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Centres dentaires pas chers : comment est-ce possible ?

comment les centres dentaires low-cost font-ils pour être low-cost ?!

Alors que les soins dentaires sont chers en France, certains centres dits « low-cost » parviennent à pratiquer des tarifs 40 à 60 % moins chers. Mais quelle est la qualité de ces soins ? France 2 a mené l’enquête.

Centre dentaires low-cost : peut-on leur faire confiance ?

Si les soins dentaires sont si chers, c’est bien qu’il doit y avoir une raison ? Alors comment font les centres dentaires low-cost pour casser les prix ? Ces soins sont-ils réellement de qualité ?

Leurs secrets ? Ces centres groupent les soins sur un minimum de séances pour faire des économies de temps et multiplient les ouvertures de centre sous la même enseigne. Chaque centre accueille au moins 3 dentistes pour mutualiser les achats de prothèses ou les équipements. Les dentistes acceptent par ailleurs d’être payés moins que les libéraux (5 000 euros contre 7 000 euros en moyenne)

Ces centres parviennent à pratiquer des tarifs quasiment 2 fois plus bas que certains cabinets parisiens.

La question du profit

Alors qu’une chaine low-cost s’était faite épinglée pour des pratiques jugées trop mercantiles (sur traitements, soins payés d’avance jamais exécutés, des conditions sanitaires douteuses) France 2 interroge ainsi un dentiste belge, exerçant dans l’un de ces centres français : les dentistes de ces centres n’ont-ils pas d’incitation à faire du chiffre ?

C’est d’ailleurs l’argument principal que reprochent les dentistes libéraux à ces centres. France 2 a donc testé les rendez-vous, et…pas de mauvaise surprise !

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La mortalité liée aux maladies transmissibles a fortement diminué

Le 14 octobre 2016.

Les maladies transmissibles font de moins en moins de morts dans le monde. Une étude américaine note cependant que ce sont les mauvaises habitudes de vie qui, aujourd’hui, sont mortelles pour les pays riches.

Le sida fait 33 % de morts en moins qu’en 2005

L’espérance de vie mondiale augmente chaque année. En France, elle est aujourd’hui de 69 ans chez les hommes, contre 78,4 ans pour les femmes. Partout dans le monde, les hommes vivent dix ans de plus qu’en 1980. Un bénéfice de vie à mettre sur la nette réduction du nombre de décès lié à des maladies transmissibles. C’est ce qu’indique une récente étude publiée dans la revue The Lancet.

Des maladies comme le paludisme, le sida ou la diarrhée font aujourd’hui moins de morts qu’il y a quelques années. Les chiffres sont même très encourageants, puisque si le sida a fait 1,2 million de morts en 2015, c’est 33 % de moins que 10 ans auparavant. Même constat pour le paludisme, qui a tué 730 000 personnes l’année dernière, soit 33 % de moins qu’en 2005.

Les maladies coronariennes sont le plus grand danger des pays développés

Cette étude, financée par la Bill & Melinda Gates Foundation, note qu’aujourd’hui, 70 % des décès sont liés à des maladies non-transmissibles telles qu’Alzheimer ou des troubles cardiovasculaires. Les pays développés sont particulièrement concernés par ce constat, qui met en cause le mode de vie des Occidentaux. Mauvaise alimentation, tabac et alcool sont aujourd’hui les principales causes de décès des pays au développement économique important.

Les États-Unis sont, dans ce domaine, de très mauvais élèves. Les Américains sont « en bien moins bonne santé qu’ils ne le devraient au vu de leurs ressources », explique ainsi le Dr Christopher Murray, directeur d’un institut de recherche de l’université de Washington, et qui a commenté cette étude. Dans l’analyse du rapport entre richesse et taux de mortalité lié aux modes de vies, la France est en revanche bien placée, puisque les performances françaises sont, selon l’étude, deux fois supérieures à ce que la richesse du pays l’exigerait.

