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Chimiothérapie : un casque réfrigérant contre la perte de cheveux autorisé aux États-Unis

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a autorisé, en décembre 2015, la commercialisation aux États-Unis d’un casque réfrigérant pour réduire la perte de cheveux chez les femmes subissant une chimiothérapie pour le traitement du cancer du sein.

Le système DigniCap, contrôlé par ordinateur, fait circuler un liquide refroidissant dans un bonnet porté lors de la chimiothérapie. Il maintient une température variant entre 3° à 5°C.

Le refroidissement vise la constriction des vaisseaux sanguins dans le cuir chevelu, ce qui, en principe, réduit la quantité de chimiothérapie qui atteint les cellules des follicules pileux (racines capillaires). Le froid diminue également l’activité des follicules, ralentissant la division cellulaire et les rendant ainsi moins susceptibles d’être affectés par la chimiothérapie. Le système n’est pas efficace avec toutes les chimiothérapies, précise la FDA.

Dans une étude avec 122 femmes subissant une chimiothérapie pour des cancers du sein de stades 1 et 2, 66 % ont rapporté avoir perdu moins que la moitié de leurs cheveux.

Les effets secondaires les plus fréquents incluaient des maux de tête induits par le froid et un inconfort au cou et l’épaule, des frissons et des douleurs associées au port du casque pendant une période de temps prolongée.

Psychomédia avec source : FDA.
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Bientôt un test pour dépister le cancer colorectal chez soi ?

Le 28 juin 2016.

La ministre britannique de la Santé publique, Jane Ellison, a annoncé qu’il serait désormais possible de détecter un éventuel cancer colorectal grâce à un nouveau test, qui permet un diagnostic à domicile.

Un seul prélèvement de selles suffit

Le cancer colorectal touche environ 42 000 nouvelles personnes chaque année en France et est responsable de plus de 17 500 décès. C’est le 3ème cancer le plus fréquent et la 2ème cause de décès par cancer en France. Pourtant, s’il est détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10. Grâce à un nouveau test de dépistage à réaliser chez soi, il sera bientôt possible de savoir si on a développé ce cancer ou pas.

Ce « nouveau test ressemble à un bâton de mascara », explique le docteur Ghislain Houbiers, oncologue digestif en Belgique. « Il est beaucoup plus efficace et plus facile que l’ancien : la tige sert à prélever un peu de selles. Une opération que vous faites à domicile. Un seul prélèvement suffit alors que l’ancien test en demandait trois ».

Ce nouveau test devrait arriver en Grande-Bretagne, mais aussi en Belgique. Quant à la France, nous n’avons pas encore d’information sur le sujet.

10 % de personnes en plus dépistées chaque année

Selon la ministre britannique de la Santé publique, Jane Ellison, ce nouveau test devrait permettre de dépister 10 % de personnes en plus chaque année, soit 200 000 personnes au total. Ce nouveau dépistage permettrait ainsi de sauver des milliers de vies. « Ce nouveau test sera très efficace pour nous aider à vaincre le cancer colorectal. Il est très facile à utiliser et permet de détecter plus tôt des éventuels cancers », s’est réjouit la ministre britannique.

En Belgique, les autorités ont prévenu que le test sera gratuit. Les Belges n’auront qu’à renvoyer gratuitement le test dans un centre d’analyse et les résultats seront communiqués à leur médecin traitant. Ce dépistage à domicile risque de réduire de manière significative le nombre de décès liés au cancer colorectal, puisqu’il réduit d’un tiers le risque de mortalité.

À lire aussi : L’aspirine, meilleure alliée contre le cancer ?

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Mutualité française : au revoir monsieur le Président

Etienne Caniard quitte la présidence de la Mutualité française après 6 ans de mandat

Etienne Caniard quitte ses fonctions de Président de la Mutualité française, regroupant 426 mutuelles et revendiquant 18 millions d’adhérents. C’est Thierry Beaudet qui lui succède à la présidence du mouvement mutualiste.

« Les mutuelles sont devenues indispensables »

En guise de conclusion de son mandat présidentiel à la tête de la Mutualité française, Etienne Caniard a esquissé quelques regrets concernant l’inaction autour de sujets pourtant primordiaux tels que  «l’augmentation du reste à charge, le rôle et la part des complémentaires santés ainsi que les difficultés d’accès aux mutuelles ». Autres regret concernant l’immobilisation de « l’organisation de l’offre de soins et l’architecture de la protection sociale ».

