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Les jeunes médecins encouragés à s’installer dans les déserts médicaux

Les jeunes médecins encouragés à s’installer dans les déserts médicaux

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Les mesures concernant l’incitation des jeunes médecins en France à s’installer dans les déserts médicaux prises dans le cadre du Pacte Territoire-Santé fin décembre viennent d’être publiés au Journal officiel. Un salaire minimum garanti de 3640 euros et une allocation de 1200 euros par mois pour les jeunes étudiants contre l’engagement à s’installer dans les territoires isolés seront-elles suffisantes pour lutter contre les déserts médicaux ?

La première mesure vise à proposer à 200 jeunes médecins généralistes en 2013 non encore installés ou installés depuis moins d’un an qui accepteraient d’ouvrir un cabinet médical dans les déserts médicaux des contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG).

Dans le cadre de ce contrat, les jeunes médecins se verraient garantir un revenu net mensuel de 3640 euros pendant 2 ans sous forme de complément de revenus tirés des activités de soins. A cette garantie seront également adjoint des avantages en matière de protection sociale (rémunération versée pendant 3 mois en cas d’arrêt maladie ou pendant toute la durée du congé maternité).

Les jeunes médecins encouragés à s'installer dans les territoires isolés

En contrepartie, rappelle la Ministre de la santé, les bénéficiaires devront notamment s’engager à respecter les tarifs opposables mais également participer à la permanence des soins ambulatoires.

L’autre mesure phare pour lutter contre les déserts médicaux est le renforcement des contrats d’engagement de service public (CESP). Ce dispositif ouvre droit à percevoir une allocation mensuelle brute de 1200 euros pendant les études contre l’engagement du jeune médecin ou dentiste à exercer dans les territoires identifiés comme fragiles.

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Le coronavirus vient du dromadaire

L’autre coupable est donc le dromadaire. On avait appris beaucoup de choses, ces derniers mois sur le nouveau coronavirus, sauf son origine. Identifié en Arabie saoudite il y a près d’un an ce virus a rapidement été baptisé «moyen-oriental» par la communauté virologique internationale. C’est ainsi que l’on parle désormais du «Middle East respiratory syndrome coronavirus» (ou MERS-CoV) pour désigner l’agent de la  nouvelle maladie respiratoire (fréquemment mortelle) qu’il provoque -une maladie émergente proche du SRAS qui, apparu à Hong Kong, avait tué plus de sept cents personnes il y a dix ans.

«de personne à personne»

Officiellement 94 cas ont été recensés (dont 46 d’évolution fatale) en Jordanie, au Qatar, dans les Emirats arabes unis, en Arabie Saoudite. En provenance de ces pays des cas ont aussi été diagnostiqués en France, en Allemagne, en Italie au Royaume-Uni et en Tunisie. Ce nouveau CoV inquiète depuis plusieurs mois les autorités d’Arabie Saoudite, principal pays touché et qui s’apprête à accueillir les centaines de milliers de personnes qui vont effectuer en octobre le prochain pèlerinage de La Mecque. L’inquiétude est d’autant plus grande que l’on sait aujourd’hui que le virus peut aisément contaminer des soignants et que dans l’entourage des malades de nombreuses personnes peuvent être infectées et contagieuses sans manifester les symptômes  de la maladie.

Publiés ces derniers mois dans The Lancet et dans The New England Journal of Medicine différentes études ont permis de situer le profil pathogène de ce virus et les caractéristiques de la maladie qu’il provoque. «Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que le nouveau coronavirus est capable de se transmettre de personne à personne, déclarait fin juin à Slate.fr le Pr Didier Pittet, médecin-chef du service de prévention et contrôle de l’infection des Hôpitaux Universitaires de Genève et directeur du Centre collaborateur de l’OMS pour la sécurité des patients lors d’une réunion internationale organisée à Genève. Il est également démontré qu’il peut affecter le personnel soignant et que ce personnel peut à son tour le transmettre à ses proches».

Présent à la réunion de Genève le Pr Ziad A. Memish, ministre saoudien de la Santé publique et responsable sanitaire des pèlerinages avait révélé que les différents essais thérapeutiques (corticoïdes, interféron, antiviraux) effectués chez des personnes gravement infectées et hospitalisées dans son pays n’avaient pas été efficaces. Il avait aussi indiqué que les différentes études menées pour trouver le «réservoir animal» du coronavirus s’étaient révélées infructueuses. Il avait notamment fait d’une vaste étude menée chez 1.100 chauve-souris provenant de trois régions du pays- la chauve-souris est connue pour être un vecteur de coronavirus. Or faute de connaître l’animal vecteur il est difficile de prévenir en amont la réémergence continuelle du virus.