À lire aussi : Pollution : l’Inde perd six années d’espérance de vie

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Baidu lance un chatbot de consultation médicale basé sur l’intelligence artificielle

Le géant de l’Internet chinois Baidu, dont le moteur de recherche est le plus important en Chine, a annoncé le lancement de Melody, un chatbot (agent conversationnel) d’assistance médicale basé sur une intelligence artificielle qui est désormais intégré à l’application Baidu Doctor lancée en 2015.

« Melody est conçu pour gagner du temps dans des discussions en ligne entre les médecins et les patients, et fournir des informations contextuelles pertinentes aux médecins pour les assister dans leurs recommandations et les options de traitement », indique le communiqué de Baidu.

« Quand un patient ouvre l’application pour poser une question, Melody lui pose des questions supplémentaires pertinentes pour clarifier des informations telles que la durée, la gravité et la fréquence des symptômes. Il peut également poser des questions sur des symptômes supplémentaires éventuellement liés à la condition de santé, mais que le patient n’a pas mentionnée initialement. »

« Il peut aussi suggérer des options de traitement possibles au médecin, qui peut choisir de les communiquer au patient ou de développer ses propres recommandations. »

Melody incorpore des techniques d’intelligence artificielle telles que l’apprentissage profond (deep learning) et le traitement du langage naturel.

« Ceci n’est que le début d’une transformation beaucoup plus grande qu’entraînera l’intelligence artificielle dans l’industrie de la santé », souligne le directeur scientifique de Baidu, Andrew Ng.

Melody n’est disponible qu’en chinois et en Chine sur l’application Baidu Doctor pour Android et iOS.

Psychomédia avec source : Baidu.
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L’arthrose est-elle une fatalité, passé un certain âge ?

Le 14 octobre 2016.

L’arthrose n’est pas une fatalité, c’est une maladie articulaire qui peut être évitée. On vous dit comment.

L’arthrose peut être combattue dès le plus jeune âge

Comme toute les maladies, l’arthrose est provoquée par plusieurs facteurs de risques bien identifiés, qui conduisent à la destruction du cartilage. Parmi ces facteurs, on trouve la surcharge pondérale, le port fréquent de charges lourdes ou encore une activité physique trop intense au court de sa vie. L’arthrose n’est pas une fatalité. Elle peut être combattue. Mais pour cela, il faut prendre soin de ses articulations le plus tôt possible.

Selon une enquête publiée par l’Inserm et l’initiative Ensemble contre les rhumatismes (ECR) et réalisée par l’Ifop, 93 % des Français ont déjà souffert de douleurs articulaires dont 56 % en ont souffert pendant plus d’un mois. Les jeunes aussi sont touchés par les rhumatismes : un tiers des 18-24 ans ont en effet confié souffrir de douleurs articulaires au moment de l’enquête.

Préserver son capital ostéoarticulaire

Si dès le plus jeune âge, nous prenions conscience de l’importance de préserver notre « capital ostéoarticulaire », nous éviterions bien des surprises plus tard. « Alors que le jeune public admire et voudrait imiter les performances sportives des footballeurs et athlètes de haut niveau, il est bon de rappeler que ceux-ci sont entraînés, musclés, et que leurs mouvements pourraient entraîner de sévères traumatismes chez des personnes non préparées », explique le Pr Françis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l’hôpital Saint-Antoine, dans les colonnes du Figaro.

Il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, mais de ne pas le faire n’importe comment. Courir sans s’étirer avant et après et avec de mauvaises chaussures, n’est pas une bonne idée par exemple. « Contre l’arthrose du genou, les études ont prouvé que la marche était bénéfique », précise le Pr Françis Berenbaum. Une alimentation saine sera aussi nécessaire pour éviter un risque d’obésité.

Pour en savoir plus : Douleurs articulaires : ce qu’elles trahissent

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Proposition de droit à l’euthanasie sans être en fin de vie aux Pays-Bas

Le gouvernement néerlandais a annoncé, le 12 octobre, un projet de loi qui légaliserait le suicide assisté pour les personnes âgées qui sont généralement en bonne santé, mais ont le sentiment que leur vie est complétée.

