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Movember? Une initiative raciste et inefficace!

Messieurs, vous avez porté fièrement la moustache pendant ce mois de novembre? Vous vous êtes battus pour la bonne cause au service de la Movember Foundation Charity? Honte à vous!

Le NewStateman condamne cet événement annuel né en 2003 en Australie. En novembre, les hommes du monde entier se font pousser la moustache pour soutenir la recherche sur les maladies masculines, notamment le cancer de la prostate, récolter des fonds et faire prendre conscience aux hommes de l’importance du sujet.

Pour beaucoup, Movember est un moyen de se montrer sous un nouveau jour tout en soutenant une bonne cause. Par exemple l’équipe de 20minutes.fr:

Movember 2013: Un mois de moustaches en time-lapse par 20Minutes

Pour le Newstateman, en revanche, Movember n’est rien d’autre qu’une occasion de créer des divisions et de ne pas aborder les vrais problèmes de santé. Son argument principal:

«Avec un grand nombre de minorités ethniques masculines, comme par exemple les Kurdes, les Indiens et les Mexicains, pour qui le port de la moustache est un signifiant culturel ou religieux, Movember renforce la différence de l’étranger par le « bien rasé » de la majorité blanche.»

Movember serait donc raciste plutôt que rassembleur et soumet l’idée que la masculinité tourne autour des poils et non autour de l’identité de l’homme. Des poils que certains ne peuvent plus faire pousser après une radiothérapie ou un cancer des testicules, justement. Le Newstateman rapporte, pour finir, que seulement 43% de ceux qui ont participé à l’évènement ont accru leurs connaissances sur les maladies masculines.

À lire aussi sur Slate.fr

Qui a la plus belle moustache?
Le risque de cancer est plus grand chez les hommes
Pour le cancer de la prostate, la longueur de l’index compte


A votre santé! – Slate.fr

Voyage jusqu’aux origines de la beauté avec Orofluido

Pour les fêtes, Orofluido a réuni dans un coffret en édition exclusive son huile précieuse et un mascara malin, le tout à un tout petit prix.

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Ce soin puise sa richesse dans les secrets de beauté antiques des Egyptiennes, des Hébreux et des Phéniciens qui utilisaient les huiles d’argan, de chypre et de lin pour prendre soin de leurs cheveux. Ce cocktail nourrissant et hydratant, Orofluido s’en est inspiré pour créer son Elixir de Beauté.

Le plus de cette huile capillaire ? Elle rend les cheveux incroyablement brillants, souples et soyeux sans les alourdir.

Et à ne pas rater dans ce coffret, le mascara lumineux Orofluido. Bien pensé, ce mascara est équipé de petites LED qui s’allument à l’ouverture du mascara ainsi que d’un miroir. Ce duo lumière-miroir permet ainsi les petites retouches à n’importe quel moment, même dans les endroits les plus sombres.

(Coffret Edition Exclusive 2013, Orofluido. Disponible en salons de coiffure agréés Orofluido. Prix indicatif : 19 €)

Publié le 3 décembre 2013

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Ile de Sein : la naissance d’ Emilie, une première depuis 1978

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L’Ile de Sein, vous connaissez ? C’est le minuscule archipel breton qui vient de voir naître un bébé… un évènement qui n’était pas arrivé depuis 1978 sur l’Ile. Émilie qui est le 4ème enfant d’un couple installé sur l’Ile peuplée de 214 habitants en hiver a vu le jour au domicile parental, l’archipel ne possédant ni hôpital, ni maternité.

L’Ile de Sein vient donc de vivre un évènement exceptionnel, la naissance d’un bébé. Banal, dira-t-on, mais pas autant sur cette île dont un habitant sur deux est âgé de plus de 65 ans. Pour permettre la naissance de la petite Emilie, les parents avaient tout prévu : ils avaient fait savoir au maire de l’ilot situé au large de la pointe du Raz de la date prévue de la naissance de l’enfant et fait savoir qu’ils souhaitaient que l’enfant puisse naître sur l’Ile.

Ce lieu est pourtant réputé pour la rudesse de son climat et des tempêtes qui souvent le secoue. Mais qu’importe, la maman, mère au foyer et son mari, agent communal et pompier volontaire, ont fait le choix d’accueillir leur 4ème enfant sur l’Ile de Sein.

