Tous les articles par Santé-Avis

Une élue écologiste réclame la légalisation du suicide assisté

Une élue écologiste du Nord-Pas-de-Calais relance le débat sur l’euthanasie en révélant le suicide de sa mère, atteinte d’un cancer en phase terminale, et réclame « la légalisation du suicide assisté ».

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit rendre lundi les conclusions de la « Conférence citoyenne sur la fin de la vie » organisée à la demande de François Hollande, qui entend légiférer sur l’euthanasie après la loi Leonetti de 2005.

Sandrine Rousseau, porte-parole nationale d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) et vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais, explique sur son blog et dans une interview à « La Voix du Nord » comment elle a respecté la volonté de sa mère et assisté avec son père à son suicide et à son agonie.

« Rien de tout cela n’a été digne en réalité. Ni pour elle, contrainte à l’indignité de devoir mourir devant sa fille et son mari, de se vider, d’étouffer, d’agoniser en mille et une souffrances. Ni pour nous, ses proches, contraints de subir une des plus dures épreuves qu’il nous ait été donné de traverser. Alors oui, mourir dans la dignité a un véritable sens », écrit-elle.

Dans « La Voix du Nord », elle raconte la prise de médicaments et l’attente interminable, les heures d’agonie et de souffrance, pour sa mère, son père et elle.

« Elle, mon père et moi, nous aurions tous aimé que cela se passe à l’hôpital, paisiblement. Elle voulait juste que sa souffrance s’arrête », témoigne-t-elle.

« Je sais que je peux être poursuivie pour non-assistance à personne en danger (…). Que l’agonie de ma mère serve à faire avancer le débat. Je milite pour la légalisation du suicide assisté », dit-elle.

Ne croyez pas l’histoire de la drogue krokodil qui aurait «pourri le sexe» d’une adolescente au Mexique

Quand plusieurs sites américains reprennent la même information venant de médias mexicains en indiquant à chaque fois dans leur titre que celle-ci n’est pas totalement vérifiable ou vérifiée, il y a généralement de quoi être prudent. «Une adolescente mexicaine se serait injectée du krokodil dans les parties génitales», titrait par exemple le Huffington Post vendredi 6 décembre. «Une adolescente affirme que le Krokodil a mangé ses organes génitaux», écrivait Gawker trois jours plus tard.

Vous avez probablement déjà entendu parler de la «drogue crocodile» (krokodil en anglais), cette drogue composée de codéine, de carburant et de diluant pour peinture apparue en Russie au cours des années 2000 que nous évoquions ici-même en septembre. Ses effets dévastateurs marquent généralement les esprits: décomposition de la chair jusqu’à l’os, gangrène, amputation, défaut d’élocution, lésions cérébrales et mobilité réduite. Autre fait effrayant, selon un article du magazine américain Time de 2011: «Un consommateur régulier de krokodil meurt au bout de deux ou trois ans, et ceux qui surmontent leur addiction en ressortent souvent défigurés.»

Après avoir fait d’importants dégâts en Russie, où elle compterait entre 100.000 et 1 million d’utilisateurs, et avoir été plusieurs fois annoncée comme envahissant les Etats-Unis, voilà donc qu’elle se répandrait chez le voisin mexicain. La preuve? Cette citation de José Sotero Ruiz Hernandez, un membre de l’Institut national mexicain de la migration, rapportée par les médias locaux et traduite par le Huffington Post:

«La jeune femme qui a utilisé cette drogue avait une infection qui avait fait pourrir ses parties génitales. Ce n’était pas sexuellement transmissible. Elle a dit qu’elle consommait du krokodil depuis deux mois.»

Pour un cas bien documenté et solide, il faudra repasser. On retrouve ici une autre spécificité du krokodil: le flou médiatique et le manque d’informations fiables qui l’entoure.

Le Huffington Post lui-même souligne qu’il n’y a pas eu de cas confirmé de consommation de krokodil aux Etats-Unis depuis 2004, et écrit:

«Les sceptiques affirment que les cas où des consommateurs de drogue en intraveineuse présentaient des plaies écailleuses ou de la chair pourrie associées au krokodil pourraient être dus à des infections contractées après l’utilisation de seringues sales.»

