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Sophie la Girafe dans la tourmente

De la moisissure dans Sophie la Girafe ?

La célèbre Sophie la Girafe se retrouve au cœur d’une polémique lancée par les parents sur les réseaux sociaux. Ce jouet culte depuis plus de 50 ans, permettant aux jeunes enfants de faire leurs dents, serait sujet à la moisissure. Les parents sont inquiets.

De la moisissure dans Sophie la Girafe ?

C’est la découverte qu’une maman a fait en nettoyant le célèbre jouet en gomme naturelle. Cette maman, alors qu’elle nettoyait le jouet a senti une désagréable odeur de moisissure provenant du jouet. Pour être certaine de ce qu’elle a senti, elle ouvre le jouet et découvre avec stupeur la présence de moisissure à l’intérieur.

Par réflexe, pour en informer les autres parents, elle poste les photos sur les réseaux sociaux. Le mouvement prend de l’ampleur, les autres parents faisant de même.

Pas de grand risque de santé avec la moisissure

Pour Vulli qui fabrique le jouet, s’est voulu rassurant rappelant la composition 100 % de gomme naturelle inoffensive pour la santé des enfants. La société a également rappelé « les conditions de nettoyage qui doivent être attentivement respectées ».

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3 millions de Français boivent de l’eau polluée

3 millions de Français boivent de l’eau polluée

Le 27 janvier 2017.

Selon une enquête menée par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, l’eau du robinet en France serait de bonne qualité. Mais dans certaines communes, l’eau serait encore très polluée.

Une eau infectée par des pesticides, des nitrates ou du plomb

L’UFC-Que Choisir a enquêté pendant deux ans et demi sur la qualité de l’eau du robinet dans 36 600 communes de France et a publié, jeudi 26 janvier, une carte interactive, qui précise les zones où l’eau est la plus polluée. Ces territoires sont la plupart du temps ruraux et sont infectés par des pesticides, des herbicides comme l’atrazine, des nitrates ou du plomb utilisés dans l’agriculture, mais aussi par des bactéries. Au total, trois millions de Français boivent de l’eau polluée.

95 % des foyers français bénéficient donc d’une eau qui « respecte haut la main la totalité des limites réglementaires et ce tout au long de l’année ». Cependant, « un Français sur cinq n’a pas confiance dans l’eau du robinet et un sur deux consomme de l’eau en bouteille tous les jours », a tenu à souligner Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir.

Les zones les plus touchées par la pollution de l’eau

On risque d’avoir des ennuis de santé en buvant l’eau du robinet dans 13 village de Lozère. On peut en effet souffrir de dérangements intestinaux ou de gastro-entérite si on ne boit pas d’eau en bouteille. Mais ce n’est pas le seul territoire de France à être touché. Les habitants de certains villages de la Drôme, du Cantal, de la Haute-Loire, de Savoie et de Haute-Savoie, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence souffrent aussi de cette pollution des canalisations.

200 000 personnes en France ne peuvent par ailleurs pas boire l’eau du robinet, car elle n’est pas potable. « C’est le cas à Saran, dans le Loiret, à Berck, dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans des communes de Seine-et-Marne où nitrates et pesticides se cumulent au robinet, tout comme en Beauce », détaille l’UFC-Que Choisir.

Marine Rondot

À lire aussi : Boire de l’eau : pourquoi et combien ?

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Les produits homéopathiques liés aux décès de bébés contenaient des quantités variables de belladone

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé, le 27 janvier, que son analyse de laboratoire a révélé des quantités variables de belladone, une substance toxique, dans certains comprimés de dentition homéopathiques, dépassant parfois de loin la quantité indiquée sur l’étiquette.

L’agence avise les consommateurs que les comprimés de dentition homéopathiques contenant de la belladone posent un risque inutile pour les nourrissons et les enfants et leur recommande de ne pas utiliser ces produits.

