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Dur pour l’image corporelle d’utiliser Tinder

Être sur Tinder semble difficile pour l’image corporelle et l’estime de soi, selon une étude présentée au congrès annuel de l’American Psychological Association.

Le site de rencontre Tinder compte environ 50 millions d’utilisateurs actifs, indiquent les auteures. Les profils individuels sont notés par les utilisateurs comme acceptables ou inacceptables. Si deux utilisateurs se jugent acceptables l’un l’autre, ils peuvent commencer à communiquer ensemble.

Jessica Strübel et Trent Petrie de la University of North Texas ont mené cette étude avec 1 044 femmes et 273 hommes âgés en moyenne de 20 ans (principalement des étudiants universitaires de premier cycle).

Environ 10 % utilisaient Tinder. Ceux-ci, femmes et hommes, rapportaient être moins satisfaits de leur corps et de leur apparence comparativement aux non-utilisateurs. Les utilisateurs masculins rapportaient des niveaux inférieurs d’estime de soi.

« L’utilisation de Tinder, pour les hommes et les femmes, était associée à l’insatisfaction corporelle, la honte de son corps, la surveillance de son apparence, l’internalisation des attentes de la société concernant les standards de beauté, la comparaison aux autres physiquement, et le recours aux médias pour obtenir des informations sur l’apparence et attractivité », a expliqué Jessica Strübel.

En raison de la façon dont fonctionne l’application et ce qu’elle exige de ses utilisateurs, les gens qui sont sur Tinder peuvent commencer, après un certain temps, à se sentir dépersonnalisés et jetables dans leurs interactions sociales, à développer une conscience accrue (et critique) de leur apparence et de leur corps et, même en remettant en question leur propre valeur, à croire qu’il ya toujours quelqu’un de mieux au tournant, ou plutôt au prochain glissement d’écran, dit-elle.

Une autre explication pour la corrélation observée pourrait aussi être que les gens qui ont une faible estime d’eux-mêmes soient plus portés à utiliser ce type d’application.

Psychomédia avec sources : APA (press release), APA (article).
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Une carte pour suivre la propagation rapide du virus Zika

Le 5 août 2016.

Le virus Zika traverse les frontières et inquiète les autorités. Depuis son apparition en Amérique centrale, ce virus particulièrement redouté par les femmes enceintes a contaminé de nombreuses régions du monde.

Le virus Zika à l’origine d’une urgence sanitaire internationale

Le virus Zika soulève de nombreuses craintes dans le monde entier. Des craintes qui sont prises au sérieux par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déclaré une urgence sanitaire internationale en raison de la transmission rapide de ce virus qui devrait, selon les estimations des experts, être en mesure de contaminer des millions de personnes avant la fin de l’année.

Aux États-Unis, le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) a émis, lundi dernier, une note à l’attention des voyageurs, les informant des risques encourus par les femmes enceintes et leur partenaire en cas de voyage vers Miami, et particulièrement à Wynwood. Ce quartier de la ville est en effet le premier, sur tout le territoire américain, où des locaux ont été contaminés, sur place, sans avoir voyagé, signe que le virus est bel et bien installé en Amérique du Nord.

Un virus redouté par les femmes enceintes

Découvert il y a près de 70 ans, le virus Zika n’a été à l’origine d’épidémies qu’à partir de 2007. Cette année-là, la contagion a démarré en Micronésie, infectant environ 75 % de la population. Six ans plus tard, le virus est réapparu en Polynésie française et, depuis, aurait circulé jusqu’au Brésil. C’est depuis cet immense pays d’Amérique centrale qu’aujourd’hui, en 2016, de nombreux pays ont été touchés. Le Canada, le Chili, la France, l’Italie, mais aussi la Nouvelle-Zélande, le Pérou, le Portugal, et les États-Unis sont concernés si bien que des mesures sanitaires drastiques ont été mises en place par plusieurs gouvernements et agences sanitaires.