En 2001, les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie pour les personnes qui souffraient de douleur insupportable et n’avaient aucune chance de guérison.

Les partisans du projet de loi estiment que limiter l’euthanasie aux personnes souffrant de maladies terminales ne suffit plus, et que les personnes âgées ont le droit de mettre fin à leur vie avec dignité, et quand elles le souhaitent.

Cette mesure est nécessaire, a dit Edith Schippers, ministre de la Santé, devant le parlement, pour répondre aux besoins des « personnes âgées qui ne disposent pas de la possibilité de continuer leur vie d’une manière qui a du sens pour elles, qui sont aux prises avec une perte d’indépendance et une mobilité réduite, et qui ont un sentiment de solitude, en partie en raison de la perte d’êtres chers, et qui sont accablées par une fatigue générale, une détérioration et la perte de dignité personnelle ».

Le gouvernement du Premier ministre Mark Rutte espère que la loi sera rédigée d’ici la fin de 2017, en consultation avec des médecins et des éthiciens. La loi, a souligné la ministre, devra être appliquée avec beaucoup de soin, avec notamment un examen minutieux des demandes.

Alors que le suicide assisté est profondément polarisant dans de nombreux pays, la pratique a été largement acceptée aux Pays-Bas. En 2015, l’euthanasie a représenté 5516 décès, soit près de 4 % de tous les décès dans le pays, rapporte le New York Times.

Le projet de loi est confronté à plusieurs obstacles, dont les élections nationales l’an prochain qui pourraient changer la composition du gouvernement.

Psychomédia avec source : New York Times.
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Des cellules souches pour soigner le cœur

Le 13 octobre 2016.

Une équipe de chercheurs de l’université Shinshu de Matsumoto au Japon est parvenue à greffer à des singes des cellules souches de cœur issues d’autres primates. Une première.

Pas de rejet par le système immunitaire

Régénérer des cœurs endommagés de singes en leur greffant des cellules cardiaques dérivées de cellules souches d’un autre primate. Telle est la prouesse scientifique que viennent d’accomplir des chercheurs japonais. Selon leurs travaux, parus dans la revue Nature, cette greffe n’entraînerait pas de rejet par le système immunitaire des singes.

Cette expérience ouvre de belles perspectives pour les scientifiques. Certains envisagent en effet déjà le développement de banques de cellules souches humaines, compatibles avec la majorité de la population pour réparer un cœur après un infarctus, par exemple. Cette découverte permettrait, par ailleurs, d’éviter « le long processus qui consiste à reprogrammer les cellules du patient », selon le Pr Sian Harding, un spécialiste de la médecine régénératrice de l’Imperial College de Londres.

Le cœur pompait en moyenne 8 % de sang en plus

Dans le détail, les chercheurs ont prélevé des cellules de peau chez un singe, qu’ils ont reprogrammées pour obtenir des cellules de muscle cardiaque. Ces cellules ont été ensuite « implantées dans le cœur de cinq macaques souffrant d’un infarctus artificiellement provoqué ». 12 jours après la greffe, le cœur des singes était en meilleure santé et pompait en moyenne 8 % de sang en plus. Petite ombre au tableau : des tachycardies ont été observées chez les animaux greffés.

Il est encore trop tôt pour espérer voir se développer ces banques de cellules souches humaines, cependant les chercheurs japonais espèrent pouvoir tester leur découverte chez l’homme d’ici quelques années. « Nous avons encore quelques obstacles, comme le risque de formation d’une tumeur ou encore d’arythmie (rythme cardiaque irrégulier) », a fait savoir le Pr Yuji Shiba, l’un des co-auteurs de l’étude.

À lire aussi : AVC : des cellules souches pour retrouver ses fonctions motrices

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Pesticides : attention à bien choisir son muesli pour le petit-déjeuner !

Le 12 octobre 2016.

