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Plan cancer: en France, il y a une fatalité du tabagisme

Un scandale à l’état pur –ou presque. Le tabac tue massivement et il continuera de tuer, prématurément.

Résumons. Les cancers tuent en France près de 150.000 personnes chaque année. Le principal tueur est connu. C’est le tabac, premier «acteur de risque évitable». C’est aussi une drogue légale hautement fiscalisée au pouvoir addictif considérable.

Le tabac est responsable de près de 30% des décès par cancer et à l’origine de près de 90% des cancers du poumon, plus de 50% des cancers des voies aérodigestives supérieures selon la localisation (bouche, larynx, pharynx, oesophage), 40% des cancers de la vessie et 30% des cancers du pancréas. Il est aussi impliqué dans les cancers des voies urinaires et du rein, du col de l’utérus, de l’estomac, de certaines leucémies, des cancers de l’ovaire, du côlon et du rectum et du sein.

Tambours et cigarette électronique

Le tabac est également responsable de nombre de maladies cardiovasculaires et pulmonaires. Au total 66.000 décès prématurés par an sont imputables au tabac en France –dont 44.000 par cancer.

On annonce à grands renforts de tambours républicains le lancement de la troisième version d’un Plan Cancer qui courra de 2014 à 2018. Ce lancement vient d’avoir lieu. Que croyez-vous que le président de la République annonça le 4 février 2014? Rien contre le tabac. La preuve (disponible ici sur le site le l’Institut national du cancer). On observera que François Hollande n’a pas dit un mot sur la cigarette électronique, cette révolution anti-tabagique en marche.

Triplement

On ne commentera pas, pour ne pas s’indigner, le «triplement» (de 50 euros à 150 euros) du montant annuel de prise en charge du forfait de sevrage tabagique «pour trois populations particulièrement exposées et souhaitant s’arrêter de fumer»: les jeunes de 20 ans à 30 ans; les bénéficiaires de la CMU; les patients atteints de cancer.

Vous avez bien lu. On n’en dira pas plus. Si: notre collectivité aidera désormais les cancéreux à ne plus fumer.

Au cas où des hausses de prix du tabac seraient décidées, une fraction de l’argent récolté sera «destiné à la recherche sur le cancer, à sa prévention et à l’amélioration de sa prise en charge». On pourra voir là une incitation parmi d’autres à ne pas cesser de fumer.

Fatalité française

Le Monde rappelle qu’Agnès Buzyn, présidente de l’Institut du cancer avait appelé à une «hausse drastique» des prix du tabac. La présidente n’a pas été entendue par le président. Démissionnera-t-elle? Attendra-t-elle des jours meilleurs?

«Il n’y a pourtant aucune fatalité liée au tabagisme: les Etats‐Unis, pays grand producteur de tabac, sont passés sous la barre symbolique des 20% de fumeurs, les Anglais en sont proches et les Australiens, qui ont instauré récemment les paquets neutres, sont à 16%», peut-on lire dans le texte du Plan cancer.

Ici le pourtant est terrible. Il sonne comme sonnent parfois les lapsus. Il dit la vérité: en France, il y a une fatalité du tabagisme.

Jean-Yves Nau

(Article republié du blog de Jean-Yves Nau)

À lire aussi sur Slate.fr

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A votre santé! – Slate.fr

Aveda ouvre son premier Salon Spa Lifestyle en France

Marque américaine créée à Minneapolis en 1978, Aveda a toujours eu pour objectif de proposer aux professionnels de la beauté des produits de haute performance à base de plantes. Trente cinq ans plus tard, la marque innove encore avec des technologies vertes ainsi que des rituels de bien-être qu’elle a le plaisir de nous faire découvrir au Salon Spa Lifestyle Montecino Aveda, le premier Salon Spa Lifestyle Aveda en France qui vient d’ouvrir ses portes au 7 rue du Louvre dans le 1er arrondissement, en partenariat avec le coiffeur Emmanuel Montecino, maître des lieux.

Emmanuel Montecino et Aveda proposent donc de nous faire découvrir cette approche holistique et ayurvédique de la beauté propre à Aveda. Une approche qui connecte la beauté des cheveux, le bien-être, la découverte et la sensibilité environnementale.

Installé sur plus de 300 m², le salon compte 12 chaises de coiffage et 3 cabines de soins visage et corps.

Les services capillaires comprennent : coupes, couleurs, soins spécifiques pour préparer les cheveux et améliorer la qualité du cuir chevelu ou bien encore des traitements pour travailler la texture du cheveu et le coiffage pour homme.

La carte des soins spa Aveda propose quant à elle de nombreux massages pour soulager du stress, des soins visage, des soins ongles et des soins corps.