Le premier magistrat a exprimé son enthousiasme face à la naissance de cette petite fille, qui permet de faire baisser la moyenne d’âge sur l’Ile de Sein où les enterrements sont bien plus courants que les naissances.

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Top Actus Santé

Lutte contre l’alcoolisme: la Russie va augmenter le prix de la vodka

Pour lutter contre l’alcoolisme qui la ronge, la Russie va augmenter le prix de la vodka, rapporte The Moscow Times. Entre janvier et août, la boisson verra son prix grimper de 30%. Par exemple, la bouteille d’un demi-litre la moins chère du marché passera de 170 roubles à 200 roubles (3,75 euros à 4,40 euros) au 1er janvier, puis à 220 roubles, soit 4,80 euros, au mois d’août.

L’âge minimum légal pour acheter un alcool fort pourrait lui aussi être relevé et passer de 18 ans à 21 ans.

Si la consommation d’alcool des Russes a baissé depuis vingt ans, comme le rapportait Forbes en octobre 2013, elle n’en est pas moins toujours dramatique. Dans ce pays de 143 millions d’habitants, 30% des décès sont directement liés à l’alcool (et les accidents de la route ne sont pas comptabilisés). L’espérance de vie des hommes en Russie, 59 ans, n’atteint même pas l’âge de la retraite, fixé à 60 ans.

La hausse des prix des alcools forts, déjà expérimentée en 2010 en même temps que l’interdiction de la publicité, pourrait effectivement en faire baisser la consommation. Cependant, comme s’en inquiète Vadim Drobiz, vice-président de l’union nationale des producteurs et distributeurs d’alcool auprès de WebManagerCenter.com, elle pourrait aussi mécaniquement augmenter la consommation de vodka «maison» et autres tord-boyaux frelatés, qui tuent plus de 40.000 Russes chaque année.

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A votre santé! – Slate.fr

The Body Shop met les petits coffrets cadeaux dans les grands

Notre sapin risque encore une fois de plus fleurer bon les produits The Body Shop cette année. Pour les fêtes, l’enseigne propose ses coffrets cadeaux classiques et des nouveautés qui valent le détour.

Si l’on retrouve cette année, les coffrets parfums classiques comme White Musk, par exemple ou les coffrets Vanille, Fraise, The Body Shop innove en effet avec de nouveaux coffrets rigolos ou engagés.

Pour la version fun, on a les coffrets Bonhomme de Neige à la mangue ou au karité. Derrière ses habits de Noël, le sympathique homme de neige cache un beurre pour les lèvres et un beurre pour le corps, le tout pour un prix tout doux : seulement 10 €.

Pour un cadeau un peu plus engagé, on opte pour les coffrets Pain d’Epices conçus à la main par une coopérative au Népal agissant pour l’avenir des enfants dans les régions les plus isolées. Ce coffret original renferme un Beurre Corporel Canneberge, un Beurre Corporel Gingembre, un Gel Douche Canneberge et un Gingembre et une Fleur de douche.

Bien sûr, ce n’est pas tout. The Body Shop a pensé à toutes les bourses, même les plus petites, et propose de très nombreux autres coffrets cadeaux à tous les prix. On aime aussi le coffret en édition limitée Gingerman ou bien encore la Trousse de voyage Cerisier du Japon.

(Disponibles dans les boutiques The Body Shop et sur www.thebodyshop.fr. Prix indicatif : à partir de 8 €)


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L’activité sexuelle, source de santé et de longévité… même chez les mouches

Publiée dans Science, une étude expérimentale américaine montre que chez la mouche drosophile, la frustration sexuelle entraîne stress, problèmes de santé et raccourcissement de la durée de vie.

Des chercheurs de l’Université du Michigan se sont penchés sur la libido de la mouche drosophile (Drosophila melanogaster) et plus particulièrement sur les effets de la frustration sexuelle. Pour cela, ils ont employé trois techniques différentes. La première a consisté à placer des mâles génétiquement modifiés pour produire des phéromones femelles parmi des mâles ‘intacts’.

Le but était que ces derniers aient le sentiment d’être dans un environnement sexuellement riche sans toutefois avoir l’accès à des femelles. La deuxième technique a consisté à manipuler chez ces mouches les neurones spécifiques responsables de la perception des phéromones. Enfin, la troisième a consisté à manipuler dans le cerveau de ces insectes, les zones liées à la récompense sexuelle (zones qui sécrètent un groupe de composés associés à l’anxiété ainsi qu’à la libido).

