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Un entraînement musculaire complet en 9 minutes, 9 mouvements, 9 vidéos (New York Times)

Le New York Times présente un programme d’entraînement musculaire de 9 minutes, pour tout le corps, élaboré par le Dr Jordan Metzl, spécialiste de médecine sportive à l’Hospital for Special Surgery (New York) et auteur de cinq livres sur l’entraînement.

À tout âge, souligne-t-il, « l’entraînement musculaire est la clé de la flexibilité, la mobilité, l’amélioration de la performance et la réduction du risque de blessure ».

Toute personne, quelle que soit sa condition physique, peut et doit s’entraîner, estime-t-il. Et il n’est pas nécessaire de passer des heures au gym pour voir des résultats.

Le programme, constitué de 9 mouvements à pratiquer en 9 minutes, se veut un enseignement des bases de l’entraînement musculaire.

Chaque mouvement, auquel est consacrée une vidéo, fait travailler un groupe de muscles. Ensemble, ils constituent un entraînement complet pour tout le corps. Les 9 exercices sont regroupés en trois ensembles. Après un ensemble, soit 3 minutes. Il est conseillé de prendre une minute de repos.

Ce programme, pour débutant, est recommandé 2 ou 3 fois par semaine. Aux stades intermédiaire et avancé, il est recommandé de passer de 1 à 2 et à 3 minutes pour chaque mouvement.

New York Times: The 9-Minute Strength Workout.

New York Times: The 9-Minute Strength Workout.

Le New York Times a aussi déjà publié une application mobile gratuite présentant deux entraînements intensifs de 7 minutes : le Scientific 7-Minute Workout et le Advanced 7-Minute Workout.

Pour plus d’informations sur les bénéfices de l’activité physique, voyez les liens plus bas.

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Décalage horaire : des cellules de l’œil responsables du jet lag

Décalage horaire : des cellules de l’œil responsables du jet lag

Le 21 avril 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université d’Edimbourg, au Royaume-Uni, un groupe de cellules de la rétine serait responsable du syndrome du décalage horaire.

L’origine du décalage horaire se trouve dans l’œil

Les voyageurs qui changent de fuseau horaire peuvent être atteints du syndrome dit de « jet lag », qui se caractérise par une grande fatigue, une perte d’appétit et un malaise général. Jusqu’à présent, on ne savait pas exactement d’où venait ce mal-être, mais des chercheurs britanniques viennent de trouver son origine. Dans une étude publiée dans le Journal of Physiology, ils expliquent qu’il viendrait d’un groupe de cellules situé dans la rétine.

Selon ces travaux, certaines cellules de l’œil agissent directement sur l’horloge biologique. Ce sont elles en effet qui envoient des signes à la zone du cerveau qui est chargée de coordonner les rythmes circadiens, notre mécanisme temporel interne. Cette communication se fait grâce à des molécules dont la vasopressine. En contrôlant les niveaux de vasopressine, les cellules rétiniennes modifient les rythmes circadiens.

Intervenir sur le mécanisme temporel interne

Cette découverte ouvre la voie à la mise en place de nouveaux traitements qui agiraient sur les niveaux de vasopressine. « Nos travaux montrent qu’il existe une solution pharmacologique potentiellement nouvelle pour modifier notre horloge biologique interne », explique le Professeur Mike Ludwig qui a dirigé ces travaux. Les futures recherches porteront notamment sur la mise au point de gouttes oculaires capables d’éliminer le décalage horaire.

Ce nouveau traitement ne serait pas utile uniquement pour les personnes qui passent beaucoup de temps dans les avions. Il pourrait s’avérer aussi utile pour celles qui travaillent en horaires décalés et qui finissent par souffrir des mêmes symptômes que ceux du jet lag. À terme, le décalage horaire peut conduire à l’émergence de maladies cardiovasculaires, métaboliques ou encore à l’apparition de certains cancers.

Marine Rondot

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Perturbateurs endocriniens : un risque sérieux pour les enfants

Perturbateurs endocriniens : un risque sérieux pour les enfants

Le 20 avril 2017.

Selon une enquête menée par les équipe du magazine 60 millions de consommateurs, tous les enfants seraient contaminés par les perturbateurs endocriniens et cette contamination représenterait un risque sérieux pour leur santé.