Le puzzle épidémiologique se complète aujourd’hui avec la publication dans The Lancet Infectious Diseases d’une étude originale. Ces travaux ont été menés par une équipe internationale (1) de virologues humains et vétérinaires dirigée par le Dr Chantal Reusken et le Pr Marion  Koopmans (Institut national néerlandais  de la santé publique et l’environnement,  Bilthoven). L’hypothèse dromadaire avait un temps été évoquée avant d’être abandonnée au profit de la piste des chauves-souris qui (de même que des civettes ou des chats) avaient déjà été suspectées lors de l’épidémie de SRAS.

Une multitude de contacts entre le dromadaire et l’homme

De fait le Mers-CoV peut se répliquer dans des cellules de chauves-souris mises en culture. Pour autant il  semble peu probable aux scientifiques que le virus puisse se transmette directement de chauves-souris à l’homme compte-tenu du comportement à la fois timide et nocturne de ce mammifère. Si elle est bien le réservoir premier du nouveau virus, la chauve-souris ne peut à elle seule être tenue pour coupable. Il manquait un chaînon animal. Et la preuve que ce chaînon est le dromadaire est exposée dans les colonnes britanniques de The Lancet Infectious Diseases.

Les auteurs de la publication ont réuni 349 échantillons de sang prélevés sur différentes races animales: dromadaires (et mammifères assimilés), vaches, moutons et chèvres. Les animaux prélevés étaient élevés dans différents pays parmi lesquels Oman, les Pays-Bas, l’Espagne et le Chili. Il est vite apparu que le dromadaire moyen-oriental était concerné: les stigmates biologiques spécifiques (anticorps anti MERS-CoV) retrouvés dans le sang des dromadaires d’Oman étaient absents de tous les autres échantillons.

Ces dromadaires vivant dans différents endroits de ce pays il est logique de conclure que le nouveau virus (ou un qui lui est très proche) circule abondamment dans cette population animale de la région. Les chercheurs sont toutefois surpris de découvrir des traces d’anticorps dans le sang de deux dromadaires vivant aux îles Canaries qui ne sont pas connues pour être touchées le MERS-CoV. Aucun anticorps n’a été retrouvé dans le sang des trente-quatre animaux cousins germains du dromadaire (le chameau de Bactriane, l’alpaga, le  lama) vivant aux Pays-Bas et au Chili.

Les auteurs de la publication font observer qu’à la différence des chauves-souris il existe de très nombreuses occasions de contact entre les dromadaires et l’homme dans la Péninsule arabique où ces animaux sont utilisés pour la course, mais aussi pour leur viande et leur lait. «Les efforts de recherche doivent désormais se concentrer sur des études animales bien conçues au Moyen-Orient, soulignent-ils. Il faudra se concentrer sur la recherche du virus qui déclenche ces anticorps chez les dromadaires, et le comparer au virus isolé à partir de cas de cas humains. Il faudra aussi recueillir le maximum d’informations sur les contacts des patients avec des animaux et des produits d’origine animale, comme le lait de chameau.»

Dans un commentaire publié par la revue britannique Emmie de Wit et Vincent J Munster (Institut américain de l’allergie et des maladies infectieuses, Rocky Mountain Laboratories, Hamilton) rappellent qu’en l’absence de traitement de la nouvelle maladie virale la priorité doit être accordée au blocage de la transmission du virus à l’homme (transmission zoonotique). Ils ne proposent toutefois aucune solution pratique. L’affaire risque d’être complexe et peut-être douloureuse. Les dromadaires infectés par le virus ne présentent aucun symptôme infectieux (on parle de «porteurs sains») et ne peuvent donc pas faire l’objet de mesures préventives ciblées.

(1)Cette publication est signée de vingt quatre chercheurs travaillant dans dix institutions basées aux Pays Bas, en Allemagne, en Espagne, à Oman, en Suède, en Autriche et au Chili. 