Sur les linéaires du salon, on retrouve l’ensemble des lignes Aveda avec ses produits capillaires, ses soins du visage et ses soins corps, ses arômes Pure-Fume à choisir en fonction de sa sensibilité et de ses chakras, ses accessoires et le lifestyle de la marque.

Véritable vitrine de l’engagement de la marque autour du développement durable, ce nouveau Salon Spa Montecino affiche un design innovant mais respectueux de la mission Aveda comme tous les salons et spas Aveda à travers le monde.

En bref, une nouvelle adresse à visiter pour s’envelopper dans une bulle de relaxation et de bien-être et s’offrir un moment de répit dans nos vies stressées.

Salon Spa lifestyle Montecino Aveda
7, rue du Louvre
75001 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 10H00 à 20H00
Téléphone : 01 40 26 18 07


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Leucémie : l’ibrutinib, un médicament bientôt disponible

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L’ibrutinib est un nouveau médicament qui sera bientôt disponible pour les patients souffrant de leucémie ou de lymphome résistants aux autres molécules. En raison des bons résultats obtenus par ce traitement, l’ANSM a en effet décidé d’accélérer la procédure en donnant une autorisation temporaire d’utilisation (ATU).

Deux maladies seront concernées par cette ATU : La leucémie lymphoïde chronique qui est la forme la plus répandue de leucémie en France (30%) et dont 4500 personnes en plus sont atteintes chaque année. La deuxième maladie concernée est le lymphone du manteau, qui touche 600 à 700 nouveaux patients chaque année.

C’est suite à la demande du laboratoire Janssen-Cilag qui fabrique l’ibrutinib que l’ANSM a décidé de donner une autorisation temporaire d’utilisation pour ce traitement mais uniquement pour les deux maladies pré-citées et au cas par cas.

A l’origine de l’avis favorable de l’Agence de Sécurité du médicament (ANSM), l’efficacité de l’ibrutinib contre les formes résistantes de leucémie lymphoïde chronique et d’une forme rare de lymphome (le lymphone à cellules du manteau). L’essai clinique a en effet révélé une bonne tolérance au traitement et une rémission durable dans 50 à 70% des cas.

Bientôt un traitement contre la leucémie lymphoïde chronique

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Simpl’Express, le starter minceur de Weight Watchers


© Weight Watchers En 2014, Weight Watchers® lance Simpl’Express, une solution simple et efficace conçue pour aider à démarrer et réussir une perte de poids en toute confiance.

Parce qu’il est en effet prouvé scientifiquement qu’une perte de poids efficace dès le départ est un facteur prédictif important du succès de la perte de poids totale, Weight Watchers® a donc eu l’idée de mettre au point Simpl’Express, deux semaines de démarrage clé en main hyper faciles, sans compter ni peser, pour un départ sans prise de tête.

Comment ça marche ? Simpl’Express se base exclusivement sur les aliments rassasiants, c’est-à-dire sur les aliments qui repoussent la faim grâce à leur qualité nutritionnelle, permettant de réapprendre à faire les bons choix et d’adopter de bonnes bases alimentaires.

Avec Simpl’Express, on part donc avec deux semaine de menus et de collations et grâce à un Créateur de Menus, chacun peut aussi composer ses repas à partir d’une liste d’aliments prédéfinie.

Pour suivre ce programme, rien de plus simple : soit utiliser le livret remis en réunion, soit utiliser l’application mobile Simpl’Express entièrement dédiées aux deux semaines de démarrage.

Et une fois que l’on a expérimenté cette approche cadrée de ses choix alimentaires sur deux semaines, simplement et sans s’en rendre compte, et que l’on apprécie les premiers résultats de son amaigrissement, le passage à la méthode ProPoint® se fait alors tout naturellement et pour plus de flexibilité puisque tous les aliments sont permis.

Alors prête à essayer Simpl’Express et à démarrer l’année en beauté ?

En savoir plus : www.weightwatchers.fr


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Alcool et soleil : un risque accru de mélanome

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Associer l’alcool au soleil favoriserait le risque de développer un cancer de la peau, selon une étude parue dans le British Journal of Dermatology.

La raison en est simple : la consommation d’alcool pendant et avant l’exposition au soleil rendrait l’épiderme plus vulnérable aux rayons UV. L’acétaldéhyde de l’alcool augmente en effet la sensibilité de la peau à la lumière, mais ce n’est pas tout. Il entraîne également des dommages aux cellules accroissant jusqu’à 55% le risque de cancer de la peau et particulièrement du mélanome.

