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Une checklist pour obtenir un bon diagnostic médical

Les erreurs de diagnostic sont les erreurs médicales les plus fréquentes. Elles ont souvent de graves conséquences. Une étude récente de la National Academy of Medicine (NAM) américaine indique que la plupart des gens connaîtront au moins une erreur de diagnostic dans leur vie.

Voici une « checklist », présentée par la NAM (1), pour aider les patients à participer au processus de diagnostic.

Bien raconter son histoire

Lorsque vous racontez votre histoire au médecin :

  • Soyez clair : prenez le temps de clarifier quand vos symptômes ont commencé, ce qui fait qu’ils s’améliorent ou empirent, s’ils sont liés à la prise de médicaments, au fait de manger, de faire de l’exercice, ou à une certaine heure de la journée.

  • Soyez complet : essayez de vous rappeler toute l’information importante concernant votre problème de santé. Prenez quelques notes écrites et apportez-les avec vous. Faites-vous aider par un membre de votre famille si possible.

  • Soyez précis : si vous rencontrez plusieurs professionnels, assurez-vous qu’ils entendent tous la même histoire au sujet votre problème de santé.

Être un(e) bon(ne) historien(ne)

  • Rappelez-vous quels traitements vous avez essayés dans le passé, s’ils ont aidé, et, le cas échéant, quels effets secondaires vous avez eus.

  • Pensez à comment votre maladie a progressé au fil du temps.

  • Pensez aux antécédents médicaux de votre famille et si vous pouvez être à risque de maladies similaires.

Garder de bons dossiers

  • Gardez vos propres dossiers des résultats de tests, des références,
    et des admissions à l’hôpital.

  • Gardez une liste précise de vos médicaments.

  • Apportez votre liste de médicaments avec vous lorsque vous consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Être un consommateur averti

  • Renseignez-vous sur votre maladie en consultant des sources fiables sur Internet ou en visitant une bibliothèque locale.

  • Renseignez-vous sur les tests ou les procédures que vous avez passés.

  • Renseignez-vous sur vos médicaments :

    • Sachez leurs noms génériques et noms de marque. Par exemple : Tylenol (nom de marque) et acétaminophène (nom générique).
    • Sachez ce qu’ils traitent.
    • Sachez quelles quantités (doses) vous devez prendre.
    • Sachez à quel moment de la journée vous devez les prendre.
    • Sachez quels effets secondaires surveiller et rapporter à votre clinicien.
    • Sachez s’ils interagissent avec des aliments ou d’autres médicaments.

Prendre en charge et gérer sa santé

  • Lors de la rencontre avec votre clinicien, utilisez ces 3 questions pour obtenir le bon diagnostic :

    1. Qu’est-ce qui pourrait causer mon problème ?
    2. Quoi d’autre pourrait causer mon problème ?
    3. Quand recevrais-je mes résultats de tests, et que dois-je faire pour assurer le suivi ?
  • Si vous avez plus d’un clinicien, assurez-vous que chacun sait ce que les autres pensent et planifient.

  • Assurez-vous que chaque clinicien sache tout de vos résultats de tests, médicaments ou autres traitements.

  • Soyez informé(e) et impliqué(e) dans les décisions concernant votre santé.

Connaître ses résultats de test

  • Assurez-vous que vous et votre clinicien obteniez les résultats de tous les tests que vous passez.

  • Ne présumez pas que « pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ; appelez et vérifiez vos résultats de test.

  • Demandez ce que les résultats de tests signifient et ce qui doit être fait ensuite.

Faire le suivi

  • Demandez quand vous devez prendre un autre rendez-vous avec votre médecin une fois que vous aurez commencé le traitement.

  • Demandez à quoi nous attendre du traitement ou ce qu’il fera pour vous.

  • Demandez ce que vous devez faire si vous avez de nouveaux symptômes ou commencez à vous sentir pire.

S’assurer qu’il s’agit du bon diagnostic

Continuer à prendre des notes et suivre vos progrès

  • Continuez à prendre des notes sur votre santé et partagez-les, dans un format organisé, avec votre équipe de soin.

(1) Adaptation d’une liste préparée par la National Patient Safety Foundation et la Society to Improve Diagnosis in Medicine. Traduction libre de Psychomédia.

Psychomédia avec source : US National Academy of Medicine.
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L’accessibilité des handicapés, une « question de volonté »

Si la loi sur le handicap de 2005 exige que tous les établissements recevant du public soient accessibles aux personnes handicapées au 1er janvier 2015, nombre d’entre eux ne sont pas encore aux normes. Les députés d’ailleurs ont rendu officiel le nouveau délai de trois à neuf ans accordé à ces établissements pour leur mise en

accessibilité.