Jeudi dernier, le magazine Time, décidément très intéressé par la drogue, publiait un reportage photo saisissant sur les dégâts du krokodil dans un repère de drogués de Yekaterinburg en Russie intitulé: «La drogue la plus mortelle du monde: à l’intérieur d’une fabrique de krokodil».

Là encore, le raisonnement du journaliste est difficile à suivre: après avoir écrit qu’il y a «désormais des histoires alarmantes selon lesquelles le monstre serait lâché aux Etats-Unis», il se reprend lui-même en concédant que «les responsables de la lutte contre les drogues estiment que les peurs d’une épidémie de krokodil imminente sont exagérées».

Interrogé récemment par le Colombus Dispatch, le docteur Henry Spiller, directeur du Centre sur le poison de l’Ohio, était lui aussi pour le moins sceptique:

«Il n’y a pas de krokodil aux Etats-Unis. Nous le cherchons depuis quelques temps. Personne n’a d’échantillon vérifié dans son laboratoire. Aucun. Zéro.»

En fait, le seul cas crédible de consommation de krokodil aux Etats-Unis a été rapporté cet automne dans un article sur le site de l’American Journal of Medecine où des docteurs affirmaient avoir traité un patient pour consommation de krokodil en 2012. Quelques semaines plus tard, l’article était retiré temporairement du site parce qu’il avait été «publié prématurément avant d’avoir été entièrement vérifié», selon une porte-parole de l’hôpital où le mystérieux patient aurait été traité. Le retrait de l’article n’a pas étonné certains blogueurs scientifiques qui avaient déjà critiqué sa faiblesse méthodologique, sa terminologie imprécise et sa «grammaire catastrophique».

Cet article est donc à oublier, ce qui nous laisse… aucun cas de consommation de krokodil vérifié aux Etats-Unis. L’article du Colombus Dispatch explique d’ailleurs pourquoi la drogue ne prendra sans doute jamais aux Etats-Unis: elle est utilisée en Russie et en Europe de l’Est parce que la vraie héroïne est rare et que les drogués préfèrent consommer un substitut d’héroïne qui leur dévore la peau plutôt que pas d’héroïne du tout. Mais aux Etats-Unis, l’héroïne est facile à trouver, et les consommateurs n’ont aucune raison d’en arriver à de tels extrêmes.

A 82 ans, elle découvre un bébé fossilisé dans son ventre

Alors qu’une colombienne de 82 ans se rend à l’hôpital Tunjuelito de Bogota pour un mal de tête, des douleurs au ventre et une diarrhée, elle découvre qu’elle portait depuis 40 ans un foetus fossilisé dans son abdomen. Un phénomène rarissime qui s’appelle le lithopédion qui signifie « bébé de pierre ».
Le lithopédion est un terme qui vient du grec lithos qui veut dire pierre et pais qui veut dire enfant qui signifie « bébé de pierre ». A l’origine du lithopédion, le développement d’une grossesse extra-utérine qui se produit dans l’abdomen. Au lieu d’être expulsé, le foetus reste en place et se calcifie, avant de « se fossiliser ». Ce phénomène est rarissime puisque seulement 300 cas auraient été enregistrés dans le monde à ce jour. Ils se produisent principalement dans un milieu socioculturel défavorisé non suivi médicalement, essentiellement dans les pays à faibles revenus. En raison, en effet, du manque de suivi régulier des femmes enceintes, on peut passer à côté d’une grossesse interrompue et ne pas diagnostiquer un lithopédion. Il est aujourd’hui bien repéré par l’échographie et confirmé par radiographie… à condition d’y avoir accès.Quelques cas de lithopédion sont rapportés dans l’histoire comme celui de l’enfant pétrifié de Sens (au 16ème siècle). Une femme de tailleur âgée de 40 ans du nom de Colombe Chatri présente tous les signes d’une grossesse en 1554. Malgré la perte des eaux et l’apparition des contractions, elle n’accouchera jamais.Trois années durant, elle demeurera alitée tout en souffrant terriblement. A sa mort qui survient alors qu’elle est âgée de 68 ans, soit 28 ans plus tard, son mari demande une autopsie.

