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J’ai eu l’enfance la plus bio qu’on puisse imaginer, sans vaccins. Et j’ai été malade tout le temps.

Je suis l’enfant d’une ayatollah du bio des années 1970. Je n’ai pas été vaccinée. Mon éducation a été gouvernée par des préceptes d’une draconienne salubrité: pas de sucre jusqu’à l’âge d’un an, lait maternel au-delà de la première année, légumes bio cultivés à la maison, lait cru, pas de GMS, pas d’additifs, pas d’aspartame. Ma mère avait recours à l’homéopathie, à l’aromathérapie, à l’ostéopathie; nous ingérions quotidiennement des suppléments de vitamine C et d’échinacea ainsi que de l’huile de foie de morue.

J’ai beaucoup vécu au grand air; j’ai grandi près d’une ferme dans le Lake District, en Angleterre. Je me déplaçais à pied, faisais du sport et de la danse deux fois par semaine, et buvais beaucoup d’eau. Les boissons gazeuses m’étaient interdites, même mon jus de fruit frais était coupé avec de l’eau pour protéger mes dents et j’aurais tout donné pour avoir, de temps en temps, comme les autres enfants, un morceau de pain blanc du magasin et des biscuits dans ma boîte à déjeuner plutôt que des fruits.

Nous mangions de la viande (locale et bio) peut-être une ou deux fois par semaine et mon père et ma mère cuisinaient tout eux-mêmes –je n’ai à ce jour encore jamais goûté de crispy pancake Findus, et les frites au four étaient réservées aux soirs où Papa et Maman avaient des invités et que nous avions droit à une «gâterie».

L’apparente salubrité de mon style de vie ne m’a pas empêchée de contracter la rougeole, les oreillons, la rubéole, un type de méningite virale, la scarlatine, la coqueluche, une angine par an et la varicelle. Lorsque j’avais une vingtaine d’années, on m’a trouvé des lésions précancéreuses dues au papillomavirus et avant qu’elles ne soient retirées, j’ai passé six mois de ma vie à me demander comment j’allais annoncer à mes enfants de moins de 7 ans que Maman allait peut-être avoir un cancer.

Par conséquent, les craintes des militants anti-vaccins qui clament que nous nous faisons «stériliser l’immunité naturelle» ne marchent pas avec moi. Comment, malgré mon enfance idyllique et mon alimentation incroyablement saine, ai-je pu tomber sans arrêt et si atrocement malade?

J’ai avalé tellement d’antibiotiques…

Ma mère aurait fichu la honte à la plupart de mes amis écolos d’aujourd’hui. Elle ne buvait pas, ne fumait pas, ne se droguait pas, et il n’était pas question de regarder ce que nous voulions à la télévision, de porter des chaussures en plastique ni rien de ce genre. Elle vivait une santé alternative. Et vous savez quoi? Je suis heureuse qu’elle nous ait imposé une si bonne alimentation. Je suis ravie qu’elle se soit souciée de nous à ce point.

Mais cela ne m’a pas empêchée de contracter des maladies infantiles.

Mes deux enfants vaccinés, en revanche, sont rarement malades et ont dû prendre des antibiotiques au maximum deux fois dans leur vie. Pas comme leur mère. J’ai eu tellement de maladies nécessitant un traitement aux antibiotiques que j’ai développé une résistance, ce qui m’a conduit à 21 ans à être hospitalisée pour une amygdalite purulente résistante à la pénicilline –vous savez, cette maladie de jadis qui aurait causé la mort de la reine Elisabeth I et qui a été quasiment éradiquée grâce aux antibiotiques.

Mes enfants n’ont contracté d’autre maladie infantile que la varicelle, qu’ils ont tous les deux eue alors que je les allaitais encore. Eux aussi ont bénéficié d’une alimentation saine, avec des légumes bio cultivés à la maison, etc. Je n’ai pas été aussi stricte que ma mère, mais ils sont tous les deux en meilleure santé que je l’ai jamais été.

J’en suis venue à m’interroger sur les allégations selon lesquelles les complications des maladies infantiles sont extrêmement rares et les «dégâts» causés par les vaccins monnaie courante. Si c’est vrai, j’ai du mal à comprendre pourquoi je connais une foule de gens qui ont souffert de complications à la suite de maladies infantiles évitables et personne qui ait pâti de complications à la suite de vaccins. J’ai des amis que la rougeole a rendus sourds. Un de mes amis est malvoyant parce qu’il a contracté la rubéole dans le ventre de sa mère. Mon ex a eu une pneumonie varicelleuse. Le frère d’une de mes connaissances est mort à la suite d’une méningite.

