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La haine des autres se développe entre 6 et 8 ans

David Buttelmann and Robert Böhm, de l’université d’Erfurt en Allemagne, viennent de publier une étude dans Psychological Science sur le favoritisme des enfants envers le groupe auquel ils se sentent appartenir.

Dans l’expérience, décrite dans le Pacific Standard, des enfants de 6 ans et de 8 ans étaient regroupés en groupes de 10, et divisés entre membres de deux sous-groupes, les «verts» et les «jaunes». Ils étaient placés à des côtés opposés du laboratoire et portaient un t-shirt de la couleur de leur groupe.

Les enfants devaient jouer à un jeu vidéo dans lequel ils devaient allouer des objets positifs, comme un cookie ou un ours en peluche, ou négatifs, comme une araignée ou du verre cassé, à une marrionnette habillée des couleurs de chaque groupe. Une troisième option, représentée par une boîte, permettait de déposer un objet non voulu sans nuire à son propre groupe ni s’engager dans une action hostile vis-à-vis de l’autre groupe.

L’expérience a révélé que si l’amour de son propre groupe était déjà présente chez les plus jeunes enfants, puisqu’ils ont donné les objets positifs au représentant de leur groupe dans 75% des cas, ce biais en faveur de son groupe était encore plus fort chez les enfants âgés de 8 ans.

Mais la différence concerne surtout les objets non voulus: le groupe des enfants de 6 ans en a donné 51% à l’autre groupe, 12% à son propre groupe et en a mis 37% dans la boîte. Le groupe des enfants de 8 ans en a donné 71% à la marionnette des autres, 4% à son groupe et 25% à la boite neutre.

La motivation principale des enfants de 8 ans était selon les chercheurs la haine vis-à-vis du groupe extérieur, et les garçons se sont montrés encore plus cruels. 

Comme le rappelle Psychology Today, Jane Elliot, enseignante américaine, avait après l’assassinat de Martin Luther King montré à quel point il était facile de monter les enfants les uns contre les autres.

Pour les auteurs de l’étude allemande, parents (…) Lire la suite sur Slate.fr


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Alzheimer n’est plus une maladie réservée aux pays riches

Natacha Khan et Daryl Loo de Bloomberg se penchent sur le problème grandissant de l’Alzheimer en Chine. Selon une estimation, le pays a maintenant la plus grande population de malades.

En Chine, il y a seulement 300 médecins compétents pour soigner plus de 9 millions de malades de démence. La pénurie accable les familles et menace les ressources d’une aide sociale déjà dépassée par le vieillissement du pays… L’espérance de vie en Chine a augmenté de sept ans depuis 1990 pour atteindre 76 ans. Le revers de la médaille de ce progrès est que la population vieillissante s’est combinée à une rapide modernisation pour alimenter une élévation des maladies mentales, de la dépression à l’Alzheimer, alors que la nation a directement limité les ressources destinées aux plus âgés

Entre 2000 et 2010, le nombre de patients atteints par la maladie d’Alzheimer a augmenté de 53%, jusqu’à un nombre estimé à 5,7 millions.

Ce n’est pas juste un cas chinois. Après avoir été considérée pendant des années comme une maladie de riches, Alzheimer prolifère de plus en plus dans les pays à revenus moyens —et bas. Une étude du Lancet parue en 2008 a montré que les taux de démence «dans l’Amérique Latine urbaine (environ 10%) ressemblent à ceux des pays riches».

D’après Alzheimer Disease International, qui siège à Londres, «déjà 62% des gens souffrant de démence vivent dans des pays en développement, mais d’ici 2050, cela va augmenter jusqu’à 71%. L’augmentation la plus rapide dans la population âgée a lieu en Chine, et chez ses voisins du sud de l’Asie et de l’Ouest du Pacifique».

Il y a évidemment une certaine victoire pour la santé publique dans le fait que l’espérance de vie, même dans les pays en développement, atteigne le point où des maladies telles qu’Alzheimer ou le diabète deviennent des problèmes répandus. Mais c’est aussi le signe qu’au siècle prochain, on pourrait avoir besoin de revoir nos priorités.