Telles sont les conclusions d’une méta-analyse internationale de 16 études menée par des chercheurs de l’Université de Milan-Bicocca (Italie) de l’Institut Karolinska (Stockholm) et de l’École de médecine Icahn – Mount Sinai (New York).

Selon les chercheurs ayant participé à cette étude, des travaux antérieurs avaient déjà associé la consommation d’alcool avec un risque accru de coups de soleil estimant que 18% de tous les cas de brûlures au soleil étaient liés à la consommation d’alcool.

Pour réaliser cette recherche, les scientifiques ont analysé les données de 16 autres études portant au total sur 6.200 patients atteints de mélanome.

Les résultats cette nouvelle méta-analyse sont formels : une seule boisson alcoolisée par jour augmenterait le risque de cancer de la peau de 20 %, de plus de 4 cocktails par jour de 55 %. Même les personnes qui boivent moins d’un verre par jour d’alcool, le cancer de la peau est accru de 10 %.

Selon le Docteur Eva Nergi, la consommation d’alcool amènerait une modification de l’immunocompétence du corps, à savoir la capacité de l’organisme à produire une réponse immunitaire normale.

Alcool et soleil favorise le développement du mélanome

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Gloss Hysteria, l’ultra brillance par Arcancil Paris

Avec Gloss Hysteria, Arcancil Paris réinvente le gloss à effet matière vinyle.

Le proint de ce nouveau gloss ? Une très forte concentration d’agents haute brillance qui capte la lumière et offre un fini laqué et couvrant durant 6 heures.

Formulé sans parabène, le Gloss Hysteria affiche en outre une texture légère et surtout non collante. Quant au parfum, ce sont de délicieuses notes de framboise qui nous font la bouche gourmande.

Sa flaconnette tout en transparence pour apprécier pleinement chaque nuance, est équipéee d’un applicateur pinceau qui permet une parfaite répartition sur les lèvres.

Au total, Arcancil a imaginé 10 teintes ultra-laquées, des plus naturelles au plus sophistiquées. De quoi nous rendre toutes histériques de ce Gloss Hysteria !

Les conseils de Morgane Hilgers, make-up artist Arcancil Paris : pour un effet naturel bouche mordue, il suffit d’appliquer le gloss directement au doigt. Et pour une définition parfaite, il peut aussi être travaillé avec un crayon contour des lèvres.

(Gloss Hysteria, Arcancil Paris. Disponible aux Galeries Lafayette, BHV, dans les parfumeries Beauty Success et sur le site www.arcancil.com. Prix indicatif : 11,50 €)


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Première fois : pourquoi les filles sont-elles souvent déçues ?

Faire l’amour pour la première fois est souvent synonyme de déception, en particulier pour la gent féminine. Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue à l’hôpital Cochin à Paris et auteur du livre « La mécanique sexuelle des hommes, tome 2 : L’érection », a répondu aux questions de Top Santé.

Pourquoi les filles ne gardent pas toujours un bon souvenir de leur premier rapport sexuel ?

Cela dépend de plusieurs facteurs. Les filles ont tendance à dire oui pour faire plaisir, et faire l’amour sans en avoir envie ne donne pas de très bons résultats. Environ deux filles sur trois ressentent des douleurs lors du premier rapport et seules 5% ont un orgasme à cette occasion. Entre autres, le vagin n’est pas équipé pour ressentir du plaisir automatiquement. Il est, d’une certaine façon, « vierge » de sensations. Un garçon connait son pénis, il est stimulé toute sa vie : dans le ventre de sa mère, au moment de la toilette et de l’exploration de son corps, au contact avec les vêtements et, plus tard, lors de la masturbation. La fille n’est pas habituée à la pénétration, même si elle utilise des tampons. Si 45% d’entre elles affirment s’être masturbées avant 18 ans, n’y a souvent pas de pénétration mais que des caresses.

Que faire pour améliorer les premiers rapports ?

Le vagin est une zone qui met du temps à se réveiller, il faut l’accepter. La preuve : deux tiers des femmes n’ont pas d’orgasme vaginal. Le cerveau doit apprendre à interpréter certains signaux. L’essentiel est de s’écouter, accepter les signaux du corps. Je remarque une certaine agressivité : beaucoup de filles se forcent à se masturber, à utiliser des sex toys, à s’épiler intégralement… Elles ne vivent pas en harmonie avec leur sexe alors que c’est une zone à chérir. Des sociologues ont remarqué que la meilleure façon pour que le premier rapport se passe bien, c’est de l’expérimenter avec un partenaire fixe. Si la première fois est un échec, le couple peut prendre son temps et recommencer sans trop de pressions.