Au cours des trois expériences, les chercheurs ont observé le comportement et l’état de santé des mouches. Ils ont ainsi observé chez les mâles sexuellement frustrés une baisse rapide des réserves de graisse et de la résistance à la famine, un stress accru et une durée de vie plus courte. Des effets négatifs partiellement renversés chez les individus auxquels les chercheurs permettaient (enfin) de copuler.

La frustration sexuelle, un problème de santé

« Nos résultats nous permettent de mieux comprendre comment la perception sensorielle et l’état physiologique sont intégrés dans le cerveau pour affecter la santé à long terme et la durée de vie », explique Scott D. Pletcher, du Département de génétique moléculaire et de physiologie intégrative de l’Université du Michigan, auteur principal de l’étude.

« La génétique et la neurobiologie de pointe utilisées dans cette recherche nous (…)

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Le dernier procès du sang contaminé

Le 23 septembre 2013, le Dr Laure-Jeanne Marie n’est pas venue devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Dr Marie vient d’avoir 92 ans.

Elle vit dans une maison de retraite médicalisée. Elle était représentée par Me Benoît Chabert, avocat au barreau de Paris.

Le Dr Marie était poursuivie pour des faits datant d‘octobre 1985. Cette année-là, elle était responsable du service transfusionnel de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Elle y exerçait depuis 1968 et devait le quitter l’année suivante pour partir à la retraite.

En France, le dépistage systématique de l’infection par le virus du sida chez les donneurs de sang était en vigueur depuis le 1er août 1985. A l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), on venait de découvrir que l’un des donneurs était séropositif.

Il s’agissait d’un donneur régulier de cet établissement, salarié de la RATP. Deux ans auparavant, le 3 juin 1983, il avait, une nouvelle fois, donné son sang.

Une fraction de ce sang avait été transfusé cinq jours plus tard à un nouveau-né qui venait d’être hospitalisé en urgence dans le même établissement parisien. Sa mère était morte le même jour, dans les heures suivant la naissance, d’un arrêt cardiaque, à la clinique Spontini dans le XVIe arrondissement de la capitale.

L’état de santé du nouveau-né nécessitait une transfusion. Une fois pratiquée, son état s‘améliora.

Par la suite, le père ne fut jamais contacté par les responsables médicaux ou administratifs de l’hôpital Saint-Vincent de Paul. En 2000, un sida avéré (compliqué de maladies infectieuses opportunistes) fut diagnostiqué chez son fils, alors âgé de 17 ans.

Il fut longuement hospitalisé à l’hôpital Necker-Enfants Malades. En 2001, agissant en qualité d’administrateur légal de son fils encore mineur, le père portait plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction, des chefs de mise en danger délibérée d’autrui et blessures involontaires contre X. Il estimait notamment que son fils n’avait pu, de 1985 à 2000, bénéficier des soins adaptés à son état.

Ni le parquet, ni le juge d’instruction saisi n’estimèrent alors que les faits de mise en danger d’autrui étaient caractérisés. Il en allait de même selon eux des faits de non-assistance à personne en danger. Pour autant, douze ans après la plainte de la partie civile, le Dr Marie était renvoyée devant le tribunal pour blessures involontaires avec incapacité totale de travail (ITT) de quatre ans, faits prévus et réprimés par les art. 121-3 ; 222-19 ; 222-44 et 222-46 du Code pénal.

Retour aux années 1980

Concrètement, elle avait été mise en examen pour avoir omis de faire parvenir en 1985 au Pr Badoual ou au Pr Arthuis (alors chefs des services A et B de pédiatrie B de l’hôpital St-Vincent-de-Paul) la liste des enfants receveurs des produits sanguins issus du donneur retrouvé positif au VIH le 29 octobre 1985.

Lire le jugement rendu le 12 novembre 2013 par la 31e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, c’est reprendre le fil et le contexte des évènements de l’époque.

Peu après son identification dans les milieux homosexuels américains, la nouvelle maladie transmissible par voie sanguine et sexuelle était apparue en France durant l’été 1981. Son origine virale fut découverte en 1983 par l’équipe du Pr Luc Montagnier à l’Institut Pasteur de Paris. Il fallut encore près de deux ans (et durant le premier semestre 1985) quelques atermoiements pour que le dépistage sanguin commence à être mis en oeuvre.