Evidemment, on ne peut baser ses décisions sur des preuves anecdotiques. Mais quand les faits et les arguments scientifiques preuves à l’appui ne suffisent pas à influencer quelqu’un, c’est le dernier recours. Après tout, les anecdotes sont l’argument de prédilection des anti-vaccins: «C’est mon expérience personnelle», disent-ils. Eh bien mon expérience personnelle m’incite à nous vacciner, mes enfants et moi-même. Je me suis récemment fait immuniser contre la grippe et j’ai fait le rappel de la coqueluche pour protéger mon fils in utero. Mon immunité naturelle –j’ai eu la coqueluche à 5 ans– n’aurait pas suffi à le protéger après sa naissance.

Vous pensez que votre enfant peut résister aux maladies mais pas au vaccin?

Je comprends jusqu’à un certain point la façon de penser des parents opposés aux vaccins. Dans les années 1990, jeune mère de 19 ans effrayée par le monde dans lequel je mettais mes enfants, j’ai étudié l’homéopathie, la phytothérapie et l’aromathérapie; je croyais aux anges, à la sorcellerie, aux voyants, aux cercles de culture, aux extraterrestres de Nazca, à de gigantesques marins roux qui auraient communiqué leurs connaissances aux Aztèques, aux Incas et aux Egyptiens, et je pensais que le Saint-Esprit m’avait accordé un genre de pouvoir de guérison. Je me faisais lire l’aura au prix du caviar et je filtrais le fluor de mon eau. Je choisissais de vivre des épisodes d’une vie antérieure plutôt que de prendre des antidépresseurs. Je suivais les conseils quotidiens des cartes de tarot. Je faisais pousser mes légumes et je fabriquais mes propres remèdes à base de plantes.

J’étais tellement atteinte que je me suis littéralement écroulée. Il m’a fallu reprendre le contrôle de ces pensées paranoïaques et des craintes que m’inspirait le monde qui m’entourait et devenir capable de pensée critique objective pour aller mieux. C’est quand j’ai arrêté de sucer de petites boules de sucre à tout bout de champ et que j’ai commencé à voir des professionnels de la médecine que je me suis mise à m’épanouir physiquement et mentalement.

Si vous estimez que le système immunitaire de votre enfant est assez costaud pour se battre contre des maladies que les vaccins pourraient éviter, alors il l’est assez pour se défendre contre les minuscules doses d’agents pathogènes inactivés ou atténués présents dans les vaccins.

Mais tout le monde autour de vous n’a pas cette force, tout le monde n’a pas le choix, tout le monde ne peut pas se défendre contre ces maladies, et tout le monde ne peut pas être vacciné. Si vous avez un enfant en bonne santé, alors il pourra supporter la vaccination et protéger les enfants en mauvaise santé qui, eux, ne la supporteraient pas.

J’aimerais demander aux anti-vaccination de traiter leurs enfants avec compassion et de faire preuve d’un sens des responsabilités envers leur entourage. J’aimerais leur demander de ne pas éduquer leurs enfants pour qu’ils ne pensent qu’à eux-mêmes et se méfient du monde et des gens qui les entourent (et qu’ils leur apprennent à aimer les gens atteints de troubles du spectre autistique ou de tout autre handicap soi-disant associé aux vaccins –et à ne pas les étiqueter comme tarés).

Ces maladies ne sont pas des parties de plaisir

Mais surtout, je veux que les anti-vaccins comprennent qu’exposer sciemment son enfant à la maladie est cruel. Même sans complications, ces maladies ne sont pas précisément une partie de plaisir. Je ne sais pas pour vous, mais moi ça ne m’amuse pas de voir des enfants souffrir, serait-ce d’un rhume ou d’une égratignure au genou. Si vous n’avez jamais eu ces maladies, vous ne pouvez pas savoir à quel point elles sont horribles. Moi je le sais.

Douleurs, inconfort, difficultés à respirer, à manger ou à avaler, fièvre et cauchemars, démangeaisons sur tout le corps au point que le contact des draps devient insupportable, une telle perte de poids qu’il n’est plus possible de marcher droit, une diarrhée qui vous laisse prostrée sur le sol de la salle de bains, les jours de congé sans solde pris par les parents, la quarantaine, pas d’école, pas de fêtes, l’inquiétude, les nuits sans sommeil, la sueur, les larmes, le sang, les visites aux urgences à minuit, tout ce temps passé, seule, dans la salle d’attente du médecin où personne ne veut s’asseoir à côté de vous parce que les gens sont effrayés, à juste titre, par les boutons constellant votre visage.

Ceux d’entre vous qui ont échappé aux maladies infantiles sans être vaccinés ont eu de la chance. Mais vous n’y seriez pas parvenus sans nous, les pro-vaccins. Lorsque le taux de vaccination commencera à baisser, le déclin de l’immunité de groupe rendra vos enfants vulnérables. Plus vous ferez de convertis, et moins cette chance se présentera.

Amy Parker

Amy Parker est la mère de deux adolescents et d’un nouveau-né. Elle enseigne la musique et les arts en Angleterre, sur la côte du district de Fylde.

