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Sciences : l'immense valeur des erreurs

Le 17 octobre 2016

On n’en parle jamais et elles ne sont jamais publiées. Les échecs des recherches scientifiques sont autant de résultats précieux pour le domaine médical.

Des erreurs en or

« Seuls les scientifiques comprennent la valeur de l’échec », explique Struart Firestein, enseignant en neurosciences et directeur du département biologie de l’université de Columbia. « Elle n’est jamais enseignée à l’école, ce qui donne à la plupart des gens une image déformée de la science. Mais on tire souvent plus de leçons d’une erreur que d’un résultat concluant, et l’échec est la source des plus grandes découvertes ! »

En effet, les résultats publiés oublient en masse tous les essais « ratés », toutes les molécules qui n’ont pas réagi comme l’espérait le scientifique. Ce sont aussi beaucoup d’essais cliniques qui n’ont pas abouti et des médicaments testés sur des volontaires mais non commercialisés, faute de résultats satisfaisants. Aux oubliettes.

Un grand gâchis

La moitié des molécules testées lors d’essais cliniques ne sont jamais mises sur le marché et 60 % de ces échecs ne sont jamais publiés. En cause : le manque d’efficacité du médicament, les problèmes de sécurité, les effets secondaires graves, certaines raisons commerciales.

Pour palier à ce manque, des chercheurs ont décidé de publier ces résultats négatifs pour qu’ils soient utilisés et valorisés. « Même lorsque l’agent testé ne démontre pas son efficacité ou sa sécurité, les essais menés génèrent une information précieuse », expliquent-ils. Ainsi, il y aura moins de pertes d’informations.

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Traiter le diabète en modulant l’absorption intestinale du glucose

Une nouvelle étude montre qu’on peut prévenir ou traiter le diabète de type 2 en modulant l’absorption intestinale du glucose par des mesures diététiques ou pharmacologiques.Ces travaux sont publiés dans la revue scientifique Cell Metabolism.

Les chercheurs du laboratoire « Recherche Translationnelle sur le Diabète », unité mixte de recherche 1190 (Université Lille 2 / Inserm / CHRU de Lille) dirigée par le Professeur François Pattou, ont découvert le mécanisme physiologique par lequel la chirurgie de l’obésité dite « bypass » gastrique améliore le diabète de type 2.

Le bypass gastrique est une chirurgie bariatrique qui permet de réduire le volume de l’estomac et à modifier le circuit alimentaire. Après l’opération, le sucre ingéré par le patient passe dans son organisme uniquement lorsqu’il entre en contact avec la bile, dans la partie basse de l’intestin. Mais le fait d’ajouter du sel aux aliments aura comme conséquence de restaurer l’absorption du sucre dans la partie haute de l’intestin.

Il est donc possible de prévenir ou de traiter le diabète en modulant l’absorption intestinale du glucose par des mesures diététiques (diminution de l’ingestion simultanée du sucre et du sel) ou pharmacologiques (à l’aide des molécules qui inhibent sélectivement le transporteur sodium-glucose intestinal). Lire l’étude détaillée ici

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Alzheimer : certains malades pourraient garder une excellente mémoire

Le 16 novembre 2016.

S’il est classique de penser qu’une maladie d’Alzheimer se traduit inévitablement par une perte de mémoire, cette récente étude pourrait bien éclairer d’un jour nouveau les véritables symptômes de cette maladie neurodégénérative.

Des patients atteints d’Alzheimer, sans aucun symptôme

La maladie d’Alzheimer n’est pas toujours associée à une perte de mémoire. Alors que cette maladie neurodégénérative se caractérise souvent par une perte progressive des souvenirs et de la mémoire proche, une récente étude, menée sur un petit panel de participants, suggère que certaines maladies d’Alzheimer pourraient passer inaperçu.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les cerveaux de huit personnes âgées et décédées qui, jusqu’au dernier jour de leur vie, avaient montré des signes de parfaite capacité cognitive. Or trois des cerveaux analysés ont pourtant montré les signes classiques du développement de la maladie d’Alzheimer que sont les plaques de protéines amyloïdes et l’enchevêtrement neurofibrillaire.