Jean-Yves Nau


A votre santé! – Slate.fr

On adore… Le Spray Peaux Intolérantes au Soleil d’Académie Scientifique de Beauté

Issue de la recherche Académie Scientifique de Beauté, la ligne solaire Bronzécran a été formulée pour épargner le capital soleil de la peau et maîtriser les effets du rayonnement solaire en tenant compte des caractéristiques de chaque type de peau.

Pour les peaux fragiles dites intolérantes au soleil qui peuvent développer des rougeurs, des boutons et des démangeaisons en cas d’exposition, Académie a donc créé un soin solaire spécifique, le Spray Peaux Intolérantes au Soleil SPF50+ pour le corps.

Ses atouts ? Un lait extrêmement fluide, non gras, qui ne laisse aucune trace blanche et qui sent bon les vacances tout en assurant une tolérance optimale de la peau au soleil et une protection haute sécurité grâce à ses filtres organiques anti-UVA et UVB.

Dès les premières expositions, on utilise ce spray enrichi en actifs protecteurs (un protecteur cellulaire qui protège l’ADN cellulaire, de l’acide hyaluronique et de la vitamine E) et la peau développe alors sa capacité d’auto-protection et d’adaptation au soleil.

Glycérine et actifs apaisants permettent quant à eux de renforcer la barrière cutanée et d’apaiser la peau.

Avec ce Spray Peaux Intolérantes au Soleil SPF50+, les peaux fragiles ne doivent plus avoir peur de fréquenter le pont des bateaux ou les plages de sable blanc car la protection est vraiment efficace y compris dans les conditions d’ensoleillement extrême.

Une bonne protection ne dispense néanmoins pas de réparer la peau après l’avoir exposée. Le Lait Réparateur Corps d’Académie Scientifique de Beauté est ici encore le soin SOS idéal avec sa texture non grasse et rafraîchissante.

Un duo parfait pour les peaux claires qui pensent encore que le bronzage est incompatible avec leur peau.

(Spray Peaux Intolérantes au Soleil SPF50+, Académie Scientifique de Beauté. Disponible en instituts dépositaires. Liste des points de vente, tél.: 01 42 42 01 76. Flacon-pompe 150ml, prix indicatif : 50 €)


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Les médecins prescrivent trop d’antidépresseurs

Une nouvelle étude montre que les médecins américains prescrivent trop souvent des antidépresseurs, et ont tendance à diagnostiquer les dépressions trop facilement, nous apprend le New York Times. En interrogeant 5.639 patients, diagnostiqués comme dépressifs au cours de l’année 2009, le docteur Ramin Motjabai a découvert que seulement un tiers d’entre eux (38,4%) présentaient des signes cliniques de dépression.

Ces symptômes, établis par le DSM, ou Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, comprennent la fatigue, une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes, un sentiment de culpabilité et des pensées morbides.

Le problème, c’est que la majorité des personnes interrogées, qu’elles soient bien ou mal diagnostiquées, se sont vues prescrire des antidépresseurs –alors même que plusieurs praticiens recommandent de ne recourir à ce genre de prescription qu’en cas de dépression sévère.

Selon le docteur Motjabai, «ce ne sont pas seulement les docteurs qui prescrivent de plus en plus, ce sont les patients qui les sollicitent de plus en plus. Les sensations de tristesse, le stress de la vie quotidienne et les problèmes de relations peuvent causer un sentiment de défaite qui peut très bien être passager. Mais les Américains souhaitent de plus en plus s’en débarrasser à l’aide de médicaments».

Malgré tout, le docteur encourage ses pairs à améliorer leurs capacités de diagnostic, et à résister à la tentation de «sortir leur carnet pour noter un nom d’antidépresseur et le tendre à leur patient».

Dans Planète Santé en mars dernier, Marina Casselyn faisait la différence entre dépression légère ou sévère, et mettait elle aussi en garde contre l’usage trop fréquent des antidépresseurs, en France cette fois-ci:

«Pour les dépressions de sévérités légère et moyenne, les approches psychothérapeutiques sont tout aussi efficaces que les approches pharmacologiques. Pour les dépressions sévères par contre, le traitement médicamenteux s’avère nécessaire pour corriger un déséquilibre important sur le plan neurobiologique, combiné à un traitement psychothérapeutique pour avoir le meilleur effet sur l’humeur.

Nous sommes très sensibles à cet aspect-là en Suisse, ce qui n’est pas le cas de pays limitrophes comme la France, où la prescription de psychotropes se fait trop facilement, sans toujours proposer cet accompagnement psychologique.»

