou qu’ils connaissent un changement d’humeur important.

Après 4 à 6 semaines, 68 % de ceux assignés à la luminothérapie étaient considérés comme étant en rémission (dépression minimale ou niveau d’humeur normal et retour à un fonctionnement normal) comparativement à 22 % dans le groupe placebo.

Ils ont également connu des effets secondaires minimes, aucun participant n’ayant développé de manie ou d’hypomanie.

« En commençant à une faible dose et en augmentant lentement, nous avons pu ajuster la tolérabilité et rendre le traitement convenable pour la plupart des patients », souligne la chercheuse.

Le délai de quatre semaines avant l’apparition d’un effet notable est similaire à celui d’autres études ayant testé la luminothérapie pour la dépression non saisonnière et la dépression pendant la grossesse, précise-t-elle.

Pour plus d’informations sur le trouble bipolaire et la luminothérapie, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Northwestern University, American Journal of Psychiatry
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Consommer plus de ce minéral protège les artères et prévient les maladies cardiovasculaires

Les bananes et les avocats peuvent aider à prévenir les maladies cardiovasculaires en protégeant contre le durcissement des artères.

Les travaux de Yabing Chen de l’Université d’Alabama à Birmingham et ses collègues ont montré, chez la souris puis avec des cellules en culture, un lien causal entre la réduction du potassium alimentaire et la calcification vasculaire dans l’athérosclérose. Ils ont aussi précisé les mécanismes pathogènes sous-jacents.

Des recherches précédentes menées par plusieurs laboratoires, dont le groupe de Chen, ont montré que la calcification de ces cellules ressemble à la différenciation des cellules osseuses, ce qui conduit à la transformation des cellules musculaires lisses en cellules osseuses.

Les chercheurs ont donc testé l’effet de la croissance des cellules des muscles lisses des vaisseaux dans un milieu à faible teneur en potassium. Cette condition favorisait l’expression de plusieurs marqueurs génétiques qui sont distinctifs des cellules osseuses, et diminuait l’expression des marqueurs des cellules des muscles lisses vasculaires.

Ces résultats soulignent la nécessité de tenir compte de l’apport alimentaire en potassium dans la prévention des complications vasculaires de l’athérosclérose, concluent les chercheurs.

Des aliments qui fournissent du potassium sont notamment les patates douces, les bananes, les avocats, les épinards et les haricots secs.

Hypertension : pourquoi consommer plus de potassium est aussi efficace que réduire le sel

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : University of Alabama
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L’homéopathie : nuisible ou utile ?

Crédits : Céline S./Santenews.eu

Crédits : Céline S./Santenews.eu

L’homéopathie a toujours suscité de vifs débats. Il y a ceux qui l’ont toujours défendue mais aussi ceux pour qui elle serait totalement inefficace même si certains lui reconnaissent un effet placebo. Aujourd’hui son efficacité est de nouveau remis en cause par des scientifique de l’EASAC (Conseil scientifique des académies des sciences européennes). Voici d’ailleurs la traduction de leur communiqué de presse dont le texte original est disponible ICI. Cette traduction « non officielle » a été effectuée par l’Institut de France / Académie des sciences.

Dans un nouveau rapport, l’EASAC (Conseil scientifique des académies des sciences européennes) confirme l’absence de preuve solide et reproductible de l’efficacité des produits homéopathiques.

Les produits homéopathiques sont utilisés dans toute l’ Europe par un grand nombre de personnes et pour un large éventail de maladies que ces produits sont supposés soigner. En dépit de la popularité de ces produits dans certains pays, les scientifiques se demandent s’ils sont utiles ou nocifs. Dans une nouvelle déclaration, le groupe de travail de l’EASAC – un groupe composé de scientifiques européens de premier plan – déclare qu’il n’existe, pour aucune maladie, aucune preuve, scientifiquement établie et reproductible, de l’efficacité des produits homéopathiques – même s’il y a parfois un effet placebo. En outre, l’homéopathie peut avoir un effet nocif en retardant la consultation d’un médecin ou dissuadant le patient de rechercher les soins médicaux appropriés, qui seront basés sur des preuves scientifiques, et en fragilisant finalement la confiance des patients et du public envers la démarche scientifique fondée sur les preuves. Ce phénomène a des conséquences importantes en termes de politiques publiques, de santé publique et de réglementation de l’homéopathie dans l’Union européenne.

En se fondant sur une analyse approfondie des résultats disponibles, l’étude révèle que chaque cas, pour lequel une efficacité clinique d’un produit homéopathique a été revendiquée, peut s’expliquer par l’effet placebo, une mauvaise conception de l’étude, des variations aléatoires, une régression des résultats vers la moyenne ou un biais de publication. L’effet placebo peut certes être utile pour le patient, mais on ne connaît cependant aucune maladie pour laquelle l’efficacité de l’homéopathie soit établie par des preuves robustes et reproductibles. Les revendications scientifiques de l’homéopathie ne sont pas plausibles et sont incompatibles avec les concepts établis de la chimie et de la physique.