Et pourtant, ce virus, transmis par les moustiques, passe inaperçu dans la plupart des cas. Il peut toutefois être associé à divers symptômes tels que la fièvre, les maux de tête, une éruption cutanée, de la fatigue ou des douleurs musculaires et articulaires, qui peuvent durer une semaine et ne laissent pas de traces. Mais il est particulièrement redouté chez la femme enceinte, car il serait à l’origine de l’apparition, chez les fœtus, de microcéphalies qui provoquent des retards mentaux irréversibles.

À lire aussi : 5 choses à savoir sur le virus Zika

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Épidémie d'anthrax : la Sibérie en alerte

Le 4 août 2016.

Plus de 2 000 rênes et un jeune garçon ont été tués, en Sibérie, après avoir attrapé le virus de l’anthrax. Les fortes chaleurs de la saison libèrent de dangereux microbes enfouis jusqu’ici dans le permafrost sibérien, un constat qui inquiète les scientifiques.

Le dégel du permafrost fait ressurgir des microbes venus du passé

C’est un scénario catastrophe qui se profile en Sibérie. Au moins 2 300 rennes et un jeune garçon sont morts d’une épidémie d’anthrax, également appelée maladie du charbon, dans la péninsule de Yamal, en Sibérie. La bactérie de cette infection pulmonaire, qui peut être soignée si elle est découverte à temps, a été libérée dans l’air à la suite du dégel du permafrost sibérien, en raison des fortes chaleurs de ces dernières semaines.

Le phénomène est effrayant, et pourtant, il n’est pas nouveau. Tous les ans, le sol gelé, qui recouvre une large partie de la Sibérie, fond au moment où les températures augmentent. La boue et les effondrements font alors partie du quotidien des populations qui vivent sur place. Mais le réchauffement climatique et les étés particulièrement chauds, comme celui que nous vivons cette année, augmentent ce phénomène et font ressurgir des virus et bactéries venus du passé.

Et si la variole réapparaissait ?

Il faut dire que dans le permafrost, ces microbes trouvent des conditions de vie idéales. Le froid, le noir et le pH neutre de cet environnement permettent à ces êtres vivants de survivre des milliers d’années. « Si l’on y met un yaourt, celui-ci sera encore bon dans 10 000 ans », illustre ainsi Jean-Michel Claverie, spécialiste en micro-biologie à l’Institut de microbiologie de la Méditerranée, pour L’Obs.

Or, si les températures continuent à augmenter et que le permafrost fond en profondeur, certaines bactéries indésirables pourraient de nouveau faire leur apparition à la surface de la Terre. Pour L’Obs, Jean-Michel Claverie cite ainsi l’expérience de chercheurs qui, en 2012, ont découvert des corps momifiés dans le nord-est de la Sibérie. Lors des analyses génétiques faites sur ces restes humains, les scientifiques ont découvert des traces du virus de la variole. « Si un tel virus était libéré, les conséquences seraient beaucoup plus catastrophiques que les quelques infections bactériennes dont nous parlons aujourd’hui », analyse donc le chercheur, inquiet. « Or personne n’a pour l’instant la preuve que le permafrost ne recèle plus de virus de la variole encore infectieux, ou bien d’autres virus qui auraient pu infecter nos lointains ancêtres ! ».

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En Sibérie, le dégel du permafrost libère la bactérie de l’anthrax, causant une épidémie

En Sibérie, la bactérie Bacillus anthracis, responsable de la maladie du charbon, ou anthrax, a causé la mort d’un enfant de 12 ans et contaminé 20 personnes issues d’une tribu nomade de Iamalo-Nénétsie, une région située à 2000 kilomètres au nord-est de Moscou. La maladie n’avait pas été signalée depuis 1941 (75 ans).

Plus de 2300 rennes sont morts, probablement après avoir brouté des végétaux infectés.

La cause serait le réchauffement climatique. En Sibérie, la température moyenne a augmenté de sept degrés en trois ans, est-il rapporté. Le mois dernier, les températures ont atteint 35 °C, contre 17 habituellement à la même saison. Ce qui a entraîné la fonte du pergélisol (ou permafrost), une couche de terre dont la température est normalement maintenue en dessous de 0 °C, libérant les bactéries.