Deux marques sont concernées. Le fabricant de la marque Hyland n’avait pas encore consenti, le 27 janvier, à retirer ses produits des tablettes alors qu’un fabricant dont trois produits étaient distribués par CVS a déjà retiré ses produits en novembre 2016.

Les produits de dentition homéopathiques ne sont pas évalués ou approuvés par la FDA pour ce qui est de leur sécurité ou de leur efficacité, souligne l’agence dans son communiqué. Elle n’a connaissance, mentionne-t-elle, d’aucun bénéfice démontré de ces produits qui allèguent sur leur étiquette soulager les symptômes de la dentition chez les enfants.

Les consommateurs devraient consulter immédiatement un médecin si leur enfant présente des convulsions, une difficulté à respirer, une léthargie, une somnolence excessive, une faiblesse musculaire, des bouffées de chaleur, une constipation, une difficulté à uriner ou de l’agitation après l’utilisation de produits de dentition homéopathiques.

La FDA a alerté sur ces produits en septembre 2016 après avoir reçu des rapports d’événements indésirables. Dix décès de bébés et 400 événements indésirables avaient été signalés, ont rapporté les médias.

Psychomédia avec source : FDA.
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Restauration : les sodas à volonté, c’est terminé !

Restauration : les sodas à volonté, c’est terminé !

Le 27 janvier 2017.

Selon un arrêté publié jeudi 26 janvier au Journal Officiel (JO), il est désormais interdit de mettre à disposition du public gratuitement et à volonté des boissons sucrées.

Prévenir les risques d’obésité, de surpoids et de diabète.

Des chaînes de restauration rapide, des centres de vacances ou encore des établissements scolaires, mettaient à disposition des jeunes des fontaines de sodas qui permettaient de se servir à volonté. Un service désormais interdit, conformément aux dispositions de la loi Santé de janvier 2016, qui cherche notamment à prévenir les risques d’obésité, de surpoids et de diabète.

Sont touchés par cette interdiction les « boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, les concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d’eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse », précise l’arrêté.

Boire 1 litre de soda revient à manger 20 morceaux de sucre

Ces fontaines à sodas étaient dans le viseurs des nutritionnistes depuis des années. Ces derniers réclamaient leur suppression pure et simple, car selon eux, elles poussaient les populations les plus défavorisées et par conséquent les plus touchées par l’obésité, à boire trop de boissons sucrées. Quand on sait que boire 1 litre de soda revient à manger 20 morceaux de sucre, on comprend mieux les enjeux.

Dans un rapport, publié mardi 24 janvier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) invitait justement les consommateurs à limiter la prise de boissons sucrées (sodas, mais aussi nectars et jus de fruits) « à moins d’un verre par jour ». Selon ces travaux, consommer du sucre sous forme liquide aurait tendance à tirer l’ensemble de l’apport énergétique vers le haut.

Marine Rondot

8 bonnes raisons d’abandonner les sodas

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Alzheimer : les bienfaits de la thérapie occupationnelle

Alzheimer : les bienfaits de la thérapie occupationnelle

Le 26 janvier 2017.

Selon les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la prise en charge personnalisée à domicile, ou thérapie occupationnelle, des patients malades d’Alzheimer serait très efficace.

Laisser les patients dans leur environnement

Les chercheurs de l’Inserm ont cherché à comprendre quels étaient les traitements les plus efficaces pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Parmi toutes les méthodes existantes (stimulation neuronale, jeux vidéo…), ils ont constaté que la thérapie occupationnelle était particulièrement efficace. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Selon l’Inserm, cette méthode consiste « à stimuler certaines activités de personnes malades ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement ». C’est une prise en charge à domicile des patients atteints d’Alzheimer. Grâce à cette méthode, de nombreux patients ont vu leur perte d’autonomie ralentir et leurs troubles du comportement reculer.