Traduit par Bérangère Viennot

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Une nouvelle ligne pour peaux grasses chez Yves Rocher

Une nouvelle gamme dédiée aux peaux mixtes à grasses est à découvrir chez Yves Rocher : Sebo Végétal, une nouvelle routine beauté complète.

Au total, ce sont en effet 7 soins purifiants avec au cœur de cette nouvelle ligne, la Poudre de Baïkal, un actif végétal issu de la racine de Scutellaire, choisi par Yves Rocher pour ses vertus ré-équilibrantes.

Un gel nettoyant, une eau micellaire purifiante, un gommage, un masque, un sérum et deux gels crèmes sont ainsi déclinés pour nettoyer, purifier, tonifier, matifier et hydrater.

La peau est nettoyée et purifiée. Elle respire et retrouve son éclat.

On aime tout particulièrement le Sérum Pores Resserrés, à la texture fraîche, qui lisse le grain de peau et absorbe les excès de sébum. On peut l’utiliser sous son soin de jour habituel.

Une fois de plus, Yves Rocher met le végétal au service de notre beauté.

(Gamme Sebo Végétal, Yves Rocher. Disponible dans les boutiques Yves Rocher et sur www.yves-rocher.com. A partir de 4,95 €)


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Reconnaissance scientifique internationale de l’efficacité thérapeutique du dispositif médical Cefaly®

Reconnaissance scientifique internationale de l’efficacité thérapeutique du dispositif médical Cefaly®, une innovation technologique mise au point par la firme liégeoise Cefaly Technology dans le traitement de la migraine.

Liège, Belgique, le 13 janvier 2014. Le Cefaly®  est une innovation technologique issue de la recherche menée et mise au point en 2009 par la Société liégeoise Cefaly Technology (anciennement Stx-Med) fondée en 2004 par M. Pierre Rigaux, Docteur en Médecine (Université de Liège) et M. Pierre-Yves Muller, Docteur en physique (Université de Genève).

Le Cefaly® est le premier appareil de neurostimulation externe au monde pour le traitement et la prévention des migraines et des céphalées. Son efficacité thérapeutique est aujourd’hui pleinement reconnue  par la communauté scientifique internationale.

Une première publication des résultats de l’étude PREMICE dans la revue NEUROLOGY (Journal Officiel de l’Académie Américaine de Neurologie) avait déjà reconnu en mars 2013 l’efficacité et la sécurité du dispositif médical CEFALY® dans le traitement de la migraine.

C’est aujourd’hui au tour de la prestigieuse revue scientifique de référence  « JOURNAL of HEADACHE and PAIN »  de publier à son tour les résultats positifs d’une étude clinique menée sur 2313 patients et de confirmer l’excellente efficacité et sécurité de l’appareil médical CEFALY® dans le traitement de la migraine**.

« Cette étude menée sur un grand nombre de personnes  (2313 patients) confirme ce que nous annoncions depuis le lancement du produit en 2009, à savoir que notre dispositif médical pouvait engendrer une amélioration significative, sans médicaments ni contre-indications pour les patients, dans le traitement de la  migraines. » déclare le Dr Pierre Rigaux, co-fondateur de Cefaly Technology. Les médicaments antimigraineux, ajoute-t-il, ne sont que modérément efficaces, souvent mal tolérés et leur utilisation excessive est un facteur essentiel d’aggravation et d’évolution vers une forme chronique. Après deux mois de traitement avec notre dispositif, l’étude a révélé que 54,4% des patients décrivaient une amélioration très significative. Et si on écarte les patients qui n’ont pas ou peu utilisé l’appareil et que l’on conserve les utilisateurs réguliers, le pourcentage des patients avec une amélioration très significative est même de 81%. »

Des effets secondaires, tous mineurs et totalement réversibles, sont rapportés par seulement 4,3% des patients, précise l’étude qui souligne le rapport efficacité/sécurité excellent observé.

Cefaly® apparaît aujourd’hui comme un moyen de choix pour traiter une majorité de patients migraineux. 

« La neurostimulation crânienne est une technique utilisée depuis plusieurs années en neurologie, mais qui était appliquée au moyen de neuro-stimulateurs implantables (type pacemaker). Cefaly® est le premier appareil de neurostimulation crânienne externe au monde et les progrès technologiques du Cefaly® en font un dispositif médical simple d’utilisation, léger, économique et confortable, qui procure aux patients migraineux un moyen de traitement efficace non-médicamenteux et non-invasif. »  ajoute Pierre-Yves Muller, co-fondateur de la société liégeoise basée à Herstal.

La technologie mise au point par la société liégeoise a d’emblée, et dès 2009, rencontré un vif succès lors de sa présentation dans les congrès scientifiques et expositions médicales dans le monde. Le Cefaly® est aujourd’hui déjà distribué dans une trentaine de pays. La société Cefaly®  Technology, basée à Herstal, occupe une dizaine de personnes et affiche une croissance en 2013 de quelque 16 % avec un chiffre d’affaires de 2,5 M€ (600.000€ en 2009).