Tous les enfants de l’étude contaminés

Nous le savons, les perturbateurs endocriniens sont présents dans nos quotidiens, mais selon une étude menée par nos confrères du magazine 60 millions de consommateurs, on trouverait des traces de bisphénol A, de phtalates ou de pesticides dans les cheveux de tous les enfants. Pour parvenir à cette conclusion, les équipe du magazine ont demandé à un laboratoire indépendant d’analyser les mèches de cheveux de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans.

Sur les cheveux de l’ensemble de ces participants, qui venaient de différents coins de France, autant de la ville que de la campagne, le laboratoire a trouvé entre 20 et 54 perturbateurs endocriniens. « Tous les enfants de notre étude sont contaminés », a fait savoir Victoire N’Sondé, qui a mené l’enquête pour 60 millions de consommateurs. « Ce qui est à craindre, c’est que ce soit l’ensemble de la population des enfants de France qui soit contaminé ».

Un risque sanitaire important

Les chercheurs ont décelé des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des métaux lourds et des retardateurs de flamme bromés (PBDE), mais aussi des polychlorobiphényles (PCB), interdits depuis 30 ans, et l’insecticide Lindane, prohibé depuis les années 2000. Ces substances sont suspectées de perturber le système hormonal mais aussi de favoriser certains cancers, les diabètes et autres problèmes cardiovasculaires.

Selon le magazine, la présence de ces substances toxiques représente un risque sanitaire important. C’est pourquoi la rédactrice en chef, Sylvie Metzelard, demande aux autorités sanitaires « d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles ». « Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », ajoute-t-elle.

Marine Rondot

À lire aussi : Perturbateurs endocriniens : comment protéger les femmes enceintes ?

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Les fraises seraient bénéfiques contre le cancer du sein

Les fraises pourraient inhiber la propagation des cellules du cancer du sein, selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports.

Maurizio Battino de la Marche Polytechnic University (Italie) et ses collègues ont traité, in vitro, des cellules du cancer du sein d’une lignée agressive avec des extraits de la variété de fraises Alba. Selon la concentration et la durée de traitement, l’extrait bloquait la division cellulaire (processus de multiplication) et inhibait la migration.

L’extrait de fraise réduisait l’expression de plusieurs gènes impliqués dans les processus d’invasion et de métastase (tels que Csf1, Mcam, Nr4a3 et Set) et il stimulait l’expression du gène Htatip2, qui est lié à la suppression des métastases aux ganglions lymphatiques.

Chez la souris, l’extrait a stoppé la propagation des cellules cancéreuses aux tissus sains adjacents et réduit le poids et le volume de la tumeur, comparativement à des souris n’ayant pas reçu l’extrait.

Les fraises sont riches en polyphénols, dont les anthocyanines sont en plus grandes quantités. Elles ont également une teneur en vitamine C plus élevée même que celle des agrumes.

Ces résultats sont sans aucun doute valables pour comprendre les effets potentiels des fraises sur le cancer du sein et les mécanismes moléculaires impliqués, mais ils doivent être complétés par des études cliniques et épidémiologiques pour vérifier s’ils peuvent être extrapolés aux humains, soulignent les chercheurs.

Ils n’hésitent toutefois pas à réitérer la protection contre le cancer d’une alimentation équilibrée comprenant beaucoup de fruits et légumes, dont les fraises.

Avancée contre le cancer : 6 substances naturelles combinées détruisent les cellules cancéreuses en laboratoire

Pour plus d’informations sur l’alimentation et la prévention du cancer du sein, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Plataforma SINC, Scientific Reports.
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Bientôt un accès à la pilule sans ordonnance ?

Bientôt un accès à la pilule sans ordonnance ?

Le 19 avril 2017.

Un collectif a publié mardi 18 avril une lettre ouverte pour demander « la mise sur le marché d’une pilule contraceptive sans ordonnance ». Mais que souhaite concrètement ce collectif ?

Une mesure qui ne concernerait que les pilules micro-dosées

Dans un appel intitulé « Libérez ma pilule », un collectif, composé de professionnels de santé, de personnels du Planning familial et d’associations féministes, réclame l’accès à la pilule sans ordonnance. Ce serait « une avancée pour les droits des femmes », écrit le collectif. Ne serait concernée par cette mesure que la contraception progestative, c’est-à-dire celle qui est sans œstrogènes et micro-dosée.