Exercer son cerveau pour contourner la maladie d’Alzheimer ?

« Certains facteurs pourraient protéger le cerveau et les souvenirs de la maladie d’Alzheimer », s’est étonné le Dr Changiz Geula, de l’université Northwestern, qui a dirigé cette étude. Les causes exactes de ce phénomène n’ont pas encore été découvertes et des études complémentaires devront désormais les déterminer. Les chercheurs estiment également nécessaire de mener cette expérience sur un échantillon plus large pour obtenir des données plus précises.

Les scientifiques émettent cependant plusieurs hypothèses. La première suggère que si une personne exerce son cerveau tout au long de sa vie, et particulièrement lorsqu’elle est âgée, elle pourrait se fabriquer une forme de « réserve cognitive » qui la protégerait du déclin. L’autre hypothèse, plus mystérieuse, suggère qu’un élément, encore inconnu, présent dans le cerveau de ces patients, permettrait d’annuler les effets des plaques amyloïdes et des enchevêtrements neurofibrillaire.

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Comment les Français sont-ils remboursés en optique ?

Quelle couverture optique pour les Français ?

Comment les Français sont-ils couverts en optique ? C’est la question que s’est posé le Lynx dans son dernier baromètre annuel sur les primes d’assurance santé.

Des niveaux de couvertures santé bas

Selon le baromètre du comparateur d’assurances, environ 30 % des Français choisissent le premier niveau de couverture avec une prise en charge de 50 euros et environ le même taux optent plutôt plus de 250 euros pris en charge sur les équipements de correction.

A l’échelle du pays, les primes d’assurance santé moyennes restent relativement peu élevées.  Ils sont 43 % à opter pour le niveau de prise en charge minimum. Parallèlement, seuls 21 % des Français optent pour le niveau le plus couvrant, avec une protection maximale et un coût total plus élevé.

Les profils de couverture en optique

  • Les étudiants : malgré des tarifs de mutuelles intéressants, ils sont plus de la moitié (54 %) à ne pas choisir la protection optique.
  • Les actifs inscrits au régime général optent à 68 % pour un niveau de remboursement élevé en optique.
  • Les Travailleurs non-salariés (TNS) sont 36 % à choisir un remboursement maximum pour l’optique.
  • Les retraités, demandeurs en optique, se couvrent le mieux. Mais par manque de budget, 31 % d’entre eux se contentent de se couvrir avec le premier niveau de couverture. 

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L’importance du sommeil pour avoir une bonne mémoire

Le 15 novembre 2016.

Les études sont nombreuses qui ont mis en lumière l’importance du sommeil pour avoir une bonne mémoire, notamment pour les personnes âgées. Le manque de sommeil peut en effet entraîner des pertes de mémoire.

Le cerveau travaille pendant la nuit

Il existe un lien indéniable entre la qualité du sommeil et la qualité de la mémoire. Ce constat est encore plus clair chez les personnes âgées. De nombreuses études ont en effet montré que quand on est jeune, on dort d’un sommeil profond, d’un sommeil réparateur excellent pour la mémoire. Chez les personnes âgées, le manque de sommeil est souvent à l’origine des manques de mémoire.

Mais comment l’expliquer ? « Constamment sollicitée, la mémoire enregistre la multitude d’informations que nous percevons durant la journée », explique Géraldine Rauchs, responsable du groupe « Sommeil, cerveau et mémoire », à Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans les colonnes du Figaro. « Pour consolider les souvenirs, le cerveau doit effectuer un tri de ces informations en stockant les éléments importants tout en oubliant les détails. »

Lien entre la maladie d’Alzheimer et le manque de sommeil

Pendant la nuit, la mémoire ancre les informations récoltées toute la journée. Avant un examen, il est donc bon de relire les cours avant de s’endormir. Réviser toute la nuit est en revanche contre-productif. Avec la fatigue, la mémoire ne fera plus le tri entre les informations importantes à retenir et celles qui n’ont aucun intérêt. Du coup, pour se souvenir d’une information, le cerveau devra redoubler d’efforts.