On ne commença seulement que quelques années plus tard à prendre la mesure des erreurs majeures commises lors de la sélection des personnes acceptant de participer bénévolement aux collectes de sang. Ce fut là l’un des chapitres des affaires dites «du sang contaminé».

L’infection par le VIH était alors perçue comme une maladie à tout coup mortelle affectant pour l’essentiel les personnes homosexuelles ou toxicomanes. Les premiers essais médicamenteux (à base d’antiviraux ou de ciclosporine) se révélèrent longtemps des échecs. Il fallut attendre le milieu des années 1990 pour que les premières associations de médicament antirétroviraux fassent la preuve de leur efficacité et tranforment radicalement le pronostic vital des personnes contaminées.

La succession des faits révélés par la justice lors du procès visant le Dr Marie ne peut pas être relue sans être replacée dans ce contexte. Ce n’est sans doute qu’avec le recul que l’on peut saisir au plus juste la sous-estimation des risques infectieux alors encourus par les malades (hémophiles ou non) traités avec des produits sanguins que l’on pouvait raisonnablement tenir pour être potentiellement infectieux.

L’enquête judiciaire menée à partir de 2001 est de ce point de vue particulièrement éclairante. Elle retrace au mieux la circulation des informations au sein de la communauté médicale hospitalière parisienne.

On a  ainsi découvert qu’une liste manuscrite anonymisée avait bien été établie par le Dr Marie, mais que cette liste n’a pas été retrouvée sans que son existence soit contestée. Elle mentionnait les onze receveurs des produits sanguins du donneur trouvé VIH positif le 29 octobre 1985.

On en retrouve la trace incomplète sur d’autres documents établis après le départ à la retraite, en 1986, du Dr Marie. Un document ultérieur dactylographié et anonymisé faisait état de cinq receveurs «HIV+» à partir de ce donneur. L’enquête ne retrouva en revanche aucun des documents relatifs au rappel des enfants transfusés avec le sang du donneur en cause –et ce en dépit des communiqués de presse publiés pour sensibiliser aux mieux les personnes pouvant être concernées.

«Les enquêteurs se faisaient communiquer par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et par l’Etablissement Français du Sang un ensemble de documents datant de la période 1992-1995 (loi, décrets, circulaires, notes, compte-rendus de réunions) relatifs à la recherche des malades transfusés entre 1980 et 1985, peut-on lire dans le jugement. Ces recherches, qui portaient d’abord sur les années 1984 et 1985, s’avéraient extrêmement compliquées et donnaient des résultats très décevants compte tenu du temps écoulé, de la mobilité des patients, de l’absence de traçabilité des produits sanguins au début des années 1980 et d’obstacles techniques. Elles semblaient ne pas avoir été poursuivies pour les années antérieures (période 1980 – 1983) par l’AP-HP.»

On aurait certes pu raisonnablement imaginer qu’à compter de l’automne 1985 les médecins directement concernés aient cherché à informer les personnes dont ils pouvaient penser qu’elles avaient été infectées par voie sanguine.

Que disaient les textes?

Au-delà de la dimension déontologique et éthique que disaient, alors, les textes? A l’époque des faits reprochés au Dr Marie, il n’existait qu’une circulaire émanant de la Direction générale de la Santé –circulaire datée du 20 octobre 1985. Une circulaire connue du Dr Marie: neuf jours après sa publication, elle établissait une liste des receveurs éventuellement contaminés par le VIH à partir du don suspect.

La justice observe aujourd’hui que cette circulaire détaillait en priorité la procédure à suivre concernant la confirmation des résultats d’un test positif de dépistage chez les donneurs. Or elle n’abordait pas la conduite que devait tenir les services de transfusion sanguine vis-à-vis des receveurs d’un sang contaminé par le VIH.

«Concernant ces receveurs, le chapitre 4 de cette circulaire  prévoit une enquête biologique par l’établissement de transfusion avec enregistrement sur une fiche transfusionnelle du N° de produit sanguin, souligne ainsi le jugement du 12 novembre. Mais il ne recèle pas de directive claire sur le protocole d’information des receveurs contaminés et ne précise pas quel service doit informer ce receveur. Il ne s’agit alors que de recueillir des informations à des fins épidémiologiques « pour permettre l’évaluation clinique du potentiel contaminant des produits sanguins ».»