Les parents ont-ils un rôle à jouer ?Ils peuvent parler à leur enfant de leur propre expérience, sans donner trop de détails intimes. Ils peuvent apporter des exemples en utilisant la technique du « j’ai une (…) Lire la suite sur Topsanté

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Une pause bien-être avec Naturado en Provence

Depuis plus de 10 ans, Le Comptoir Provençal des Argiles nous propose ses produits cosmétiques d’hygiène et de soins naturels et biologiques.

Avec sa marque Naturado en Provence, c’est le meilleur de la Provence Méditerranéenne dont il nous fait profiter à travers de soins formulés à partir d’ingrédients naturels de premier choix.

Après les savons, les gels douche ou les shampooings, Naturado en Provence lance aujourd’hui des huiles de massage certifiées bio.

Présentées dans des flacons bruns PET pour une très bonne protection contre les UV, ces quatre huiles de massage offrent un grand plaisir d’utilisation par la qualité de ses actifs et de ses parfums.

Véritable invitation au voyage dans la pure tradition orientale, l’Huile de Massage Esprit Riad qui associe huile d’argan, huile d’avocat et huile essentielle d’orange, est parfaite pour nous oublier le froid et le blues en hiver.

Le soir, après la douche, pour un retour au calme, il y a l’Huile de Massage Relaxante au parfum coco amande.

Après une séance de sport, pour en optimiser le effets, il y a l’Huile de Massage Minceur à la pomme et au thé vert. Et après une séance de shopping, pour alléger ses jambes, l’Huile de Massage Circulatoire est idéale avec sa composition 100% naturelle à base d’huile de macadamia, d’avocat et de pépins de raisin.

Au total, quatre huiles sur-mesure pour prendre son bien-être en mains.

(Huiles de massage, Naturado en Provence. Disponibles en magasins bio, parapharmacies, dans les magasins Alinéa et sur www.provence-argile.com. Flacons de 200ml, prix indicatif : 14,95 € chaque)


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La vodka, un pêché mortel pour les Russes

Lorsqu’un homme russe meurt avant 55 ans, il y a de bonne chance que ce soit à cause de la vodka. C’est en tout cas ce qu’indique une étude publiée vendredi 31 janvier par la revue médicale britannique The Lancet.

Faisant suite à de nombreux travaux sur le sujet, des chercheurs ont ainsi étudié 57 000 hommes pour évaluer leurs risques de décès en fonction de leur consommation d’alcool. Les résultats sont éloquents : chez les hommes âgés de 35 à 54 ans, le risque de mourir dans les 20 prochaines années est de l’ordre de 16% pour ceux buvant moins d’une bouteille d’un demi litre de vodka par semaine. Ce taux atteint 20% pour ceux buvant entre une et trois bouteilles, et 35% pour ceux buvant plus de trois bouteilles.

L’excès de mortalité est principalement du à des cas d’empoisonnement par des boissons frelatées, des accidents, des suicides, des actes de violence. Mais il est également lié à des maladies directement associées à l’alcoolisme, comme les cancers de la gorge et du foie, relève l’étude menée par des chercheurs russes et britanniques ainsi que par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), basé à Lyon (Rhône).

L’étude a également permis de montrer que la mortalité prématurée avait évolué en fonction des campagnes de lutte contre l’alcoolisme. « Les taux de mortalité russes ont fluctué de manière importante au cours des 30 dernières années, parallèlement aux restrictions sur la consommation d’alcool sous les président Gorbatchev, Eltsine et Poutine », relève l’un des auteurs de l’étude.

Depuis les mesures prises en 2006, la consommation d’alcool tout comme les décès avant 55 ans ont ainsi baissé de près d’un tiers, « même si le risque est encore important ». Selon un rapport de l’OMS (PDF en anglais) publié en 2011, un Russe sur cinq meurt de sa consommation d’alcool contre une personne sur 20 en (…) Lire la suite sur Francetv info

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Le stéthoscope a 200 ans, et il risque de ne pas passer l’hiver

Dépassera-t-il de beaucoup les deux cents ans? Le stéthoscope a été inventé le 17 février 1816 par le Dr René-Théophile-Hyacinthe Laennec qui fêtait ce jour-là ses 35 ans. Il devait mourir dix ans plus tard, de tuberculose. Ce médecin avait eu l’idée de cet outil révolutionnaire en observant peu auparavant des enfants jouant dans les décombres de la cour du Louvre: l’oreille collée à l’extrémité d’une poutre, ils écoutaient les sons transmis par le bois tandis qu’un autre enfant grattait l’autre extrémité avec une épingle. On venait de lui enseigner la percussion, il découvrira et enseignera l’auscultation. 

