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Le cannabis est-il dangereux pour la santé ?

La dépénalisation du cannabis, proposée par certains candidats à la présidence de la République, pose un certain nombre de questions. La première concerne les dangers potentiels pour la santé.

Le cannabis, 20 fois plus dangereux pour la santé que le tabac

Est-ce dangereux de fumer du cannabis ? De nombreuses études ont tenté de répondre à cette question et force est de constater que les effets néfastes semblent être plus importants que les effets bénéfiques. Selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le cannabis est le produit psychoactif le plus consommé chez les jeunes en France.

Il est donc impératif de savoir quels sont les impacts d’une telle consommation sur la santé des jeunes. Il faut tout d’abord savoir que fumer un joint équivaut à fumer entre 2,5 et 5 cigarettes de suite. Et selon une étude néo-zélandaise publiée par le Journal Européen de Pneumologie (ERJ), le cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé que le tabac, fumé à dose égale, car la fumée du cannabis est deux fois plus concentrée en agents cancérigènes que celle du tabac.

Le cerveau mal irrigué

Fumer du cannabis augmente significativement le risque de développer un cancer du poumon ou encore des bronchites chroniques. Par ailleurs, les effets neurologiques de la marijuana sont nombreux et peuvent être irréversibles. Une baisse de plus de 10 % de l’irrigation sanguine du cerveau a été constatée chez les gros fumeurs de cannabis, selon une vaste étude menée par des chercheurs californiens.

Parmi les régions concernées par cette baisse d’irrigation, l’hippocampe, qui joue un rôle dans l’apprentissage, l’attention et la mémoire. D’autres études ont prouvé qu’une consommation importante de cannabis entraînait une réduction de la matière grise du cerveau. En revanche, aucune étude n’a clairement démontré les effets bénéfiques, voire thérapeutiques, du cannabis pour soulager certaines maladies.

 

Pourquoi la généralisation de la complémentaire santé est-elle un échec ?

Cela fait un an que la généralisation de la complémentaire santé est entrée en vigueur. Le 1er janvier 2016, l’ensemble des entreprises du secteur privé était obligé de souscrire une mutuelle pour les salariés. Un dispositif visant à mieux couvrir l’ensemble des Français…

Bilan peu élogieux de la généralisation de la complémentaire santé

Sans réel bilan officiel, les experts s’accordent à dire que la généralisation de la complémentaire santé n’a pas rencontré le succès escompté.

Un quart des entreprises concernées par le dispositif n’auraient toujours pas couvert leurs salariés et ceux qui le sont constatent le plus souvent une couverture moins efficace qu’avec une couverture individuelle. Une constatation qui a d’importantes conséquences sur les finances des Français : le restant à charge des salariés aurait augmenté de 10 % en 2016.

Accidents de la vie courante : 21 000 morts chaque année

Selon la dernière édition du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), publiée par Santé Publique France, plus de 11 millions d’accidents de la vie courante ont eu lieu en 2012, causant la mort de 21 470 personnes.

Les chutes provoquent de nombreux décès

Les accidents domestiques constituent la troisième cause de mortalité en France, après les cancers et les maladies cardiovasculaires. En 2012, 21 470 personnes sont mortes à la suite d’un accident de la vie courante, selon l’agence Santé Publique France. Les accidents domestiques tuent 5 fois plus que les accidents de la route. Cette mortalité est encore trop élevée, mais elle baisse de 2,2 % chaque année depuis 2000.

Les personnes les plus touchées par ces accidents de la vie courantes sont les personnes âgées. A eux seuls, ils représentent deux tiers des victimes. Et les accidents qui conduisent le plus souvent aux décès sont les chutes (9 600 décès en 2012), mais aussi les suffocations (2 940) et les intoxications (2 040). Chez les enfants de 1 à 14 ans, les noyades sont les accidents les plus courants.

Mettre en place des mesures de prévention

Selon l’agence Santé Publique France, « de nombreux décès pourraient être évités par des mesures de prévention adaptées ». Pour prévenir les chutes, les auteurs du rapport recommandent par exemple aux seniors de pratiquer une activité physique régulière, de retirer les tapis de leur logement, d’améliorer l’éclairage au domicile ou encore d’installer une rampe dans les escaliers.

Il existe par ailleurs des disparités régionales aussi dans ce domaine. Les Bretons et les habitants du Nord-Pas-de-Calais, du Limousin et de la région Languedoc-Roussillon seraient davantage victimes d’accidents domestiques que les Franciliens. Et mises à part les personnes âgées, les hommes sont plus touchés que les femmes par ces accidents de la vie courante.

 

Quand Emmanuel Macron parle de santé

Emmanuel Macron a énoncé ses propositions en matière de santé lors d’un meeting à Nevers. L’une de ses propositions principales s’articule autour de la prise en charge intégrale de l’optique des soins dentaires et de l’audioprothèse.