2 chirurgiens, Claude le Noir et Jehan Coutas acceptent de faire cette opération. Ils découvrent alors, dans l’utérus de la morte, une forme ovoïde, dans une matière très solide qu’ils ne parviennent à briser que très péniblement. A l’intérieur, ils aperçoivent alors le corps entier mais calcifié d’un enfant au stade final de son développement. Le bébé, de sexe féminin, était en position agenouillée. Ses fontanelles étaient ouvertes, et l’enfant avait même une dent formée.

Plus récemment, en 2002, une marocaine de 75 ans souffrant de douleurs abdominales a découvert qu’elle avait gardé en elle un foetus fossilisé vieux de 46 ans. Le cas le plus extrême est sans doute celui de Huang Yijun, une chinoise de 92 ans en 2009 originaire de la province de Huangjiaotan dans le sud de la Chine, qui était enceinte depuis 1948. Là encore, ce sont des douleurs au ventre qui l’ont conduite à aller voir son médecin et à faire une radio : la radio a révélé qu’elle était enceinte depuis 61 ans.

De la même façon, la Colombienne de 82 ans chez qui on vient de découvrir un lithopédion souffrait de maux de ventre et avait consulté son médecin pour cette raison. Pendant sa vie, aucune échographie n’avait révélé sa grossesse. La radiographie faite à l’hôpital a permis de déceler dans son abdomen une étrange tâche blanche, montrant un foetus de 32 semaines qui s’était « fossilisé ». La senior compte se faire opérer pour extraire le foetus, composé en grande partie de tissus morts.

Affaire Moitoiret: des experts psychiatres au banc des accusés

Le 22 novembre, Stéphane Moitoiret, un marginal de 44 ans, a été condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Rhône. Il était accusé d’avoir assassiné, dans l’Ain en 2008, un jeune garçon alors âgé de 10 ans.

Inférieure à la réclusion à perpétuité prononcée en première instance dans l’Ain, en 2011, la condamnation est assortie d’une peine de sûreté de vingt ans. Tous les experts ont estimé que l’accusé souffrait de troubles psychotiques majeurs, mais une courte majorité d’entre eux a toutefois cru pouvoir conclure qu’il n’était pas totalement irresponsable de ses actes.

Expert près la Cour de cassation, membre de l’Académie de médecine et psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, le Pr Jean-Pierre Olié, 68 ans, est l’une des voix qui compte dans sa spécialité. Il confie être «profondément meurtri» par le comportement, les faits et les dires de certains de ses confrères commis dans cette affaire.

C’est ce qui l’a poussé à s’exprimer publiquement en des termes violents sur une affaire qui vient d’être jugée –situation rarissime dans le milieu de la psychiatrie judiciaire– en estimant en substance que cette affaire signe définitivement la faillite de l’expertise psychiatrique française. Il le dit dans un texte que cosigne Philippe Charrier, président de l’Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam) et s’en explique pour Slate.fr.

«Justice a-t-elle vraiment été rendue?»

«Stéphane Moitoiret a été condamné à 30 ans de réclusion pour un acte atroce, commis sans motif compréhensible, sur un enfant de dix ans qu’il ne connaissait pas, écrivent les deux hommes. Moitoiret a commis l’horreur, nul ne le conteste. Les jurés du Rhône, après ceux de l’Ain qui l’avaient condamné à la perpétuité en appel, ont puni à hauteur de la gravité de son crime le monstre Moitoret. La vengeance est passée, la société est rassurée. Mais justice a-t-elle vraiment été rendue?»

Pour le Pr Olié, on ne peut reprocher à des jurés d’avoir puni un acte odieux sans considérer que son auteur nécessitait de préférence une prise en charge psychiatrique. Plus précisément, ce reproche ne peut leur être fait dès lors que les différents experts commis par la justice dans cette affaire n’ont pas été capables de s’accorder sur le fait de savoir si l’accusé était pour partie responsable ou totalement irresponsable.

