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Comment les mutuelles « senior » vont être encadrées ?

Les seniors vont bénéficier de mutuelles santé moins chères

Alors qu’actuellement les seniors sont ceux qui ont le plus besoin de soins, ce sont également eux qui paient le plus cher leur complémentaire santé. Jusqu’ici, cela paraît logique. Pourtant, cette tranche de la population française n’est pas celle qui a le plus les moyens de se payer ces contrats santé. Le gouvernement a donc décidé d’encadrer les mutuelles santé pour les seniors.

Senior : qu’est-ce que les mutuelles labélisées ?

Le ministère de la Santé a décidé d’encadrer la distribution des mutuelles santé qui s’adressent aux seniors (les plus de 65 ans), aussi bien en termes de qualité de garantie que de tarifs. A partir du 1er janvier 2017, les seniors pourront bénéficier de contrats santé assurant un niveau de garanties minimum et une politique tarifaire encadrée.

Ainsi, les organismes de complémentaire santé seront obligés de proposer à cette tranche de la population ces contrats santé labellisés.

Mutuelle senior : quelles garanties minimum, quels tarifs maximum ?

Ces contrats labélisés devront donc offrir des garanties minimales, qui seront prochainement fixées par décret. Ces garanties planchers seront créées pour éviter les inégalités de couvertures des seniors, tout en évitant les mutuelles ou assurances santé peu efficaces et particulièrement onéreuses.

Les tarifs plancher et plafond sont d’ores et déjà définis : de 55 euros à 143 euros.

Des tarifs qui inquiètent les organismes complémentaires

Si le gouvernement souhaite réduire les inégalités et favoriser l’accès aux soins des seniors (à la manière de la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés), les organismes complémentaires s’inquiète pour l’équilibre financier de leur entreprise. Selon eux, ces tarifs ne seraient pas assez élevés d’un point de vu de la rentabilité.

Les complémentaires ne seront pas obligées de commercialisé ces contrats labélisés, il est alors à craindre un déséquilibre du marché.

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Déjà-vu : souriez, vous êtes en bonne santé

Le 22 août 2016.

Vous l’avez déjà vu. Vous l’avez déjà vu. 

Cette impression, que sept personnes sur dix disent avoir déjà ressentie dans leur vie, a longtemps été considérée comme étant un signe de fatigue psychique, de stress ou d’émotion. La sensation de déjà vu fait même partie des éléments de diagnostic de certaines pathologies mentales, ou troubles psychiatriques ! 

Le déjà vu, connu dans le monde entier 

Et pourtant, d’après une étude écossaise récente, cette impression définie pour la première fois en 1876 par le philosophe français Émile Boirac n’est en rien un signe de problème mental, au contraire !

Il s’agirait même d’un signe de bon fonctionnement du cerveau, et de son système de mémorisation et validation des souvenirs. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l’université Saint Andrews, en Écosse, sont parvenus à créer un protocole permettant de susciter des impressions de déjà vu chez des cobayes.

Déja vu : c’est la mémoire qui envoie un signal

À force d’appliquer ce protocole, ils sont parvenus à la conclusion que le cerveau des cobayes ne faisait que valider les souvenirs récemment acquis, en déclenchant cette impression, le tout sous IRM. En constatant que le cortex préfrontal entrait en activité dans certaines situations, et non l’hippocampe, comme ils s’y attendaient, ils ont pu valider l’hypothèse que c’étaient les zones dédiées à la mémoire et au traitement des souvenirs qui déclenchaient le déjà vu. 

Et si vous ne ressentez plus cette impression de déjà vu, après l’avoir expérimentée plusieurs fois au cours de votre vie, c’est tout à fait normal. Elle s’estompe, puis disparaît, avec l’âge… 

Pour en savoir plus : Phénomène du déjà vu, comment ça marche ?

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3 raisons pour ne pas garder trop longtemps un maillot de bain mouillé !

Alors oui, c’est la fin de l’été, mais il reste une poignée de chanceux qui vont encore profiter du soleil et du bord de la piscine encore durant quelques semaines. Alors pour eux, voici 3 raisons sanitaires de ne surtout pas garder trop longtemps sont maillot de bain mouillé sur eux !

#1 Maillot de bain mouillé = nid à bactéries

Chaleur, humidité et zone sombre : c’est le combo-gagnant pour la prolifération de bactéries. C’est exactement ce que représente un maillot de bain mouillé pour nos petites bactéries ! Le maillot de bain se transforme alors en véritable éponge à microbe et bactéries, tout droit sorties de la piscine ou de la mer.