Ce lundi, Margaret McCartney, médecin britannique, expliquait quant à elle dans The Guardian que les généralistes n’ont parfois pas d’autre choix que de prescrire des antidépresseurs:

«De toute évidence, il arrive aux docteurs de se tromper dans leur diagnostic. Je prescris moi-même plus d’antidépresseurs que je ne le souhaiterais –mais quand la liste d’attente pour une thérapie comportementale est de quatre à six mois, combien de patients en détresse peuvent se permettre d’attendre patiemment?»

Avant d’avoir recours aux antidépresseurs, il existe des facteurs permettant de réduire les risques de dépression: à Slate, nous vous conseillons en particulier de moins travailler, de vous coucher tôt (si vous êtes un ado), ou de vous mettre à la pâtisserie.

À lire aussi sur Slate.fr

Fatigue, tristesse, émotivité: est-ce une dépression?
Les antidépresseurs, conséquence ou cause de la crise?
Hyperactivité (TDAH): trop de médicaments prescrits n’importe comment


A votre santé! – Slate.fr

Un nouveau souffle pour Comptoir Sud Pacifique

Comptoir Sud Pacifique s’offre une seconde jeunesse. Un nouveau packaging élégant et un format roll-on pour emporter partout avec soi ses senteurs préférées.

Des écrins plus chics, plus élégants qui ont tout de même conservé leur essence et leur allure reconnaissable entre toutes.

Les dix Eaux de Voyage synonymes d’évasion pure se glissent donc à présent dans des flacons raffinés et lumineux.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, on retrouve les fragrances cultes de Comptoir Sud Pacifique en format nomade.

Aqua Motu, Vanille Extrême et Vanille Coco se sont glissés dans des roll-on que l’on n’a de cesse de se passer au creux du cou ou du poignet.

Un geste tellement sensuel et pratique. Attention, il s’agit d’une édition limitée à s’offrir pendant l’été.

Avec Comptoir Sud Pacifique, le voyage olfactif sur-mesure se fait à chaque instant.

(Eaux de Voyage, Comptoir Sud Pacifique. Disponibles chez Beauty Success, en Grands Magasins et sur www.comptoir-sud-pacifique.com. Flacon 30 ml, prix indicatif : 31 € ; Roll-on : 19 €)


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Santé: prendre les escaliers au lieu de l’escalator ou l’ascenseur va-t-il me faire maigrir?

«Pour perdre une taille de pantalon et vivre jusqu’à 110 ans, ne prenez plus l’ascenseur, montez les escaliers!» De Doctissimo au maire de New York, dont la dernière trouvaille pour lutter contre l’obésité consiste à promouvoir la montée d’escaliers dans la ville par le biais d’un design urbain adapté, l’injonction fait florès.

Mais qu’en est-il vraiment? Monter les escaliers deux ou trois fois par jour a-t-il un impact réellement significatif sur votre santé, ou seulement, comme le suggère le site américain Gawker, des conséquences très marginales?

Ce n’est pas en prenant les escaliers dans le métro que vous perdrez vraiment du poids, désolée. Mais monter les escaliers est un excellent moyen de lutter contre la sédentarité, et ainsi d’éviter des risques de diabètes, d’hypertension artérielles, de stress et… oui, d’obésité. 

Pour ce qui est de votre silhouette, les défenseurs de la montée des marches ne manquent pas d’arguments: les escaliers, c’est gratuit, accessible à tous, et très efficace. Mais regardons de plus près cet article du site australien weightloss, qui vante les mérites des escaliers pour vous aider à perdre du poids.

Il recommande des montées d’escaliers d’environ dix minutes, en vous arrêtant pour marcher à chaque étage, et en faisant des mouvements d’aérobic. Sérieusement, vous vous voyez faire des mouvements d’aérobic dans les escaliers du métro? Ou faire les cent pas en prenant de grandes respirations à chaque palier de votre immeuble? La montée d’escaliers recommandée ici est quasiment une discipline sportive à part entière, et non la simple bonne résolution d’arrêter l’escalator pour vous rendre au travail.

Un kilo par an?

Ne rêvez pas: cette bonne résolution, à elle seule, ne vous fera pas mincir, du moins pas significativement, et l’article de Gawker n’a pas tort en affirmant qu’en ne changeant rien à vos autres habitudes, la dépense de calories provoquée par l’ascension quotidienne des escaliers du métro vous fera perdre au mieux un kilo par an.

