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Les dépenses de l'Assurance maladie en hausse en 2016

L’assurance Maladie a fait plus de remboursement en 2016, observant des dépenses à la hausse de 2,3 %, soit une progression équivalent à 2015. Ces dépenses de santé se placent légèrement au-dessus des prévisions de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam).

Des dépenses de santé en hausse en 2016

La Cnamts a récemment annoncé que les dépenses du régime général d’assurance maladie ont connu le même rythme de progression les deux dernières années, s’élevant à 154,7 milliards d’euros pour 2016, soit +2,3 % qu’en 2015. Une hausse qui se place au-dessus de l’Ondam 2016 qui était fixé à +1,75 %.

L’Ondam 2017 est légèrement vu à la hausse, à 2,1 % de progression maximum.

Quels postes de santé ont le plus augmenté ?

  • Dépenses de soins de ville (45% du total) : + 2,9 % en 2016
  • Remboursement des médicaments : + 0,1 %
  • Remboursement des hôpitaux : +1,7 % (+2,1 % dans le public, -0,2 % dans le privé et +2 % dans le secteur médico-social)

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Santé : les meilleures applications mobiles

Santé : les meilleures applications mobiles

Le 2 février 2017

Sept applications mobiles ont été sélectionnées parmi 43 lors de la journée nationale de l’innovation en santé, le 28 janvier. Elles concernent le domaine médical et aident les médecins, les malades, mais aussi les bien-portants. Voici les cinq plus utiles. 

Des applications mobiles pour prendre soin de tous

Les sept applications mobiles retenues ont été récompensées lors de la journée nationale de l’innovation en santé. Ce prix permet de mettre en avant les plus fiables, tant sur le plan juridique que médical, afin d’aider concrètement les professionnels, les malades et toutes les personnes soucieuses de leur santé de manière générale. 

Pour les professionnels, la meilleure application à utiliser est sans doute MEDPICS. Cet outil permet aux médecins francophones de partager autour de leurs cas cliniques. Les photos d’IRM, de plaies, de radios mises en ligne leur permettent de découvrir des cas rares, des diagnostics de pathologies et d’échanger sur les traitements à prescrire. Le tout en respectant l’anonymat complet des patients concernés.

Des applications pour suivre sa santé ou sa maladie

Les applications récompensées pour leur aide apportée aux patients sont plus nombreuses : DOCTYSIA par exemple, application destinée au grand public, est un carnet de santé enregistré sur son téléphone. QALYO quant à elle enregistre vos données personnelles comme le poids, la tension artérielle, le stress, le cholestérol, l’activité. Elle analyse ensuite ces informations, fournit des conseils et permet de gérer ses prises de rendez-vous médicaux. 

Les jeunes diabétiques de type 1 ont leur application, avec NOVI-CHEK. Ludique et bien conçue, elle permet de prendre les bonnes habitudes alimentaires, d’apprendre à calculer les glucides présents dans son menu, de reconnaître les signes d’hypoglycémie et d’hyperglycémie. MON COACH DOULEUR, enfin, est destinée aux personnes souffrant de cancer, afin d’enregistrer jour après jour la douleur ressentie, puis de faire une synthèse en fonction de son intensité et de sa localisation

Maylis Choné

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Locked-in syndrome (SLA) : une interface permet un début de communication

Des personnes atteintes d’un locked-in syndrome complet, incapables de bouger leurs yeux pour communiquer, ont pu répondre « oui » ou « non » par la pensée à des questions qui leur étaient posées grâce à une interface cerveau-ordinateur.

Dans le locked-in syndrome,la conscience et la cognition sont intactes et la paralysie complète à l’exception des mouvements oculaires verticaux et du clignement des yeux. Dans le locked-in syndrome complet, il y a une perte de tout mouvement oculaire.

Cette étude, dont les résultats sont publiés dans revue PLOS Biology, a été menée avec quatre personnes atteintes de SLA (sclérose latérale amyotrophique), aussi appelée maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative dans laquelle sont détruites progressivement les cellules nerveuses qui contrôlent les muscles moteurs (les motoneurones).

Ces participants répondaient par oui ou non à des questions personnelles dont les réponses étaient connues (ex. : « Votre mari s’appelle-t-il Joachim ? ») et d’autres non connues (« Etes-vous heureux ? »).