Selon Géraldine Rauchs, il existe un lien entre la qualité du sommeil et la formation des plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Un lien qu’il serait important de prendre en compte dans l’accompagnement des patients souffrant de démence ou de perte de mémoire.

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Une grande proportion de la population manque de potassium

La majorité des Américains ne consomme pas assez de potassium et trop de sodium (sel), selon une étude présentée aux sessions scienfitiques 2016 de l’American Heart Association. Ce qui est en concordance avec des études menées avec d’autres populations.

Le potassium est un électrolyte qui joue plusieurs rôles importants dans l’organisme. Il est nécessaire au bon fonctionnement du système nerveux, des muscles et du cœur.

Il aide à faire entrer les nutriments dans les cellules et à en faire sortir les déchets. Une alimentation riche en potassium aide à compenser certains des effets nocifs du sodium sur la pression artérielle.

Des chercheurs des U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et des National Institutes of Health (NIH) ont analysé les urines de 827 personnes âgées de 20 à 69 ans sélectionnées pour être statistiquement représentatives de la population.

L’apport quotidien en sodium était de 3 662 mg en moyenne. Près de 90 % consommaient plus que les 2 300 mg recommandés par le Guide alimentaire américain. L’apport était plus élevé pour les hommes que les femmes.

L’apport de potassium était de 2 202 mg en moyenne alors que l’apport adéquat est de 4 700 mg ou plus. Les femmes avaient tendance à avoir des niveaux plus bas que les hommes.

Une étude de l’Institut national de santé publique du Québec en 2009 montrait des apports insuffisants en potassium chez 9 Québécois sur 10.

Jusqu’à récemment, l’humain avait une alimentation riche en potassium, soulignait une étude dans la revue Physiologia Plantarum en 2008. Mais avec la consommation croissante d’aliments industriels combinée avec une diminution de la consommation de fruits et légumes, il y a eu une baisse importante de l’apport en potassium dans les pays les plus développés. L’apport moyen correspondrait à environ un tiers de celui atteint au cours de l’évolution.

Psychomédia avec sources : American Heart Association, Medline Plus, Physiol Plant..
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Addiction : des patients experts diplômés pour prévenir les jeunes

Le 14 novembre 2016.

Se servir de l’expérience de personnes qui ont connu une addiction s’avère extrêmement efficace pour aider les patients à s’en sortir. Pour féliciter ce travail, le Fonds Actions Addictions a créé un diplôme.

Prévention dans les lycées

Certains patients qui ont réussi à se libérer de la cocaïne ou de l’alcool, décident de faire de la prévention dans les lycées pour alerter les jeunes du danger de ces drogues. Un engagement que le Fonds Actions Addictions a souhaité récompenser en créant un diplôme. Ce diplôme s’obtient après une formation de « Reconnaissance des compétences du patient expert dans les addictions ».

Forts de ce diplôme, les patients experts peuvent, en toute légitimité, se rendre dans les établissements scolaires sans craindre de passer pour d’anciens délinquants. Un ancien cocaïnomane peut souvent être mal perçu, avec ce diplôme, on lui reconnaît une parole experte. « Ce diplôme, même à 53 ans, c’est une grande fierté », explique Vincent dans les colonnes du Figaro. « J’ai énormément travaillé, certaines notions médicales étant difficiles à maîtriser. C’est la valorisation de ma reconstruction. »

Une formation qui accrédite leurs propos

La formation est quasiment la même que celle que reçoivent les médecins et infirmiers. Elle permet au bénévole de connaître plus en détail les différentes addictions, mais aussi l’ensemble des thérapies proposées aux patients qui souhaitent s’en sortir. Avec un tel bagage et une expérience qui vaut tous les grands discours, ces patients experts parviennent à toucher un grand nombre de jeunes.

