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Les chutes chez les personnes âgées liées à certains médicaments

Certains médicaments peuvent entraîner des chutes chez les personnes âgées, rapporte la Revue Prescrire dans son numéro de novembre.

« Le Centre régional de pharmacovigilance de Strasbourg a analysé les dossiers de patients hospitalisés et ayant chuté. L’étude a été réalisée de manière prospective par des visites bimensuelles pendant une période de 13 mois dans des services de gériatrie. »

« 84 chutes ont été analysées chez des patients âgés en moyenne de 84 ans prenant au moins un médicament connu pour exposer à des chutes. Les patients prenaient en moyenne 6 médicaments, dont en moyenne 2, exposant à des risques de chute. Les chutes ont entraîné des complications chez environ la moitié des patients, le plus souvent des fractures. Près de 40 % des patients ont gardé des séquelles de la chute.

Les médicaments mis en cause ont été, notamment, des antihypertenseurs (chez environ la moitié des patients), des benzodiazépines, des hypnotiques (somnifères) et des antiépileptiques.

Les chutes sont fréquentes chez les personnes âgées. Les conséquences en sont parfois graves, notamment des pertes d’autonomie.

La prévention des chutes chez les personnes âgées passe par une attention particulière aux facteurs de risque. La prise de certains médicaments en fait partie. Il importe de réexaminer régulièrement l’intérêt réel de chaque médicament de l’ordonnance pour envisager une baisse de la posologie, voire un arrêt programmé pour éviter la survenue de chutes avec leurs complications. Surtout quand la personne est déjà à risque élevé de chutes : celles ayant des antécédents de chute, gênées par un déficit visuel, une incontinence urinaire ou un handicap fonctionnel. »

Une étude publiée en 2014 dans le Journal of American Medical Association (JAMA) Internal Medicine montrait que les médicaments prescrits à la majorité des personnes âgées pour contrôler leur pression artérielle augmentaient de 30 % à 40 % le risque de blessures graves dues aux chutes.

Psychomédia avec source : Prescrire.
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De nouvelles découvertes sur le système immunitaire

Lundi 31 octobre 2016.

Des chercheurs anglais affirment avoir fait de nouvelles découvertes sur le système immunitaire, et notamment sur la détection des menaces et la mise en alerte des défenses de l’organisme.

Des molécules, dont on ne connaissait pas le rôle jusqu’ici, ont été identifiées comme faisant partie du système de communication du système immunitaire. 

La communication du système immunitaire plus complexe que prévu

En étudiant ces molécules, et leur manière de communiquer avec l’organisme, les chercheurs anglais ont détecté qu’une partie des messages étaient brouillés, inintelligibles. Chez certains sujets, jusqu’à 40 % des signaux ne sont pas compréhensibles !

Les chercheurs forment l’hypothèse que ces messages que l’organisme ne parvient pas à décoder puissent être à l’origine de certaines maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1, ou encore, la sclérose en plaques. 

Demain, des thérapies personnalisées

Si cette hypothèse se confirme, cela pourrait permettre d’élaborer de nouvelles stratégies en matière d’immunothérapies et de vaccination. Mais aussi de concevoir de plus en plus de thérapies personnalisées, tenant compte des difficultés de communication du système immunitaire de certains patients… 

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Migraines et maux de tête : les aliments déclencheurs selon une revue des études

Une étude, publiée dans le Journal of Head and Face Pain (JHFP), fait le point sur les aliments qui peuvent provoquer les crises de migraine.

L’un des déclencheurs les plus importants pour le mal de tête est le retrait de la caféine, indiquent Vincent Martin et Brinder Vij de l’Université de Cincinnati, qui ont réalisé une analyse de plus de 180 études sur le sujet.

« Si vous prenez régulièrement trois ou quatre tasses de café tous les matins et que vous décidez un jour de sauter cette routine, vous aurez probablement un bon mal de tête ce jour-là », explique Vincent Martin. Mais trop de café peut également présenter un risque : 400 mg par jour (une tasse contient 125 mg) est probablement le maximum pour les personnes qui souffrent de migraine, précise-t-il.

Un autre déclencheur de la migraine est le MSG, qui est un exhausteur de goût utilisé dans une variété d’aliments transformés, dont les aliments surgelés ou en conserve, les soupes, les plats internationaux, les grignotines, les vinaigrettes, les sels d’assaisonnement, le ketchup, la sauce barbecue, et, de façon importante, la cuisine chinoise.