«Comment des experts psychiatriques sensés connaître les symptômes d’une maladie mentale peuvent-ils ne pas être capables de s’entendre sur cette question fondamentale?, demande-t-il. Comment accorder crédit à une expertise concluant à la responsabilité, en omettant que l’accusé avait fait un séjour en milieu psychiatrique plusieurs années avant l’acte horrible à l’origine de sa comparution devant une cour d’assises? Comment neuf experts ont-ils pu s’entendre unanimement sur le diagnostic de trouble psychotique et en conclure, les uns qu’il y avait ‘’abolition du discernement » et les autres simple ‘’altération » et donc responsabilité partielle?»

«Régressions de notre société en crise»

Il accuse certains de ses confrères de s’être pris «pour des philosophes» au lieu, plus modestement, «de faire leur métier de soignants». Il les accuse aussi d’avoir pu affirmer qu’en dépit de sa maladie, l’accusé gardait une part de «libre arbitre» et donc de «responsabilité», et qu’il était «justifié de le punir le plus sévèrement possible». Il ajoute que désormais, Stéphane Moitoiret aura d’autant plus de difficultés à se soumettre à des soins que la justice, et donc la société, «n’aura pas pleinement reconnu sa folie».

Pour le Pr Olié, le cas Moitoiret «signe la faillite de l’expertise psychiatrique» dans la mesure où elle est «incapable d’expliquer simplement à un jury d’assises que, même criminel, un malade mental grave doit être soigné». «En mettant Moitoiret en prison, la société conjure sa peur. La folie fait peur. Et l’adage ‘’demi fou, double peine », qu’on croyait obsolète, a repris du galon», ajoute-t-il.

Le psychiatre hospitalier va plus loin:

«Le cas Moitoiret entrera dans l’histoire des régressions dont témoigne notre société en crise. Une société aux prises avec de graves tensions économiques et sociales, plus encline à tomber dans la facilité de la vengeance qu’à reprendre à son compte les valeurs humanistes qui, dès le début du XIXème siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes. Même les Romains considéraient les fous comme déjà trop punis par les dieux pour encourir en plus la punition des hommes.»

«L’un des nœuds du problème se situe Place Vendôme»

Au-delà de ce cas d’ores et déjà emblématique, que faire? «L’un des nœuds du problème se situe Place Vendôme, déclare-t-il à Slate.fr. Les ministres de la Justice passent mais les immobilismes et les pesanteurs demeurent. La justice veut garder le pouvoir sur la nomination des experts psychiatres. On peut le comprendre. Mais on ne peut pas accepter que ce pouvoir ne soit pas éclairé par une évaluation des compétences.» Avant d’ajouter:

«On ne peut pas accepter que des experts qui ne savent plus ce que veut dire formation continue portent des diagnostics dont eux seuls connaissent la signification. Il faut reformuler la liste des questions qui sont posées par les juges aux experts. Il faut impérativement que nous puissions nous prononcer sur les traitements que l’état de santé des personnes accusées réclame et réclamera. Et il faut et que l’on cesse, par hantise contagieuse de la récidive, de vouloir nous transformer en machine à pronostic.»

Jean-Yves Nau

À lire aussi sur Slate.fr

Anders Breivik, fou ou monstre?
Ce qui se cache derrière l’Institut pour la justice
Chambon-sur-Lignon ou la tentation de la précaution


A votre santé! – Slate.fr

Travailler seulement six heures par jour, un plus pour les entreprises ?

Vous travaillez plus de huit heures par jour et quarante heures par semaine ? Lisez bien ce qui va suivre. Un article du site Quartz (Qz, en anglais), publié jeudi 12 décembre et repéré par Slate, assure que de tels rythmes vont à l’encontre de votre bien-être et surtout de la productivité de votre entreprise. Il recommande donc de ne pas dépasser six heures de travail par jour.

S’appuyant sur les déclarations d’un neuroscientifique, Quartz insiste sur l’heure à laquelle nous nous couchons et à laquelle nous nous réveillons. « Le moment où vous dormez est bien plus important que le nombre d’heures de sommeil », explique-t-il. Il est par exemple pire de se réveiller lorsqu’il fait encore nuit que de n’avoir dormi que quatre heures, rapporte Qz.