Joshua Keating

Traduit par Alice Bru

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L’insecticide DDT, un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer ?

Selon une récente étude américaine, le DDT, un insecticide interdit aux Etats-Unis depuis une quarantaine d’années, peut rester présent dans l’organisme pendant une dizaine d’années et participer à l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Le DDT est un insecticide dont l’utilisation est interdite depuis 1972 aux Etats-Unis. Mais il est loin d’avoir complètement disparu, selon une étude américaine, parue dans le Journal of the American Medical Association. Ces travaux expliquent que le dichlorodiphényldichloroéthylène (DDE), le composant actif du DDT peut persister dans l’organisme pendant 8 à 10 ans et est retrouvé dans 75 à 80% des échantillons de sang prélevés dans la population.

« Nous sommes encore exposés à ces substances chimiques par le fait que nous pouvons consommer des fruits, légumes et céréales importés de pays qui utilisent encore cet insecticide et aussi parce qu’il persiste longtemps dans l’environnement », explique le Dr Jason Richardson, principal auteur de l’étude repris par l’AFP. Or, cette présence est d’importance car l’insecticide pourrait être impliqué dans l’apparition de certaines maladies telles que la maladie d’Alzheimer. 

Des niveaux plus élevés de DDE

Pour en arriver là, les chercheurs ont mené une étude sur 86 personnes présentant un Alzheimer et 79 autres en bonne santé. Grâce à des prélèvements sanguins, ils ont évalué le taux de DDE présent chez chacun. Ils ont ainsi constaté que le composé était retrouvé en quantité 4 fois supérieure chez les patients victimes d’Alzheimer. L’étude montre également que les patients présentant la fameuse mutation génétique et ayant des niveaux sanguins élevés de DDE avaient un Alzheimer plus prononcé que les autres.

En poussant leur étude, les chercheurs ont réussi à comprendre par quel procédé le DDE provoque la dégénérescence neuronale. En effet, ils ont soumis à des concentrations importantes de DDE des cultures de (…)

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Les apports de nos aliments

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Les aliments sont composés de plusieurs nutriments ayant chacun un rôle particulier dans notre organisme.

LES PROTEINES sont les éléments bâtisseurs de l’organisme. On les trouve dans les viandes, les poissons, les oeufs, le fromage, le lait, les yaourts et les fromages blancs.

Les légumes secs (lentilles, fèves, haricots secs, pois chiches…) et les céréales apportent aussi des protéines mais celles-ci sont moins bien utilisées par l’organisme (origine végétale).

LES LIPIDES (ou graisses) apportent de l’énergie et assurent des fonctions vitales notamment au niveau du cerveau. On les trouve dans les huiles, le beurre, la crème mais il existe aussi des   »graisses invisibles » dans les viennoiseries, les biscuits, les plats préparés, le chocolat…

LES GLUCIDES (ou sucres) représentent notre principale source d’énergie au niveau du cerveau et des muscles. Sont à privilégier : le pain, les féculents et les céréales. Sont à modérer : le sucre, les sucreries, les boissons sucrées…

LES VITAMINES ET MINERAUX sont indispensables au bon fonctionnement et à la protection de l’organismes. Tous les aliments en contiennent en quantité variable : les produits laitiers sont riches en calcium, en zinc et en vitamines B; les fruits et légumes apportent notamment des vitamines B9 et C.

L’EAU : elle représente 60 à 70% du poids du corps. L’eau du robinet est la boisson à privilégier et la plus économique.

LES FIBRES : ce sont elles qui régulent le transit intestinal. Les fruits et légumes, les céréales complètes, les légumes secs et les fruits secs sont les principales sources de fibres végétales.


Regimes alimentaires

Pomissime La Fabuleuse, le nouveau soin Clémascience

Développée par les Laboratoires Clémascience, la Pomothérapie® repose sur l’utilisation des polyphénols de pomme rigoureusement sélectionnés et concentrés au sein d’actifs exclusifs appelés les Nutricible® Pomme.

Le dernier né de ces actifs innovants est le Nutricible® 181D Pomme, une combinaison exclusive de sérum de pomme hautement concentré et de sucres de pomme qui forme une couche hydratante durable à la surface de la peau.