Il est certes important de laisser au malade le pouvoir de décision, et de l’enrichir. Mais le choix effectué par le patient doit être dûment informé, ce qui nécessite un cadre réglementaire normalisé, basé sur la connaissance scientifique et utilisant des pratiques sérieuses de publicité qui puissent s’appliquer équitablement à tous les médicaments, quels que soient leurs origines et quels que soient leurs mécanismes d’action.

La promotion et l’utilisation des produits homéopathiques risquent d’entraîner des dommages importants, déjà mentionnés. En outre, l’homéopathie soulève des questions relatives au consentement éclairé du patient, dans le cas où des praticiens prescrivent ou recommandent des produits qu’ils savent biologiquement inefficaces. Enfin, les préparations homéopathiques posent également, en raison du manque de contrôle de leur production, des problèmes potentiels de sécurité.

L’EASAC recommande

-une exigence réglementaire minimale et cohérente pour que les affirmations d’innocuité, de sécurité et de qualité des produits homéopathiques soient, comme pour tous les médicaments, basées sur des preuves vérifiables et objectives, en accord avec les prétentions affirmées. La nécessité de disposer de données vérifiées s’applique à la fois aux produits destinés à la médecine humaine, comme à ceux destinés à la médecine vétérinaire.

– en raison des pressions croissantes exercées sur les systèmes de santé, que ces derniers ne devraient pas offrir le remboursement des produits et des services homéopathiques, à moins que démonstration n’ait été faite, par des tests rigoureux, qu’ils étaient efficaces et sans danger.

– la composition des produits homéopathiques devrait être indiquée de manière similaire à celle utilisée pour les autres produits de santé disponibles dans les pharmacies (OTC) ou par les autres moyens de distribution. Cela implique que l’étiquetage actuellement autorisé de manière exceptionnelle pour les produits homéopathiques soit remplacé par une description simple des ingrédients et de leurs quantités présentes dans la formulation.

– la réglementation de la publicité et de la commercialisation des produits et services homéopathiques doit veiller à les rendre précises et claires : les prétentio ns publicitaires relatives à leur efficacité et à leur sécurité ne devraient pas être autorisées sans preuve démontrable et reproductible.

Les recommandations de l’EASAC concernant les essais, la réglementation, l’étiquetage, ainsi que le marketing ont des implications importantes pour la Commission européenne : en particulier, pour la Direction générale dela santé et de la sécurité alimentaire (pour la médecine humaine et vétérinaire), l’Agence européenne du médicament (EMA) et la Direction Générale pour la justice et les consommateurs. Elles ont également des implications majeures pour les services de santé des États-membres et les organismes de réglementation des médicaments. En outre, l’éducation des patients, le dialogue et la relation avec le public devraient tenir compte de ces recommandations.

Homéopathie : de précédentes études en étaient arrivées aux mêmes conclusions

Il n’y pas si longtemps, c’était en 2015, l’agence nationale de santé australienne en était également arrivée à des conclusions similaires après voir compilé les résultats de pas moins de 225 études sur l’homéopathie.

En effet, l’agence nationale de santé australienne (National Health and Medical Research Council) indiquait à l’époque qu’il n’y a « aucune preuve fiable » d’une quelconque efficacité de l’homéopathie.

Elle était même allée plus loin encore mettant carrément en garde les personnes qui préfèrent utiliser l’homéopathie que de consulter un médecin et de recevoir rapidement un traitement efficace.

« Les personnes qui choisissent l’homéopathie peuvent mettre leur santé en danger si elles rejettent ou retardent les traitements qui ont prouvé leur sécurité et leur efficacité. » affirmait alors la NHMRC.

« Il va y avoir plusieurs personnes qui vont affirmer que ce rapport est le fruit d’une conspiration » avait déclaré le professeur Paul Glasziou, superviseur de l’étude. « Mais nous espérons qu’il il y aura une quantité importante de personnes raisonnables qui réexamineront l’utilisation de ces substances. »

L’agence nationale de santé australienne avait également affirmé que les médecins qui décident de recevoir une formation en homéopathie « perdaient leur temps et leur argent ». Et d’espérer que résultat de leur étude les dissuaderait de le faire.

Un sondage réalisé à l’époque par Ipsos pour les laboratoires Boiron avait révélé que 56% des français avaient recours à l’homéopathie pour leurs petits maux du quotidien.

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Nouveau livre : « Méditez avec nous », de Christophe André

Dans un nouveau livre « Méditez avec nous : 21 méditants experts vous conseillent et vous guident » (Odile Jacob), le psychiatre français Christophe André a réuni une vingtaine de spécialistes qui parlent de leur façon personnelle de méditer.