Autre regret concernant l’immobilisme de la médecine libérale, notamment au sujet de la liberté d’installation.  Pour Etienne Caniard qui souhaite distiller ses conseils jusqu’au bout juge que la médecine doit se refonder sur de nouvelles valeurs.

Le remboursement de la Sécurité Sociale est également un sujet d’actualité qui rend d’ailleurs les mutuelles indispensables. D’ailleurs, les Français qui en sont privés renoncent deux fois plus aux soins que les autres. 

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Dépression : les bienfaits de 30 minutes dans la nature par semaine

Le 27 juin 2016.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’université du Queensland, en Australie, passer 30 minutes par semaine dans la nature serait efficace pour lutter contre la dépression et l’hypertension artérielle.

La nature réduit le stress et la fatigue

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 50 % de la population mondiale vit en zone urbaine. Un taux qui devrait passer à 70 % de la population en 2015. Et cette urbanisation ne serait pas anodine pour la santé. C’est pourquoi de nombreuses études ajoutent même que les personnes habitant à la campagne auraient moins de problèmes d’obésité, de maladies cardiovasculaires, d’allergies ou de troubles mentaux.

Une toute dernière étude, réalisée par chercheurs de l’université du Queensland, révèle notamment qu’il suffirait de 30 minutes par semaine en contact avec la nature, que ce soit dans les espaces verts, les parcs ou à la campagne, pour diminuer les risques de dépression ou d’hypertension artérielle.

Un bien-être physique, psychologique et social

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont étudié les données médicales de plus de 1 500 Australiens âgés de 18 à 70 ans. Ils ont ainsi pu constater que le contact avec la nature offrait un bien-être physique, psychologique et social, car il réduit le stress et la fatigue mentale. Cette étude révèle aussi que passer du temps en contact avec la nature permettait de se sentir mieux en société et encourageait à se mettre au sport.

« Si chacun d’entre nous se rendait dans un parc pendant une demi-heure chaque semaine, il y aurait 7 % de cas de dépression et 9 % de cas de l’hypertension artérielle en moins », explique le Dr Danielle Shanahan, principale auteure de l’étude.

Pour l’ensemble des États de l’Union Européenne, le coût du stress est estimé à environ 20 Milliards d’euros par an. Passer du temps dans les jardins publics serait donc bénéfique pour la santé et permettrait à nos États de faire de belles économies.

À lire aussi : Pourquoi la nature nous fait du bien

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Outil de dépistage rapide de la fibromyalgie : faites le test

Ce test, l’« Outil de dépistage rapide de la fibromyalgie », a pour objectif la détection de la fibromyalgie chez des personnes qui ont des douleurs diffuses.

Aussi appelé « Questionnaire FiRST » pour « Fibromyalgia Rapid Screening Tool », il a été publié par les rhumatologues français Serge Perrota, Didier Bouhassir et Jacques Fermanian de l’INSERM (1) et de l’Université Paris Descartes en 2010 (2).

Il s’adresse aux personnes souffrant de douleurs aux articulations, muscles ou tendons.

Voyez si vous pourriez souffrir de fibromyalgie en répondant aux 6 brèves questions de ce test :

FAITES LE TEST (gratuit, sans inscription)

(1) Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

(2) Serge Perrota, Didier Bouhassir, Jacques Fermanian du CEDR (Cercle d’Etude de la Douleur en Rhumatologie): Development and validation of the Fibromyalgia Rapid Screening tool (FiRST). Pain. 2010.

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Hypertension : baisse du taux de remboursement d'un médicament

L?Hypérium, médicament contre l?hypertension voit son taux de remboursement baisser

Alors que 12 millions de Français souffrent d’hypertension et se soignent avec des traitements adéquat, l’un de ces traitements voit son taux de remboursement baisser.

Un médicament contre la tension artérielle moins bien remboursé

Depuis le 27 mai dernier, l’Hypérium, un médicament contre l’hypertension exclusivement prescrit sur ordonnance voit son taux de remboursement baisser.

Ce médicament intervient dans la régulation de la tension artérielle est actuellement pris en charge à hauteur de 65 %, pour un tarif de 9,39 euros. Son équivalent générique la Rilménidine s’affiche au tarif de 7,40 euros. A partir du 1er juin 2016, son taux de remboursement baisse à seulement 30 %.