Aujourd’hui, les Laboratoires Clémascience ont eu l’idée d’associer les vertus du Nutricible® 181D Pomme à trois autres actifs d’origine naturelle – organique, minérale et végétale – pour concevoir Pomissime La Fabuleuse, leur nouveau soin complet à la fois visage, mains et corps,.

Grâce au Nutricible® Helix Aspersa, source d’allantoïne, de collagène, d’élastine et d’acide glycolique, à un extrait de silicium restructurant et à un extrait d’aloe vera apaisant, cette formule est à la fois régénérante, raffermissante, tonifiante et hydratante.

Idéale pour toute la famille et en toute saison, Pomissime La Fabuleuse est appréciée pour son efficacité anti-tiraillement et anti-peau de croco mais aussi pour son action réparatrice sur les peaux lésées avec à la clé un effet peau neuve.

Rugosités, vergetures, cicatrices, manque d’élasticité, manque d’éclat et inconfort sont donc les cibles privilégiées du quotidien de cette crème ingénieuse qui, appliquée deux fois par jour de préférence à la sortie du bain ou de la douche, fait rapidement des merveilles.

Ultime atout de cette crème multi-usage ? Elle est proposée dans un format familial XXL qui permet d’en faire une utilisation très généreuse.

(Pomissime La Fabuleuse, Laboratoires Clémascience. En exclusivité chez Parashop et sur www.parashop.fr. Tube 275ml, prix indicatif : 37,90 €


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Rester assis trop longtemps est mauvais pour le cœur

Passer plus de cinq heures par jour assis devant un écran ou un livre augmente de 34 % le risque d’insuffisance cardiaque.

Quelle que soit l’activité physique au travail, plus on passe de temps assis à la maison, plus le cœur s’altère et plus le risque d’insuffisance cardiaque augmente. C’est ce qu’indique une étude de grande envergure publiée ce mois-ci dans la revue internationale Circulation Heart Failure. Le Pr Deborah Rohm Young et ses collègues du département de recherche du géant américain de l’assurance, Kaiser Permanente, suivent depuis une dizaine d’années un groupe de plus de 84.000 hommes, âgés de 45 à 69 ans et vivant en Californie.

C’est la première fois, pour une étude de ce type, que l’on prend le critère de l’insuffisance cardiaque. Cette faiblesse du cœur est notamment responsable d’essoufflement à l’effort et induit un véritable cercle vicieux lorsqu’elle s’installe, car plus on est essoufflé à l’effort et moins l’on a tendance à faire des efforts ; or moins l’on fait d’effort, plus le muscle cardiaque s’affaiblit et plus l’insuffisance cardiaque s’aggrave.

«C’est intéressant d’avoir choisi cette maladie, estime le Pr Jacques Blacher, du Centre de diagnostic et de thérapeutique de l’Hôtel-Dieu (Paris), car il s’agit d’une maladie grave et relativement fréquente. D’ailleurs, dans cette étude, il y avait environ 0,5 % de risque de survenue d’une poussée d’insuffisance cardiaque tous les ans alors que la population était relativement jeune: 58 ans d’âge moyen.» Autre point fort de l’étude californienne, «sa durée et son ampleur», s’enthousiasme le Dr Dylan Thompson, chercheur à l’université de Bath (Angleterre), spécialiste des effets de l’activité physique et sportive sur la santé. «C’est sans nul doute l’une des plus grandes études menées sur le sujet et elle conforte l’idée que l’activité physique et le comportement sédentaire ont des effets distincts sur la santé», ajoute le chercheur anglais.

Il y a tout juste un an, il avait montré (…) Lire la suite sur Figaro.fr

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Et si la viande grillée devenait une cause de cancer aussi répandue que le tabac?

La viande grillée au barbecue est loin d’être la chose la plus saine à avaler. De plus en plus d’études établissent un lien entre cancer et cuisson de la viande à la flamme. La combustion du bois, du gaz ou du charbon libère des substances chimiques appelées hydrocarbures polycycliques aromatiques.