« La méditation, c’est la présence, la présence à tout, à l’acte en cours et à la vie qui va », peut-on lire dans la présentation de l’éditeur.

La présentation poursuit :

« La méditation n’a pas pour but de nous couper de la réalité, mais de nous relier à elle avec plus de force, de lucidité, d’équilibre, de bienveillance.

Elle nourrit notre intériorité pour nous aider à mieux affronter la violence du monde, à mieux admirer et savourer sa beauté, à mieux en consoler les souffrances.

Ce livre vous offre, dans leur diversité, les parcours, les convictions, les conseils de méditants expérimentés, soignants, contemplatifs, religieux, philosophes… Il vous permettra de découvrir la richesse et la profondeur des pratiques méditatives. Et, nous l’espérons, vous en donnera le goût.

Il y a mille façons de méditer. À vous de trouver votre voie, celle qui vous aidera à mieux vivre. »

Le livre est accompagné d’un CD de méditations guidées inédites.

Les 21 collaborateurs sont : Guido Bondolfi, Jacques Castermane, Gaëtan Cousin, Patricia Dobkin, Christian Gay, Patrice Gourrier, Sébastien Henry, Corinne Isnard Bagnis, Alexandre Jollien, Jean-Philippe Lachaux, Michel Le Van Quyen, Yasmine Liénard, Edel Maex, Christophe Massin, Fabrice Midal, Dominique Page, Claire Petitmengin, Pierre Philippot, Jeanne Siaud-Facchin et Marc de Smedt.

Christophe André a aussi notamment publié, en 2017, « Trois minutes à méditer ».

Méditation de pleine conscience : 4 exercices pour s’initier

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Odile Jacob
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Sauter le petit-déjeuner augmente le risque de maladies cardiaques

Pixabay

Souvent boudé, notamment chez les jeunes, le petit déjeuner est un repas essentiel. Dans certains pays, il est d’ailleurs considéré comme le plus important de la journée.

Aujourd’hui une nouvelle étude confirme ses bienfaits et révèle que ceux qui ont pour habitude de sauter ce repas ont deux fois plus de risques que les autres d’être victimes de maladies cardiovasculaires.

Pour info les résultats complets de cette étude ont été publiés dans la revue spécialisée Journal of the American College of Cardiology.

Elle a consisté en une analyse des habitudes de consommation de 4.052 hommes et femmes d’âge moyen. Durant une périodes de 15 jours, ils ont été invités à renseigner aux chercheurs ce qu’ils avaient consommé au petit-déjeuner et le temps qu’ils avaient passé à le faire.

Ces derniers ont ensuite pris compte plusieurs facteurs (IMC, taux de cholestérol,niveau d’activité physique, consommation d’alcool) puis ont examiné avec beaucoup d’attention l’accumulation graisseuse dans les artères autour du coeur et du cou.

Verdict au terme de l’étude: ceux qui sautent ce repas avaient  deux fois plus d’accumulation graisseuse dans les artères (athérosclérose) que ceux qui mangent un bon petit-déjeuner.

Les auteurs de l’étude ont toutefois précisé que ceux qui avaient pour habitude de sauter le petit déjeuner étaient aussi ceux qui avaient une moins bonne hygiène de vie…

Sauter le petit déjeuner : déjà en 2013…

Si cela vous rappelle quelque chose c’est parce qu’une autre étude en était déjà arrivée aux mêmes conclusions en 2013. Petite piqûre de rappel…

Menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health, cette vaste étude avait consisté essentiellement à observer les comportements alimentaires de près de 27 000 hommes âgés de 45 à 82 ans entre 1992 et 2008.

La conclusion avait été  on ne peut plus claire : les hommes qui sautent le petit-déjeuner ont 27 % de risques en plus d’avoir une crise cardiaque ou de mourir d’insuffisance coronarienne, en comparaison bien sûr avec ceux qui ne se nourrissent pas correctement le matin.

Les auteurs de l’étude avaient par ailleurs précisé que ne pas prendre son petit-déjeuner le matin pouvait conduire à certains risques, comme l’obésité, l’hypertension, un fort taux de cholestérol et de diabète.

Cette étude avait aussi permis de révéler que les hommes sautant le petit-déjeuner étaient souvent « jeunes, fumeurs, travaillant à plein temps, célibataires, ayant moins d’activité physique et buvant davantage d’alcool ».

Des chiffres qui ne faisaient que confirmer les tendances déjà observées au sein de la population française. A l’époque une enquête de l’USEM (l’Union Nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales) avait permis de démontrer que les matins sans petits déjeuners étaient malheureusement monnaie courante chez les étudiants, 1 étudiant sur 5 ne prenant que deux repas par jour.

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