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Les ventes de cigarettes ont reculé en France en 2016

Les ventes de cigarettes ont reculé en France en 2016

Le 18 janvier 2017.

Selon les chiffres du distributeur Logista, le nombre de cigarettes vendues en France a reculé de 1,2 %. Comment expliquer ce recul ?

Les ventes de cigarettes ont diminué de 1,2 % en France en un an

Vous faîtes peut-être partie de ces anciens fumeurs qui ont récemment fait le choix d’arrêter de fumer. Des prix toujours plus élevés, l’arrivée des paquets neutres et des images chocs, la multiplication des campagnes de prévention… De nombreuses mesures ont été mises en place pour convaincre les fumeurs d’arrêter et cela semble avoir porté ses fruits. En 2016, les ventes de cigarettes ont en effet diminué de 1,2 %, selon les chiffres de Logista.

Cette tendance pourrait bien se confirmer cette année avec l’augmentation des prix fin janvier : le prix des cigarettes devrait augmenter de 30 à 40 centimes et le tabac à rouler de 1,40 € à 1,60 €. Mais selon certains professionnels de santé, les prix devraient augmenter de façon encore plus significative pour contraindre de manière encore plus efficace les fumeurs d’arrêter.

Augmentation des achats de cigarettes sur des marchés parallèles ?

Le mois sans tabac lancé en novembre par le gouvernement et l’essor de la cigarette électronique ont certainement aidé les fumeurs à prendre la décision de s’arrêter une bonne fois pour toutes. Mais le recul des ventes de cigarettes pourrait aussi cacher une autre réalité : l’augmentation des achats de cigarettes sur des marchés parallèles, sur Internet ou à l’étranger. Plus d’un fumeur sur 4 ne se rendrait plus chez le buraliste pour acheter son tabac.

Gérard Vidal, président du syndicat des buralistes de Haute-Garonne, fait partie de ceux qui pensent que la consommation de tabac n’a pas chuté mais que les fumeurs ont uniquement changé leur manière de se procurer des cigarettes. « L’Andorre est la plateforme du trafic pour le sud de l’Europe », a-t-il expliqué à nos confrères de La Dépêche. Et de recommander « une harmonisation des prix du tabac en Europe, a 1 € près, pour stopper ces trafics et mener une réelle et pertinente politique de santé ».

Marine Tertrais

À lire aussi : Ploom, la contre-offensive de l’industrie du tabac

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

20 % des dépenses de santé sont inutiles en Europe

Gaspillage pour les dépenses de santé en Europe

Selon un récent rapport de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), une grande part des dépenses de santé dans les pays européens seraient inutiles. Une information qui est à mettre en parallèle de la part des dépenses de santé par rapport au PIB : en France, elle était de 11,5 % en 2014, contre 5 % dans les autres pays européens (OMS).

Gaspillage pour les dépenses de santé en Europe

Selon l’OCDE, en Europe, 20 % des dépenses de santé sont jugées inutiles. Des dépenses « gaspis » qui inquiètent les experts du secteur. Le rapport vise 35 pays membre de l’OCDE et montre du doigt un « gaspillage est omniprésent dans les systèmes de santé » selon Francesca Colombo, chef de la division Santé de l’OCDE, lit-on dans Les Echos.

Comme les dépenses de santé sont-elles gâchées ?

Liées notamment au vieillissement de la population, coût de l’innovation dans la santé, la hausse des dépenses de santé comporte beaucoup de gaspillages, répartis comme suit :

  • Dépenses sans intérêt médical pour le patient, incluant les césariennes évitables, les examens d’imagerie injustifiés, les prescriptions d’antibiotiques toujours trop importantes, etc.
  • Dépenses qui ont un coût trop important : prescription insuffisante de médicaments génériques, recours aux urgences trop fréquents
  • Erreurs, fraudes à la Sécurité Sociale et autres abus

L’OCDE alerte : il faut réorganiser les dépenses de santé

Bien que la lutte contre le gaspillage des dépenses de santé soit une réalité pour la grande majorité des pays européens, l’OCDE appelle à davantage d’efforts, notamment en changeant les comportements, aussi bien des patients que des personnels de santé.

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La salmonelle pour lutter contre le cancer du cerveau

La salmonelle pour lutter contre le cancer du cerveau

Le 17 janvier 2017

Les recherches en sont encore au stade expérimental, mais les résultats sont encourageants. La bactérie salmonelle pourrait avoir un effet destructeur sur les tumeurs cancéreuses du cerveau. 

Des effets positifs sur les rats

Après les phases de tests sur les rats, les scientifiques de l’université de Duke à l’origine de l’étude sont satisfaits. 20 % des bêtes testées allaient mieux après l’injection de salmonelle. Et l’autre nouvelle encourageante, c’est que les 80 % des rats de l’expérience n’allaient pas plus mal. Ils avaient peut-être reçu une dose trop faible pour lutter contre la tumeur. 