Mais ce diplôme leur permet aussi d’envisager de nouveaux métiers, notamment dans l’accompagnement des patients dans les hôpitaux et les associations, ou la formation professionnelle dans les facultés de médecine, par exemple. Pris au sérieux, les patients experts peuvent espérer se relever encore plus facilement et de façon durable.

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Le cerveau sous LSD révélé pour la première fois par l’imagerie cérébrale

Pour la première fois, des chercheurs ont observé l’effet du LSD (acide lysergique diéthylamide), une puissante drogue hallucinogène, sur le cerveau.

Les résultats, publiés dans la revue Proceedings de l’Académie nationale des sciences (PNAS), révèlent ce qui se passe dans le cerveau lorsque les gens ont des hallucinations visuelles complexes et les changements qui sous-tendent l’état de conscience profondément modifié que la drogue peut produire.

Robin Carhart-Harris du département de neuropsychopharmacologie de l’Imperial College London et des collègues internationaux ont mené cette étude avec 20 volontaires en bonne santé ayant déjà expérimenté la drogue. Ils étaient assignés au hasard à recevoir un placebo ou une dose de 75 microgrammes de LSD.

Un résultat important est la découverte de ce qui se passe lorsque les gens ont des hallucinations oniriques complexes. Dans les conditions normales, l’information provenant des yeux est traitée dans le cortex visuel (situé à l’arrière du cerveau).

Le chercheur explique : « Nous avons observé des changements cérébraux qui suggéraient que les volontaires “voyaient les yeux fermés” – ils voyaient des choses de leur imagination plutôt que du monde extérieur. Comparativement à la normale, de nombreuses autres régions du cerveau contribuaient au traitement visuel – même si leurs yeux étaient fermés. L’ampleur de cet effet était corrélée avec l’évaluation que les volontaires faisaient de la complexité de leurs visions comparables au rêve. »

L’étude montre aussi ce qui se passe lorsque les gens rapportent un changement fondamental dans la qualité de leur conscience sous LSD.

« Normalement, explique le chercheur, notre cerveau est constitué de réseaux indépendants qui exercent des fonctions distinctes spécialisées, telles que la vision, le mouvement et l’audition – ainsi que des choses plus complexes comme l’attention. Toutefois, sous LSD la séparation de ces réseaux est rompue. »

« Nos résultats suggèrent que cet effet sous-tend l’état de conscience profondément modifié que les gens décrivent souvent au cours d’une expérience de LSD. Il est également lié à ce que les gens appellent parfois la “dissolution de l’ego”, ce qui signifie que le sens normal de soi est remplacé par un sentiment de reconnexion avec eux-mêmes, les autres et le monde naturel. Cette expérience est parfois conceptualisée d’une manière religieuse ou spirituelle – et semble être associée à des améliorations dans le bien-être après que les effets de la drogue ont diminué. »

Le groupe de recherche a aussi montré dans des expériences additionnelles, dont les résultats sont publiés dans la revue European Neuropsychopharmacology, que l’écoute de la musique sous LSD déclenchait des changements intéressants dans la signalisation du cerveau associée aux visions les yeux fermés.

Avec la musique, le cortex visuel recevait plus d’information du parahippocampe, une région impliquée dans l’imagerie mentale et la mémoire personnelle. Plus cette région communiquait avec le cortex visuel, plus les gens rapportaient avoir eu des visions complexes, telles que des scènes de leur vie.

Les chercheurs espèrent que ces résultats ouvrent la voie à ce que ces composés puissent un jour être utilisés pour traiter des troubles psychiatriques. Ils pourraient être particulièrement utiles dans les conditions où des « patterns » de pensées négatives sont devenus enracinés comme dans la dépression ou la toxicomanie, estiment-ils.

« Nous dévoilons enfin les mécanismes cérébraux sous-jacents au potentiel du LSD, non seulement pour guérir, mais aussi pour approfondir notre compréhension de la conscience elle-même », dit Amanda Feilding, coauteure.

Psychomédia avec sources : Imperial College London, PNAS.
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Comment la lumière de votre téléphone peut vous empêcher de bien dormir

Le 11 novembre 2016.