(*)http://www.neurology.org/ content/early/2013/02/06/WNL. 0b013e3182825055.abstract

(**)http://www. thejournalofheadacheandpain. com/content/14/1/95

A propos du Cefaly : Le Cefaly® , protégé par une série de brevets, a le marquage CE Médical et est certifié ISO Médical. Une électrode autocollante est placée sur le front et l’appareil vient se placer sur cette électrode dans la position d’une paire de lunettes. Des impulsions très précises sont transmises au travers de l’électrode aux terminaisons nerveuses de la branche supérieure du nerf trijumeau.

En Europe, le Cefaly est proposé en location essai pour 49 € tout compris durant 40 jours. En cas d’achat le montant de la location est déduit du prix d’achat, soit 295€ – 49€ = 246€.

A propos de Cefaly Technology sa : Cefaly Technology (ex-STX-Med) est spécialisée dans la recherche et l’innovation utiles à l’être humain dans le domaine de l’électronique et de la bioélectronique. Une équipe pointue d’ingénieurs et de médecins exploite les résultats de la recherche médicale pour réaliser des produits électroniques qui améliorent la santé et le bien-être des personnes. La société est située en Belgique dans le Parc Scientifique de Liège et dans la ZI des Hauts-Sarts à Herstal. L’entreprise conduit de nombreux projets en collaboration étroite avec des Centres de Recherche et des Universités. En septembre 2013, Cefaly Technology (STX-Med) a été la seule entreprise européenne retenue pour participer au grand projet de recherche européen sur la migraine EUROHEADPAIN financé par l’Union Européenne, aux côtés de onze centres de recherche académiques de dix pays différents.

Source/Référence © 2014 Cefaly Technology


News Santé

Vous vous souvenez de la vrai-fausse pilule Diane® 35? Elle est de retour en France

Personne n’avait vraiment compris l’acharnement des autorités sanitaires françaises contre Diane® 35. C’était il y a un an, en pleine affaire des pilules de 3e et 4e génération. Diane® 35 est commercialisée dans le monde depuis un quart de siècle. C’est une spécialité aux effets contraceptifs mais c’est, officiellement, un médicament (efficace) contre les lésions cutanées de l’acné. Cette double valence expliquait pour partie son succès commercial. Elle pouvait être prescrite chez les jeunes filles comme anti-acnéique tout en assurant une garantie contraceptive.

Et puis il y eut un article du Figaro révélant l’existence d’un document interne de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évoquant quatre décès pouvant en France être imputés depuis 1987 à Diane® 35 ou à ses génériques. Les victimes évoquées avaient 18 ans, 24 ans, 26 ans et 42 ans. Qu’en conclure? Des experts statisticiens de la pharmacovigilance firent valoir que quatre décès en un quart de siècle pour des dizaines de millions de prescriptions était une donnée sans réelle signification.

Qu’importe. Trois jours plus tard, Diane® 35 et ses génériques étaient «suspendus» du marché français. Ils en furent ensuite retirés. Cette mesure avait été voulue par Marisol Touraine, ministre de la Santé. «Cette décision a été prise pour garantir la sécurité des femmes, expliquait-elle alors dans un communiqué. Il convient de rappeler que ce médicament n’a pas été mis sur le marché français comme contraceptif, mais pour soigner l’acné, sachant qu’il existe des alternatives thérapeutiques.» Le médicament de Bayer ou l’un de ses génériques était alors prescrit à environ 300.000 femmes en France. On leur conseilla de revoir leur médecin pour envisager «le mode de contraception le plus adapté ou le traitement contre d’acné qui leur convient».

Sûr de son bon droit, le gouvernement français engagea une procédure européenne pour obtenir une «réévaluation du rapport bénéfice/risque de Diane® 35 et de ses  génériques». Sans succès. La Commission européenne confirme en juillet que le rapport bénéfice/risque de ces spécialités demeure favorable. Dans le monde apparemment feutré de la pharmacie, ce fut perçu comme un camouflet. Seule concession à Paris: les informations concernant les risques cardiovasculaires associés à ces spécialités pharmaceutiques devraient être précisées dans les autorisations de mise sur le marché.

Diane® 35 et ses  génériques[1] seront donc de retour dans les prochains jours en France. Ils seront sont réservés au «traitement de seconde intention de l’acné modérée à sévère dans un contexte d’hyperandrogénie, après échec d’un traitement topique ou d’un traitement antibiotique systémique chez les femmes en âge de procréer».

Ces spécialités ne doivent pas être prescrites en même temps qu’un autre contraceptif hormonal. En d’autres termes, Diane® 35 est un contraceptif qui ne doit pas être utilisé comme tel.

J.-Y.N.

[1] Bayer Santé Diane® 35 microgrammes, comprimé enrobé; Biogaran Minerva®, 35 microgrammes, comprimé enrobé; Mylan Evepar®, 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé; Teva Santé Cyprotérone/Ethinylestradiol TEVA® 2 mg/0,035 mg, comprimé enrobé.