« Il est regrettable de constater qu’en Europe et en France cette avancée pour le droit des femmes à disposer d’un accès facilité à la contraception est au point mort », ajoute le collectif, à l’intention des laboratoires pharmaceutiques français, de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et de l’Agence européenne du médicament (EMA). Selon les auteurs de ce texte, cette mesure a été approuvée par le Collège américain des gynécologues obstétriciens, en 2012.

Permettre aux femmes de se passer d’un rendez-vous chez le médecin

Mais pourquoi cette mesure est-elle si urgente ? La contraception pour les femmes n’est-elle pas déjà suffisamment accessible en France ? « Ça serait une avancée pour les femmes par rapport aux délais d’attente », explique Caroline Rebhi, co-présidente du Planning familial, sur France Info. « Aujourd’hui, ne peuvent délivrer la pilule que les sages-femmes, les gynécologues et les médecins généralistes. »

Mais dans ce cas, comment éviter les abus ? Pour éviter tout risque médical, le collectif propose que cette mesure soit assortie « d’un protocole », une sorte de questionnaire que le pharmacien devra faire passer à ses clientes qui souhaiteront se procurer une contraception orale. Les patientes pour qui la pilule progestative ne serait pas recommandée seraient alors redirigées vers leur médecin. L’ANSM n’a pas encore fait connaître son avis sur cette question.

À lire aussi : Vrai/faux sur les moyens de contraception

Marine Rondot

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Cancer et maladies auto-immunes : un super antioxydant, le glutathion, stimule le système immunitaire

Des chercheurs du Luxembourg Institute of Health (LIH), dont les travaux sont publiés dans la revue Immunity, ont découvert un mécanisme moléculaire favorisant l’activation du système immunitaire : les lymphocytes T, un type de globules blancs, éliminent efficacement les agents pathogènes si un gène, le Gclc, est exprimé dans la cellule.

Ce gène code pour une protéine intervenant dans la production du glutathion – une molécule qui n’était auparavant connue que pour éliminer les déchets métaboliques.

Dirk Brenner et ses collègues ont découvert que le glutathion stimule également le métabolisme énergétique des lymphocytes T qui peuvent ainsi, lorsqu’ils sont en contact avec des pathogènes tels que des virus, croître, se diviser et les combattre.

« Le corps doit maintenir le système immunitaire dans une situation d’équilibre délicat », explique le chercheur. « Si nos défenses (…) sont hyperactives, elles se retournent contre le corps. C’est ce qui se passe dans les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques ou l’arthrite, par exemple. Cependant, si elles sont trop faibles, les infections ne peuvent pas être contrées ou les cellules du corps peuvent proliférer sans contrôle et se développer pour former des tumeurs, ce qui peut devenir mortel. »

Les cellules immunitaires telles que les lymphocytes T se trouvent normalement dans un état d’hibernation, leur consommation d’énergie réduite au minimum. Si elles entrent en contact avec des agents pathogènes, elles se réveillent et stimulent leur métabolisme pour produire plus d’énergie. Cela crée une plus grande quantité de déchets métaboliques tels que les dérivés réactifs d’oxygène (ROS) et les radicaux libres, qui peuvent être toxiques pour les cellules.

Lorsque la concentration de ces oxydants augmente, les cellules T doivent produire plus d’antioxydants afin de ne pas être empoisonnées. En explorant ce phénomène, les chercheurs ont découvert que le glutathion, antioxydant produit par les lymphocytes T, sert non seulement d’éboueur en éliminant les déchets métaboliques, mais joue aussi un rôle essentiel dans l’activation du métabolisme énergétique qui contrôle la réponse immunitaire.

Les chercheurs ont utilisé des modèles animaux ayant des cellules T incapables de produire du glutathion. « Chez ces souris, nous avons découvert que la réponse immunitaire induite par une attaque virale est altérée – ces souris ont une immunodéficience. Les cellules T restent dans leur état d’hibernation. Cela signifie également qu’aucune réponse auto-immune ne peut se produire.

Cette découverte offre des perspectives pour développer de nouveaux traitements pour le cancer et les maladies auto-immunes, soulignent les chercheurs. Ces résultats forment notamment une base pour le développement d’une nouvelle génération d’immunothérapies», estiment-ils.