Pour Paul Joly, architecte urbaniste et président du Conseil national handicap, cette mise en accessibilité est une « question de volonté ». Selon l’expert, il faut « une volonté politique » mais également « une volonté des équipes – à la fois des équipes d’élus et des équipes de services techniques qui sont derrière », explique-t-il sur le plateau de France 3.

« Une personne à part entière »

Ce manque d’équipement a de nombreuses conséquences pour les personnes handicapées, avec notamment un risque d’exclusion, rapporte le spécialiste. Dans son livre « L’accessibilité positive », l’architecte explique aussi que l’on pourrait vivre en France sans ces obstacles. « Une personne handicapée c’est une personne à part entière », rappelle Paul Joly. Malheureusement, constate-t-il, « le handicap est encore vécu comme une contrainte pour une personne qui n’est pas handicapée ».

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Tabac, alcool et obésité : l’espérance de vie des Européens est menacée

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier des

chiffres inquiétants. « L’Europe est la région du monde où l’on boit et fume le plus avec de gros dégâts à la clé. L’alcool est responsable de plus de 6% des décès en Europe. On consomme en moyenne l’équivalent de 90 litres d’alcool par personne et par an », note Pascale Manzagol en direct sur le plateau de France 3. Le tabac vient ensuite. 30% des Européens fument régulièrement. Certains beaucoup plus que d’autres, comme en Russie (60% de la population). Mais presque partout on note de plus en plus de fumeuses. Certains de ces pays ont pourtant fait d’énormes progrès. La consommation globale a légèrement diminué, mais il faudrait faire beaucoup plus.

Des bombes à retardement

L’alcool, le tabac et l’obésité sont des bombes à retardement. L’OMS redoute que la prochaine génération vive moins longtemps que nous, ce qui n’est encore jamais arrivé, alors que l’espérance de vie ces 20 dernières années a beaucoup progressé. Les Européens vivent en moyenne jusqu’à 76 ans, avec un bonus pour la France, l’Espagne et l’Italie où l’espérance de vie est de 82 ans.

Retrouvez cet article sur Francetv info

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Incontinence urinaire : le Dr Catherine Solano a répondu à vos questions

Le 23 septembre 2015Avec une prévalence de près de 25 % chez les femmes et 10 % chez les hommes, l’incontinence urinaire est un trouble plutôt fréquent. Incommodant, il bouleverse la vie quotidienne et peut avoir des conséquences importantes sur la vie sociale. Quelles sont les causes possibles ? Comment y remédier ? Notre expert Catherine Solano a répondu à vos questions.

Catherine Solano est médecin, sexologue et andrologue. Elle est également l’auteur du livre « Les trois cerveaux sexuels. Entre pulsion, émotion et réflexion : comment vivre sa sexualité ? »

Toute l’équipe de PasseportSanté vous remercie d’avoir été si nombreux à poser vos questions relatives à l’incontinence urinaire à notre expert, le Dr Catherine Solano. Si vous n’avez pas pu poser votre question, vous pouvez toujours la poser à notre expert depuis la rubrique «réponses d’experts».

 

Quand soupçonner une fuite urinaire ? Quelles sont les causes possibles ?

 

J’ai 54 ans, j’ai souvent envie d’uriner et je n’arrive pas à me retenir, j’ai fait des analyses, mais je n’ai pas le diabète ou autre… Que se passe-t-il ? (Myriam, 54 ans)

Dr Catherine Solano : C’est déjà bien d’avoir fait un bilan, mais si vous continuez à avoir un problème, c’est bien qu’il se passe quelque chose d’anormal.
Avez-vous eu un examen de votre prostate ? Vous êtes encore jeune, mais certains hommes peuvent avoir des difficultés à ce niveau assez jeune.
Avez-vous des impériosités ? C’est-à-dire des envies d’uriner très urgentes (on appelle aussi cela des urgenturies !). Si oui, c’est souvent un problème de vessie qui est trop réactive. Avec un peu d’urine seulement, elle entraîne une très forte envie.
Donc je vous encourage à voir votre médecin ou sinon, à consulter un spécialiste en urologie, tout simplement. Parce qu’à votre âge, ce n’est pas normal. Et d’ailleurs, même si vous étiez plus âgé, ce ne serait pas pour autant une raison pour rester ainsi !