L’interface faisait appel à la spectroscopie dans le proche infrarouge combinée à l’électroencéphalogramme pour mesurer l’oxygénation sanguine et l’activité électrique. Un programme d’ordinateur analysait les changements provoqués par les réponses et apprenait à identifier les réponses typiques d’un non ou d’un oui.

Trois des participants ont participé à 46 sessions et l’autre, à 20 sessions. Pour les questions dont les réponses étaient connues, les réponses détectées étaient exactes dans 70 % des cas, soit un niveau supérieur au hasard (50 %).

« Ces résultats impressionnants démentent ma propre théorie selon laquelle les personnes atteintes d’un locked-in syndrome complet sont incapables de communiquer », a déclaré le professeur Niels Birbaumer, neuroscientifique au Wyss Center for Bio and Neuroengineering (WCBN) de Genève (Suisse), coauteur.

Si nous parvenions à reproduire cette étude auprès d’un plus grand nombre de patients, je pense que nous pourrions rétablir une communication utile dans les états de locked-in syndrome complet chez les personnes atteintes de maladies des motoneurones », dit-il.

A la question « Etes-vous heureux ? », les quatre participants ont constamment répondu « oui », et ce de manière répétée au cours des semaines d’interrogation.

Le professeur Birbaumer a déclaré : « Nous étions initialement surpris des réponses positives lorsque nous avons interrogé les quatre participants sur leur qualité de vie. Ils avaient tous les quatre accepté la ventilation artificielle afin d’être maintenus en vie une fois la respiration devenue impossible donc, d’une certaine manière, ils avaient déjà décidé de vivre. Nous avons observé que, tant qu’ils recevaient des soins satisfaisants à domicile, ils jugeaient leur qualité de vie acceptable. Ainsi, si nous pouvions rendre cette technique largement disponible dans la pratique clinique, cela aurait un impact considérable sur la vie quotidienne des personnes atteintes de locked-in syndrome complet ».

Dans l’un des cas, est-il rapporté, la famille a prié les chercheurs de demander à l’un des participants s’il acceptait que sa fille épouse Mario, son petit ami. La réponse a été « non » neuf fois sur dix.

Des personnes paralysées (atteintes de SLA) bougent un curseur par la pensée.

Photo : WCBN.

Psychomédia avec sources : WCBN, PLOS Biology, NHS Choice.
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Mélanome : un logiciel détecte la dangerosité des grains de beauté

Mélanome : un logiciel détecte la dangerosité des grains de beauté

Le 1er février 2017.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford, aux Etats-Unis, est parvenue à mettre au point un logiciel capable faire la différence entre un grain de beauté et un mélanome.

Un diagnostic aussi efficace, voir meilleur, que celui d’un dermatologue

Des visites régulières chez un dermatologue permette de savoir si nos grains de beauté sont des mélanomes ou s’ils sont inoffensifs. Dans un futur proche, ce sera un logiciel qui parviendra à détecter ces mélanomes. C’est en tout ce qu’espèrent des chercheurs américains qui ont mis au point un algorithme d’intelligence artificielle capable d’identifier des cancers de la peau sur des photos.

Pour permettre à ce logiciel de poser un diagnostic aussi efficace, voir meilleur, que celui d’un dermatologue, les chercheurs ont compilé 130 000 images représentant des portions de peau touchées par plus de 2000 maladies différentes. Ils ont ensuite formé leur algorithme à reconnaître visuellement un risque potentiel à partir d’images de grains de beauté suspects.

Scanner ses grains de beauté avec son smartphone

Selon ces travaux, publiés dans la revue Nature, les chercheurs ont ensuite demandé au logiciel d’analyser plus de 300 clichés de grains de beauté. Il y avait parmi ces photos des représentations de mélanomes malins. Dans le même temps, une vingtaine de dermatologues ont dû passer le même examen. Résultat : les analyses du logiciel étaient aussi justes, voir meilleures, que celles de « la grande majorité des dermatologues », se sont félicités les chercheurs.

Ce logiciel doit encore passer les tests cliniques avant d’être commercialisé mais, à terme, les chercheurs espèrent pouvoir l’intégrer à une application ce qui permettrait à chacun d’entre nous de scanner nos grains de beauté avec notre smartphone. « Si un de vos grains de beauté a changé de couleur, de forme, de taille, d’épaisseur, a évolué, il est indispensable de consulter rapidement un médecin », rappelle cependant l’Institut Curie. 