Et bien sûr, en sortant de l’eau, ces bactéries restent entre le maillot et notre peau et notamment nos parties génitales. Des bactéries qui apportent un déséquilibre et par conséquent pouvant provoquer diverses maladies ou infections.

Les signes avant-coureurs d’une telle maladie ou infection ? Irritation, brulure, douleur en faisant pipi, etc. Bref, il convient alors de consulter rapidement un médecin qui prescrira un traitement adapté.

#2 Gare à la mycose !

Les champignons évoluent dans les endroits humides et bien la mycose étant une sorte de champignon, elle peut réellement apparaitre à cause du port d’un maillot mouillé.

Les signes avant-coureurs de la mycose : brûlures, irritations, démangeaisons ou pertes grumeleuses. Encore une fois, consulter un médecin en cas de symptômes.

#3 Risques d’eczéma marginé, une autre sorte de mycose

Si un maillot de bain mouillé entre en contact avec un champignon nommé dermatophyte, les zones sensibles de la peau peuvent être atteintes. Cette dernières subit alors des éruptions rouges circulaires qui démangent. Il s’agit d’une sorte de mycose dont les symptômes sont des plaques rouges et squameuses, qui démangent.

Encore une fois, à l’apparition de ces marques, la consultation d’un médecin est nécessaire afin que ce dernier prescrive des antifongiques.

Relativisons le maillot mouillé !

Attention à ne pas tomber dans la psychose, porter d’un maillot de bain humide n’implique pas automatiquement ces 3 effets indésirables.  La sensibilité à ces infections dépend de plusieurs critères, notamment de l’état de santé général de chaque individu.

Source : huffingtonpost.fr

Saoulorexie : ne plus manger pour boire plus

Vendredi 19 août 2016.

Une nouvelle mode fait des ravages chez les jeunes en Angleterre : ils se privent de nourriture pour pouvoir boire plus, afin de ne pas grossir…

Boire plus en mangeant moins

On croirait presque qu’il s’agit de la morale d’une fable, ou d’un dicton populaire. En Angleterre, plus d’un tiers des jeunes âgés de 18 à 24 ans déclarent sauter des repas pour pouvoir boire plus, remplaçant les calories apportées par les aliments par celles de l’alcool.

Ce phénomène nouveau et au moins aussi inquiétant que le binge drinking s’appelle saoulorexie, contraction de saoul et anorexie. Les jeunes qui le pratiquent compensent l’apport calorique de l’alcool par des périodes de jeûne, pour ne pas grossir. 

Les jeunes Anglais ignorent les règles d’hygiène alimentaire

Les mêmes, interrogés dans un sondage, ne connaissent pas les méfaits des graisses saturées, de la surconsommation de sel ou de sucre, et la plupart des règles de bases de l’hygiène alimentaire… Tout en se croyant au contraire bien informés. 

En Angleterre, l’obésité fait des ravages, dès le plus jeune âge : 1 enfant sur cinq, en maternelle, est déjà en surpoids. 

À lire aussi : Binge drinking : cerveau en danger

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Manque de sommeil : les capacités influencées différemment dans le temps par 2 systèmes

Différentes régions du cerveau ne sont pas affectées de la même façon par le manque de sommeil, montre une étude publiée dans la revue Science.

Cette étude précise comment le cycle sommeil/veille est contrôlé par deux systèmes différents : les rythmes circadiens (ou horloge biologique) et l’homéostat du sommeil qui concerne le temps passé éveillé et la dette de sommeil.

Derk-Jan Dijk et ses collègues des universités de Liège et de Surrey ont mené cette étude avec 33 participants éveillés pendant 42 heures consécutives. Pour chaque participant, des images cérébrales ont été prises 13 fois au cours de cette période et après une nuit de sommeil.

L’effet du manque de sommeil était plus marqué lorsque les participants effectuaient des tâches simples, par exemple de temps de réaction, que des tâches complexes faisant appel à la mémoire.

L’activité de nombreuses régions, en particulier celles du cortex frontal qui est le siège de processus cognitifs de haut niveau (raisonnement, planification…) diminuait progressivement en fonction de la durée de veille, témoignant de l’accumulation du besoin de sommeil (et de leur régulation par l’homéostat du sommeil). Leur niveau d’activation était restauré après le sommeil.

Alors que l’activité de plusieurs autres régions, en particulier des régions sous-corticales, suivait un rythme circadien de 24 heures dont le timing, « de façon surprenante », était spécifique à chaque région et variait d’une à l’autre.