Pour mieux réguler ce rythme naturel, le site propose donc de réduire la journée de travail et de répartir ses horaires autrement. « A l’opposé des machines, les humains fonctionnent sur un rythme cyclique, ce qui signifie que notre énergie et notre motivation fluctue selon les moments la journée », rappelle le site, indiquant que l’humain est à 100% de ses capacités en fin de matinée et d’après-midi. Autement dit : pas la peine de se lever aux aurores pour être productif.

Un nouveau modèle pour prédire la propagation des épidémies

Lors de l’épidémie de grippe H1N1, partie du Mexique, les autorités sanitaires n’avaient pu que surveiller les cas et émettre des recommandations aux voyageurs pour juguler la propagation de la maladie. Les schémas de prédictions alors utilisés avaient été dépassés par le monde moderne, globalisé et mobile.

Le monde a changé, la façon dont les épidémies se propagent a été littéralement bouleversée. Dirk Brockmann, spécialiste de la physique théorique, a mis au point un nouveau schéma de prédiction radicalement différent de ce qui était jusqu’ici disponible, rapporte Co.Exist. Au lieu de se fonder sur les distances géographiques et autres barrières physiques (montagnes, mers, déserts et cours d’eau), le modèle ne prend plus en compte que les «distances effectives» induites par les nouveaux moyens de communication.

Pour faire simple, explique Upi.com, ce ne sont plus les kilomètres entre les villes qui comptent, mais leurs aéroports. Le transport aérien rapproche les métropoles sans commune mesure, et Paris, New York et Pékin sont désormais plus proches les unes des autres que Lyon de Nantes. Plus le flux de voyageurs est important entre deux villes, plus la «distance effective» entre ces villes est courte. L’idée de cette théorie est venue à Brockmann quand un de ses étudiants lui a expliqué que, quelque soit le moyen de transport qu’il empruntait (et donc l’itinéraire suivi), il mettait le même temps pour aller de chez lui à l’université.

«Voila où est-ce que ça a commencé. Dans ce monde moderne si connecté, les distances conventionnelles ne veulent plus rien dire

Afin de comprendre et démontrer comment les distances effectives peuvent influer sur la façon dont une épidémie (ou un réseau social, une espèce invasive, une mode…) se répand, Brockmann et ses collègues ont étudié trois ans de données de trafic aérien.

Dans un article publié le 12 décembre 2013 sur Science, Brockmann et Dirk Heblings présentent une compilation de ces recherches, qui montre que la propagation erratique et embrouillée d’une maladie est en fait un modèle simple et constant se propageant en vagues concentriques partant des foyers d’infection primaire puis secondaires, et entièrement fondé sur les distances effectives. Les distances géographiques n’ont plus d’importance. La théorie a été prouvée en comparant les résultats obtenus et la diffusion des épidémies de Sras et de grippe H1N1. Les essais ont aussi démontré que la prédiction de l’apparition des premiers cas dans une ville était plus précise qu’annoncé.

Un des énormes avantages de ce nouveau modèle de prévision est qu’on n’a pas besoin de connaître le mode de propagation de l’épidémie pour savoir où elle va frapper d’abord.

«Si vous jetez un caillou dans l’eau, explique Brockmann, vous allez observer des ondes concentriques. Si vous jetez un plus gros caillou dans l’eau, vous aurez toujours ces ondes concentriques. Si vous jetez un caillou dans du miel, ou dans un autre liquide, vous aurez encore ces ondes, qui se propageront moins vite, mais elles seront toujours concentriques.»

Mais cette découverte n’a pas amené que des bonnes nouvelles. Si jadis on pouvait mettre une ville en quarantaine et circonscrire une épidémie à une région bien délimitée, c’est devenu impossible aujourd’hui. Quelles seraient les conséquences s’il fallait isoler une ville telle que Paris du reste du monde?

L’aspartame serait sans danger… !

Selon les conclusions de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), l’aspartame ne présenterait pas de risque pour la consommation humaine aux niveaux actuels d’exposition.