L’anthrax peut se manifester sous formes cutanée, pulmonaire ou intestinale, rapporte Le Figaro. Le garçon de 12 ans, qui appartenait à une famille d’éleveurs de rennes, est décédé de la forme intestinale. Il semble qu’il ait été infecté par la consommation de viande de renne contaminée.

Si l’infection est prise en charge à temps, elle peut être traitée par des antibiotiques. Les 2/3 des 20 personnes infectées ont contracté la forme cutanée de la maladie, plus facile à traiter. Six malades sont touchés par la forme intestinale, la plus grave, et ont encore un pronostic vital engagé, selon le quotidien The Siberian Times. 90 personnes ont été hospitalisées à titre préventif.

Avec le réchauffement climatique, le permafrost sibérien n’a sans doute pas fini de libérer des microbes emprisonnés dans la glace. En septembre 2015, des scientifiques français ont annoncé la découverte d’un virus géant d’un genre totalement inconnu, réactivé après 30 000 ans de sommeil, rappelle Le Figaro.

Illustration : Iamalo-Nénétsie en Sibérie.

Psychomédia avec sources : Figaro, France TV Info.
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Note pour les athlètes des JO : ne pas mettre la tête sous l’eau

Mercredi 3 août 2016.

Les nageurs en eaux libres qui s’affronteront dans les eaux de la baie de Rio devront respecter une règle impérieuse : ne pas boire la tasse, afin de ne pas tomber malade ! 

Cela vous fait sourire, tellement cela paraît improbable. Mais pour les athlètes qui devront passer plusieurs dizaines d’heures (en comptant l’entraînement) dans les eaux de la baie de Rio, c’est nettement moins drôle !

Les prélèvements effectués dans les bassins naturels réservés aux compétitions de natation en eaux libres (10 kilomètres et triathlon) ou d’aviron ne sont en effet pas très ragoûtants. Là où, en France, une plage est interdite pour quelques centaines de nanovirus par litre d’eau, à Rio, c’est par millions que les virus pullulent dans l’équivalent d’une bouteille d’eau minérale !  

1,7 milliard de virus par litre d’eau

Dans le lagon Rodrigo de Freitas, où la compétition d’aviron est prévue, c’était même le chiffre record de 1,7 milliard de virus par litres d’eau qui avait été mesuré en 2015. Les derniers prélèvements n’en ont recensé « que » 248 millions par litre d’eau.

Les antibiotiques ne servent à rien

Résultat, les athlètes sont invités à ne pas boire la tasse, évidemment, mais même, à ne pas « mettre la tête sous l’eau », par certains scientifiques. Pratique, quand on veut nager la brasse papillon ou le crawl…

Des agences rapportent que des athlètes ont pris des antibiotiques à titre préventif, oubliant, d’abord, que les antibiotiques affaiblissent l’organisme, en le rendant plus sensible aux infections,  mais oubliant surtout que les antibiotiques ne peuvent rien contre les virus, puisqu’ils ciblent les microbes ! 

Les premières épreuves de nage libre se dérouleront le 15 août. Mais on sera fixés plus tôt, à l’occasion des entraînements, sur les conséquences de ces bains « forcés » dans des bouillons de culture… 

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76 communes de Moselle Sud bénéficieront-elles d'une complémentaire ?

Zones de désert médical en France

Dans l’Est de la France, on sait ce que c’est que la solidarité ! La communauté de communes de Sarrebourg-Moselle sud (CCSMS) souhaite propose une complémentaire santé intercommunale qui s’adressera à 76 communes, une fois les 5 communautés de communes fusionnées en 2017.

Savoir si les habitants sont intéressés par une mutuelle pour tous

Dès 2017, 5 communautés fusionneront. L’idée est d’anticiper cette fusion en proposant la mise en place d’une mutuelle pour les habitants des 76 communes de la fusion. Les habitants sont-ils intéressés par cette couverture de santé intercommunale ? C’est la question qui leur sera posée, et dont les réponses sont attendues avant le 15 septembre 2016.