Certaines régions présentaient un pattern qui était une combinaison d’un effet rythmique et d’une baisse associée au temps éveillé.

Au cours d’une période de privation de sommeil, la performance ne se détériore pas linéairement avec le temps éveillé, soulignent les chercheurs. Elle a tendance à être moins affectée au cours de la journée, à se détériorer plus rapidement au cours de la nuit biologique, puis à s’améliorer légèrement le lendemain.

Cette étude confirme que la performance est à tout moment la résultante de deux effets principaux : la dette de sommeil et l’horloge circadienne, souligne le Pierre Maquet de l’Université de Liège, coauteur.

Psychomédia avec sources : University of Surrey, Université de Liège, Science.
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Burn-out : non, les vacances ne sont pas la solution

Le vendredi 19 août 2016.

Les vacances ne sont pas la solution au burn-out, qui est l’expression non pas d’une grande fatigue, mais d’une détresse mentale et morale. 

Les vacances décalent le problème du burn-out

Ce sont des chercheurs allemands et suisses qui affirment cela dans une revue de référence, Frontiers in Psychology, dans une étude publiée cet été. Si les vacances apportent une solution aux problèmes de fatigue physique ou nerveuse provoquées par un surmenage, le burn-out est d’une autre nature. 

Le burn-out professionnel est en effet l’inadéquation entre ses désirs, ses attentes, et le travail et les conditions dans lesquels il est effectué. Le stress induit par ce hiatus disparaît pendant les vacances (pour peu que l’on puisse se déconnecter de son travail), mais reprend sitôt rentré. Et le malade (qui s’ignore parfois) de souffrir de maux de tête, de ventre, musculo-squelettiques, le matin de la reprise… 

Burn-out : les vacances peuvent faciliter la prise de conscience

Les vacances n’apportent donc qu’un temps de repos au cerveau de la personne en situation de burn-out, un répit, mais pas une solution. Cependant, pendant ces jours de « break », l’esprit, soulagé du stress, peut reprendre le dessus, et aider la victime à reprendre le dessus, et oser prendre les décisions qu’elle n’aurait pas prises autrement… 

Pour en savoir plus : TOC, burn-out, dépression… Le point sur les maladies mentales

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Malade en vacances ? Ce n'est pas un hasard

Le 19 août 2016.

Si vous tombez malade dès le début des vacances, ce n’est pas un hasard et vous n’êtes pas le seul dans ce cas.

Malade en vacances : changement d’alimentation

D’abord, en vacances, on change brutalement d’alimentation. Que ce soit en partant dans un club, dans la famille ou en faisant du camping, ce changement de mode de préparation des aliments, ce changement aussi de plats tout court, peuvent être la cause de bien des troubles digestifs. Ne parle-t-on pas de « tourista » ? Ce n’est pas parce que les légumes sont mal lavés, mais parce que votre organisme n’est pas habitué à cette nouvelle cuisine.

Grignotage, alcool et bonnes bouffes

On tombe aussi malade en vacances, et notamment, on a des problèmes digestifs, parce que… l’on passe plus de temps à table, ajouté aux grignotages en journée, sans parler de l’alcool en excès. Autant d’éléments qui font réagir votre estomac et vos intestins à leur manière. 

Dernière chose : en vacances, vous vous relâchez. Votre système immunitaire aussi prend des vacances, lui qui est si sollicité quand vous êtes dans le feu de l’action. En plus, quand on travaille, on s’interdit inconsciemment de tomber malade, et des petits bobos, ennuis digestifs, maux de gorge, rhume, passent plus inaperçus, parce que l’on ne prend pas le temps de s’écouter.

Vous aimerez aussi : Santé-voyage : comment éviter de gâcher ses vacances ?

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Vue : réparer la cornée sera bientôt possible

Le 18 août 2016.

Des chercheurs australiens ont mis au point une méthode permettant de cultiver en laboratoire des cellules de cornées sur une mince couche de film.

Pénurie de donneurs de cornées

La cornée, pour rester efficace, doit être humide et transparente. Mais le vieillissement, et certains traumatismes, peuvent conduire à des lésions, comme le gonflement, qui se traduisent par une détérioration de la vision. Actuellement, le moyen le plus efficace consiste en une greffe. Mais il y a pénurie de donneurs pour satisfaire la demande mondiale. Sans oublier les risques de rejet et la nécessité de prendre des stéroïdes avec toutes les complications que cela entraîne.