Les troubles du comportement diminuent

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 400 patients souffrant d’Alzheimer pendant 3 mois. Au bout de ces trois mois, ils ont pu constater que grâce à cette méthode, « les troubles du comportement des malades, le temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche malade et la charge émotionnelle associée à cette prise en charge, avaient significativement diminué et étaient stables après cette période ».

Toujours selon ces travaux, il semblerait que cette méthode soit plus efficace pour les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ignorent cependant si la présence des aidants pourrait disparaître totalement ou si elle serait toujours nécessaire malgré les progrès des patients. Ce qui pourrait par ailleurs poser problème, c’est le coût de tels accompagnements, puisque près de 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

Marine Rondot

À lire aussi : Savez-vous réduire votre risque d’Alzheimer ?

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Certains antibiotiques ont des effets secondaires persistants et incapacitants, met en garde Santé Canada

Santé Canada a averti, le 23 janvier, de l’existence d’effets secondaires persistants et incapacitants des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones qui inclut la ciprofloxacine (Cipro), la lévofloxacine, la moxifloxacine (Avelox), la norfloxacine et l’ofloxacine.

Les fluoroquinolones sont autorisées au Canada pour le traitement de plusieurs types d’infections bactériennes, notamment des voies urinaires et des voies respiratoires.

Environ 3,1 millions d’ordonnances de fluoroquinolones sont exécutées annuellement au Canada.

L’examen effectué par Santé Canada portait principalement sur des effets secondaires graves connus, notamment les tendinites/tendinopathies (inflammation des tendons), neuropathies périphériques (lésions ou troubles touchant les nerfs), aggravation d’une myasthénie grave (une maladie auto-immune chronique), hypersensibilité et réactions cutanées graves, troubles mentaux, dépression et suicide/automutilation, convulsions (crise convulsive), troubles cardiovasculaires, phototoxicité (sensibilité à la lumière) et troubles de la vision.

Santé Canada a conclu que certains des effets secondaires connus peuvent, dans de rares cas, être persistants (subsistant 30 jours ou plus après la fin du traitement) et incapacitants. Ce sont notamment :

  • des tendinites/tendinopathies (inflammation ou troubles des tendons) ;
  • des neuropathies périphériques (altérations ou troubles touchant les nerfs) ;
  • des troubles du système nerveux central (liés à des troubles du cerveau).

En juillet 2016, la Food and Drug Administration (FDA) américaine estimait que les effets secondaires graves associés aux fluoroquinolones surpassaient généralement les bénéfices pour les patients atteints de sinusite aiguë, bronchite aiguë et infections des voies urinaires non compliquées qui ont d’autres options de traitement.

Psychomédia avec sources : Santé Canada, FDA.
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Refuser de donner ses organes, c’est possible !

Refuser de donner ses organes, c’est possible !

Le 25 janvier 2017.

Nous sommes tous des donneurs d’organes potentiels, sans que nous ayons à formuler notre consentement explicitement. Si nous ne voulons pas donner nos organes, voici la démarche à suivre.

Nous sommes tous des donneurs d’organes potentiels

Les Français ne le savent pas toujours mais une fois morts, les médecins pourront choisir de prélever un de leurs organes pour le greffer à quelqu’un qui en aurait besoin. Cette disposition a été facilitée par le décret du 1er janvier 2017 qui précise que « le prélèvement d’organes post-mortem peut être pratiqué sur une personne majeure dès lors qu’elle n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement, principalement par l’inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet ».

L’idée peut en effet être très dérangeante pour certains c’est pourquoi il n’est pas interdit de refuser ce prélèvement. Pour cela, la démarche à suivre est très simple : il vous suffit de vous s’inscrire par Internet sur le registre de refus sur le site registrenationaldesrefus. On vous demandera de joindre une copie de votre pièce d’identité et si vous souhaitez modifier votre choix vous pourrez le faire à tout moment.