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Règles : les douleurs enfin expliquées scientifiquement !

Le 23 juin 2016.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’université du Massachussetts, aux États-Unis, les douleurs ressenties par une grande majorité de femmes avant d’avoir leurs règles seraient liées à la présence d’une protéine.

La présence d’une substance appelée protéine C-réactive

Près de 80 % des femmes souffrent de syndrome prémenstruel : maux de tête, douleurs dans le ventre ou dans la poitrine, saute d’humeurs… Des symptômes plus ou moins handicapants et qui seraient liés à la présence d’une substance appelée protéine C-réactive (CRP). Sa présence en trop grande quantité provoquerait une inflammation.

C’est ce que révèle une étude parue dans le Journal of Women’s Health. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les données médicales et le comportement de plus de 3 300 femmes âgées de 42 à 52 ans, entre 1996 et 1997. En mesurant leur taux de CRP, ils ont pu constater que lorsqu’il était supérieur à 3 mg/L de sang, les femmes avaient un risque accru de troubles de l’humeur, d’envies de grignotage, de prise de poids, de ballonnements et de douleurs à la poitrine.

Quand ce taux dépassait les 5 mg/L, le risque d’avoir des crampes abdominales et des douleurs dans le bas du dos augmentait significativement.

Une protéine qui apparaît en cas d’inflammation

Synthétisée par le foie, cette protéine apparaît dans le sang en cas d’inflammation de l’organisme. « Nos résultats suggèrent que l’inflammation joue un rôle mécaniste dans la plupart des cas de syndrome prémenstruel mais ce lien doit encore faire l’objet d’une étude et d’un suivi longitudinaux », ont expliqué les auteurs de l’étude.

Et d’ajouter : « Il pourrait être utile de recommander aux patientes d’éviter les comportements qui favorisent les inflammations comme le tabagisme ». D’ores et déjà, les chercheurs envisagent de recommander aux femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel de se tourner vers des médicaments anti-inflammatoires plutôt que vers des antalgiques.

À lire aussi : Des solutions naturelles contre les règles douloureuses

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L’allaitement comme rempart aux troubles du comportement

Le 23 juin 2016.

Selon une étude publiée dans la revue médicale Plos One, les bébés allaités pendant les six premiers mois de leur vie auraient 56 % de risques en moins de présenter des problèmes de comportement entre 7 et 11 ans.

Un nouveau bienfait de l’allaitement

Une nouvelle étude vient démontrer les bénéfices de l’allaitement maternel pour les enfants. Cette étude menée par une équipe de chercheurs du Conseil de recherche sur les sciences humaines à Durban, en Afrique du Sud, révèle en effet que l’allaitement ne protégerait pas uniquement les bébés des maladies infectieuses, il pourrait aussi avoir un impact positif sur le comportement de l’enfant entre 7 et 11 ans.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont étudié le comportement de 1 500 enfants dont 900 avaient été nourris au lait maternel. Résultat : les enfants qui avaient été allaités par leur mère jusqu’à l’âge de six mois avaient 56 % de risques en moins d’avoir des troubles du comportement, par rapport à ceux qui avaient été nourris au lait maternel moins d’un mois.

Allaités pendant 6 mois et placés en crèche

« La durée d’allaitement maternel exclusif d’un nouveau-né a beaucoup plus d’importance qu’on ne le pensait pour plusieurs aspects du développement de l’enfant », a commenté le Dr Tamsen Rochat, principal auteur de l’étude. « Ainsi, des troubles de la conduite dans l’enfance peuvent conduire à des comportements agressifs et anti-sociaux. Ceux-ci affectent l’apprentissage et les relations avec les semblables, et en retour peuvent entraîner des problèmes d’estime de soi et des troubles de santé mentale. Cela peut contribuer à des échecs professionnels plus tard dans la vie », a-t-il ajouté.

Toujours selon cette étude, les enfants qui seraient confiés à une crèche pendant au moins un an auraient 74 % de chances en plus d’être mieux structurés intellectuellement. La crèche leur permet en effet d’apprendre la concentration et la mémorisation, ce qui rend la réalisation des tâches quotidienne plus facile à exécuter.

À lire aussi : Allaiter ou pas ? Comment faire son choix ?

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Généralisation de la complémentaire santé : qu'en pensent les salariés ?