En Australie, des scientifiques ont mis au point une technique pour cultiver en laboratoire des cellules de cornées sur une mince couche de film, qui peut ensuite être greffée pour restaurer la vision perdue suite à des lésions cornéennes. Le film est implanté sur la surface intérieure de la cornée du patient, à l’intérieur de l’œil, par l’intermédiaire d’une très petite incision.

Augmenter l’accès aux greffes de cornée

La méthode, qui a jusqu’à présent été réalisée avec succès sur des animaux, pourrait potentiellement augmenter l’accès aux greffes de cornée et changer la vie de 10 millions de personnes dans le monde.

« Nous croyons que notre nouveau traitement donne de meilleurs résultats qu’une cornée donnée, et nous espérons, à terme, utiliser les propres cellules du patient, ce qui réduit le risque de rejet », explique l’ingénieur biomédical Berkay Ozcelik, qui a dirigé la recherche à l’Université de Melbourne. « D’autres essais sont nécessaires, mais nous espérons voir le traitement mis à l’essai chez les patients de l’année prochaine»

À lire aussi : La vue après 45 ans

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Des escrocs usurpent l'identité de la Mutualité française

Attention la Mutualité française est victime d'une arnaque...et vous aussi

La Mutualité française qui gère environ 500 mutuelles santé en France est depuis quelques temps victime d’usurpation d’identité. Les personnes à l’origine de cette arnaque cherchent à obtenir les données personnelles des adhérents de la Mutualité française. Explications.

Arnaque à la Mutualité française : des escrocs tentent de voler vos données personnelles

La Mutualité française est depuis peu victime d’usurpation d’identité. Des escrocs utilisent illégalement le nom de la Mutualité française dans les départements de Provence-Alpes-Côte-D’azur, Poitou-Charentes, Aquitaine, Auvergne (et peut-être d’autres).

L’objectif des personnes cachées derrière cette arnaque consiste à appeler au téléphone les adhérents de la Mutualité française afin de leur soutirer – sous couvert d’appartenir soi-disant à la Mutualité – leurs données personnelles comme les coordonnées bancaires ou encore le numéro de sécurité sociale.

Comment ? En prétextant gérer des contrats de complémentaire santé.

La Mutualité appelle à la vigilance

Face à cette arnaque, la Mutualité appelle ses adhérents à la plus grande vigilance avant de donner des données personnelles au téléphone. Elle invite également les personnes victimes à porter plainte contre X, une démarche que l’institution a déjà réalisé.

Ce qui peut mettre la puce à l’oreille des personnes contactées par ces escrocs, c’est que la Mutualité ne gère pas les contrats de mutuelle des adhérents et ne les commercialise pas non plus. Les mutuelles gèrent directement leurs contrats avec leurs adhérents.

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Nutrition : si nous mangeons du sucre, c'est à cause du stress

Mercredi 17 août 2016.

Il n’y a pas que la consommation de viande qui a explosé en l’espace d’un siècle. Nous consommons également beaucoup, beaucoup plus de sucre aujourd’hui qu’il y a 100 ans. Exactement 10 à 15 fois plus ! 

Le sucre est partout dans notre alimentation

Et cette surconsommation de sucre est due à plusieurs facteurs. 

D’abord, le goût sucré est celui pour lequel notre organisme, et en particulier, nos capteurs sensoriels, ont le plus d’appétence, avec le goût umami, très répandu en Asie. Qui dit appétence, dit attirance, et donc, multiplication des occasions de le ressentir. Les industriels l’ont bien compris et ajouté beaucoup de sucres, en particulier des sucres cachés, dans les aliments que nous consommons tous les jours. Car enfin, que vient donc faire le sucre dans le ketchup ou le cassoulet ? Stimuler notre goût, notre appétence pour le sucre, tout simplement. 

Plus de capteurs du goût sucré chez les gens stressés

Mais les industriels n’ont été qu’opportunistes dans cette affaire. Des chercheurs ont en effet découvert que notre attirance pour le sucre augmentait proportionnellement à notre stress ! Et que le nombre de capteurs du goût sucré augmentait sur la langue, à cause du stress…

Or, le stress semble être la maladie du XXIe siècle, avec l’accélération de tout. L’omniprésence de sucre, dans les bonbons, les boissons, mais aussi le snacking (même dans les chips !) ne fait que répondre à un besoin de consommer du sucre, besoin dicté par notre corps, en réaction… au stress.

À lire aussi : Le sucre et les édulcorants : ce qu’il faut savoir 

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