Est-il normal de commencer à souffrir d’incontinence à 44 ans, alors que je n’ai pas eu d’enfant ?

Dr Catherine Solano : Souffrir d’incontinence n’est pas normal, même quand on a 4 enfants. Donc je vous engage vivement à en parler à votre médecin pour vous soigner au mieux et ne pas laisser ce problème s’aggraver. C’est le plus souvent simple à traiter et ce serait dommage de rester ainsi à votre âge, car cela peut devenir vraiment très gênant.

Quand je prends 1 kilo, j’ai des pertes urinaires, dès que je le perds, je n’ai plus de perte… Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? (Régine 48 ans)

Dr Catherine Solano : C’est un phénomène connu, le surpoids entraîne une augmentation du risque d’incontinence. Donc vous avez presque de la chance, vous êtes obligée de rester mince. Votre corps vous prévient qu’un surpoids lui est néfaste.

Le surpoids peut sans doute appuyer sur le ventre et la vessie, une partie de la graisse que l’on prend se trouvant justement au niveau des reins…

Est-il vrai que certains sports comme la zumba peuvent provoquer l’incontinence ? (Emilie, 37 ans)

Dr Catherine Solano : Non, aucun sport n’entraîne par lui-même une incontinence urinaire. Il peut simplement révéler une faiblesse de ce côté, voire augmenter le problème s’il préexiste.
Ainsi, les sports où vous retombez sur vos pieds comme le trampoline ou la corde à sauter sont les sports ayant le plus de risque de révéler une incontinence.
Dans ce cas, il s’agit d’incontinence d’effort où les muscles qui ferment la vessie sont moins puissants que les muscles qui poussent dessus (ajoutés à la pesanteur dans les sports dont je parle).
Donc le traitement est alors de muscler le périnée qui a pour rôle, entre autres, de bien fermer la vessie. Cela consiste en kinésithérapie.
Donc vous pouvez faire du sport sans crainte et en cas de souci, il faut simplement agir pour garder un périnée en bon état.

Lorsque j’urine, après m’être lavée et séchée, il y a toujours quelques gouttes qui fuient. Pourtant je prends mon temps et essaye de m’assurer que j’ai bien vidé ma vessie, rien n’y fait… Que faire ?

Dr Catherine Solano : Peut-être que même en prenant votre temps, vous ne le prenez pas encore suffisamment ?
Quand vous avez fini d’uriner, faites attention à ce que vous ressentez. Normalement, la vessie se contracte encore une fois pour se vider entièrement. C’est à ce moment, en poussant plus forte qu’encore de l’urine peut sortir.
Sinon, levez-vous puis rasseyez-vous et essuyez-vous une dernière fois. Le fait de changer de posture peut aider à faire « tomber » cette toute petite quantité de liquide gênante.

Pour moi ça m’arrive quand je tousse ou j’éternue. J’ai 61 ans,  j’ai eu 6 enfants de gros poids. Cela m’arrive aussi quelquefois le matin quand je ne me suis pas levée la nuit. J’ai vraiment honte surtout par rapport à mon mari qui trouve ça « dégoûtant ». (Marine 61 ans)

Dr Catherine Solano : Oh là là ! Dites de ma part à votre mari que l’urine, c’est TRES propre. C’est même un fluide stérile qui peut dans certaines circonstances, servir de désinfectant !
Ensuite, quand on a eu 6 enfants l’accouchement a pu distendre les tissus et les rendre plus fragiles, d’où un risque augmenté d’incontinence. J’aimerais bien voir votre mari après 6 accouchements !
Alors, si vous êtes gênée comme vous le décrivez, consultez votre médecin pour lui en parler. Il ne faut surtout pas avoir honte ! Il existe des traitements efficaces, ne restez pas comme ça. Ce serait vraiment dommage. Et le jour où votre mari aura des problèmes de prostate, donc de fuites ou d’envies impérieuses,  (ce que je ne lui souhaite pas), dîtes-lui que vous serez peut-être plus compréhensive que lui…

Je me lève souvent la nuit pour aller uriner 3 à 4 fois, mais je n’ai jamais eu de perte même pas quand je suis au sport. Je l’avais signalé à mon généraliste puis j’avais consulté un urologue qui m’a donné un traitement mais cela n’a rien changé. (Marie-Rose 64 ans)