Les Français et leur mutuelle d'entreprise

Deloitte a mené la première enquête depuis l’entrée en vigueur de la loi ANI avec l’IFOP afin de connaître l’état d’esprit des salariés 6 mois après la loi. Le baromètre met l’accent sur les perceptions et attentes des Français vis-à-vis d’un système de santé en évolution.

Les Français pour la surmutuelle : vers de meilleurs remboursements

  • 26 % des interrogés se disent prêts à prendre une sur-complémentaire santé
  • 41 euros : la cotisation mensuelle moyenne afin d’obtenir de meilleurs remboursements et des services en plus.
  • 70 % seraient intéressés par des services liés au bien vivre et au bien vieillir
  • 70 % sont intéressés par des services d’information et de conseil santé
  • 80 % souhaitent une amélioration des remboursements et un tiers est prêt à payer plus pour le renforcement des remboursements.

Les Français qui ont déjà une mutuelle santé estime que son niveau de remboursement est satisfaisant, sur les prestations courantes (consultation du médecin, frais de pharmacie).

C’est du côté des remboursements des soins dentaires et de l’optique que le bât blesse. D’ailleurs, 40 % des Français renoncent aux soins justement pour les spécialités comme le dentaire et l’optique.

La prévention dans les réflexes français

  • 88 % des Français ont réalisé au moins une action de prévention au cours des 2 dernières années
  • 46 % ne connaissent pourtant pas le taux de prise en charge de la prévention dans le cadre de leur complémentaire santé
  • Un peu plus d’un quart des Français attendent plus de la part de leur assureur en matière de prévention.

L’e-santé : l’avenir pour se soigner ?

L’e-santé semble être l’avenir de la santé ! Un effet porté par la loi ANI ? Peut-être bien. En effet, les objets connectés en santé ont quasiment triplé depuis l’année dernière, surement sous l’influence des nouveaux services proposés par les complémentaires santé. C’est d’ailleurs presque un réflexe chez les 18/24 ans puisque 44 % d’entre eux ont l’habitude d’en utiliser.

En revanche, les Français n’oublient pas les données personnelles et souhaitent qu’elles soient protégées même s’ils sont 70 % à être prêts à les communiquer, surtout au personnel médical.

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Insomnies et apnées du sommeil : des troubles fréquents

Le 24 juin 2016.

Les troubles du sommeil, qu’il s’agisse des insomnies ou de l’apnée du sommeil, n’ont pas toujours une cause bien définie. Ils peuvent cependant tous être soignés par une thérapie adaptée.

Une thérapie cognito-comportementale pour soigner les insomnies

Insomnies et apnées du sommeil. Autant de troubles du sommeil qui affectent lourdement le quotidien des personnes qui en souffrent, mais qui peuvent être soignés s’ils sont bien diagnostiqués.

De nombreux Français sont victimes d’insomnies. Selon les chiffres du Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu, 20 % des adultes en auraient fréquemment. Ce trouble du sommeil se caractérise par une situation dans laquelle une personne a des difficultés à s’endormir ou à maintenir son sommeil. Souvent traitées par la prise de somnifères, les insomnies peuvent également être soignées grâce à la thérapie cognito-comportementale, une méthode mise en avant par le Dr Arnaud Metlaine, spécialiste des pathologies du sommeil et qui consiste à « faire de la restriction du temps de sommeil », explique-t-il dans une interview pour l’émission Des maux et des mots. « On va apprendre au sujet insomniaque à réduire son temps de sommeil pour améliorer l’efficacité de son sommeil », ajoute encore cet expert.

Les apnées du sommeil concernent avant tout les hommes

Contrairement aux insomnies, l’apnée du sommeil n’est associée à aucune cause principale. Ce trouble concernerait entre 5 et 10 % des adultes. « Mais dans certains groupes, notamment les diabétiques, les obèses, les hypertendus, ce sont 30 à 50 % des patients qui sont apnéiques », note toutefois le Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu.

L’apnée du sommeil toucherait par ailleurs davantage les hommes puisque 9 % d’entre eux sont concernés par un syndrôme d’hypo-apnée supérieur à 15 apnées par heure contre seulement 4 % des femmes. Pas de thérapie comportementale pour soigner ce trouble qui implique des pauses respiratoires fréquentes et plus ou moins longues pendant le sommeil et qui se traite aujourd’hui à l’aide d’un système de ventilation nocturne par voie nasale.

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