A votre santé! – Slate.fr

Actiliss Smooth, le spray tout-en-un signé Activilong

Développé par la marque Activilong, Actiliss Smooth est un nouveau spray qui en fait toujours plus pour notre chevelure.

Les cheveux secs vont l’adorer mais aussi toutes les femmes pressées qui au quotidien recherchent des soins efficaces, agréables à utiliser et surtout qui ne demandent pas beaucoup de temps d’application.


Actiliss Smooth
remplit ces conditions et va même au-delà. D’un simple pschit, il multiplie les bonnes actions.

Il nourrit et répare les cheveux abîmés, démêle et assouplit instantanément, facilite le coiffage, préserve la couleur, protège de la chaleur des plaques ou du sèche-cheveux, comble les zones poreuses, évite le gonflement, limite les frisottis, prolonge le lissage tout en laissant les cheveux fluides et soyeux. Rien que cela !

Notre avis ? Que ce soit sur cheveux secs ou humides, il nous conquit.

Au cœur de sa formule, plein de bonnes choses pour les cheveux secs et abîmés : de l’huile d’argan, de la kératine, de la vitamine E, de la glycérine, de l’huile de rose musquée bio ou bien encore de l’arginine. Au total pas moins de 9 actifs issus du monde végétal pour nourrir, hydrater, réparer la chevelure, le tout dans une formule à 94% d’origine naturelle.

Bien que sans rinçage, ce soin n’alourdit pas la chevelure. Il facilite vraiment le démêlage et permet de redessiner parfaitement les boucles. Et nul besoin d’appliquer d’autres soins pour discipliner ou faciliter la coiffure.

Après application, les cheveux sont brillants, souples et aériens. Et sur les pointes sèches, il fait également des miracles.

Si grâce à sa formule riche en actifs nourrissants, il est particulièrement recommandé aux cheveux secs, ce spray masque convient aussi à tous les types de cheveux car on a toutes besoin de protection face aux appareils chauffants et on aime que notre lissage dure plus longtemps.

Tout cela est possible avec Actiliss Smooth d’Activilong qui mérite bien d’avoir été récompensé par une Victoire de la Beauté 2013-2014.

(Actiliss Smooth masque spray multi-soin, Activilong. Disponible sur www.amazon.fr et en magasins spécialisés : ABS, American Cosmectic, Cosmetic Center. Spray 175 ml, prix indicatif : 9 €)


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Le café, un allié pour améliorer sa mémoire ?

Selon une étude américaine qui vient de paraître, le café serait capable de stimuler la mémoire. La caféine serait en effet en mesure d’améliorer certains souvenirs sur une durée d’au moins un jour.

Si l’on savait déjà que le café présentait certains bienfaits, une récente étude vient une nouvelle fois de le confirmer. Publiée dans la revue britannique Nature neuroscience, celle-ci affirme que le café serait capable de stimuler la mémoire à long-terme et d’améliorer le processus de mémorisation de certains souvenirs.

Pour arriver à ce résultat, une équipe de l’Université Johns Hopkins de Baltimore dirigée par le Pr Michael Yassa a demandé à 44 volontaires, qui n’étaient pas de grands buveurs de café et qui n’en avaient pas bu au cours des dernières 24 heures, de regarder des images représentant des objets. Il leur était alors demander non pas de mémoriser les images mais de dire s’il s’agissait d’un objet que l’on trouve à l’intérieur ou à l’extérieur.

Cinq minutes après cette première tâche, la moitié des participants s’est vue administrée une gélule de 200 mg de caféine (l’équivalent d’environ deux tasses et demi d’expressos ou d’un grand café très fort) et l’autre moitié a reçu un placebo. Des prélèvements sanguins ont été réalisés avant la prise de la gélule, une heure après, trois heures après et 24 heures après, afin de contrôler le taux de caféine de chaque sujet.

Un souvenir plus précis avec la caféine

Le lendemain, une seconde série d’images a été présentée à tous les participants : certaines était identiques à celles de la première série, d’autres étaient proches mais présentaient quelques différences et d’autres encore étaient totalement nouvelles. Les chercheurs ont ainsi constaté que les deux groupes parvenaient aussi bien l’un que l’autre à différencier les anciennes images des nouvelles.

En revanche, les personnes qui avaient pris de la caféine distinguaient (…)
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Les employés-modèles souffrent d’addiction à Internet hors du temps de travail

La British Psychological Society a publié les résultats d’une recherche qui prouve que les personnes qui se sentent surchargées par leur travail et sous pression, utilisent internet de manière compulsive pendant leur temps libre comme une stratégie d’adaptation.

Cette recherche présentée à la Conférence annuelle à Brighton a été menée par le Docteur Cristina Quinones-Garcia de la Northampton Business School et le professeur Nada Korac-Kakabadse de la Henley Business School. Ils ont demandé à 516 individus de 18 à 65 ans, employés ou non, de répondre à un questionnaire qui évalue leur stabilité émotionnelle, leur charge de travail, leur satisfaction dans la vie et leur utilisation compulsive d’internet.