« Vous éliminez cet ingrédient en consommant moins d’aliments transformés », explique le chercheur. « Vous consommez des aliments plus naturels tels que des légumes et des fruits frais ainsi que des viandes fraîches. Le MSG est plus provocateur lorsqu’il est consommé dans des liquides tels que les soupes. »

Dans l’une des études recensées, 5 % des personnes souffrant de migraine étaient plus susceptibles d’avoir une attaque les jours où elles consommaient des nitrites qui sont des agents de conservation utilisés dans les viandes transformées comme le bacon, les saucisses, le jambon et les viandes froides. Lire les étiquettes nutritionnelles pour vérifier leur présence est une bonne idée, dit-il.

L’alcool est un des facteurs alimentaires déclencheurs les plus fréquemment rapportés. Des études suggèrent que la vodka et le vin rouge, en particulier ceux qui ont une teneur élevée en histamine, sont problématiques.

Une alimentation sans gluten n’était utile pour réduire les maux de tête que chez les personnes souffrant de maladie cœliaque, ont montré des études.

Pour ce qui est des régimes alimentaires globaux, l’un des plus prometteurs pour les personnes qui ont des attaques de migraine fréquentes est celui qui augmente les niveaux de graisses oméga-3 et diminue ceux d’oméga-6. Ce qui signifie de diminuer les huiles végétales polyinsaturées (de maïs, tournesol, carthame, canola et soja) et augmenter l’huile de lin, dit le chercheur. Les aliments à consommer incluraient les graines de lin, le saumon, le flétan, la morue et les pétoncles tandis que ceux à éviter seraient les arachides et les noix de cajou.

Psychomédia avec sources : University of Cincinnati, JHFP.
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Pourquoi le chocolat et le vin peuvent provoquer des migraines ?

Le 1er novembre 2016.

À première vue, les épinards, le chocolat et la charcuterie n’ont aucun lien entre eux. Et pourtant, ces trois aliments sont régulièrement cités par les migraineux comme étant à l’origine de leurs maux de tête, la science vient sans doute d’en découvrir la raison.

La flore intestinale des migraineux à l’origine de leurs maux de tête

Les migraineux le savent, certains aliments sont à oublier tant ils déclenchent quasi-instantanément des maux de tête difficiles à supporter. La science, qui n’avait jusqu’ici pas trouvé d’explication à cette étrange conséquence de l’ingestion de certains aliments, vient peut-être de trouver une théorie qui convaincra les personnes sujettes aux migraines de s’éloigner du vin, du chocolat ou encore de la charcuterie.

Des chercheurs de l’université de San Diego, aux États-Unis, viennent de publier une étude dans laquelle ils montrent les résultats d’analyses effectuées sur des échantillons de selles et de salives de plus de 2 000 personnes. En observant ces données, les scientifiques ont noté que la flore intestinale des personnes migraineuses était plus riche de certaines bactéries qui se nourrissent notamment de nitrates.

Chocolat, épinards et salade verte sont à éviter

Or, ces nitrates, qui sont particulièrement présents dans le vin et la charcuterie, qu’ils permettent de mieux conserver, se transforment, au contact de ces bactéries, en monoxyde d’azote. Également appelé oxyde nitrique, le monoxyde d’azote se diffuse ensuite dans le sang et c’est à ce moment qu’il peut déclencher des migraines.

Les migraineux savent désormais les aliments qu’ils doivent éviter de consommer pour être épargnés par les maux de tête. Les nitrates, qui ne sont pour autant pas à éliminer totalement de la nourriture, notamment parce qu’ils sont nécessaires au bon fonctionnement du cœur, sont également présents dans le fromage, la salade verte ou encore les épinards.

Pour en savoir plus : La migraine, ce mal de tête…

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Consommation d'alcool : les femmes l'égal des hommes ?

Les femmes consomment de plus en plus d'alcool

Une étude à l’échelle internationale menée par des chercheurs australiens et américains tend à démontrer que l’écart de consommation d’alcool entre les hommes et les femmes à tendance à se rétrécir. Un phénomène entrainant également des complications de santé liées à l’alcool aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Une étude surtout vraie dans les pays occidentaux

Des chercheurs ont analysé pas moins de 68 études internationales sur la question de la consommation d’alcool. L’analyse concerne ainsi 4 millions de personnes, (39, 7 % en Europe, 36,7 % en Amérique du Nord).