À lire aussi : Mélanome : des chercheurs niçois découvrent une molécule miracle

Marine Rondot

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Trump et médicaments : mise en marché facilitée et baisse des prix

« Nous allons réduire la réglementation à un niveau que personne n’a jamais vu auparavant », a déclaré le président américain Donald Trump, le 31 janvier, lors d’une réunion à la Maison-Blanche avec des cadres d’industries pharmaceutiques dont Merck, Johnson and Johnson, Eli Lilly et Novartis, rapporte le New York Times.

Il a promis qu’il réduirait les réglementations de la Food and Drug Administration (FDA) et faciliterait la production des médicaments aux États-Unis.

L’agence sera rationalisée et les décisions d’approbation de médicaments seront plus rapides, a-t-il promis.

La réduction des coûts des médicaments, a-t-il aussi précisé, était un objectif dont il allait discuter au cours de la partie non publique de la réunion. Les coûts sont astronomiques, a-t-il dit.

Il avait évoqué il y a quelques semaines la possibilité de permettre à Medicare de négocier directement les prix des médicaments, ce à quoi l’industrie s’est depuis longtemps opposée. Lors de la réunion, il a de nouveau mentionné le rôle de Medicare, en disant qu’il s’opposerait à tout ce qui empêchait la concurrence, y compris la fixation des prix par Medicare.

Il s’est toutefois voulu rassurant : « Nous pouvons économiser des dizaines de milliards de dollars, et vous allez faire de bonnes affaires » (« You people are going to do great »).

Alors que les leaders de l’industrie se présentaient, rapporte le New York Times, « beaucoup ont souligné leur longue histoire aux États-Unis ainsi que leurs usines américaines, même si l’industrie pharmaceutique – comme beaucoup d’autres – a de plus en plus déplacé sa production à l’étranger. Plus d’une moitié des produits pharmaceutiques finis vendus aux États-Unis sont fabriqués au pays, selon un récent rapport publié dans The Wall Street Journal, mais la majorité des ingrédients utilisés pour fabriquer ces produits sont fabriqués dans des pays comme la Chine et l’Inde ».

Joseph Jimenez, directeur général du géant pharmaceutique suisse Novartis, a souligné les liens américains de l’entreprise, dont son siège social de la recherche et du développement près de Boston, et a salué la promesse de baisse d’impôt pour les sociétés.

Psychomédia avec source : New York Times.
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Les résultats prometteurs d’un traitement contre la leucémie

Les résultats prometteurs d’un traitement contre la leucémie

Le 31 janvier 2017.

Deux enfants atteints de leucémie seraient en voie de guérison, après avoir reçu un traitement révolutionnaire qui utilise une technique inédite d’immunothérapie.

Une technique inédite d’immunothérapie

Une équipe de chercheurs de l’University College London, au Royaume-Uni, a mis au point un traitement capable d’éradiquer la leucémie, un cancer qui empêche la moelle osseuse d’assurer la production normale des cellules sanguines. Selon ces travaux, publiés dans la revue Science Translational Medicine, deux nourrissons âgés de 11 mois et 16 mois auraient reçu ce traitement et seraient en voie de rémission.

Ce traitement utilise l’immunothérapie, c’est-à-dire qu’il donne aux globules blancs les moyens de se défendre face aux cellules cancéreuses, grâce à des cellules T. Les chercheurs ont utilisé les cellules d’un donneur sain, qu’ils ont modifiées génétiquement et qu’ils ont injectées aux enfants. Les résultats ont dépassé leurs espérances : le traitement a fait reculer significativement le cancer.

Les deux fillettes toujours en rémission mais pas encore guéries

« Sa leucémie était tellement agressive qu’une telle réponse est presque un miracle », a fait savoir le Pr Paul Veys, du Great Ormond Street Hospital de Londres, en parlant de l’un des deux bébés. Deux ans après la première injection, les deux fillettes étaient toujours en rémission. Mais si cette rémission se transformait en guérison complète, ce traitement révolutionnaire pourrait être autorisé par les autorités sanitaires et administré aux 300 bébés qui naissent chaque année avec une leucémie.

Mais avant toute généralisation, de nouveaux tests seront nécessaires pour être certain de son efficacité. Selon les chercheurs, son véritable atout serait son prix. Il serait en effet 100 fois moins cher que les traitements actuellement disponibles sur le marché.