De retour à l’hôpital Necker, au chevet d’une patiente cardiaque, il réclame une feuille de papier, la roule en cylindre, appuie une extrémité sur la poitrine de la malade et place l’autre contre son oreille. Et voici que lui parviennent, amplifiés et avec netteté, les sons des battements du cœur et ceux des inspirations-expirations des poumons. C’est la première auscultation médiate —par opposition à l’auscultation immédiate où avec la tête du médecin collée sur la poitrine du patient. Une opération qui voyait fréquemment le médecin plaçait un mouchoir entre son oreille et la peau du malade.

Laennec baptise stéthoscope son invention (du grec stethos, poitrine). Il en élabore un premier en bois puis l’améliore au fil de différents modèles. En moins de deux ans, il bâtit toute la sémiologie pulmonaire. Son instrument acoustique permet, sans danger et autant de fois qu’on le veut, d’entrer dans l’intimité du bloc cœur-poumon alors inaccessible. Deux siècles plus tard sa classification des sons pulmonaires normaux et pathologiques (râles, sifflements, bourdonnements, tintement métallique etc.) n’a rien perdu de son actualité. Il fait le lien entre ces sons et les lésions qui les provoquent, ce qui ouvre la voix à de considérables avancées. On peut découvrir ici ce que perçoivent les oreilles médicales au travers d’un stéthoscope.  

De nombreuses améliorations sont rapidement apportées (adaptateurs en ivoire, tube flexible…) mais il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir apparaître le stéthoscope à deux oreilles (bi-auriculaire) dont le principe est toujours d’actualité. Le plus célèbre est aujourd’hui celui mis au point au début des années 1960 par le cardiologue américain David Littmann avec double pavillon réversible. Il est omniprésent dans la pratique médicale, qu’il s’agisse du cœur, des poumons, de l’abdomen, du fœtus ou de la tension artérielle.

Mais demain? Dans un éditorial de la prochaine livraison de la revue Global Heart, les Prs Jagat Narula et Bret Nelson (Mount Sinai School of Medicine, New York) laissent entendre que ses jours sont comptés. L’invention durable de Laennec ne résiste plus à l’avènement des appareils diagnostiques usant des ultrasons et de l’échographie. Des appareils de moins en moins volumineux, de moins en moins coûteux.

«Au moment où nous écrivons ces lignes, plusieurs constructeurs proposent des échographes portables à peine plus gros qu’un paquet de cartes à jouer, avec une technologie et des écrans inspirés des smartphones modernes», écrivent les deux médecins américains. La taille et le prix des échographes miniatures continuent de diminuer sans que la qualité des images en soit altérée. «De ce fait, de nombreux experts ont affirmés que l’échographe était devenu le stéthoscope du XXIe siècle. Mais alors, pourquoi ne trouve-t-on pas d’appareils à ultrasons dans la poche de tous les cliniciens», interrogent les Prs Narula et Nelson. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Parmi eux le fait que de nombreux médecins d’âge mûr ont terminé leurs études bien avant que l’échographie ne devient une pratique de base dans leur spécialité.»

Les stéthoscopes les moins onéreux sont par ailleurs devenus objets presque jetables alors qu’ils étaient hier encore pieusement conservés par les médecins tout au long de leur carrière. Mais les appareils à ultrasons les moins chers coûtent encore plusieurs milliers de dollars. Ce qui est un obstacle majeur dans les pays en développement. Pour autant, le mouvement de substitution est en marche et il est irréversible.

«Les conditions sont réunies pour un bouleversement, assurent les deux médecins. Les vinyles ont été remplacés par les cassettes audios, puis par les CDs et par les mp3. Le stéthoscope finira  par s’incliner de la même manière face à l’échographie. Les étudiants en médecine vont s’entraîner à utiliser ces appareils portables pendant leurs études précliniques. Puis ils auront accès à des anatomies et des physiologies vivantes qui n’étaient jusqu’ici consultables que via des simulations. Ces étudiants verront l’avènement d’une échographie guidée par une ultrasonographie ciblée. Puis une fois en position d’autorité, ils réaliseront peut-être que le potentiel de cette technologie aujourd’hui balbutiante est encore bien plus étendu. »

A ce stade notre  stéthoscope sera-t-il nettoyé, étiqueté, et place dans une chambre forte, à côté des inventions depuis celle de René  Laennec jusqu’à celle de David Littmann? Ou, à la manière des audiophiles qui jurent que le phonographe offre les meilleurs sons, certains cliniciens continueront-ils à n’avoir confiance que dans l’antique acoustique analogique?

Jean-Yves Nau


A votre santé! – Slate.fr