On sait que l’exposition à ces HAP provoque des cancers de la peau, du foie ou encore de l’estomac chez des animaux de laboratoire. Chez les humains, des études épidémiologiques lient cancer et exposition régulière aux HAP. Quand les HAP d’une flamme se mélangent avec l’azote contenu, par exemple, dans une tranche de viande, ils se transforment en HAP nitrés, ou NHAP. Les NHAP sont, en laboratoire, encore plus carcinogènes que les HAP. Une conséquence raisonnable serait de dire que la viande grillée peut s’avérer dangereuse pour votre santé.

Les preuves d’un lien entre cancer et viande cuite sur une source de combustion se renforcent depuis des décennies. Dans les années 1960, des épidémiologistes observèrent pour la première fois une corrélation entre cancer et consommation d’aliments fumés. Le Japon, la Russie et l’Europe de l’Est, où le fumage est un moyen courant de conserver de la viande et du poisson, devinrent les laboratoires de la recherche sur les cancers gastriques.

Des études plus récentes laissent même entendre que la consommation de viande fumée pourrait provoquer d’autres cancers, pas uniquement dans le tractus gastro-intestinal. Une étude de 2012, par exemple, établit un lien entre consommation de viande fumée et cancer du sein.

Ces dernières décennies, on a même compris que le fumage n’était pas la seule méthode de cuisson problématique. Le bacon frit, par exemple, produit lui aussi d’importants taux de HAP, sans doute à cause de la volatilisation du carbone contenu dans le lard. Une étude iranienne, publiée l’an dernier, remarquait que les gens développant certains types de cancers gastro-intestinaux avaient davantage tendance à avoir un régime plus riche en aliments frits que bouillis. (Les chercheurs ont lié les cancers au niveau de brunissement des aliments, réduisant ainsi la probabilité que le coupable soit la consommation d’huile).

Aucune étude n’est définitive mais…

La FDA et l’OMS se préoccupent aussi de la présence d’acrylamides dans les aliments, un carcinogène connu qui se forme à partir des sucres et des acides aminés lors de cuissons à hautes températures. Des études sur le long-terme sont actuellement en cours. Ce qui voudrait dire que les aliments cuits à haute température, même sans combustion, pourraient être dangereux.

Aucune de ces études n’est évidemment définitive. Il est possible que d’autres facteurs contribuent aux corrélations entre cancer et cuisson sur une flamme ou à haute température, voire que le caractère carcinogène des HAP observé chez les animaux surestime le risque. Mais c’est un risque qui mérite d’être pris au sérieux.

Alors, que faire? Abandonner la cuisson à haute température est une idée radicale. La cuisson sur flamme est une pratique ancienne, antérieure même à l’émergence de notre espèce. Il est même possible qu’elle ait, littéralement, créé les humains modernes. L’odeur et le goût de la viande grillée parlent à notre nature ancestrale; un barbecue évoque la sécurité et la convivialité des anciennes veillées autour du feu.

On a sans doute davantage affaire à un instinct qu’à une tradition. Mêmes les chercheurs qui travaillent sur les HAP hésitent à prescrire une interdiction pure et simple des cuissons à haute température. Ou, pour reprendre les termes de Staci Simonich, une toxicologue de l’Université d’État de l’Oregon qui vient tout juste d’identifier plusieurs nouveaux types d’HAP: «tout est dans la modération».

Au début de la prise de conscience des risques du tabac

Mais les faits nous disent que se rassembler autour d’une source de chaleur et d’y calciner nos aliments est une habitude que nous devrions, a mimima, envisager de laisser tomber. Avant de m’accuser de folie ou de subversion, laissez-moi m’expliquer. Cet argument, comme tant d’autres discussions autour du cancer, débute avec le tabac.

Entre le milieu et la fin du XIXe siècle, des médecins établissent que l’incidence des cancers de la langue et de la bouche étaient plus élevée chez les fumeurs de pipes et de cigares. En dépit d’un tel lien, les principales publications médicales se moquent des opposants au tabac. The Lancet, l’une des revues les plus importantes de l’époque, et qui l’est toujours aujourd’hui, écrit ainsi en 1879: «Nous n’avons aucune sympathie pour les préjugés contre (…) le tabac, utilisé sous d’appropriées restrictions quant au moment et à la quantité de la consommation. (…) Un cigare quand l’humeur et les circonstances sont propices [doit] non seulement être toléré, mais approuvé». L’ordre du jour était à la modération, pas à l’abstinence.