Consulter son téléphone avant de se coucher aurait un effet dévastateur sur notre sommeil. De nombreuses études scientifiques affirment que la lumière bleue diffusée par les smartphones perturberait les cycles naturels de notre organisme.

Notre cerveau cesse de produire de la mélatonine sous l’effet des smartphones

Les écrans de téléphones, d’ordinateurs ou de tablettes font incontestablement partie du quotidien de chacun. Les vrais accros ont tous le même réflexe chaque soir : jeter un dernier coup d’œil à son téléphone avant de poser ce dernier, bien en évidence sur sa table de nuit, avant de s’endormir. Et pourtant, la science vient de prouver que ce réflexe était à bannir pour préserver son sommeil.

La lumière bleue que diffusent nos téléphones aurait en effet un rôle très néfaste sur la qualité de notre sommeil. Les scientifiques expliquent que notre organisme suit un cycle naturel qui nous permet d’être éveillé le jour, et reposé la nuit. Or, lorsque nous regardons un écran lumineux alors même que la nuit est tombée et que notre organisme s’apprête à dormir, notre cerveau cesse soudainement de produire de la mélatonine, une hormone qui permet au corps de se reposer.

Consulter son téléphone produirait le même effet qu’un décalage horaire

En interrompant cette production de mélatonine, la lumière de nos téléphones perturbe donc notre cycle de sommeil et induit une sorte de décalage horaire artificiel qui rend plus difficile le fait de s’endormir et celui de rester endormi.

Pour lutter contre ces phénomènes, les ingénieurs ont inventé des applications, telles que f.lux ou encore Apple’s Night, qui fonctionnent grâce à la diffusion d’une lumière orangée, plus compatible avec nos cycles de sommeil. Si elles semblent être appréciées par de nombreux utilisateurs, aucune étude scientifique n’a aujourd’hui prouvée leur rôle sur le sommeil. Et si elles étaient bénéfiques, elles ne seraient toutefois pas une réponse à cette autre mauvaise habitude qu’ont les personnes qui consultent leur téléphone avant de se coucher. Il semblerait en effet que recevoir, et lire, un email professionnel le soir soit encore plus dévastateur sur le sommeil que l’interruption de production de mélatonine.

À lire aussi : Santé et téléphones mobiles : ce que pensent les Français

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Où paye-t-on sa mutuelle santé le plus cher en France ?

Qui paie sa mutuelle le plus cher en France ?

Le comparateur Lelynx a lancé un baromètre annuel des tarifs de complémentaires en fonction des régions françaises. Une étude qui révèle de fortes disparités d’une région à l’autre, et un choix des Français qui se porte davantage vers les mutuelles les moins chères, avec donc des remboursements moins élevés.

Complémentaire santé : région les plus chères / les moins chères

Sans surprise, l’Île-de-France reste la région la plus chère en matière de complémentaires santé, avec une prime moyenne de mutuelle santé de 1 036 euros par an. Une différence de coûte entre l’Ile-de-France et la province de l’ordre de 6,5 % en 2015.  Cette prime moyenne importante est surtout liée à la forte pollution de certaines villes de la région, comme Pantin ville la plus polluée de France, engendrant des maladies respiratoires. De plus la densité des populations de cette région favorise la propagation des maladies.

Les régions  des Pays de la Loire, de la Bretagne et de la Normandie quant à elles proposent des primes d’assurance les plus faibles en raison d’une faible pratique des dépassements d’honoraires. A l’Est, une région sort également du lot, l’Alsace Moselle, avec une prime d’assurance santé plus basse que dans le reste de la France en raison du régime spécial.

Vers des couvertures santé les moins chères

Globalement, les Français optent pour des niveaux de couverture de santé les plus bas dans le but de réaliser des économies. Une stratégie d’économie mais qui peut vite devenir paradoxale avec des remboursements peu élevés et un restant à charge important.

Selon le comparateur, 43 % des Français choisissent le niveau de couverture minimum, contre seulement 21 % pour le meilleur niveau de protection. 

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