60% d’entre eux ont répondu utiliser internet de manière compulsive, se connectant par exemple fréquemment à leur boîte mail professionnelle en dehors de leur temps de travail: une habitude directement liée à une surcharge de travail. Un usage d’internet qui pourrait se révéler malsain et contreproductif, rapporte le quotidien néo-zélandais le Timaru Herald, puisque responsable de symptômes mesurables de manque. Des symptômes qui peuvent mener à terme à un isolement, à la dépression et à l’anxiété.

Les chercheurs ont remarqué que les personnes sans emploi passaient également beaucoup de temps en ligne, leur addiction n’étant tout de même pas aussi forte que celle des travailleurs. Selon le site Science Daily, qui rapporte les propos des chercheurs:

«Ces personnes qui utilisent la technologie pour pouvoir travailler en dehors des heures de travail ont tendance à avoir beaucoup de succès dans leur travail, mais ont un risque élevé de développer d’autres problèmes

Le Telegraph s’est concentré sur les dangers de cet usage compulsif d’internet et cite un professeur d’éthique de la Henley School of Business: 

«Ce comportement compulsif arrive quand les travailleurs franchissent une frontière invisible et que leur usage d’internet devient malsain […] Ils passent de plus en plus de temps en ligne, se réveillent trois fois par nuit pour vérifier leurs e-mails, leurs habitudes alimentaires deviennent irrégulières, les relations souffrent et ils deviennent totalement absorbés et se sentent anxieux quand ils sont séparés de l’ordinateur.»

Les chercheurs ont demandé aux employeurs et entreprises de ne pas sous-estimer les risques d’une surcharge de travail, tels que des burn-out (ou syndrome d’épuisement professionnel).

Pour Sara Chatwin psychologue néo-zélandaise, il est important de combattre l’intrusion du travail pendant son temps libre. Les stratégies de ce combat devraient être personnelles mais le site Timaru Herald propose ici quelques solutions: être honnête avec son boss sur le travail en dehors des heures de bureau, installer une réponse automatique après réception de mails qui précise son absence du bureau. L’idée serait aussi d’éviter les conversations sur le travail et les deadlines et d’organiser ses temps libres comme on organise son temps de travail. Le Timaru Herald propose également de créer des environnements et des espaces sans technologie, particulièrement dans la chambre.

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BEMED, une gamme de cosmétiques bio au parfum de Méditerranée

Créée par deux frères, Julien et Thomas Pujol, Bemed est une gamme de cosmétiques écologiques et biologiques qui puise son inspiration en Méditerranée.

Les couleurs et les senteurs qu’offrent les paysages méditerranéens sont donc au cœur de cette gamme qui va chercher ses richesses dans l’olivier mais aussi l’aloé vera, la fleur d’oranger, le tournesol, le rosier muscat ou encore l’hibiscus.

La gamme Bemed est entièrement conçue, développée et produite dans le sud de la France, à Marseille.

Labellisée Cosmebio, elle propose des produits qui sont à 99% naturels et dont les pourcentages d’ingrédients bio sont nettement supérieurs aux 10% requis par le cahier des charges Cosmebio.

Parmi les 4 soins visage que la gamme propose, la Lotion Tonique purifiante et apaisante compte par exemple 97% d’ingrédients bio sur la totalité du produit. Le Gel Exfoliant, la Crème de jour antioxydante et la Crème de nuit affichent quant à eux jusqu’à 83% d’ingrédients bio.

Pour le soin du corps, Bemed propose deux produits : un lait hydratant et des sels de gommage. Mêlant sels de la mer morte et huile d’olive, ces sels de gommage exfolient efficacement tout en laissant un léger film hydratant sur la peau. Une petite merveille que même les peaux sèches et sensibles vont adorer.

(Disponible en boutiques bio, pharmacies, parapharmacies, instituts bio et sur www.bemed-cosmetiques.fr . A partir de 24€)


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Trop de publicité chez les médecins généralistes

logo UFC Que Choisir (DR)

logo UFC Que Choisir (DR)

La célèbre association de consommateurs « UFC-Que Choisir » a décidé de taper du poing sur la table au sujet des prospectus qui envahissent les salles d’attente des médecins généralistes !

Après une enquête de terrain, menée de la mi-mai à la mi-juillet 2013 auprès de 672 cabinets médicaux, l’association dénonce la présence un peu trop importante des prospectus commerciaux alors qu’une information de qualité en matière de santé est une attente majeure des consommateurs.

Et les auteurs de cette enquête n’y vont pas par 4 chemins réclamant à la Ministre de la Santé l’interdiction pure et simple de ces prospectus commerciaux pour ne maintenir dans les salles d’attente que les seuls messages d’information sur la santé.