Les rats soignés ont ainsi bénéficié de 100 jours de vie supplémentaire, ce qui équivaudrait à 10 ans chez l’humain. Aujourd’hui, seuls 30 % des patients atteints de tumeur au cerveau vivent plus de deux ans après l’annonce du diagnostic. 

Une bactérie transformée

Les scientifiques ont travaillé sur la bactérie avant de la mettre à leur service pour lutter contre ladite tumeur. En effet, elle est génétiquement modifiée et est différente de la bactérie à l’origine d’intoxication alimentaire par exemple. D’après les chercheurs, la technique est beaucoup plus précise que la chirurgie. Et puisque les bactéries sont détoxifiées, il ne devrait pas y avoir d’effets secondaires néfastes pour le patient.

« Ce pourrait être nécessaire de surveiller la progression du traitement et de fournir plus de doses à des moments cruciaux dans le développement du cancer », explique l’un des chercheurs, avant d’ajouter : « Cependant, c’était notre première tentative pour concevoir une telle thérapie, et il y a un certain écart avec le modèle spécifique que nous avons utilisé, donc plus d’expériences sont nécessaires pour être sûrs ».

Maylis Choné

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

La caféine réduirait l’inflammation associée à 90 % des maladies chroniques venant avec l’âge

Plus de 90 % des maladies chroniques non transmissibles liées au vieillissement sont associées à une inflammation, indiquent les auteurs d’une étude, publiée dans Nature Medicine, qui montre que la caféine peut réduire cette inflammation et le risque cardiovasculaire.

David Furman de l’Université Stanford et ses collègues ont découvert une connexion entre l’âge avancé, l’inflammation systémique, les maladies cardiovasculaires et la consommation de café.

Ils ont analysé plusieurs données biologiques et médicales d’une centaine de personnes suivies pendant plusieurs années. Ils ont aussi étudié les mécanismes cellulaires impliqués en laboratoire.

Une activité inflammatoire spécifique était liée à une pression artérielle élevée et une rigidité des artères. Cette activité était réduite chez les participants qui consommaient plus de café.

Les tests de laboratoire précisaient des mécanismes par lesquels la caféine réduisait l’inflammation.

Plus de 1 000 articles ont montré que l’inflammation chronique contribue à de nombreux cancers, à la maladie d’Alzheimer et d’autres démences, aux maladies cardiovasculaires, à l’arthrose et même à la dépression, rapportent les chercheurs.

Fillon veut contrôler les mutuelles

A droite, le candidat à la Présidentielle François Fillon souhaite créer une agence de régulation des mutuelles, afin de contrôler l’activité des complémentaires santé. Explications.

Meilleure répartition entre mutuelles et Sécurité sociale

Si dans un premier temps François Fillon évoquait l’idée de séparer la prise en charge des gros risques de santé, le laissant à la charge de l’Assurance maladie et des petits risques par les complémentaires santé, il ne déroge toujours pas à cette idée déclarant souhaiter une meilleure répartition entre les mutuelles et la Sécurité sociale, tout en souhaite le renforcement des contrôles sur les mutuelles.

Et pour cette dernière proposition, le candidat propose une agence de régulation à la manière de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Régulation (ACPR).

 

Arthrite, fibromyalgie… : une raison pour laquelle l’exercice peut être bénéfique contre la douleur

Une séance de 20 minutes d’exercice modéré peut avoir un effet anti-inflammatoire, selon une étude publiée dans la revue Brain, Behavior, and Immunity.

Ces résultats ont des implications encourageantes pour les maladies chroniques comme l’arthrite, la fibromyalgie, la maladie cœliaque et des conditions plus répandues, comme l’obésité, soulignent les auteurs.

Les bénéfices anti-inflammatoires de l’exercice sont déjà connus. Cette étude précise des mécanismes par lesquels ils se produisent.

Suzi Hong de l’Université de Californie à San Diego (UCSD) et ses collègues ont mené cette étude avec 47 volontaires qui ont marché sur un tapis roulant à un niveau d’intensité ajusté en fonction de leur forme physique.

20 minutes d’exercice modéré stimulaient le système immunitaire qui produisait une réponse cellulaire anti-inflammatoire.

Le cerveau et le système nerveux sympathique, qui augmente notamment le rythme cardiaque et la pression artérielle, sont activés pendant l’exercice. Les hormones, comme l’adrénaline et la noradrénaline, sont libérées dans la circulation sanguine et déclenchent les récepteurs adrénergiques que possèdent les cellules immunitaires.

Il n’est pas nécessaire que l’entraînement soit intense pour produire des effets anti-inflammatoires. La marche rapide est suffisante.

Dans le cas de la fibromyalgie par exemple, la Ligue européenne contre le rhumatisme (EULAR) estimait en 2016 que la seule intervention pour laquelle des données solides existent est l’exercice.