Comment fonctionne le système immunitaire adaptatif ? (vidéo)

Pour plus d’actualités récentes sur les mécanismes du système immunitaire, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Luxembourg Institute of Health.
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Pourquoi chauffer son thé au micro-ondes est meilleur pour la santé

Pourquoi chauffer son thé au micro-ondes est meilleur pour la santé

Le 18 avril 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Newcastle, en Australie, faire chauffer l’eau pour un thé au micro-ondes, plutôt que dans une bouilloire, serait meilleur pour la santé. Explications.

Un thé meilleur pour la santé

Voilà une étude qui risque de chatouiller les puristes qui considèrent que pour que la température du thé soit parfaite, il faut porter l’eau à ébullition dans une casserole. Selon une étude australienne, il serait en effet préférable de chauffer l’eau de son thé directement au micro-ondes. Cela permettrait notamment d’activer les antioxydants présents dans le thé, ces molécules qui permettent, entre autres, de prévenir les risques de cancers.

Le professeur Quan Vuong, qui a dirigé ces travaux, affirme que les bienfaits du thé seraient maximisés avec ce mode de cuisson. L’équipe du chercheur a en effet constaté que le micro-ondes permettait d’activer 80 % de la caféine et de la théanine. Or, on sait que la théanine favorise la relaxation et combat la fatigue. Le thé aurait, par ailleurs, un meilleur goût après un passage au micro-ondes.

Activer les antioxydants du thé vert et du thé noir

Toujours selon ces travaux, en activant les antioxydants présents notamment dans les thés noirs et verts (les polyphénols), nous pourrions nous prémunir du diabète, de l’hypertension, du mauvais cholestérol et des maladies cardio-vasculaires. Ce constat se vérifie quel que soit le thé que l’on consomme : qu’il soit en feuilles ou en sachet.

Mais comment procéder ? Selon le professeur Quan Vuong, il est conseillé de mettre des feuilles de thé ou le sachet dans une tasse d’eau froide et de la placer au micro-ondes. 30 secondes à puissance moyenne suffiront. On vous recommandera en revanche de patienter une petite minute avant de déguster votre boisson chaude pour éviter de vous brûler. Vous n’êtes pas convaincu par cette démonstration ? C’est le moment ou jamais d’essayer !

Marine Rondot

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Cannabis au volant : nouveaux tests et contrôle renforcé en France

En France, les contrôles de drogue au volant seront renforcés, rapporte Le Parisien. 23 % des décès sur les routes en 2015 impliquaient des conducteurs sous l’emprise de drogues. Conduire après avoir pris de la drogue est un délit passible de deux ans de prison.

Dans les prochaines semaines, de nouveaux kits de tests salivaires permettront de détecter en quelques minutes si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, des opiacés, de l’ecstasy ou des amphétamines.

A l’heure actuelle, un peu plus de 100 000 contrôles de stupéfiants sont effectués chaque année contre plus de 11 millions de contrôles d’alcoolémie. Le dépistage de la drogue est fait systématiquement lorsque le test d’alcoolémie est positif, a indiqué un policier au Parisien. Le risque d’accident mortel est multiplié par 15 lorsque le cannabis et alcool sont combinés.

Tout refus de se soumettre au test est équivalent à un test positif et tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur en conduite accompagnée.

Jusqu’à présent, en cas de test positif à la drogue, le conducteur était transporté auprès d’un médecin pour effectuer un prélèvement sanguin afin de confirmer le test salivaire. Il suffira désormais au policier, lors du contrôle, d’effectuer sur place un second test salivaire de confirmation. « Cela permettra de multiplier les contrôles », estime la sécurité routière.

En cas d’accident mortel, le dépistage de drogue est obligatoire. Mais des dépistages inopinés peuvent être menés à n’importe quel moment, même quand le véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. Enfin, un conducteur peut être contrôlé positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants (plusieurs jours s’il s’agit d’amphétamines).

Une nouvelle campagne télévisée de la sécurité routière rappellera la loi et les dangers encourus dans les semaines à venir.

Des tests salivaires pour détecter le cannabis évalués sur la route au Canada

Pour des informations sur l’utilisation du cannabis, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Le Parisien.
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La consommation de viande rouge est-elle dangereuse pour la santé ?

La consommation de viande rouge est-elle dangereuse pour la santé ?

Le 13 avril 2017.

Il est difficile de faire le tri parmi toutes les informations qui tombent au sujet de la viande rouge. Mais il est certain que les Français sont de plus en plus méfiants et cela peut mettre leur santé en danger.