Compter avec exactitude les calories dépensées dans une activité physique donnée est très complexe: plusieurs facteurs entrent en compte, comme le poids de la personne, son état physique, le rythme auquel est pratiquée l’activité, etc. Néanmoins, on peut  envisager une moyenne de 7 kcal à 10 kcal (en diététique, on continue à parler de «calorie» pour désigner en réalité une «grande calorie», en réalité 1.000 «petites calories», soit 1kcal) dépensées pour un étage monté en trente secondes. A ce rythme il vous faudrait donc monter entre 35 et 50 étages pour éliminer ne serait-ce que votre poulet-crudités du déjeuner. Dans ce cas me direz-vous, mieux vaux faire une demi-heure de vélo elliptique dans une salle de gym –personnellement (moi = fille de 60 kg), au bout de trente minutes, la gentille machine m’indique à peu près 300 calories éliminées.

Sauf que Gawker se trompe de combat. Une vie saine, c’est légèrement plus complexe que l’équilibre des calories ingérées et dépensées.

Les médecins nutritionnistes distinguent de plus en plus l’activité physique, ce que les profanes appelleraient le «vrai» sport, de la lutte contre la sédentarité, c’est-à-dire toutes ces petites choses qui nous permettent de ne pas rester immobiles. En effet, les évolutions récentes de notre mode de vie, telles que la diminution des tâches manuelles, les transports de masse, les ascenseurs et autres escalators (nous y voilà), ont considérablement réduit nos occasions de bouger. Or, être assis toute la journée augmente les risques d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques, et favorise certains cancers, même pour les sportifs. Choisir de prendre les escaliers, et plus généralement de se déplacer à pied, est un bon moyen de lutter contre ce problème.

Ainsi, un médecin du sport explique prescrire à certains de ses patients âgés des montées d’escaliers sur ordonnance: ils montent autant d’étages qu’ils peuvent, descendent par l’ascenceur pour ne pas s’abîmer les genoux, et montent à nouveau quelques étages. Le but n’est pas de leur faire perdre du poids mais d’améliorer leur condition physique, et de leur redonner de la masse musculaire. 

Monter les escaliers s’inscrit donc dans une hygiène de vie globale recommandée par les médecins pour préserver, non pas votre ligne, mais tout simplement votre santé. C’est dans cette perspective que l’artiste italo-américain Remo Saraceni a réalisé son «Piano Stairs», un escalier transformé en piano géant, installé dans le métro de Rennes en février 2013.

Le but de la démarche: augmenter l’activité physique tout en renforçant le lien social dans la communauté. 

En outre, pas besoin d’habiter au sixième étage pour gravir dans la journée un nombre significatif de marches: si vous êtes citadin,même en vivant et en travaillant au rez-de-chaussée, si vous renoncez complètement aux escalators, vous pourrez facilement monter dix étages dans la même journée sans vous en rendre compte. Pour vous encourager, un informaticien américain a inventé le Fitbit, sorte de podomètre de luxe qui en plus de vos pas, vous indique le nombre d’étages montés dans la journées. Les résultats sont souvent surprenants! Certes, pour 99,95 euros, on s’attendrait à ce que Fitbit nous fasse aussi des blagues personnalisées, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Pour ceux qui peuvent se le permettre, il s’agit néanmoins d’un instrument intéressant. 

Par ailleurs, pour les obsédés du tour de taille, prendre les escaliers présente quand même quelques avantages.

  • Premier point: de toutes les activités physiques non sportives, monter les escaliers est la plus coûteuse en énergie, et elle l’est d’autant plus que votre poids est élevé. Allez, vous en perdrez quand même un peu, des calories. 
  • Deuxième point: les activités physiques non sportives permettent de réduire la nervosité, et donc le grignotage. Ainsi, une étude de l’université d’Exeter a montré que des accros au chocolat en situation de stress professionnel grignotaient deux fois plus si elles avaient passé le dernier quart d’heure assises, que si elles avaient marché durant quinze minutes.
  • Troisième point: si monter les escaliers ne fait pas nécessairement perdre du poids, cela contribue faire à augmenter la proportion de masse musculaire sur la corpulence totale. Autrement dit, à résultat égal sur la balance, votre corps aura néanmoins perdu en graisse et gagné en muscle.