De cette enquête inédite il ressort que 53 % des documents présents dans les salles d’attente des médecins servent directement des intérêts commerciaux : 20 % sont par exemple édités par des laboratoires pharmaceutiques, et 13 % par l’industrie agro-alimentaire.

A cela s’ajoutent de nombreuses publicités pour des établissements thermaux, des sociétés de service à la personne ou encore des produits d’hygiène.

A contrario seuls 40% des documents répertoriés émanent d’acteurs institutionnels (ex : Assurance maladie, autorités sanitaires) ou d’associations.

Pour l’UFC c’est d’autant regrettable que la plupart des documents commerciaux peuvent laisser penser qu’il s’agit d’information sur la santé.

« Une publicité trop souvent masquée sous l’apparence trompeuse de documents d’information sur la santé » dénonce l’UFC Que-Choisir.

L’occasion également de pointer du doigt les documents qui masquent leur vocation publicitaire derrière une apparente mission d’information et profitent ainsi de la crédibilité et de l’autorité scientifique du professionnel de santé.

Les résultats complets de cette enquête sont à découvrir dans les numéros de janvier de Que Choisir et de Que Choisir Santé.


News Santé

Les enfants d’aujourd’hui atteignent-ils vraiment la puberté plus tôt?

En 1977, des centaines de jeunes élèves italiens d’une école proche de Milan, aussi bien des garçons que des filles, ont commencé à avoir de la poitrine. Les résultats de l’enquête qui a suivi et qui ont été publiés dans la revue scientifique britannique The Lancet suggéraient que du bœuf et de la volaille contaminés étaient probablement responsables.

Dix ans plus tard, une nouvelle épidémie de puberté précoce est apparue chez sept jeunes enfants en Californie. Elle a pu être expliquée par la présence accidentelle de composants proches de l’œstrogène dans un médicament contre la tuberculose.

Dans un article de 2006 pour le New York Times, qui a d’ailleurs inspiré un épisode du Dr House, j’ai décrit le cas d’un frère et d’une sœur qui ont eu leurs premiers poils pubiens avant la maternelle. Il s’est avéré que leur père utilisait en fait en secret une crème fortement dosée en testostérone qui était censée avoir des effets cosmétiques et améliorer ses performances sexuelles et qu’il avait achetée sur Internet. A chaque fois que le père entrait en contact avec ses enfants, un peu de crème leur était transmise. 

Avec des infections ou des fuites accidentelles de produits chimiques, une puberté précoce peut atteindre des petits groupes d’enfants. Mais pourrait-on l’observer à une échelle plus importante, de l’ordre d’une population entière? De nombreuses publications scientifiques ont émis l’hypothèse que les enfants d’aujourd’hui atteignent la puberté plus tôt qu’auparavant, en exprimant leur inquiétude à propos d’éléments déclencheurs environnementaux comme le bisphénol A (BPA), les phtalates et l’obésité.

Une angoisse mal placée

Mais en regardant les données de plus près, on remarque qu’en fait, l’angoisse liée à la puberté précoce est peut-être mal placée.

Les inquiétudes à propos d’une puberté précoce très étendue ont débuté dans les années 1990, quand une assistante physicienne de Caroline du Nord appelée Marcia Herman-Giddens s’est demandé pourquoi autant de petites filles de 7 ans ou 8 ans commençaient à avoir de la poitrine. Elle a organisé une étude dans laquelle 225 pédiatres ont mesuré la maturité de la poitrine des petites filles ainsi que leurs zones pubiennes. Dans un article controversé de 1997 dans Pediatrics, elle a conclu que la puberté apparaissait plus tôt de nos jours que lors des précédentes études sur la santé publique datant des années 1960.

En 2009, des chercheurs danois ont comparé les données relevées sur des fillettes entre 2006 et 2008 et celles qu’on a pu rassembler entre 1991 et 1993. Ils ont également trouvé que les poils pubiens et la poitrine apparaissaient environ un an plus tôt qu’auparavant. Et dans une étude très médiatisée publiée en août 2010, une équipe dirigée par Frank Biro, de l’hôpital pour enfants de Cincinnati, a rapporté que les fillettes américaines examinées entre 2004 et 2006 ont montré des signes de puberté encore plus tôt que dans le rapport d’Herman-Giddens, alimentant ainsi la crainte que la tendance était en train de s’accélérer. En novembre 2013, une nouvelle étude menée par Frank Bira a abouti à la même conclusion: les filles atteignent la puberté plus vite que les garçons*.

Est-il vraiment possible que le processus de maturation humain change si rapidement? Identifier le début de la puberté est très subjectif et de nombreuses études qui montrent la puberté précoce, surtout celles qui se concentrent sur le développement de la poitrine, peuvent être erronées et fallacieuses. La clé serait de trouver un marqueur plus fiable de la puberté.

Par chance, il en existe un.