Un accès aux soins à tous les Français

Les Français doivent avoir accès aux soins d’optique, dentaires et d’audioprothèse « sans se ruiner ». Le candidat de la gauche s’est ainsi fixé un objectif de 100 % de prise en charge pour ces prestations d’ici 2022.

Pour parvenir à cette proposition, Macron souhaite que les régimes obligatoires et les complémentaires santé se responsabilisent et travaillent main dans la main pour construire une couverture à 100 %, tout en faisant baisser les tarifs.

Le candidat s’interroge sur les tarifs de prothèses auditives 3 fois moins chers en Allemagne. Pour lui, ces tarifs exorbitants existent uniquement en raison de trop de liberté de certains et trop peu de concurrence. Il souhaite ainsi faire baisser les tarifs « en mettant une pression sur certains producteurs de prothèses dentaires ou auditives, faire baisser les prix, retrouver un prix plus juste en protégeant mieux ».

Régénérer ses dents grâce à un médicament contre Alzheimer

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du King’s College de Londres, un médicament, initialement destiné à traiter la maladie d’Alzheimer, pourrait aussi stimuler la régénération des dents abîmées par des caries.

Stimuler les cellules-souches régénératrices de la dent

Le Tideglusib, un médicament utilisé pour traiter les cas de maladies d’Alzheimer, pourrait entraîner la régénération dentaire. C’est en tout cas ce que révèle une étude, publiée dans Scientific Reports. Selon ces travaux, ce produit stimule les cellules-souches régénératrices présentes dans la pulpe de la dent et fini donc par combler les cavités creusées par les caries.

Les scientifiques ont inséré des éponges de collagène biodégradable préalablement trempées dans le Tideglusib dans des trous percés dans des dents de souris. Petit à petit, au bout de 4 à 6 semaines, les éponges se sont désagrégées et ont laissé place à une nouvelle couche de dentine. Selon le professeur Paul Sharpe, du King’s College London, principal auteur de l’étude, cette méthode est « simple rapide et bon marché ».

Une régénération de la dentine

« La simplicité de notre approche la rend idéale si l’on veut l’utiliser avec un produit dentaire dont le but serait de traiter les cavités, en produisant à la fois une protection de la pulpe et en régénération de la dentine », a-t-il ajouté. Ayant déjà été testé pour lutter contre la maladie d’Alzheimer, ce médicament pourrait arriver très rapidement sur le marché.

Mais auparavant de nouveaux tests seront nécessaires pour savoir si les effets sont les mêmes chez les humains dont les cavités dentaires sont bien plus grandes que celles des souris. Des tests sur des rats, qui ont les dents plus grosses que celles des souris, ont déjà été lancés. Si les résultats sont concluants, l’équipe du Pr. Paul Sharpe pourra passer aux tests cliniques sur des hommes.

 

Pourquoi « tremper » les lèvres dans le champagne est mauvais ?

Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion pour les enfants de goûter leur premier alcool pour faire comme les grands. Le fameux « tu peux tremper les lèvres dans le champagne » commence donc dans l’entourage familiale.

La consommation d’alcool commence dans le cercle familial

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle que : 1 enfant de 11 ans sur 2 a déjà goûté une boisson alcoolisée et c’est 8 ado de 15 ans sur 10. Et c’est souvent à l’occasion des fêtes de fin d’année que cette première expérience a lieu.

Pour les spécialistes, autoriser le trempage de lèvre dans un verre d’alcool revient à banaliser cette pratique. A 17 ans, 12 % de  ces jeunes consommeraient de l’alcool au moins 10 fois par mois, et ne fait qu’augmenter avec l’âge.

Pourtant, la consommation d’alcool répétée peut avoir des conséquences sur la santé, des conséquences parfois mortelles. D’ailleurs chaque année, 49 000 personnes meurent des suites de complications provoquées par l’alcool.

Allergie à l’arachide : la consommation de cacahuètes très tôt pourrait l’éviter

Consommer des cacahuètes pour éviter de déclarer une allergie à l’arachide ? C’est la préconisation émise par une haute autorité médicale américaine, qui vient de publier une étude sur le sujet.

Les Israéliens, beaucoup moins sujets à l’allergie à l’arachide

Contrairement aux idées reçues, pour leur éviter des allergies alimentaires, il faudrait faire consommer aux bébés certains aliments très tôt. C’est en tout cas ce que suggère l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui, dans une récente publication, recommande aux parents de faire consommer des aliments contenant des cacahuètes aux enfants, dès l’âge de quatre mois.

L’introduction de cet aliment, jusqu’ici déconseillé, permettrait en fait de limiter l’apparition d’une allergie durable à l’arachide. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de cette autorité sanitaire américaine ont mené une étude sur 640 enfants habitant en Israël et consommant des produits à base de cacahuète dès leur plus jeune âge. Ils ont comparé leurs données médicales à des enfants, également Israéliens d’origine mais vivant au Royaume-Uni. L’analyse de ces informations a révélé que les jeunes Israéliens souffrent très peu d’allergies à l’arachide, contrairement aux petits Britanniques d’adoption.