Dr Catherine Solano : Vous vous levez souvent la nuit pour uriner. Si vous êtes une femme, c’est peut-être tout simplement lié à un mauvais sommeil. En effet, pendant la nuit, la vessie se distend bien plus que pendant la journée. Donc si vous vous éveillez pendant la nuit, vous sentez parfaitement que votre vessie se réveille aussi et demande à ce que vous alliez aux toilettes. Aussi, aller uriner la nuit plusieurs fois peut être lié à un mauvais sommeil, trop léger ou à des éveils fréquents, pas forcément à un problème de vessie.
Mais si le traitement que vous a prescrit cet urologue n’est pas efficace, retournez le voir…

Il m’arrive de ne pas pouvoir me retenir lorsque je saute pendant des séances de gym ou danse, ma vessie se relâche c’est quelques gouttes mais cela me gêne… Je porte des protections, existe-t il un traitement homéopathique ? (Martine 59 ans)

Dr Catherine Solano : L’incontinence que vous décrivez est une incontinence d’effort. Le traitement est plutôt une musculation du périnée grâce à des exercices que vous pouvez apprendre chez un kinésithérapeute.
L’homéopathie ne peut pas avoir d’incidence négative, mais je ne pense pas que ce soit une bonne indication.
En fait, les muscles servant à retenir l’urine sont plus faibles que ceux qui poussent lorsque vous faites du sport, d’où le souci. Il faut donc augmenter la force des muscles empêchant l’incontinence, même légère. C’est une bonne chose à apprendre, car cela vous sera très bénéfique au fil des années en prévention, mais aussi au niveau de votre sexualité, car ces muscles jouent aussi un rôle important dans le plaisir sexuel !

 

Quels traitements existe-t-il ? Que faire quand on croit avoir tout essayé ?

 

Depuis quelque temps, j’urine sans trop m’en rendre compte, je travaille comme aide-soignante  et je n’ai pas toujours le temps d’aller uriner. Que dois-je faire car cette situation est gênante ? (Marie-Ange 52 ans)

Dr Catherine Solano : La première solution est dans votre question.
Il faut d’abord respecter votre vessie et prendre le temps d’aller uriner dès que vous en avez envie, même seulement un peu. Sinon, au fil du temps, votre vessie est obligée de se distendre de plus en plus pour contenir davantage d’urine et à un moment, vos muscles ne sont plus suffisamment puissants pour contrer une miction.
Donc allez en parler à votre médecin, il vous prescrira des séances de kinésithérapie de rééducation du périnée. Mais la première mesure à prendre, c’est d’aller plus souvent uriner, c’est-à-dire, d’écouter davantage votre corps !

Les exercices de Kiegel sont-ils toujours bons ? Est-ce vrai qu’on ne doit plus les faire en urinant ? Y a t-il un risque d’augmenter les infections rénales ? (Lucie 34 ans)

Dr Catherine Solano : Les exercices de Kegel sont toujours excellents pour tous, hommes ou femmes.
Mais il ne faut jamais les faire en urinant de manière régulière. En effet, si vous le faites, vous perturbez votre vessie : vous lui dites au même moment de se vider et de ne pas se vider. Du coup, elle ne comprend plus ce que vous voulez. Cela peut, à long terme, faciliter une rétention d’urine, c’est-à-dire une vessie qui se vide mal et incomplètement. Et cela peut augmenter le risque d’infections urinaires.

Malgré des exercices de contraction du périnée, il arrive fréquemment que l’envie d’uriner soit plus qu’urgente et que je ne puisse la réprimer qu’après la perte de quelques gouttes d’urine. Comment puis-je renforcer avec plus d’efficacité ces exercices ? Merci d’avance pour vos conseils. (Brigitte 55 ans)

Dr Catherine Solano : L’envie d’uriner pressante est un problème qui n’est pas lié à la musculation du périnée, mais plutôt à une hyperactivité vésicale. Cela signifie sans doute que votre vessie est très sensible et réactive. Même un peu d’urine suffira à lui faire déclencher une envie d’uriner.
Cela ne se soigne pas par des exercices, mais plutôt par des traitements calmants pour la vessie. Donc parlez-en à votre médecin…

J’ai 64 ans et lorsque j’éternue ou que je tousse, il arrive parfois que j’ai des fuites urinaires. Cela est gênant, peut-on y remédier ? (Denise, 65 ans)

Dr Catherine Solano : Il faut commencer par en parler à votre médecin. Il vous examinera, vous donnera peut-être des examens complémentaires à faire avant de vous prescrire un traitement.
Ce que vous décrivez est une incontinence urinaire d’effort où la pression exercée sur la vessie lors d’un effort est supérieure à la force que vos muscles arrivent à exercer pour empêcher l’urine de sortir.
 Ce traitement consiste le plus souvent en des séances de kinésithérapie et parfois, une petite opération chirurgicale.