Selon une enquête menée par l’association Générations Futures, la plupart des paquets de muesli contiennent des résidus de pesticides.

141 résidus de pesticides ont été retrouvés dans 15 paquets

Passer à une alimentation plus saine fait partie des bonnes résolutions que de nombreux Français ont pris à l’occasion de cette rentrée. Certains ont remplacé les tartines de beurre par du muesli. Mais ce choix n’est pas forcément judicieux, selon l’association Générations Futures qui révèle que la plupart des paquets de muesli contiennent des pesticides.

Chaque paquet de muesli non bio analysé contient en effet en moyenne 9,4 résidus de pesticides, dont 5,4 suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. La concentration moyenne semble minime (0,177 mg/kg de résidus de produits chimiques quantifiés par échantillon), mais elle est 354 fois supérieure à la « concentration maximale admissible tolérée dans l’eau de boisson pour l’ensemble des pesticides », selon l’association.

Danger pour les enfants et les femmes enceintes

Cette information est à prendre au sérieux notamment par les femmes enceintes et les parents de jeunes enfants. « Nous ne disons pas que les gens vont être malades en consommant du muesli, mais qu’il est anormal de commencer sa journée par un cocktail de perturbateurs endocriniens qui peuvent notamment avoir des effets sur le fœtus pour les femmes enceintes », a fait savoir le porte-parole de l’association, François Veillerette.

Selon lui, c’est pour protéger les graines entreposées dans les silos que les céréaliers les saupoudrent d’insecticides. En revanche, il est important de souligner que les chercheurs qui ont analysé les échantillons de muesli n’ont trouvé aucun résidu de pesticides dans les paquets bio (Bjorg, Terre et céréale bio, Auchan müesli bio 7 fruits, Jordans et Bio village).

À lire aussi  Pollution aux pesticides : « Il faut protéger le cerveau de nos enfants »

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La colère et l’exercice intense multiplient le risque de crise cardiaque

La colère et l’effort physique intense peuvent déclencher une crise cardiaque (infarctus), selon une étude publiée dans la revue Circulation.

Andrew Smyth de l’Université McMaster (Ontario, Canada) et ses collègues ont analysé des données concernant 12 461 personnes (âgées en moyenne de 58 ans) participant à une étude internationale menée dans 52 pays auprès de personnes venant de subir une première crise cardiaque.

La colère ou le bouleversement émotionnel doublait le risque d’apparition des symptômes de crise cardiaque dans l’heure suivante. Il en était de même pour l’effort physique intense.

Mais le risque était triplé chez les participants qui rapportaient s’être engagés dans une activité physique intense en même temps qu’ils étaient en colère ou bouleversés.

Les déclencheurs émotionnels et physiques extrêmes ont des effets similaires sur le corps, explique le chercheur. « Les deux peuvent augmenter la pression artérielle et la fréquence cardiaque, changeant ainsi le débit sanguin dans les vaisseaux sanguins et réduisant l’approvisionnement en sang vers le cœur » dit-il. Ceci est particulièrement important lorsque les vaisseaux sont déjà rétrécis par la présence de plaque.

Les chercheurs recommandent aux gens qui veulent se défouler en faisant de l’exercice lorsqu’ils sont en colère ou contrariés de ne pas aller au-delà de leur routine normale dans l’intensité de leur activité.

Psychomédia avec source : American Heart Association.
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Cancer : les seins ont leur propre microbiome

Le 11 octobre 2016.

On sait depuis des décennies que les grossesses, ainsi que l’allaitement, réduisent les risques de développer un cancer du sein, en particulier les grossesses avant l’âge de trente ans. Mais jusqu’ici, on ne savait pas pourquoi.

Des bactéries favoriseraient certains cancers du sein

Des chercheurs canadiens viennent de comprendre ce qui prédispose certaines femmes à développer un cancer, ou au contraire, les protège. En analysant des prélèvements tissulaires réalisés sur des femmes suivies pour des tumeurs soit bénignes, soit cancéreuses, et en les comparant à des prélèvements réalisés sur des femmes sans tumeur, ils ont découvert que les prélèvements contenaient tous plusieurs variétés de bactéries en quantité variable, comme dans la flore intestinale. 