Les statisticiens des compagnies d’assurance furent les premiers à remarquer un lien entre tabac et cancer du poumon dans les années 1930, suivis de près par des médecins nazis, chez qui une telle connexion fut établie à la fin de la décennie. Hitler s’opposa avec véhémence au tabac comme risque majeur de santé publique, bien avant ses Alliés d’adversaires. (Étant Hitler, il réussit à en faire une question raciale. Il voyait dans le tabac «La vengeance de l’homme rouge sur l’homme blanc pour lui avoir fait découvrir l’alcool fort»).

Deux médecins britanniques réussirent enfin à convaincre la hiérarchie médicale anglo-américaine du lien causal entre tabac et cancer du poumon grâce à un article fondamental du British Medical Journal, publié en 1950. Si les statistiques s’empilèrent ensuite rapidement, aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne, le consensus général estima pendant encore plusieurs années que quelques cigarettes quotidiennes étaient inoffensives.

Des décennies de politique de modération

Dans un article de 1951 sur le tabac pendant la grossesse, un article publié dans le magazine de décoration Better Homes and Gardens estimait que «si vous êtes une grosse fumeuse, les médecins conseillent de réduire considérablement votre consommation, sans pour autant l’arrêter totalement». En 1957, on pouvait lire dans le Consumer Reports: «il pourrait sembler prudent de réduire la consommation de cigarettes à moins d’un paquet par jour».

Il fallut attendre 1964, et un rapport du Surgeon General, pour que le tabac soit finalement et fermement déclaré comme indiscutablement lié à l’explosion des cancers du poumon. A cette époque-là, les épidémiologistes avaient un panorama complet des effets à long-terme de la consommation de cigarettes, qui avait commencé à se populariser peu avant la Première Guerre Mondiale. Les conclusions se tiraient quasiment toutes seules. Et pourtant, les spécialistes de la santé publique mirent des décennies avant de comprendre que fumer avec modération était une idée épouvantable.

Pour autant, le rapport coût/bénéfice du tabac n’est pas le même que celui des grillades ou de la friture. L’alimentation est un fait vital et la viande grillée et frite contribue pour beaucoup au régime américain moyen. Sans compter que les liens entre cancer et HAP, ou autres substances similaires, sont loin d’être aussi établis qu’ils ne le sont pour le tabac.

Mais en se replaçant dans l’optique des années 1950, les cigarettes n’étaient pas si différentes. La consommation annuelle de tabac avoisinait les 6 kilos par personne, et 80% des hommes étaient fumeurs, au moins occasionnels. Le tabagisme était une pratique sociale de premier plan et, pour beaucoup, un moyen de se décharger du stress. Qu’importe que les liens entre cancer et tabac soient déjà évidents à la fin de la décennie, peu de gens imaginaient que le tabac allait devenir la première cause de décès évitables aux États-Unis. L’arrêt total du tabac semblait inutile et imprudent, voire complètement incompréhensible.

Arrêter la viande grillée, fumée ou frite pourrait sembler tout aussi bizarre aujourd’hui, mais des changements diététiques à l’échelle d’une population ont déjà grandement joué sur l’incidence des cancers dans d’autres régions du monde. Au début des années 1970, le cancer du foie tuait quasiment un adulte sur 10 à Qidong, en Chine, une région située à l’embouchure du fleuve Yangtzi.

«Je vous l’avais bien dit»

Deux facteurs contribuaient à cette prévalence aussi extraordinairement élevée: un important taux d’infection au virus de l’hépatite B, et des aliments contaminés par l’aflatoxine. Les terres de Qidong ne supportent pas la riziculture, et ses populations se nourrissaient donc principalement de maïs. Les conditions de culture et de stockage du maïs favorisaient la prolifération de moisissures produisant ce puissant carcinogène.