Il faut rappeler (c’est une donnée généralement oubliée dans ce type d’affaire) qu’à la fin de l’année 1985 de sérieuses incertitudes demeuraient quant à la signification précise des anticorps dirigés contre le VIH présents dans les produits dérivés du sang. Chez les transfuseurs, l’identification et l’information des donneurs apparaissaient en outre d’autant moins des priorités (le fait est régulièrement mentionné dans les déclarations médicales) qu’aucun traitement n’existait contre cette nouvelle maladie virale.

Il n’en reste pas moins que cet argument n’aurait pas dû être pris en compte, ne serait-ce que du fait du caractère, alors amplement démontré, du caractère transmissible de l’infection. Du fait, aussi, de l’espoir des possibles découvertes de traitements pouvant, le moment venu, bénéficier aux personnes connues pour être infectées. Sans doute faut-il ici compter avec le caractère stigmatisant de cette maladie et, chez les transfuseurs, avec les craintes de poursuites pénales ultérieures.  

Un éclairage rétrospectif peut être apporté, celui du Comité national d’éthique.

Présidé par le Pr Jean Bernard, il avait été créé deux ans auparavant par François Mitterrand. Cette institution s’était exprimé le 13 mai 1985.

Le Comité avait été saisi par le Dr Jean-Claude Gluckman (président de l’Association de recherches sur le sida) du «problème éthique posé par la détection sérologique de cette infection sur les donneurs de sang». Dans leur avis n° 6, les «sages» concluaient, après bien des réflexions, qu’il «convenait de mettre le donneur de sang reconnu séro-positif en face de toutes ses responsabilités à la fois personnelles et relationnelles». Mais ils n’abordaient pas la question des receveurs.

Ainsi donc, fin 1985, aucun texte légal ou réglementaire ne précisait qui devait prévenir les receveurs potentiellement contaminés. Cette procédure ne fut réglementée de manière rétroactive que huit années plus tard, dans le décret du 15 mars 1993, en application de l’article 13 de la loi Kouchner du 4 janvier 1993 sur la sécurité en matière de transfusion.

«Les personnes ayant reçu une transfusion de sang ou de produits dérivés du sang entre le 1er janvier 1980 et le 31 décembre 1985 sont invitées à se présenter dans les établissements de santé où a été effectuée la transfusion, ou tous autres établissements mandatés par eux, pour y être informées des risques de contamination par le virus de l’immuno-déficience humaine. Un test de dépistage de l’infection par le virus de l’immuno-déficience humaine leur est proposé à cette occasion.»

Viendra ensuite le décret du 21 mai 2003 sur les nouvelles procédures d’information des receveurs, en application de la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades.

Trente ans plus tard, l’histoire peut ainsi être enfin écrite.

Un nouveau-né a bien été contaminé le 8 juin 1983 dans les heures suivant sa naissance lors d’une transfusion sanguine; transfusion que son état de santé réclamait. La forte probabilité d‘une contamination fut établie en octobre 1985. Ignorant même qu’une transfusion avait été pratiquée, le père de l’enfant, praticien hospitalier, n’en a jamais été informé. La maladie fut diagnostiquée en 2000. Agée de 30 ans la victime est, depuis, sous triphérapie. Elle aurait pu l’être dès 1996 si on avait su qu’elle était infectée.

Le Dr Marie a bien, en 1985 établi une liste des receveurs du sang du donneur régulier et infecté. Cette liste a bien été transmise à l’un de ses chefs de service qu’elle estimait être compétent. Puis, cette liste s’est perdue. Plusieurs des acteurs sont morts. Les archives ont été plusieurs fois déménagées. Dans le XIVe arrondissement de Paris l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul a dû fermer progressivement ses activités. Un moment on songea à y transférer le Palais de Justice.

La justice, précisément, a accompli au mieux le travail qui lui était demandé.  Elle vient de juger: il lui apparaît «difficile de retenir à l’encontre du Dr Marie une faute pénale, et encore moins une faute pénale caractérisée».

En conséquence de quoi le Dr  Laure-Jeanne Potiron épouse Marie a été «relaxée des fins de la poursuite». Ni le Dr Marie, ni le père, ni le fils n’étaient présents au rendu du jugement.