Possibilité de choisir les organes que l’on veut garder

Il est aussi possible d’accepter de donner ses reins ou sa cornée mais refuser de donner son cœur. Pour cela, il suffira de le préciser au moment de l’inscription. Vous pourrez aussi refuser d’éventuels prélèvements destinés à la recherche scientifique ou à l’autopsie médicale, par exemple.

Avant le 1er janvier 2017, pour refuser de donner nos organes, nous devions nous inscrire sur le registre des refus en remplissant un formulaire qu’il fallait ensuite envoyer par voie postale. Depuis que l’inscription en ligne a été ouverte, plus de 150 000 personnes se sont inscrites sur le registre de refus. Si vous n’avez pas accès à Internet, vous pouvez toujours inscrire vos volontés sur un document et le confier à une personne de confiance. Votre refus sera respecté.

Marine Rondot

À lire aussi : Pourquoi faut-il parler du don d’organes ?

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Mutuelle collective : des entreprises encore rebelles

Mutuelle-land

Alors que depuis le 1er janvier 2016, la généralisation de la complémentaire santé oblige l’ensemble des entreprises du secteur privé à s’équiper d’une mutuelle collective pour leurs salariés, on constate que 20 % des entreprises ne respectent toujours pas cette obligation à l’heure actuelle selon le bilan d’Harmonie Mutuelle.

Qui sont ces entreprises irrespectueuses de la loi

Les 20 % d’entreprises qui ne respectent pas l’accord national interprofessionnel (ANI) seraient avant tout des très petites entreprises (TPE) et des PME (moins de 20 salariés). Selon Harmonie Mutuelle, ce non-respect de la loi serait lié à la complexité de la réforme ainsi qu’à son coût pour l’entreprise. Des obligations non prioritaires par rapport à d’autres contraintes. Une liberté que s’autorisent ces sociétés en raison de l’absence de sanction.

Les seules sanctions que  risquent les entreprises sont une action prud’homale de la part de ses salariés et des pénalités appliquées par l’Urssaf en cas de contrôle.

Un bilan mitigé pour la généralisation de la complémentaire santé

Si avant l’ANI 4 à 5 % de Français ne disposaient pas d’une complémentaire santé, après la réforme Harmonie Mutuelle révèle 1 point de plus.

Pour la mutuelle à l’origine de ce bilan, si l’ANI est nécessaire, elle n’est pas optimisée. Pour Harmonie Mutuelle, elle a d’ores et déjà entrainé des effets pervers :

  • La désolidarisation. Le développement de la surcomplémentaire santé a des effets néfastes : de nombreux acteurs ont proposé des offres socles afin de proposer des offres en surcomplémentaire plus chères.
  • Les exclus de la réforme sont nombreux : indépendant, auto-entrepreneur, chômeur, retraité, étudiant, fonctionnaire, famille monoparentale.
  • L’opacité du système pour l’assuré en raison de la multiplicité des conditions d’adhésion ou de remboursement.
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Le saviez-vous ? Les virus discutent entre eux !

Le saviez-vous ? Les virus discutent entre eux !

Le 24 janvier 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut Weizmann, en Israël, les virus parviendraient à communiquer entre eux. Une découverte pour le moins insolite.

Les virus s’informent de la présence de bactéries

Les virus communiquent. Ils « discutent » entre eux pour savoir s’il faut ou non attaquer une bactérie. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Nature. Selon ces travaux, « les virus détectent les signaux chimiques laissés par leurs congénères afin de pouvoir décider de tuer ou d’infecter leurs hôtes ». Les chercheurs avaient déjà identifié le même phénomène chez les bactéries.

Certaines bactéries sont en effet en mesure d’alerter leurs congénères sur la présence de virus, notamment les phages, qui utilisent les bactéries pour se reproduire. Pour cela, le virus infecte la bactérie et se multiplie tant et tant que la bactérie finit par mourir. Quand une bactérie se trouve en présence de ces phages, elle prévient les autres bactéries du danger à venir. Mais les virus entre eux aussi s’informent de la présence de ces bactéries.