Marine Rondot

À lire aussi : Lutte contre le cancer : les promesses de l’immunothérapie

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Bientôt un vaccin contre les cancers, estiment des chercheurs

D’ici 10 ans, un vaccin universel pourrait nous immuniser contre la plupart des cancers, estime le Dr Claude Perreault de l’Université de Montréal, rapporte un communiqué de l’université. « On ne pourra pas traiter tous les cancers, mais certainement une grande majorité de ceux-ci. »

Les résultats obtenus dans une étude réalisée par une étudiante de troisième cycle en biologie moléculaire, Céline Laumont, pourraient permettre d’augmenter l’activité antitumorale des lymphocytes T, est-il notamment rapporté.

L’étude, publiée dans la revue Nature Communications, représente une avancée significative dans le domaine de la cancérologie, estime le chercheur.

Les lymphocytes T, qui sont des cellules immunitaires, « constituent une arme redoutable contre les cancers, puisqu’elles gardent en mémoire toutes les cellules anormales rencontrées et qu’elles peuvent vivre éternellement en se transformant en cellules souches », explique le chercheur. « D’où l’idée d’accroître leur activité antitumorale grâce aux peptides qui stimulent leur production. »

« Mais voilà, plusieurs chercheurs dans le monde essaient de mettre au jour ces peptides, les antigènes spécifiques des cellules cancéreuses. C’est que ceux-ci possèdent des propriétés qui permettent de les associer précisément à certaines tumeurs. Il serait donc possible d’améliorer les traitements d’immunothérapie en ciblant les cellules tumorales qui produisent ces peptides afin de les éliminer, sans nuire aux cellules saines. En vain. »

Céline Laumont a décidé « de regarder ailleurs, là où personne ne cherchait… Dans les séquences de notre ADN qu’on croyait non codantes (c’est-à-dire que leur fonction biologique n’est pas remplie par une protéine) ». « Étonnamment, les protéines immunogènes proviennent de séquences de l’ADN dont le rôle biologique était inconnu jusqu’à maintenant », affirme Claude Perreault.

« À ce jour, on pensait que tous les peptides présentés au système immunitaire étaient codés par moins de 2 % de nos gènes, ajoute-t-il. Le reste des séquences de notre ADN, soit 98 %, était considéré comme non codant. L’étude montre que la totalité de notre ADN peut produire des peptides immunogènes, qui sont reconnaissables par notre système immunitaire. »

« C’est une découverte majeure, car toutes les cellules cancéreuses ont un ADN anormal. La reconnaissance du soi est donc capitale pour détecter les cellules infectées et les supprimer tout en épargnant celles qui sont saines », explique le Dr Perreault. « Cette détection est possible grâce au système immunitaire, plus particulièrement aux lymphocytes T (pour “thymus”) ».

Une étude antérieure menée dans son laboratoire avec des souris a montré l’importance des lymphocytes T dans les traitements. « On s’est aperçu que ce qui permettait de guérir, c’était les lymphocytes T, mentionne-t-il. Si on les enlève, il n’y a pas de guérison. Leur absence décuple le taux de cancers spontanés. »

Chez l’humain, c’est la même chose. « Lorsqu’on regarde des biopsies de tumeurs cancéreuses, quel que soit le type de cancer, on constate qu’il y a une grande présence de lymphocytes T », souligne Claude Perreault.

Il y a 20 ans, personne ou presque ne l’aurait cru possible. Mais on peut désormais prédire la survie du patient en fonction de sa réponse immunitaire contre le cancer. « On fait une biopsie et l’on compte le nombre de lymphocytes T. Plus leur nombre est élevé et plus la réponse immunitaire est grande », dit le Dr Perreault. Le taux de survie 15 ans plus tard s’élève à 90 % chez ceux qui ont une forte réponse immunitaire, alors qu’il se situe à moins de 20 % pour les autres.