Jean-Yves Nau

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Boire en couple : le secret pour une relation durable

Des scientifiques américains ont constaté que le taux de divorce des couples de gros buveurs est le même que chez les couples sobres. Des résultats qui pourraient aider les thérapeutes spécialisés dans les problèmes conjugaux.

Mariage et alcool semblent ne pas être incompatibles selon une étude américaine menée par les chercheurs de l’université Buffalo Research Institute. Le secret, selon les scientifiques, est de boire ensemble. Car lorsqu’un seul des deux partenaires est un gros buveur, le couple a 50% de chances de divorcer dans les neuf premières années de mariage. Mais quand les deux membres du couple sont des gros buveurs, leur taux de divorce (30%) est le même que ceux qui boivent modérément ou pas du tout.

Pour cette étude, 637 couples ont été suivis pendant leurs premières années de mariage. Les facteurs tels que la consommation de marijuana et de tabac, la dépression et le statut socio-économique, pouvant influencer leurs relations, ont été pris en compte.

Des habitudes différentes

« Nos résultats indiquent que c’est la différence entre les habitudes de consommation d’alcool du couple, plutôt que la consommation en elle-même qui conduit à l’insatisfaction conjugale, la séparation et le divorce », explique l’auteur principal de l’étude, Kenneth Leonard.

Les chercheurs ont également constaté un taux de divorces légèrement plus élevé quand le gros buveur est la femme, plutôt que le mari. Mais cette différence ne repose que sur l’exemple de quelques couples qui ont participé à l’étude et ne serait donc pas statistiquement significative. « Nous espérons que ces résultats seront utiles aux thérapeutes qui s’occupent des problèmes de mariage et aux praticiens de la santé mentale qui peuvent aller chercher la source des conflits du couple dans leurs différentes habitudes de consommation de l’alcool », conclut le chercheur.

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Le Canada autorise la production du «Frankenfish», le saumon OGM

«Les animaux OGM nourriront-ils la planète?», se demandait Terra Eco en juin 2012. Le journal se penchait sur les modifications génétiques d’animaux et sur le cas particulier d’«un saumon qui grossit deux fois plus vite» (qui grandit toute l’année et pas seulement au printemps), suite à un remaniement de son patrimoine génétique. Il est commercialisable plus rapidement, et permet donc de produire à moindre coût. On lisait alors: 

«Ces animaux transgéniques pourraient bien être les premiers à se faire une place dans nos assiettes. Bientôt. Jusqu’à présent, à travers le monde, aucun animal aux gènes bidouillés n’est autorisé à entrer dans la chaîne alimentaire humaine. L’arrivée prochaine sur le marché des animaux OGM à des fins de consommation humaine pourrait, selon certains, résoudre les problèmes d’insuffisance alimentaire.»

Le saumon AquAdvantage® (ou Frankenfish pour ses détracteurs) est censé être élevé dans des parcs, mais les craintes de dissémination sont nombreuses. Jean-Yves Nau expliquait aussi ici en 2011 les tenants et les aboutissants de la production de ce «saumonstre». 

Mais aujourd’hui, le saumon OGM devient de plus en plus réel et proche, puisque le «Frankenfish» a changé de statut au Canada. Terra Eco met ainsi à jour son article ce jeudi: 

«Le saumon génétiquement modifié de la firme américaine AquaBounty Technologies se rapproche des assiettes à grands coups de nageoire. Le gouvernement canadien vient d’autoriser en début de semaine la production à des fins commerciales des œufs de ce « Frankenfish », dans la couveuse de l’entreprise, située sur l’île-du-Prince-Edouard.»

Sciences et Avenir explique que les oeufs seront exportés au Panama pour être engraissés, avant d’être proposés aux marchés. Et précise:

«Cette autorisation d’exportation et de production porte pour l’instant sur 100.000 œufs par an. Ce premier obstacle franchi, Aquabounty devra convaincre les États et les distributeurs d’autoriser l’accès de son produit aux marchés nationaux. Des chaînes de supermarché nord-américaines ont d’ores et déjà assuré qu’elles refuseraient de vendre ces poissons».

C’est donc un premier pas vers la mise en vente. Aux Etats-Unis, l’avis final pour l’autorisation (ou non) de la mise sur le marché par la FDA (Food and Drug Administration) se fait attendre. Mais Le Monde soulignait en mai qu’il y a «une réelle opposition des consommateurs américains»

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