Dès que les échanges commerciaux furent possibles avec d’autres régions chinoises, les habitants de Qidong passèrent largement au riz. A la fin des années 1980, l’exposition à l’aflatoxine était plus de 100 fois inférieure à ce qu’elle était auparavant, et l’incidence des cancers avait été divisée par deux. 

Alors, faut-il balancer votre barbecue aux ordures? Les preuves en faveur d’une telle stratégie ne sont pas là – du moins, pas encore. L’EPA est en train de mettre au point des facteurs permettant de rendre précisément compte des risques cancérigènes de l’exposition aux HAP, mais difficile de savoir si une activité comme la consommation de grillades est réellement carcinogène.

Bombarder de carcinogènes des lignées de souris modifiées génétiquement est assez facile à aire en laboratoire, mais l’exposition humaine aux HAP est un phénomène que les températures de cuisson et les modes de ventilation, entre autres variables, rendent complexe, et les effets des HAP sont aussi certainement modulés par d’autres facteurs comme les autres types d’aliments consommés et la diversité génétique.

Vous n’avez peut-être as envie de devenir une Cassandre aux yeux de vos voisins. En même temps, si elle n’est pas populaire, Cassandre reste un personnage visionnaire. Tout ce que je dis, c’est si vous êtes le genre de personne à aimer répéter «Je vous l’avais bien dit», vous tenez peut-être là une occasion en or.

Brian Palmer

Traduit par Peggy Sastre

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Une manucure intergalactique avec Mavala

Mavala, la marque suisse qui prend soin de nos ongles, pimente l’hiver avec une nouvelle collection de vernis métalliques des plus hypnotiques : Metropolitan Color’s, des mini vernis pour un maxi effet.

Pour cette nouvelle collection Mavala a puisé son inspiration dans le mélange des métaux en fusion. Résultat, des vernis aux reflets subtils, aux nuances captivantes qui évoluent sous l’inclinaison de la lumière. Six vernis métalliques dont deux duos infusés d’or, pour une manucure futuriste qui nous inviterait presque à un voyage intergalactique.

De nouvelles nuances qui se jouent de la lumière, parfaites pour tromper la grisaille hivernale. Un élégant Silver Chrome, un précieux Emerald Gold, un discret Pink Gold, un trendy Copper Violet et nos deux nuances préférées : Gold Bronze et Metallic Blue.

Le premier avec ses nuances de bronze et d’or se perd entre le vert qui n’ose s’imposer et l’or et le bronze qui prennent définitivement le dessus. Un jeu de nuances tout en subtilité. Certainement la couleur qui offre le plus de reflets.

Et le Mettalic Blue pour une manucure à la fois chic, rock et imposante. Un bleu roi métallique du plus bel effet !

Un petit bémol tout de même : trois couches sont nécessaires pour un résultat intense et optimal. Mais Mavala compense avec une formule sans toluène, sans formaldéhyde, sans paraben, sans collophane ni camphre.

Et puis, on aime toujours autant ces formats anti-gaspi : on finit ses vernis avant même qu’ils n’aient le temps de sécher dans leur flacon.

(Metropolitan Color’s, Mavala. Disponible en pharmacies, parfumeries et grands magasins. Flacon 5 ml, prix indicatif : 5,40 €)


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Nouveaux outils pour anticiper le risque d’infarctus

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« Nouveaux outils pour anticiper le risque d’infarctus » par le Docteur Erard de Hemricourt.

La prise en charge médicale des patients souffrant de maladie cardiovasculaire a fait d’énormes progrès au cours de la deuxième moitié du XXe siècle offrant de ce fait une réduction très importante de la mortalité. Malgré cela, les maladies liées de près ou de loin au cœur n’en demeurent pas moins, de nos jours, la première cause de mortalité suivie de très près par le cancer.

Et bien que nous assistions depuis une dizaine d’années à l’amélioration continue des services d’urgences avec des équipes médicales et paramédicales intervenant beaucoup plus rapidement, avec de nouvelles classes de médicaments et des techniques de plus en plus affinées de cathétérisme cardiaque et de dilatation coronarienne, la pathologie cardiovasculaire reste grevée d’un taux malheureusement encore trop élevé de décès.