Dans un communiqué de presse publié plus tôt cette semaine, l’EFSA explique avoir réalisé la première évaluation complète des risques associés à cet édulcorant tant décrié et si souvent pointé du doigt.

Pour se faire elle a entrepris un examen rigoureux de toutes les recherches scientifiques disponibles sur l’aspartame et ses produits de dégradation, en tenant compte tant des études menées chez l’animal que chez l’homme.

La dégradation de l’aspartame dans l’intestin étant complète et très rapide, tout effet signalé comme se produisant dans le corps suite à l’ingestion d’aspartame est causé par un ou plusieurs des trois constituants suivants: acide aspartique, phénylalanine ou méthanol.

L’avis scientifique de l’EFSA s’est donc penché sur les risques possibles associés à ces trois produits de dégradation et a conclu qu’ils ne posaient pas de problème de sécurité aux niveaux actuels d’exposition.

Après une analyse approfondie, et après avoir en compte toutes les informations disponibles, le groupe scientifique ANS de l’Autorité en est arrivé à la conclusion que la dose journalière acceptable (DJA) actuelle de 40 mg/kg de poids corporel/jour constituait une protection adéquate pour la population générale.

Toutefois, chez les patients souffrant du trouble médical phénylcétonurie (PCU), la DJA n’est pas applicable car ceux-ci doivent observer un régime strict faible en phénylalanine (un acide aminé présent dans des protéines).

« Cet avis représente l’une des évaluations les plus exhaustives des risques associés à l’aspartame jamais entreprise. C’est un pas en avant qui permettra de renforcer la confiance des consommateurs à l’égard des fondements scientifiques qui étayent le système de sécurité des aliments de l’UE et la réglementation des additifs alimentaires », a déclaré le docteur Alicja Mortensen, présidente du groupe scientifique de l’EFSA sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments (groupe ANS).


News Santé

L’avocat

Share via email

Je vais vous parler aujourd’hui d’un fruit merveilleux pour la santé et qui ne mérite pas la mauvaise réputation qu’on lui fait parfois.

L’avocat est le fruit de l’avocatier (Persea americana), un arbre de la famille des Lauraceae, originaire d’Amérique centrale et du Sud. Il a une chair tendre comme du beurre. Ce sont les Espagnols, après la Conquête, qui ont fait connaître l’avocat aux Européens, puis aux Antillais.

Pendant des siècles, ce fruit est resté l’apanage de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie. Au 20ème siècle, les Américains, grâce à des cultures à grande échelle, permirent sa démocratisation.

Aujourd’hui, on trouve des cultures d’avocatiers partout en Amérique du Sud et centrale, en Afrique, en Océanie, aux Etats-Unis, dans l’Europe du sud.

Pendant des siècles, les conquérants espagnols extrayaient du noyau de l’avocat un liquide laiteux qui devenait rouge une fois exposé à l’air. Ils en tiraient une encre indélébile qui a servi à rédiger de nombreux documents officiels qui sont aujourd’hui conservés dans les archives de la ville de Popayàn, en Colombie.

Aujourd’hui, on tire de la pulpe une huile que l’on utilise dans les massages et en cosmétologie.

On peut consommer ce fruit ou ce légume salé ou sucré mais il ne se cuit pas car il devient alors amer. Sa chair s’oxydant facilement, il est conseillé d’utiliser des ustensiles en acier inoxydable pour le manipuler et si l’on doit attendre avant de le servir, de l’arroser de jus de citron ou de vinaigre.

Dans certains pays comme le Brésil, Java, HawaÏ, on le consomme volontiers sucré, mélangé à d’autres fruits, des crèmes glacées, du rhum…

Nous trouvons les avocats généralement sur le marché, verts. Il est conseillé alors de les faire mûrir enfermés dans du papier brun et gardés à température de la pièce. Une pomme à proximité, accélèrera son mûrissement (en dégageant de l’éthylène).

On peut aussi les congeler une fois pelé, coupé, arrosé de jus de citron.

C’est un des meilleurs aliments qui soient, pour tous !