L’idée est donc d’arrêter de compter les calories dépensées et les grammes perdus, pour adopter une approche plus globale, qui met l’accent sur la lutte contre la sédentarité. Une lutte du quotidien nécessaire mais qui ne remplace par ailleurs en aucun cas une activité sportive ponctuelle. En effet, compte tenu du degré de sédentarité auquel nous conduit notre mode de vie, la cumulation de micro-activités physiques au quotidien et d’une pratique sportive plus intense une ou deux fois par semaine est loin d’être excessive. 

Margaux Leridon

L’explication remercie le Docteur Dominique-Adèle Cassuto, médecin nutritionniste à Paris et auteur de Qu’est-ce qu’on mange? L’alimentation des ados de A à Z, le Docteur Dominique Lanzmann-Petithory, gérontologue, nutritionniste et médecin du sport à l’hôpital Emile-Roux dans le Val-de-Marne, auteur de La Diététique de la longévité, le Docteur Alain Thomas, médecin du sport à Toulouse, et Boris, coach sportif chez Neoness à Paris. 

Retrouvez tous nos articles de la rubrique L’explication ici. Vous vous posez une question sur l’actualité? Envoyez un mail à explication @ slate.fr.

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La micellaire mania chez Barbara Gould

Après le succès de son Eau Micellaire lancée en 2010, Barbara Gould continue d’explorer la technique micellaire et ses qualités de fraîcheur et d’efficacité en étoffant son offre avec deux nouveautés démaquillantes composées majoritairement d’ingrédients naturels.

Avec sa formule enrichie elle aussi en eau de mélisse bio adoucissante, la Gelée Micellaire allie la fraîcheur au confort puisque sa texture gelée élimine les maquillages les plus résistants dans la plus grande douceur.

Respectueuse de tous les types de peaux, même sensibles, elle démaquille parfaitement aussi lèvres et yeux sans piquer tout en hydratant en même temps.

Les Lingettes Démaquillantes d’Eau Micellaire sont quant à elles extrêmement pratiques pour éliminer maquillage et impuretés où que l’on soit et toujours avec fraîcheur et douceur.

Sans colorant, ni alcool et testées sous contrôle dermatologique et ophtalmologique, ces lingettes sont à emporter partout pour faire place nette en douceur.

(Gamme Micellaire, Barbara Gould. Disponible en GMS. Gelée Micellaire, flacon-pompe 250ml, ppi : 4,50 € et Lingettes Démaquillantes d’Eau Micellaire, 25 lingettes, ppi : 2,90 €)


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Les dangers de la caféine pendant la grossesse

hart_es_anna/Flick

« Le café c’est bon… mais sous conditions » nous rappelait il y a quelques mois une étude dont les résultats étaient publiés sur News Santé .

Pour autant les chercheurs de l’Inserm nous mettent aujourd’hui en garde contre les dangers de la caféine pendant la grossesse et ses effets sur le cerveau en développement.

Une mise en garde qui intervient alors que la caféine reste encore et toujours la substance psychoactive la plus consommée au monde, y compris pendant la grossesse.

Selon une étude menée sur des souris par Christophe Bernard, directeur de recherche Inserm et son équipe au sein de l’unité 1106 Institut de Neurosciences des Systèmes” (Inserm/Université Aix Marseille),  la caféine affecte le cerveau en développement,  entraînant chez la progéniture une plus grande sensibilité aux crises d’épilepsie et des problèmes de mémoire.

Même s’il est délicat d’extrapoler ces résultats à la population humaine, ils posent la question des conséquences de la consommation de caféine par la femme enceinte.

Avant d’en arriver à ces conclusions, les scientifiques  ont reproduit chez des souris femelles une consommation de café régulière (équivalent de 2-3 cafés par jour chez l’Homme), tout au long de la période de gestation (19-20 jours) jusqu’au sevrage de la progéniture, en ajoutant de la caféine dans l’eau de boisson.

Au terme de l’étude ils ont notamment constaté que les bébés souris étaient beaucoup plus sensibles aux crises d’épilepsie et qu’une fois adultes elles présentaient d’importants problèmes de mémoire spatiale, à savoir des difficultés à se repérer dans leur environnement.