Des études exploratoires ont montré que la simple injection d’un stimulant au système immunitaire donne un meilleur taux de survie que la chimiothérapie. « Ce stimulant est analogue à ce qu’on appelle un “adjuvant” dans un vaccin, précise Claude Perreault. Si le simple fait d’injecter l’équivalent d’un adjuvant a un effet positif sur la maladie, imaginez ce qu’on pourrait faire si l’on avait le deuxième composant, soit l’antigène, pour mettre au point un vaccin. On devrait pouvoir guérir pratiquement tous les cancers ! »

Le professeur Perreault présentera le 3 février (pavillon Marcelle-Coutu, de 7 h à 8 h 30), à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, une conférence « sur l’extraordinaire capacité des lymphocytes T à stimuler notre système immunitaire ».

Animation interactive sur le site de l’Université de Montréal : Comment la vaccination pourrait protéger du cancer.

Pour plus d’informations sur l’immunothérapie pour le traitement du cancer, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Université de Montréal.
Tous droits réservés.

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Asthme : les effets néfastes de la charcuterie

Asthme : les effets néfastes de la charcuterie

Le 30 janvier 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs internationaux, manger régulièrement de la charcuterie pourrait aggraver les crises d’asthme.

Risques de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives

Vous êtes asthmatique ? Il est grand temps de vous éloigner des plats de charcuterie. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), du Centre national espagnol de recherche sur le cancer, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale, de l’Instituto Nacional De Salud Publica (Mexique) et de la Harvard Medical School aux Etats-Unis.

Selon ces travaux, publiés dans la revue médicale Thorax, manger régulièrement de la charcuterie augmenterait de façon significative les crises d’asthme. Déjà classée cancérogène par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la consommation de charcuterie serait associé à un risque accru de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elle n’est donc clairement pas recommandée pour les asthmatiques.

Une aggravation des symptômes de l’asthme

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 1 000 personnes, âgées en moyenne de 43 ans, pendant sept ans. Pendant ce suivi, 20 % des participants ont souffert de crises d’asthme de plus en plus violentes et répétitives. En étudiant leurs habitudes alimentaires, les chercheurs ont pu constater que la consommation de viande transformée 4 fois par semaine ou plus augmentait de 76 % le risque d’aggravation des symptômes d’asthme.

« Afin de préserver la santé respiratoire des populations, il conviendrait de mettre en place rapidement des messages de santé publique visant à limiter la consommation de charcuterie », a commenté le Pr Zhen Li, qui a participé aux travaux. Selon les chiffres de l’OMS, il y environ 235 millions d’asthmatiques dans le monde. Il s’agit de la maladie chronique la plus courante chez l’enfant. 

Marine Rondot

À lire aussi : La charcuterie n’est pas aussi cancérogène qu’on le pensait

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Où se cachent les neurones de la reproduction ?

Où se cachent les neurones de la reproduction ?

Le 27 janvier 2017.

Une équipe de chercheurs de l’Institut médical de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a découvert que les neurones de la reproduction étaient éparpillés un peu partout dans le cerveau.

Observation de la migration des neurones de la reproduction 

Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les neurones qui contrôlent les fonctions de reproduction chez l’homme et la femme naissaient dans la zone du nez chez le fœtus et migraient petit à petit jusqu’à la zone du cerveau appelée l’hypothalamus. Mais cette théorie a été battue en brèche par une étude de l’Inserm, qui révèle que ces neurones se trouvent dans plusieurs endroits du cerveau.

Mais en quoi cette découverte est-elle capitale ? Elle est importante, dans la mesure où elle suggère que ces neurones pourraient avoir d’autres rôles. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont observé les modalités de migration de ces cellules, leur nombre et leur distribution dans le cerveau pendant le développement embryonnaire. Pour cela, ils ont travaillé sur des embryons humains âgés de 6 à 12 semaines, issus de dons de parents dans le cadre d’avortements.

Comprendre le rôle de ces neurones

Grâce à cette observation, ils se sont aperçus que les neurones de la reproduction migraient vers l’hypothalamus, mais aussi vers le cortex, le bulbe olfactif, l’hippocampe et certaines régions du système limbique. Désormais, les chercheurs vont chercher à comprendre quel rôle jouent ces neurones dans ces différentes zones du cerveau.

« Il existe une imprégnation hormonale durant le développement du cerveau, prénatal et postnatal, dont un dysfonctionnement pourrait être à l’origine de certaines pathologies neurologiques et psychiatriques », a avancé le Pr Paolo Giacobini, qui a participé aux travaux. Certains troubles de la fertilité pourraient notamment provenir de problèmes de migration de ces neurones. Mais tout ceci reste à préciser.

Marine Rondot

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