Et évidemment, en creusant un peu, ils se sont rendu compte que les prélèvements des femmes atteintes d’une tumeur  contenaient significativement plus de staphylocoques et de bactéries enterobacter ou bacillus. Autant de bactéries connues pour leur capacité à endommager l’ADN humain, et donc, risquer de provoquer des cancers. 

À l’inverse, dans les prélèvements réalisés sur les femmes saines, le nombre de lactocoques et de streptocoques était significativement plus élevé. 

Cancer du sein : il serait possible de stimuler les bactéries protectrices

Leur conclusion est simple : non seulement des bactéries sont présentes naturellement dans les seins, chez toutes les femmes, mais la présence et le nombre de certaines protège, ou au contraire, favorise le développement de tumeurs. Et selon eux, il est possible de modifier cette répartition, en stimulant la présence de bactéries protectrices, notamment par la prise de probiotiques favorisant les lactobacilles notamment.  

Pour l’instant, il ne s’agit encore que d’hypothèses, mais il y a fort à parier que de nouvelles études viendront confirmer, ou infirmer, cette voie prometteuse, qui permettrait de prévenir les cancers du sein et de favoriser les bactéries pouvant en réduire le risque…

À lire aussi : 17 produits chimiques favorisent le cancer du sein

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Tout ce qu’il faut savoir sur les maladies articulaires

Le 10 octobre 2016.

À l’occasion de la journée mondiale contre les rhumatismes et de l’initiative française « Ensemble contre les rhumatismes » (ECR) qui se dérouleront le 12 octobre prochain, il est temps de faire le point sur les rhumatismes et chasser les idées reçues les concernant.

Les rhumatismes ne touchent pas uniquement les personnes âgées

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a réalisé une enquête sur « Les Français et les rhumatismes », qui permet de chasser des idées reçues sur des douleurs que nous sommes trop nombreux à négliger. Premièrement, les rhumatismes ne concernent pas uniquement les personnes âgées. Selon les travaux de l’Inserm, 93 % des Français ont déjà souffert de douleurs articulaires.

« En France, près de 600 000 adultes souffrent de rhumatisme inflammatoire et près de 10 millions de Français souffrent d’arthrose », précise l’Inserm dans un communiqué. Mais ce n’est pas tout, les jeunes aussi peuvent souffrir de douleurs articulaires. Selon cette enquête, 1 jeune sur 3, âgé de 18 à 24 ans ainsi que près de 4 000 enfants souffrent de rhumatisme inflammatoire.

Une douleur articulaire ne doit pas être prise à la légère

Autre idée reçue : les douleurs articulaires ne sont pas graves. « Quand on souffre d’arthrose du genou, le risque de mortalité cardiovasculaire est augmenté de 50 % », explique le Pr Francis Berenbaum, président de la Société française de rhumatologie et chercheur à l’Inserm. « Si on veut lutter contre la sédentarité, il ne faut plus considérer les rhumatismes comme bénins. Il faut apprendre à préserver ses articulations comme on préserve son cœur ».

Par ailleurs, les douleurs articulaires peuvent nuire gravement au quotidien. 65 % des des personnes interrogées déclarent en effet que leurs rhumatismes ont eu un impact sur leur sommeil, 30 % ont dû limiter, voire arrêter temporairement leur activité professionnelle et plus de la moitié (56 %) ont dû mettre un terme à leurs loisirs.

Vous pensez que l’on ne peut pas soigner les rhumatismes ? Il existe pourtant des traitements. « Il s’agit des biothérapies telles que les anti-TNF, qui ciblent spécifiquement des molécules de l’inflammation », précise l’Inserm. « Ces découvertes ont révolutionné le traitement des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde ou une spondylarthrite. »

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