La communauté de commune espère réceptionner 5 000 personnes intéressées par la mise en place de cette mutuelle communale. Dans ce cas, un appel d’offre sera lancé auprès de plusieurs mutuelles nationales. L’objectif ? Proposer une couverture efficace mais dont le prix peut mener à des économies à hauteur de 50 %, des contrats adaptés aux besoins des seniors.

Dans le cas du lancement de ce projet solidaire, l’adhésion pourrait être lancée dès janvier 2017.

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Diesel : des effets à long terme sur la santé prouvés

Mardi 2 août 2016.

Des chercheurs français et néerlandais ont exposé des lapines en gestation à un air pollué par des particules fines, du même type que les particules émises par les moteurs diesel. Et ils ont comparé l’évolution des foetus, et l’état de santé des lapines, à l’évolution de foetus et de lapines témoins, respirant de l’air normal. Leur travail a été publié dans Particle and Fibre Toxicology

Diesel : retard du développement du foetus chez le lapin 

Devinez ce qu’ils ont découvert ? Que les placentas des mères exposées aux particules fines – pourtant, seulement deux heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 25 jours (sur 30 jours de grossesse- étaient moins vascularisés. Et que les foetus dont la mère était exposée à la pollution se développaient moins rapidement pendant une partie de la grossesse ! 

Plus inquiétant encore : des nanoparticules provenant bien évidemment de l’air vicié ont été trouvées dans le sang des bébés lapins. Et pour les bébés femelles qui, à leur tour, ont donné naissance à des lapereaux, les échanges d’acides gras entre la mère et le foetus étaient modifiés par rapport à la norme, ce qui pourrait prouver que l’exposition à la pollution a des conséquences sur plusieurs générations. 

La pollution de l’air provoque un retard gestationnel chez l’homme

Ces expériences menées sur le lapin, un mammifère, dont le processus gestationnel est très proche de celui des humains, permettent d’envisager que la pollution a aussi des conséquences transgénérationnelles sur nous. Déjà, une équipe de chercheurs de l’Inserm, à Grenoble, a observé que les enfants nés de femmes exposées à la pollution atmosphérique pendant leur grossesse avaient en moyenne un poids, et un périmètre crânien inférieur à la norme. 

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Généralisation du tiers payant : le calendrier

de 2016 à 2017, quelles sont les étapes du tiers payant généralisé ?

En 2017, tous les Français pourront bénéficier du dispositif du tiers payant, mais avant d’en arriver là, plusieurs étapes vont être mise en place. Voici le calendrier du dispositif permettant aux Français de ne plus avancer d’argent lors de leurs consultations médicales, lors d’une hospitalisation ou à la pharmacie.

Tiers payant : depuis le 1er juillet 2016

Possibilité pour les professionnels de santé d’appliquer le tiers payant partiel (part de l’Assurance Maladie) à destination des patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD) et des femmes enceintes bénéficiant de l’assurance maternité.

Tiers payant : à partir du 31 décembre 2016

Obligation pour les professionnels de santé d’appliquer le tiers payant partiel (part de l’Assurance Maladie) à destination des patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD) et des femmes enceintes bénéficiant de l’assurance maternité.

Tiers payant : à partir du 1er janvier 2017

Possibilité pour les professionnels de santé d’appliquer le tiers payant partiel à tous les assurés et proposer également le tiers payant total (part de l’Assurance Maladie + part de la mutuelle santé).

Tiers payant : à partir du 30 novembre 2017

Obligation pour les professionnels de santé d’appliquer le tiers payant partiel à tous les assurés et possibilité de proposer également le tiers payant total (part de l’Assurance Maladie + part de la mutuelle santé).

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Voici pourquoi certaines personnnes sont « sensibles » au Gluten

Le 1er août 2016.

Les personnes qui se disent « sensibles » au gluten ont aujourd’hui une explication aux nombreux symptômes qui peuvent se manifester lorsqu’ils en consomment. Une étude américaine vient de prouver l’existence d’un marqueur cellulaire spécifique lié à cette affection.