Depuis pas mal de temps, je souffre d’hyperactivité vésicale et malheureusement jusqu’à présent aucun médicament (Ceris, Vesicare) pris pendant plus de 6 mois n’ont été efficaces ! Surtout la nuit ! Je me lève pour uriner plus de 2 fois par nuit malgré ces médicaments qui se sont avérés inefficaces ! Pouvez-vous me donner le nom d’un médicament pour cette pathologie qui serait plus efficace que les précités ?

Dr Catherine Solano : Voici quelques pistes pour vous :
Si vous êtes ménopausée, sachez qu’un traitement de la ménopause, avec des hormones par voie générale ou locale (vaginale) peuvent aider à diminuer ce problème d’hyperactivité de la vessie.
Sinon, vérifiez que vous ne prenez pas un médicament pouvant contribuer à ce problème.
La valiériane et la passiflore sont des plantes pouvant ici présenter des avantages car elles ont tendance à entraîner une relaxation musculaire. 
Et puis, le botox, au départ une toxine paralysante, peut être efficace pour calmer une vessie hyperactive.

Je dois justement voir un chirurgien très bientôt pour ce souci. J’ai déjà eu récemment des séances de rééducation chez une sage-femme. Cela a été un temps mais de nouveau ce problème est revenu. Je me pose la question suivante : que fait le chirurgien exactement lorsqu’il opère pour ce souci ? Je vous remercie de vos renseignements. (Annie, 57 ans)

Dr Catherine Solano : Quand la rééducation est efficace, ce qui est important, c’est de continuer à en faire par soi-même.  En effet, si l’on arrête, et bien, les problèmes reviennent. Alors, la question à vous poser en premier, c’est : est-ce que j’ai bien continué à muscler mon périnée ?
Si vous n’avez pas été régulière à ce niveau, c’est dommage, car une bonne rééducation vaut toujours mieux d’une opération !
Il existe plusieurs opérations possibles. Une opération consiste à passer une bandelette sous la vessie pour la soutenir et d’autres à remonter la vessie ou les organes qui ont tendance à descendre pour les fixer plus haut.
Mais surtout posez toutes vos questions au chirurgien que vous devez consulter.

Suis-je obligée d’allée voir mon généraliste avant le spécialiste et suis-je obligée de faire de la rééducation avant l’opération ?

Dr Catherine Solano : A mon sens, il est toujours bon de voir son généraliste en premier.
Simplement parce qu’il peut très bien détecter quelque chose, avant même le spécialiste. Et en plus, vous aurez un rendez-vous plus rapide.
D’autre part, il peut vous donner un traitement (par exemple, prescrire de la kinésithérapie).
Et puis, tout aussi important, il sait vous conseiller un bon kiné de votre quartier en ce domaine.
Et, s’il faut des explorations plus poussées, il connaît des urologues, donc il peut vous conseiller une bonne équipe chirurgicale si c’est nécessaire.
Pour tout cela, il est précieux !
J’ajoute encore qu’il connaît vos problèmes de santé, les médicaments que vous prenez, et ça aussi, cela peut être important… (effets indésirables des médicaments…)

Suite à un prolapsus vaginal et une cystocèle pure (grade 2) avec incontinence urinaire d’effort démasquée à la réduction de la cystocèle, j’ai eu droit à une promontofixation coelioscopique ainsi qu’à la mise en place d’une bandelette TOT. Tout s’est bien passé. Depuis quelques semaines, je sens à nouveau une descente et une petite incontinence si je bois un peu plus… Je m’inquiète et j’ai peur. Peut-on être opéré deux fois ?

Dr Catherine Solano : Il existe effectivement parfois des récidives après un traitement chirurgical d’un prolapsus. Ces récidives peuvent être dues à différents facteurs comme par exemple un surpoids, une fragilisation des muqueuses après la ménopause,  à la constipation, ou à une toux chronique.

Et il est possible de réopérer quand c’est nécessaire.

Je dois me lever 5 à 6 fois par nuit pour uriner, je dors environ 5 heures par nuit… Pourtant, je ne bois pas le soir, à peine un demi-verre d’eau au souper, pas de café… Que devrais-je faire ? Il existe des médicaments, mais je fais du glaucome et certains ne sont pas recommandés… (Odette 73 ans)

Dr Catherine Solano : Tout d’abord, je ne sais pas si vous êtes un homme ou une femme. Si vous êtes un homme, c’est le plus probablement lié à un problème de prostate. Il faut donc en parler à votre médecin.