A propos des ces résultats,  Christophe Bernard a déclaré “Cette étude est la première démonstration des effets néfastes de l’exposition à la caféine sur le cerveau en développement. Bien qu’elle pose la question de la consommation de café chez la femme enceinte, il est nécessaire de rappeler la difficulté, liée à l’utilisation de modèles animaux, d’extrapoler ces résultats à la population humaine sans prendre en compte les différences de développement et de maturation entre les espèces”

Communiqué – Salle de presse de l’Inserm – Consommation de caféine pendant la grossesse et effets sur le cerveau en développement


News Santé

Au Kenya, l’alcoolisme gagne du terrain

En janvier, Slate Afrique nous alertait au sujet du développement de l’alcoolisme sur le continent, où l’OMS constatait le record mondial d’excès de boisson (25% des consommateurs d’alcool africains sont des «binge drinkers»). Time Magazine fait le point sur le phénomène, en se focalisant sur la situation du Kenya. Ses conclusions sont loin d’être rassurantes.

En 2010, le politicien John Mututho, récemment médiatisé pour son opposition à l’usage des OGM au Kenya, avait réussi à faire passer les premières mesures législatives encadrant la consommation d’alcool sur le continent. Mais le rapport des Kenyans à l’alcool reste très alarmant.

La corruption est telle que les lois sur l’alcool apparaissent plus comme une source de revenus supplémentaires pour les policiers que comme une mesure de santé publique.

Multinationales et contrebandiers se disputent le marché. Dans des pays majoritairement peuplés de jeunes, dont une bonne partie risque de se retrouver au chômage, le risque d’alcoolisme est décuplé. Le combat des entreprises légales pour leur faire consommer leurs produits, plutôt que ceux disponibles sur le marché noir, ne résoudra pas ce problème, se contentant de le déplacer.

Bill Sinkele, un ancien alcoolique originaire des Etats-Unis, a travaillé pendant des années auprès des populations marginalisées du Kenya (prostituées, enfants des rues, etc.). Depuis 2005, il dirige une association visant à promouvoir un mode de vie sain dans le pays.

Dans un rapport qu’il vient de rédiger pour l’OMS, il s’inquiète de voir un bon nombre de mineurs capables de déterminer leur marque d’alcool favorite avant même d’avoir l’âge légal pour en consommer. Il exprime son désarroi face aux déductions de taxes dont bénéficie les alcooliers, et fustige les campagnes publicitaires visant les jeunes filles. Ce spot ventant les mérites de Snapp, une boisson alcoolisées au goût de pomme, en offre un bon exemple:

En juin, le président Uhuru Kenyatta a affirmé lors d’un congrès sur le sujet que le pays était entré dans une situation critique, à laquelle il fallait répondre par des réformes législatives. Mais de nombreux participants ont souligné que de telles mesures n’auraient aucune utilité dans la mesure où la police, qui serait chargée de les faire appliquer, est particulièrement touchée par l’alcoolisme. 

Une situation très préoccupante, à rapprocher, dans une certaine mesure, de celle observée en Polynésie, que Jean-Yves Nau décrivait en juillet sur Slate.

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A votre santé! – Slate.fr

Pleats Please se réenchante chez Issey Miyake

Un an après sa création, Pleats Please d’Issey Miyake prend de nouvelles couleurs et se dévoile aujourd’hui dans une explosion de joie en Eau de Parfum.

Pétillante bulle de bonheur composée là encore par le parfumeur Aurélien Guichard, l’Eau de Parfum Pleats Please se dessine cette fois autour de la violette.

 » C’est comme mordre dans un macaron à la violette «  commente d’ailleurs Aurélien Guichard car à son univers joyeux, Pleats Please ajoute à présent une dimension gourmande.

Fausse discrète, la violette s’impose dans un coeur floral de pivoine et de pois de senteur qui se pose sur un fond boisé de patchouli et de cèdre. La vanille ajoute un côté à la fois tendre, gourmand et sensuel qui prolonge le sillage.

En écho à cette fleur, le flacon à facettes se teinte lui aussi de violet et s’anime dans un nouveau jeu de lumières.

Pleats Please Eau de Parfum, une fragrance à découvrir dès cet été et à déguster sans modération.

(Pleats Please, Eau de Parfum, Issey Miyake. Disponible en parfumeries et grands magasins. En savoir plus : www.isseymiyakeparfums.com. Vaporisateur 30ml, 50ml et 100ml, prix indicatifs : 48 €, 70 € et 98 €)


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