Évidemment, pour expliquer l’importance de cette mortalité cardiovasculaire persistante, on ne peut faire l’impasse sur l’explosion des facteurs de risques tels que nos modes de vie sédentaires, notre environnement urbain de plus en plus pollué, l’obésité adulte et même juvénile (un enfant sur 6 en France serait en surpoids voire carrément obèse) et particulièrement les nouveaux cas de diabète de type II touchant de plus en plus précocement les adultes, voire les adolescents eux-mêmes. Signalons que cette situation de diabète de type II chez le jeune adolescent était extrêmement rarissime il y a à peine une trentaine d’années !

Afin de mieux cerner le profil de risque de leurs patients et anticiper la survenue d’un infarctus du myocarde, les médecins et surtout les cardiologues ont à leur disposition plusieurs techniques qui comprennent les épreuves d’effort classiques (à vélo ou sur tapis électrique), les épreuves d’effort couplées à un acte de scintigraphie en médecine nucléaire, des échographies du muscle cardiaque stimulé par un agent pharmacologique, etc.

Ces dernières années sont apparues de nouvelles méthodologies qui commencent progressivement à faire de plus en plus leurs preuves dans la segmentation des populations à risque. Par exemple, les cardiologues utilisent désormais le scanner afin de visualiser l’intérieur des artères coronaires et de pouvoir prévoir où se produira le prochain obstacle coronarien (en fonction par exemple d’un dépôt exagéré de calcium). Cette technique – le coroscan – permet donc de visualiser l’obstacle mécanique ou le dépôt de calcium au sein de la paroi de l’artère coronaire.

Mais si l’on regarde les chiffres, on se rend compte que la plupart des infarctus ne sont pas provoqués par un rétrécissement progressif des artères coronaires mais par le saignement brutal au sein d’une artère coronaire endommagée. C’est ce que les cardiologues appellent la plaque instable.

Cette plaque est tout simplement une zone de la paroi vasculaire qui est endommagée et présente un aspect inflammatoire important. Du fait de cette inflammation, le risque est grand que la paroi se déchire brutalement et qu’il se forme un caillot (les médecins disent un thrombus) sanguin qui va instantanément provoquer un arrêt de la perfusion du muscle cardiaque avec un infarctus à la clé.

Si le coroscan (comme la plupart des autres techniques employées actuellement en cardiologie) est performant pour visualiser le rétrécissement de la paroi coronarienne, la mise en évidence de l’inflammation au sein de l’artère coronaire est cependant beaucoup plus problématique.

Une nouvelle technique, plus généralement utilisée dans le domaine de la cancérologie, pourrait peut-être apporter un élément de réponse. Selon une étude publiée fin 2013, des médecins britanniques ont réussi à mettre en évidence cette plaque instable au moyen de la technologie du TEP-scan couplée à certains traceurs spécifiques (18F-fluoride positron emission tomography for identification of ruptured and high-risk coronary atherosclerotic plaques: a prospective clinical trial. Nikhil V. Joshi et al. The Lancet. Novembre 2013).

D’après le Dr Joshi ayant participé à cette étude, la mise en évidence de niveaux de calcifications importants au sein de la paroi coronarienne permet de souligner la présence d’un phénomène inflammatoire aigu local. Et c’est justement ce phénomène inflammatoire qui serait en cause chez plus de 90 % des patients ayant rétrospectivement souffert d’un infarctus aigu du myocarde. Par ailleurs, plus d’un tiers des patients présentant une pathologie coronarienne dite stable seraient également concernés.

Les connaissances actuelles nous montrent qu’il est donc plus important d’apprécier l’inflammation locale de la paroi vasculaire plutôt qu’un éventuel rétrecissement ou obstacle partiel qui ne provoquera l’infarctus que dans 10% seulement des cas.

Autant dire que si les résultats de cette étude se confirment, les médecins disposeraient d’un atout de taille pour prévenir, parfois longtemps à l’avance, tout risque d’infarctus potentiellement mortel.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé – Tous droits réservés-
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