Explosion du nombre d’allergiques depuis plus de dix ans

L’allergie aux arachides est de plus en plus fréquente, aux États-Unis comme en France, et les autorités s’inquiètent de cette progression. Environ 2 % des enfants américains seraient concernés par cette intolérance alimentaire très handicapante dans la vie quotidienne, soit quatre fois plus qu’en 1999.

Ces nouvelles recommandations, si elles sont suivies par les parents, pourraient « sauver des vies » et « réduire les dépenses de santé », estime le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAID. Selon ce dernier, « une application étendue de ces recommandations par les médecins empêchera le développement d’une allergie à l’arachide chez un grand nombre d’enfants qui y sont sujets et finira par réduire la fréquence des cas aux États-Unis ».

 

Nouvel organe : qu’est-ce que le mésentère ?

Le corps humain a un nouvel organe. Ce dernier ‘na pas poussé du jour au lendemain, mais a été reconnu par la sphère scientifique en tant qu’organe à part entière. Il s’agit du mésentère. A quoi sert-il, la question reste entière ?

Qu’est-ce que le mésentère ?

Situé dans le système digestif, le mésentère est le 79e organe du corps humain. Il relie l’intestin aux parois abdominales, Léonard de Vinci lui-même l’avait déjà repéré à l’époque. C’est finalement des chercheurs irlandais qui confirment que le mésentère est un seul et unique organe « une structure continue », et non pas un fragment entre deux autres organes.

Toutefois, la (ou les) fonction(s) de ce nouvel organe n’est pas encore clairement définie. Si les premières descriptions évoquent des voies qui mènent de l’intestin vers le foie et l’aorte, permettent la transmission de nutriment, d’autres évoquent un organe qui protège les vaisseaux pour la circulation du sang.

Pas d’inquiétude, cette reconnaissance comme étant un organe à part entière ouvrira de nouvelles recherches scientifiques pour percer à jour ce mystérieux organe.

Deux études prouvent les bienfaits du by-pass sur les adolescents

Deux études, suédoise et américaine, viennent de montrer les effets positifs du by-pass sur les adolescents. Même plusieurs années après l’intervention, une forte diminution de l’indice de masse corporelle des patients est observée.

Les patients reprennent du poids, mais leur IMC reste diminué sur la durée

L’efficacité du by-pass gastrique a déjà été prouvé à maintes reprises et par de nombreuses études scientifiques. Dans deux publications conjointes, publiées dans la revue The Lancet Diabetes & Endocrinology, des chercheurs viennent de démontrer les résultats très encourageants de cette technique chirurgicale, dans la réduction de l’indice de masse corporelle (IMC) de plusieurs patients âgés de 13 à 21 ans.

Une première étude a été dirigée aux États-Unis et a porté sur 58 patients dont l’IMC moyen de départ était de 58,5. Un an après l’intervention chirurgicale, ce dernier a été réduit à 36. Huit ans après la réduction de la taille de l’estomac de ces patients, tous avaient repris du poids, mais leur IMC s’était stabilisé à 42. Les médecins ont toutefois pu observer une baisse de 30 % de leur poids initial.

Hypertension, diabète et cholestérol en nette diminution chez de nombreux patients

La seconde étude s’est concentrée sur les cas de 81 patients suédois. Leur IMC de base, avant intervention, était d’environ 43. Cinq ans après leur opération, les adolescents ont tous montré une perte de poids de 28 %.

Bilan très positif pour cette technique qui, outre une réduction de l’indice de masse corporelle des adolescents étudiés, a permis de réduire notablement les conséquences morbides de l’obésité chez ces patients. L’étude américaine a ainsi montré que le pourcentage de diabétiques était tombé de 16 % à 2 %. Les patients souffrant de cholestérol étaient 38 % après intervention, contre 86 % auparavant, tandis que les médecins comptaient 16 % d’adolescents souffrant d’hypertension, contre 47 % au début de l’étude.

La mortalité due au cancer en baisse aux États-Unis

La mortalité liée au cancer a baissé de 25 %, aux Etats-Unis, depuis un pic en 1991, il y a 25 ans. Cette baisse s’explique notamment par une diminution constante du tabagisme et des avancées médicales, selon le rapport annuel de l’American Cancer Society publié le 5 janvier dans la revue médicale CA : A Cancer Journal for Clinicians.
Une très forte baisse de la mortalité est constatée pour les quatre principaux cancers : ceux du poumon (-43 % en 15 ans chez les hommes et -17 % chez les femmes), du sein (-38 % en 25 ans), de la prostate (-51 % en 21 ans) et le cancer colorectal.

Les hommes développent plus de cancers (20 %) et ont un taux de mortalité supérieur (40 %).

« Cette différence s’explique surtout par les facteurs de risque. Ainsi, le cancer du foie, extrêmement agressif, est trois fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, notamment parce que le taux d’infection par le virus de l’hépatite C est plus élevé chez les hommes. Les hommes sont aussi davantage affectés par le tabagisme et les abus d’alcool. »