Il est dommage que bien des personnes évitent de le consommer à cause de sa teneur en matières grasses relativement élevée (20 %) et les 135 calories qu’il fournit en moyenne. Cette matière grasse est principalement de l’acide oléique, acide gras essentiel qui confère à l’huile d’olive son rôle protecteur sur le système cardiovasculaire. Une étude a démontré qu’une consommation régulière d’avocat contribue à faire baisser le « mauvais » cholestérol et a fait augmenter le bon cholestérol de 11 %. L’acide oléique, de plus, agit sur la partie du cerveau qui génère le sentiment de satiété et c’est un plus quand on veut faire attention à son équilibre alimentaire !

L’avocat est un fruit béni des dieux :

–        Il renferme presque toutes les vitamines B (vit. B1, B2, B3, B5, B6, B9)

Il est très riche en folate (vitamine B9), une vitamine qui participe à la fabrication de toutes les cellules du corps y compris les globules rouges, diminue le risque de maladie congénitale chez le nouveau-né. Donc, si vous attendez un enfant ou vous préparez à tomber enceinte, n’hésitez pas, consommez de l’avocat régulièrement ! De plus, la richesse en folate vous protège du risque de problèmes cardiaques ! Si vous fumez, si vous êtes en surpoids, si vous avez des antécédents dans votre famille de problèmes cardiaques, alors la consommation d’avocat pourrait bien vous aider à garder votre cœur en bonne santé

–        Il est une grande source de zinc qui participe aux réactions immunitaires, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies, à la synthèse, dans le pancréas, de l’insuline

–        Il est riche en lutéine, un caroténoïde qui entre dans la composition de la rétine et participe à la prévention de la cataracte et contient aussi de la zéaxanthine, du bêta carotène et de la vitamine E

–        Il contient de la lécithine, élément qui participe à l’organisation cérébrale du geste et à la transmission de l’influx nerveux au niveau du muscle

–        Il est un concentré d’antioxydants, ces composés qui protègent les cellules de notre corps contre les radicaux libres : des tannins (proantocyanidines) qui protègent les globules rouges et les lipides sanguins du stress oxydatif

–        Il est une source importante de vitamine K. Cette vitamine est indispensable à la fabrication de protéines nécessaires à la coagulation sanguine et à la formation des os

–        Les minéraux qu’il contient (potassium, calcium, magnésium, phosphore) lui confèrent des propriétés alcalines

–        Des substances bactéricides qui participent à l’entretien de notre système intestinal

–        Il a un fort taux de glutathion, composé soufré qui permet de par son pouvoir détoxinant, un fonctionnement hépatique optimal

–        Il renferme 6,8 g de fibres solubles et insolubles, ce qui permet un ralentissement de la dégradation des glucides et qui permet un sentiment de satiété plus rapide. Les fibres solubles contribuent à la prévention du cancer du côlon, des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2. Les fibres insolubles elles, ont la capacité de prévenir la constipation en augmentant le volume des selles

–        Il a une teneur record en D-mannoheptulose, molécule qui permet de freiner la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses

Cette liste n’est pas même exhaustive, c’est dire !

Je ne pourrai que recommander aux sportifs d’incorporer ce fruit dans leur alimentation. Il permet tous les efforts et après l’effort, sa teneur importante en minéraux leur permettra de neutraliser les déchets acides produits par l’activité physique.

Que vaut une « portion » d’avocat?
Poids/volume Avocat cru, 100 g, ½ fruit
Calories 161
Protéines 2,0 g
Glucides 8,6 g
Lipides 14,7 g
-saturés 2,1 g
-monoinsaturés 9,9 g
-polyinsaturés 1,8 g
   -oméga-3* 0,1 g
Cholestérol 0 mg
Fibres alimentaires 6,7 g

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.
* EPA, DHA et acide alpha-linolénique

clo13

A propos de l’auteur : Claudine Soulat

Je suis naturopathe et en tant que telle, je considère l’alimentation, la gestion du stress, l’hydrothérapie et l’exercice physique comme des fondamentaux. J’aide la personne en difficulté à comprendre son état,à chercher l’origine de ses maux (la compréhension de son mal-être est déjà un grand pas vers la guérison) ; je lui conseille des règles d’hygiène vitale pour acquérir ou optimiser la force vitale qui est en chacun de nous et qui permet à l’auto-guérison de faire son oeuvre. En complément, je pratique le massage ayurvédique, la réflexologie thaïe, la lympho-énergie (relance lymphatique) et le reiki pour l’énergie.