Le marqueur FABP2 responsable de la sensibilité au gluten

Une récente étude pourrait avoir trouvé une explication à la sensibilité au gluten. Cette affection, à ne pas confondre avec la maladie cœliaque (intolérance au gluten), se caractérise chez les personnes qui affirment en souffrir par divers symptômes, qui vont des troubles gastro-intestinaux aux maux de têtes, en passant par des dérèglements de l’humeur. Jusqu’ici, seuls les marqueurs de l’intolérance au gluten avaient été découverts et expliqués.

Cette dernière étude, parue dans la revue Gut, pourrait bien apporter une explication à cette sensibilité et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, puisqu’elle met en lumière le rôle d’un marqueur de dommages dans les cellules épithéliales intestinales. Ce marqueur, baptisé FABP2, a été détecté à la suite d’une vaste étude menée sur 40 personnes intolérantes, 80 personnes dites « sensibles » et 40 personne ne souffrant d’aucun trouble digestif.

2 % d’intolérants et de sensibles au gluten

Chez les intolérants au gluten, les cellules T cytotoxiques agissent uniquement dans l’intestin grêle et les symptômes ne se manifestent alors que dans cette partie du corps. Chez les personnes souffrant d’une sensibilité au gluten, l’affaiblissement de la barrière intestinale faciliterait le passage de composés microbiens de l’intestin vers le sang et expliquerait alors la grande variété de symptômes.

Les chercheurs qui ont mené cette étude affirment qu’au terme de six mois sans consommation de produits contenant du gluten, la concentration de FABP2 chez les sujets sensibles avait retrouvé un niveau normal et les participants ont retrouvé un équilibre digestif sain. On estime aujourd’hui à 1 % le nombre d’intolérants au gluten et à 1 % supplémentaire le nombre de personnes qui souffriraient d’une sensibilité au gluten.

À lire aussi : L’intolérance au gluten : ce qu’il faut savoir

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Ice Bucket Challenge : le défi lancé sur les réseaux sociaux a fait avancer la science

Le 29 juillet 2016.

L’Ice Bucket Challenge, qui a largement animé les réseaux sociaux il y a deux ans, a permis de faire avancer la recherche contre la Sclérose latérale amyotrophique. Un nouveau gène a été découvert chez ces malades et de nouveaux traitements sont envisagés.

Bientôt de nouveaux traitements contre la SLA ?

Chacun se souvient du bien nommé Ice bucket challenge, ce défi lancé sur les réseaux sociaux, qui impliquait que de nombreux volontaires se lancent un seau d’eau glacée sur la tête pour financer la recherche d’un remède contre la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), autrement appelée la maladie de Charcot. Il y a deux ans, cette opération virale avait permis de récolter 220 millions de dollars. Aujourd’hui, ces tonnes de glaçons ont porté leurs fruits puisque, grâce à ces fonds, des chercheurs ont annoncé avoir identifié un gène propre à cette maladie neurodégénérative.

C’est grâce à un collectif de chercheurs venant de 11 pays différents que la recherche a pu progresser rapidement. Ces derniers ont mis en place une grande opération de séquençage du génome de nombreuses personnes atteintes de SLA ainsi que de leurs familles. En recoupant leurs données, ils ont mis en lumière le rôle d’un gène, baptisé NEK1. Cette découverte est « significative », assure l’association américaine ALS, qui espère que de nouveaux traitements pourront être mis en place.

30 000 porteurs de la maladie de Charcot en France

Comprendre le rôle de ce gène permettra en effet de développer de nouvelles thérapies, dont les premiers essais cliniques sont attendus par les patients et leurs familles, qui se battent depuis longtemps pour faire avancer la recherche.

La maladie de Charcot attaque les cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. La plupart des patients qui sont touchés terminent leur vie, deux à cinq ans après le diagnostic, totalement paralysés. Selon les données actuelles, 10 % des cas seraient génétiques. Une personne sur 2 000 serait aujourd’hui atteinte de SLA en Europe, soit 30 000 cas en France, ce qui fait de cette pathologie une maladie dite « orpheline ».

À lire aussi : Maladie de Charcot : il parcourt 788 km en fauteuil roulant 

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