Et si vous êtes une femme, la première chose à faire, ce sont des explorations fonctionnelles urinaires pour comprendre ce qui vous arrive. En effet, l’idéal, ce n’est pas de prendre un médicament, c’est de comprendre avant de pouvoir ainsi traiter le problème de la meilleure manière possible.

Bien que je fasse du sport (gymnastique, vélo, golf, ski, marche, yoga) en moyenne 8 heures par semaine et des exercices réguliers du périnée à la gym et seule chez moi chaque matin, j’ai toujours, lorsque l’envie d’uriner arrive et que j’essaie de maîtriser, la petite goutte qui devient incontrôlable et s’échappe ! Auriez-vous des solutions ? (Marie 48 ans)

Dr Catherine Solano : Voici quelques pistes :
– Votre périnée est-il bien musclé ? Vous le faites travailler et c’est formidable, mais quand on fait beaucoup de sport, parfois les abdos sont tellement plus musclés que le périnée qu’il reste insuffisant. Cela vaudrait la peine de demander l’avis d’un kiné.
– N’attendez surtout pas pour aller uriner. Allez-y dès que vous avez envie !
– Il existe des personnes ayant une vessie hyperactive qui envoie des envies d’uriner trop fréquentes par rapport à la quantité d’urine. Et cela n’a rien à voir avec la musculature du périnée. C’est pour cela que cela vaut la peine d’aller voir votre médecin, car il existe des traitements pour les vessies hyperactives.
– Il existe une méthode toute simple quand on a une envie pressante et qui est parfois efficace. C’est de parler (dans votre tête) à votre vessie. De lui dire : « ma chère vessie, j’ai bien entendu ton message, tu as envie de te vider. Dès que c’est possible, j’y vais, ce n’est pas la peine de continuer à me faire signe ! » Rien que cela, c’est souvent efficace. Essayez et tenez-moi au courant ! Cela ne sera bien sûr efficace que s’il s’agit d’un petit souci.

Je me suis fait mettre une languette : il y a maintenant à peu près 2 ans que je suis bien mais actuellement, je fais du fitness et parfois je me sens mouillée entre les jambes ! Je n’arrive pas à savoir si cela est dû à la transpiration ou à une fuite urinaire… Quand je tousse, rien ne descend mais parfois il arrive que j’ai une petite fuite si je ris fort… La languette peut-elle casser ? ou s’abîmer avec les rapports ? (Fabienne)

Dr Catherine Solano : Vous parlez sans doute d’une bandelette. Cette méthode, quand elle est mise en place dans les cas bien adaptés est très efficace.
Cependant, il est conseillé, pendant le premier mois, d’éviter les relations sexuelles et aussi d’éviter les efforts physiques trop violents pendant ce premier mois.
On considère que 85 % des femmes sont totalement guéries après la pose de bandelettes, mais il reste tout de même 15 % des cas où la réussite n’est pas totale. Même dans ces cas-là, on constate toujours une amélioration si l’indication est bonne. Donc soit vous avez un petit restant d’incontinence peu gênante, soit vos pratiquez un sport qui sollicite encore trop votre périnée. Cela vaudrait la peine de voir votre médecin pour lui demander son avis.

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L’homéopathie devrait avoir à prouver son efficacité, recommande une agence américaine

La Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine de régulation des médicaments et de l’alimentation, devrait modifier sa réglementation de l’homéopathie, selon un avis émis par la Federal Trade Commission (FTC), l’agence fédérale de régulation du droit de la consommation et des pratiques commerciales.

Car, explique le communiqué de la FTC daté du 21 août, la réglementation de la FDA, qui n’impose pas que les produits homéopathiques en vente libre soient approuvés comme efficaces et sûrs, est en conflit avec celle de la FTC selon laquelle toutes allégations et publicités doivent être prouvées.

Ces produits doivent respecter certaines conditions, dont la mention sur l’étiquette d’une indication (allégation) pour l’utilisation (1). Or, les fabricants et vendeurs ne sont pas tenus de fournir de preuves scientifiques compétentes et fiables pour soutenir cette indication d’utilisation contrairement aux autres fabricants de médicaments, et même de compléments alimentaires.

Une étude, commandée par la FTC, indique que la plupart des consommateurs ne comprennent pas l’homéopathie, comment la FDA la régule, ou le niveau de preuves scientifiques requis.