Tous les articles de clo13


Regimes alimentaires

Le Quizz POLAAR

…et si le secret de beauté était caché au-delà du cercle polaire ?

De récentes découvertes scientifiques ont mis en lumière le fait que le monde polaire regorgeait de plantes aux propriétés remarquables, incomparables et inégalées. Polaar, marque pionnière et experte en recherche polaire met tout son savoir-faire cosmétique au service de votre beauté. Consciente de la pureté et de la fragilité de cet environnement la marque collabore avec les plus grands organismes scientifiques pour le préserver.

Polaar ou quand le monde polaire s’invite chez vous pour conjuguer efficacité, plaisir et naturalité.


Beauté Addict : Le portail des passionnés de beauté

L’aspartame, un additif sans danger pour la santé, selon l’Efsa

Share Button

L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) vient de rendre son verdict : l’aspartame ne serait pas dangereux pour la santé, à condition de respecter la dose journalière acceptable de 40 mg par kg de poids corporel. Les seules personnes pour qui ce produit est contre-indiqué sont les malades atteints de phénylcétonurie, une maladie génétique rare et grave due à un trouble du métabolisme. L’aspartame contient en effet de la phénylalanine, un composé que ne peuvent pas dégrader ces personnes.

L’Efsa avait indiqué, dès le mois de janvier 2013, dans une consultation préliminaire sur le sujet que selon les données disponibles concernant l’aspartame, il n’était pas possible de justifier d’une quelconque dangerosité de ce produit très utilisé par l’industrie agro-alimentaire si le seuil limite n’était pas dépassé.

Elle montrait dans son rapport que l’ étude italienne menée sur le long terme entre 2006 et 2010 qui avait en effet mis en évidence que la consommation d’aspartame serait cancérogène n’était pas crédible en raison de certains biais dans la méthodologie. Elle affirmait également que ces résultats étaient d’autant moins fiables que d’autres études sur différentes espèces d’animaux n’avaient montrées aucun effet nocif sur la santé.

Le rapport définitif qui devait suivre cette consultation préliminaire concernant l’innocuité ou non de l’aspartame vient donc de sortir. Selon l’Efsa l’aspartame ne présenterait aucun danger pour les consommateurs, et n’augmenterait ni les risques de dommages génétiques, ni les risques de cancer ou de troubles cérébraux. L’aspartame n’aurait pas non plus d’impact sur le comportement et les fonctions cognitives chez l’enfant et l’adulte, ni sur le développement du foetus au cours de la grossesse.

Ce verdict qui était très attendu par l’industrie agroalimentaire, qui utilise fréquemment ce produit pour sucrer les boissons ou encore certains aliments (yaourt, desserts, produits de régime etc.). Il confirme en grande partie ce qui était déjà annoncé par l’Efsa dans la consultation préliminaire.

C’est parce qu’elle était soupçonnée de céder aux pressions de l’industrie, que l’Efsa avait lancé, dés janvier 2013, une consultation publique pour finaliser les premières conclusions du rapport provisoire. Elle persiste et signe au point qu’elle soit encore une fois accusée d’avoir cédé à certaines pressions, principalement des industries agro-alimentaires.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces lobby expriment leur satisfaction. L’Association Internationale pour les Édulcorants, et notamment Coca-Cola, sont venus féliciter une décision qui confirme les conclusions de près de 600 travaux scientifiques sur 40 ans.

Face aux enjeux financiers majeurs sur la question de l’aspartame, on peut rester quelque peu dubitatif sur les conclusions de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire. Une chose devrait toutefois permettre de voir si ces analyses de l’Efsa ont été faites en toute objectivité : ses conclusions doivent en effet être évaluées par la Commission européenne et par les États membres.

laspartame-ne-serait-pas-dangereux

Google+

Commentaires


Top Actus Santé