Pourra-t-on bientôt empêcher les attaques virales ?

Les virus veulent attaquer les bactéries, mais pas toutes, afin de pouvoir continuer à se reproduire. Pour communiquer, les ils se servent d’une protéine appelée arbitrium par les auteurs de l’étude. Quand les niveaux d’arbitrium sont importants, c’est le signal, les virus arrêtent d’infecter les bactéries.

Même si les résultats de cette étude seront à préciser, il s’agit d’une grande découverte, c’est en effet la première fois qu’une communication est surprise entre des virus. Si les virus responsables de maladies humaines communiquaient aussi entre eux, cela pourrait ouvrir des pistes intéressantes pour la recherche. « Les scientifiques pourraient bien avoir découvert une nouvelle voie pour empêcher les attaques virales », note la revue Nature.

Pour en savoir plus : Microbes, virus, bactéries… Quelles différences ?

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Schizophrénie : la nicotine normalise certains déficits

La nicotine normalise des déficits dans l’activité cérébrale associée à la schizophrénie, selon une étude publiée dans la revue Nature Medicine.

Les personnes atteintes de la maladie « ont fréquemment recours au tabagisme comme automédication pour compenser les déficits dus à leur maladie ou pour soulager de lourds effets secondaires de leur traitement (léthargie, perte de motivation…) ».

Le cortex préfrontal (associé à la cognition : prise de décision et mémoire de travail) est une des zones altérées dans la schizophrénie.

Dans une situation non pathologique, l’activité du cortex préfrontal est modulée par des neurotransmetteurs tels que l’acétylcholine via les récepteurs nicotiniques situés à la surface des cellules nerveuses.

Récemment, la mutation génétique CHRNA5, codant pour une sous-unité du récepteur nicotinique, a été identifiée comme étant associée aux troubles cognitifs de la schizophrénie et à la dépendance au tabac.

Dans la présente étude, les chercheurs de l’Institut Pasteur/CNRS), dirigée par Uwe Maskos, en collaboration avec des chercheurs de l’École Normale Supérieure et de l’Inserm, ont introduit le gène humain CHRNA5 chez la souris afin de reproduire les déficits cérébraux caractéristiques de la schizophrénie.

« Les chercheurs ont pu constater une activité diminuée des cellules du cortex préfrontal chez les individus portant la mutation CHRNA5. Ils sont parvenus à identifier précisément le type cellulaire dont l’activité était affectée par la mutation génétique. Il s’agit des interneurones (petits neurones qui établissent des connexions entre des réseaux de neurones).

“(…) lorsque nous administrons de la nicotine, celle-ci se fixe sur les récepteurs nicotiniques des interneurones, et influence l’activité des cellules pyramidales du cortex préfrontal qui retrouvent un état d’excitation normal” explique Fani Koukouli, première auteure de l’étude. La baisse d’activité mesurée chez ce modèle est semblable à celle observée chez les patients atteints de désordres psychiatriques, tels que la schizophrénie et l’addiction.

“L’administration répétée de nicotine rétablissant une activité normale du cortex préfrontal laisse présager une possible cible thérapeutique pour le traitement de la schizophrénie” déclare Uwe Maskos, principal auteur de l’étude. La molécule thérapeutique devra alors présenter la même forme que la nicotine sans en avoir les effets nocifs (dépendance, vieillissement cellulaire, accélération de l’activité cardio-vasculaire…). »

« Parce que l’“hypofrontalité” est également associée à l’addiction et d’autres conditions psychiatriques, tels que le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) et le trouble bipolaire, cette étude pourrait ultimement avoir de larges applications pour le développement de médicaments dans le domaine de la santé mentale », soulignent de leur côté des chercheurs de l’Université américaine Boulder ayant participé à cette étude.

Pour plus d’informations sur la schizophrénie, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Institut Pasteur, University of Colorado at Boulder, Nature Medicine.
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