Dans des groupes de discussion, rapporte l’agence de presse Bloomberg, la FTC a constaté que lorsque les consommateurs avaient accès à des informations de base sur l’homéopathie, ils étaient plus sceptiques que lorsqu’ils n’avaient aucune connaissance des principes derrière l’homéopathie et qu’ils croyaient à tort qu’« homéopathique » est tout simplement synonyme de « naturel ».

(1) L’homéopathie est aussi dispensée de démontrer son efficacité par des études cliniques en Europe et au Canada.

Psychomédia avec sources : Federal Trade Commission, Bloomberg.
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9 conseils qu’un diabétique doit connaître pour se concocter des plats savoureux et sains !

Tiré du livre 250 recettes essentielles pour mieux vivre avec le diabète de l’auteure Sharon Zeiler, diététiste, Recettes approuvées par l’Association canadienne du diabète.

1. Prenez quelques minutes chaque semaine pour planifier vos menus. Cela vous permettra de prévoir un repas rapide le mercredi, alors que votre fils joue au hockey, et un souper tardif, après la réunion parents-enseignants du jeudi…

2. N’allez jamais à l’épicerie sans votre liste ! Celle-ci vous assurera que vous n’avez rien oublié pour préparer les repas que vous avez prévus. Elle vous aidera aussi à éviter les achats impulsifs… Parlant d’achats impulsifs, allez le moins souvent possible à l’épicerie alors que vous avez faim.

3. Dans les rayons des fruits et légumes, favorisez les produits aux couleurs vives.

 • En général, plus leur couleur est foncée, plus leur apport en nutriments est élevé (pensez aux poivrons rouge vif et aux brocolis vert foncé).

• Autant que possible, achetez les fruits et légumes de saison, de manière à profiter de leur pleine saveur.

• Les fruits et légumes en conserve ou surgelés sont aussi riches en nutriments.

• Préférez les fruits mis en boîte dans leur jus. Si vous achetez des légumes ou des légumineuses mis en boîte avec du sel, rincez-les rapidement et égouttez-les avant de les manger.

4. Apprenez à bien lire les étiquettes.

• Lisez la liste des ingrédients sur les produits emballés.

• Regardez le tableau de la valeur nutritive en portant une attention particulière aux glucides, aux lipides et au sodium.

5. Équipez votre cuisine pour préparer une nourriture saine et faible en gras.

• Utilisez un panier cuit-vapeur pour cuire vos légumes à la vapeur ; cuisez-les au micro-ondes ou faites-les bouillir recouverts d’une petite quantité d’eau.

• Utilisez une poêle antiadhésive pour vos sautés, en y mettant le moins possible de matières grasses ou d’huile.

• Placez la viande sur une grille lorsque vous la faites rôtir ou griller, de manière à permettre l’écoulement des graisses.

6. Réduisez ou éliminez les ingrédients riches en matières grasses.

• Si votre plat contient de la viande hachée, remplacez une partie de la viande par du tofu, du boulgour ou du riz brun.

• Remplacez le fromage doux par de plus petites quantités de fromages plus forts.

• Dégraissez la viande avant de l’ajouter aux soupes et aux ragoûts. Si possible, préparez vos soupes et vos ragoûts la veille et réfrigérez-les dans un contenant hermétique ; avant de les réchauffer, retirez la graisse qui est remontée à la surface.

7. Mangez de petites quantités de bons gras.

• Consommez une faible quantité de lipides saturés en favorisant le lait faible en matières grasses ou écrémé et le fromage allégé ou faible en gras, en dégraissant la viande et en retirant la peau du poulet.

• Utilisez de la margarine molle et non hydrogénée et des huiles mono-insaturées, comme les huiles d’olive et de canola. Vaporisez l’huile avec une pompe pour minimiser les quantités utilisées.

8. Remplacez le sel par des fines herbes et des épices lorsque vous voulez rehausser la saveur.

• Utilisez davantage les épices et les fines herbes que vous connaissez et essayez-en des nouvelles.

• Goûtez toujours vos plats avant de les saler.

9. Combattez « la distorsion des portions ».

• Servez vos repas dans des assiettes légèrement plus petites qu’à l’habitude ; des portions plus petites paraîtront ainsi plus satisfaisantes.

• Des recherches ont démontré que les gens sont portés à prendre davantage de grignotines dans un grand plat que dans un plus petit. Appliquez ce constat sur vous-même : quand vous voulez vous gâter – tout le monde a bien le droit de le faire de temps en temps –, offrez-vous une tablette de chocolat miniature plutôt qu’une partie d’une grande. Vous éviterez ainsi de vous laisser tenter par cette voix intérieure qui vous dit : « Rien qu’un autre petit morceau, allez… » Achetez les sacs de croustilles de 43 g plutôt que ceux de 200 g, qui seront là pour vous tenter chaque fois que vous ouvrirez le garde-manger.