Un quart des Français ont réduit leur consommation de viande

Les études scientifiques sur les dangers de la viande rouge sur la santé, les mises en garde de l’Organisation mondiale de la santé sur le caractère « cancérogène » de ces viandes, les scandales de la vache folle ou de la viande de cheval ont créé, dans l’esprit des Français, une véritable suspicion. Si bien qu’aujourd’hui, selon les chiffres du groupe Bigard, 25 % des consommateurs auraient réduit leur consommation de viande.

Faut-il s’en féliciter ou s’en inquiéter ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre nos confrères du magazine 60 millions de consommateurs dans leur dernier numéro hors-série. « Notre idée n’est pas de trancher le débat de manière définitive, de dire ‘il faut faire ci ou ne pas faire ça’, mais d’éviter les dogmes, dans un sens ou l’autre », note Adeline Trégouët, rédactrice en chef déléguée du magazine.

Trouver le juste équilibre

Certes, les personnes qui abusent de la viande rouge et des viandes transformées (saucisses, charcuterie…) augmentent leurs risques de « développer des maladies cardio-vasculaires, des troubles métaboliques comme le diabète de type 2, de même que certains cancers », rappellent les experts de 60 millions de consommateurs. Mais retirer la viande de son alimentation peut aussi être mauvais pour la santé car on augmente le risque de carences, notamment en vitamine B12 et en fer.

Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de limiter la consommation de viande rouge à 70 grammes par jour, il semblerait que les Français se limitent à 52,5 grammes par jour, soit 25 % de moins que ces recommandations. « Ce chiffre recouvre d’importantes disparités : si 37 % mangent moins de 245 grammes par semaine, 28 % dépassent les 500 grammes », peut-on lire dans les colonnes du magazine. Il est donc temps de retrouver un juste équilibre.

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Marine Rondot

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Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis (DSM-5)

Voici les critères diagnostiques du DSM-5 (1) pour le trouble d’utilisation du cannabis et de substances apparentées incluant le hashish et les composés cannabinoïdes synthétiques.

Le DSM-5, la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, combine les anciens diagnostics d’abus de substance et de dépendance à une substance du DSM-IV en un seul nouveau trouble d’utilisation d’une substance.

Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis :

  1. Mode problématique d’utilisation du cannabis conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance qui sont cliniquement significatives, comme en témoignent au moins 2 des éléments suivants survenant dans une période de 12 mois :

    1. Le cannabis est souvent pris en quantité plus importante ou pendant une période plus longue que prévu.

    2. Il y a un désir persistant de diminuer ou de contrôler l’utilisation du cannabis ou des efforts infructueux pour diminuer ou contrôler l’utilisation.

    3. Beaucoup de temps est consacré à des activités nécessaires pour obtenir du cannabis, utiliser le cannabis et récupérer de ses effets.

    4. Forte envie, désir ou besoin de consommer du cannabis.

    5. L’usage du cannabis a pour conséquence des manquements récurrents à des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison.

    6. Poursuite de l’utilisation du cannabis malgré des problèmes sociaux ou interpersonnels, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets du cannabis.

    7. Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’usage du cannabis.

    8. Usage récurrent du cannabis dans des situations où c’est physiquement dangereux.

    9. L’usage du cannabis est poursuivi bien que la personne soit consciente d’avoir un problème physique ou psychologique persistant ou récurrent qui est susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par le cannabis.

    10. Tolérance, telle que définie par l’un des éléments suivants :

      1. Besoin de quantités notablement plus grandes de cannabis pour obtenir une intoxication ou l’effet souhaité.
      2. Effet notablement diminué avec l’utilisation continue de la même quantité de cannabis.
    11. Sevrage, tel que manifesté par un des éléments suivants :

      1. Le syndrome de sevrage caractéristique du cannabis.
      2. Le cannabis (ou une substance proche) est pris pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.

Niveaux de sévérité :

  • Léger : présence de 2-3 symptômes.
  • Modéré : présence de 4-5 symptômes.
  • Sévère : présence de 6 symptômes ou plus.

Sevrage du cannabis : symptômes et critères diagnostiques du DSM-5

Pour plus d’informations sur l’utilisation du cannabis, voyez les liens plus bas.

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l’American Psychiatric Association en 2013.

Psychomédia avec source : DSM-5.
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