L’élément déclencheur précis pour la maturité sexuelle est inconnu, mais, en gros, pendant l’enfance, une zone du cerveau en forme de grappe de raisin qu’on appelle l’hypothalamus décide une nuit qu’il est temps de grandir. Cette nuit-là, l’hypothalamus commence à libérer périodiquement une hormone appelée GnRH sur l’hypophyse, une glande de la taille d’un petit pois, la tirant ainsi progressivement de son long sommeil.

Des mesures trop subjectives

L’hypophyse secrète ensuite ses propres hormones et les diffuse dans la circulation, ce qui active les glandes surrénales et les ovaires (qui produisent plein d’œstrogène) ou les testicules (qui produisent plein de testostérone). Chez les filles, le premier signe de la puberté est souvent une petite poussée de la poitrine; chez les garçons, c’est une augmentation légère de la taille des testicules. Pendant les années qui suivent, d’autres changements ont lieu: apparition de poils dans la zone pubienne et sous les bras, voix qui devient plus grave, accélération de la croissance à l’adolescence, acné, menstruation ou production de sperme, etc.

Sans test sanguin objectif, la plupart des experts considèrent l’apparition de la poitrine et l’augmentation de la taille des testicules comme les marqueurs principaux du début de la puberté. Malheureusement, ces ordres de mesure sont très subjectifs: surtout pour les petits garçons. Les pédiatres estiment la taille des testicules d’un petit garçon par palpation et les comparent ensuite à un chapelet de balles qu’on appelle un orchidomètre, ce qui n’est pas une méthode très précise.

C’est pour cette raison que la plupart des études sur la puberté précoce se concentrent sur les filles. Mais ça ne veut pas dire que leurs évaluations sont beaucoup mieux. L’étude d’Herman-Giddens de 1997 reposait uniquement sur une inspection visuelle réalisée par des centaines de pédiatres différents avec des formations dans plusieurs spécialités, sans qu’ils aient le réflexe de palper systématiquement les poitrines de leurs patientes pour s’assurer qu’il s’agissait bien d’un signe de puberté, et non d’un amas graisseux présent chez les enfants obèses.

Il existe un marqueur de puberté bien plus clair et défini: l’âge des premières règles d’une jeune fille, ou ménarche. Si la puberté est précoce, on pourrait croire que la ménarche arriverait également plus tôt, puisqu’il s’agit d’une réponse directe à la même cascade hormonale. Depuis quarante ans, il n’y a pas eu de véritable changement dans l’âge des premières règles, qui est toujours situé autour de 12 ans. De plus, aucun chercheur n’a montré de changement objectif dans le timing des poussées de croissance des adolescents. En 2008, un groupe international constitué d’endocrinologues et d’autres experts de l’Agence de protection environnementale américaine a trouvé peu de preuves qui montraient que les enfants atteignaient la puberté plus tôt qu’autrefois.

Peut-être que les chercheurs qui observent une puberté précoce généralisée remarquent en fait la croissance de la poitrine plus tôt, en observant avec plus d’attention des corps normaux. Cela expliquerait pourquoi la puberté d’aujourd’hui semble plus longue qu’il y a quelques dizaines d’années. Parce qu’elle l’est. (Les épidémiologistes appellent ça «lead-time bias», c’est la surestimation de la durée d’un phénomène parce qu’on considère un autre moment comme début de ce phénomène.)

Il est possible que l’obésité ait un lien avec la puberté précoce chez certaines filles (bizarrement, les garçons obèses semblent entrer dans la puberté plus tard que les autres), même si l’effet à l’échelle de la population est toujours imperceptible sur les relevés objectifs. Et il y a plein d’autres raisons de se méfier des toxines comme la BPA ou les phtalates.

Au final, l’épidémie de puberté précoce est un mythe que les médias adorent et que certains chercheurs continuent à répandre. La promotion de cette légende ne dépend pas toujours des données. Au lieu de ça, des inquiétudes concernant la maturation physique précoce des jeunes filles subliment et encouragent les angoisses de la société à propos de la sexualisation des fillettes, qui se manifeste à travers des manières provocantes de danser ou de s’habiller. Ces sujets font sans aucun doute parler les gens. Malheureusement, ce n’est pas dans les laboratoires de nos endocrinologues qu’on pourra trouver une solution à ces problèmes.

Darshak Sanghavi

Traduit par Hélène Oscar Kempeneers

* NDLE: Cet article de Darshak Sanghavi est paru pour la première fois en août 2010 sur Slate.com. Nous avons choisi de le traduire plus de trois ans après parce qu’une étude menée par un groupe de chercheurs de l’hôpital pour enfants de Cincinnati réaffirmant que les filles atteignent la puberté plus vite que les garçons est parue en novembre 2013 dans la revue Pediatrics. En 2010, Darshak Sanghavi avait critiqué l’étude de ce même groupe pour ses problèmes méthodologiques. Les mêmes problèmes sont encore présents dans cette nouvelle étude. Retourner à l’article

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