 

Découvrez d’autres conseils et 250 recettes classiques, simples et essentielles pour ceux et celles qui vivent avec le diabète.

Aussi disponible en format numérique

Nombre de pages : 336

Année d’édition : 2013

ISBN : 9782895685845

 

 

 

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Alzheimer : comment parler à quelqu’un dont on se demande s’il commence à présenter des symptômes de la maladie

En France, d’après l’OMS, près d’un million de personnes seraient touchées par Alzheimer et les maladies apparentées. D’après un comité de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), des avancées considérables pourraient être réalisées autour de cette maladie.

Atlantico : Ce 21 septembre, c’est la Journée de lutte contre Alzheimer. Selon le comité du MIT, cette maladie présente de « réelles opportunités de progrès », en quoi ? Où en sont les recherches ?

France Alzheimer : Malheureusement, toute pathologie, par la mobilisation scientifique qu’elle suscite, reste paradoxalement à l’origine de « réelles opportunités de progrès ». Par ailleurs, par sa logique transversale, la maladie mobilise de nombreuses disciplines scientifiques. Les innovations sont possibles. Elles sont même prévisibles. Les questions qui se posent aujourd’hui sont plurielles et, par conséquent, les réponses à apporter sont autant d’innovations et de progrès envisageables. Pour y répondre, chacun doit faire preuve d’esprit d’innovations (chercheurs, soignants, aidants, industriels etc.).
Pour illustrer cet engagement nécessaire pluriel :
– la nécessité de pouvoir détecter les lésions cérébrales dans la maladie a fortement poussé l’innovation en imagerie cérébrale (marqueurs amyloides et Tau aujourd’hui encore réservés à la recherche)
– le champs des nouvelles technologies tente d’apporter des aides adaptées aux familles et aux personnes malades avec en ligne de mire, la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des personnes.
Cette liste est, bien entendu, loin d’être exhaustive.
Les axes de recherches sont aujourd’hui multiples. En ce qui concerne la recherche fondamentale, l’attention de la communauté scientifique se porte notamment sur la compréhension des mécanismes de développement de la maladie d’Alzheimer.

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Le café en soirée affecte l’horloge biologique circadienne

C’est en affectant l’horloge circadienne (horloge biologique) que le café du soir retarde le sommeil, montre une étude publiée dans la revue Science Trabslational Medicine.

Kenneth P. Wright Jr de l’Université du Colorado et ses collègues ont mené cette étude avec 5 participants qui ont vécu, pendant 49 jours, dans les conditions contrôlées d’un laboratoire de recherche.

Ils ont testé 4 conditions lors des soirées :

  • lumière faible et pilule contenant 200 mg de caféine (équivalent d’un double expresso), 3 heures avant le coucher ;
  • lumière faible et pilule placebo ;
  • lumière vive et pilule placebo ;
  • lumière vive et pilule de caféine.

Des échantillons de salive permettaient de mesurer les niveaux de l’hormone mélatonine qui est produite par la glande pinéale sous le contrôle de l’horloge centrale (maître) du cerveau. Cette dernière s’ajuste selon l’exposition à la lumière et coordonne les horloges cellulaires de tout le corps, explique le chercheur.

Les niveaux de mélatonine dans le sang augmentent pour signaler le début de la nuit biologique au cours de chaque période de 24 heures et diminuent au début de la journée biologique.

Lorsque la soirée était passée sous un faible éclairage, ceux qui prenaient la caféine avaient un décalage de 40 minutes de la production de mélatonine comparativement à ceux qui prenaient le placebo.

Il n’y avait pas de différence significative entre la prise de café dans la condition de faible éclairage et la prise du placebo dans la condition d’éclairage vif.

Les chercheurs ont ensuite mené des expériences de laboratoire qui ont montré que la caféine bloque les récepteurs cellulaires du neurotransmetteur adénosine, qui normalement favorise le sommeil et supprime l’activation.

Ces résultats pourraient avoir des implications pour le traitement de certains troubles du cycle circadien sommeil/éveil. Pour les voyageurs, par exemple, la caféine prise au temps approprié pourrait aider à modifier l’horloge circadienne, souligne le chercheur.

Psychomédia avec sources : University of Colorado Boulder, Science Trabslational Medicine.
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