Il en ressort un constat inquiétant : les hommes et les femmes voient leur consommation d’alcool se rapprocher :

  • Chez les personnes nées entre 1891 et 1910 :

– Les hommes étaient 2,2 fois plus susceptibles de boire de l’alcool que les femmes

– Ils étaient 3 fois plus susceptibles de consommer de manière problématique de l’alcool

– 3,6 fois plus de risques d’être affectés par les effets néfastes de l’alcool

  • entre 1991 et 2000, les proportions tombent à 1,1 ; 1,2 et 1,3 fois.

L’analyse conclut que la consommation féminine augmente tandis que les hommes ont tendance à baisser leur consommation d’alcool.

Un phénomène qui provoque la hausse des problèmes de santé liés à l’abus d’alcool.

Vers un programme de santé publique pour améliorer ces résultats ?

Véritable problème de santé publique, l’abus d’alcool a des conséquences en termes de coût. Il faut mettre en place une politique de santé publique pour venir à bout de ce phénomène historiquement masculin.

L’alcool, un des plus gros facteurs de risque pour la santé cause environ 5 millions de décès chaque année à travers le monde. A l’échelle nationale, l’alcool est la 2e cause évitable de mortalité prématurée (49 000 décès chaque année) juste derrière la consommation de tabac.

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Alcool : les femmes boivent désormais autant que les hommes

Le 28 octobre 2016.

Selon une étude menée par des chercheurs australiens et américains, les femmes boivent désormais autant que les hommes dans de nombreux pays occidentaux. Résultat : elles développent des problèmes de santé liés à leur consommation d’alcool.

Les femmes boivent comme les hommes

En soirée, les femmes ne craignent plus de se prendre un verre de vodka ou de gin. Désormais elles boivent comme les hommes. C’est ce que met en lumière une étude publiée dans le British Medical Journal. Pour poser ce constat, les chercheurs ont mis en perspective les résultats de 68 études internationales sur le sujet, portant au total sur plus de 4 millions de personnes.

Concernant les personnes nées entre 1891 et 1910, « les hommes étaient 2,2 fois plus susceptibles que les femmes de consommer de l’alcool, 3 fois plus susceptibles de boire de l’alcool de façon problématique et 3,6 fois plus susceptibles d’être affectés par des effets néfastes liés à l’alcool », expliquent les auteurs de l’étude. Aujourd’hui les hommes sont 1,1 fois plus susceptibles que les femmes de consommer de l’alcool.

L’abus d’alcool peut entraîner de nombreuses maladies

Mais si les femmes boivent plus, leurs problèmes de santé liés à l’alcool augmentent aussi. Les hommes ne sont en effet plus que 1,3 fois plus susceptibles d’être affectés par des effets néfastes liés à l’alcool que les femmes. La grande majorité des études estime que cette diminution des ratios s’explique par une augmentation de la consommation d’alcool des femmes. Seuls six études l’expliquent par une baisse de la consommation de hommes.

Selon les auteurs de l’étude, ce constat doit amener les pouvoirs publics à renforcer leurs politiques d’information sur les dangers de l’alcool sur la santé. L’abus d’alcool peut avoir un impact sur le développement de nombreuses maladies comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et digestives, les maladies du système nerveux et les troubles psychiques.

À lire aussi : L’alcool responsable de 7 cancers ?

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Comment vérifier si un proche vient de faire un AVC et comment réagir

L’AVC (accident vasculaire cérébral) survient lorsque la circulation sanguine est brutalement interrompue par la formation d’un caillot sanguin obstruant une artère cérébrale (infarctus cérébral ou AVC ischémique) ou par la rupture d’une artère cérébrale (hémorragie cérébrale ou AVC hémorragique).

En conséquence, des cellules nerveuses privées d’oxygène et de nutriments nécessaires meurent, entrainant des dommages irréversibles et la perte de fonctions neurologiques, voire une mort subite.

La prise en charge doit être la plus rapide possible dès les premiers symptômes : engourdissement, faiblesse ou paralysie d’un ou plusieurs membres ou du visage, perte de vision, difficultés à parler, trouble de l’équilibre ou mal de tête brutal.

Le Dr Yannick Béjot, neurologue à Dijon, interviewé par 20minutes.fr à l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, précise :

Soit la personne ne voit plus du tout d’un seul œil ou elle a une perte de champ visuel sur les côtés. Outre ces symptômes, qui parfois se cumulent, deux autres signes peuvent alerter : des troubles et vertiges intenses et brutaux et l’impression d’être saoul ou sur un bateau qui tangue, et également une migraine forte. « Mais surtout, dans neuf cas sur dix, les symptômes arrivent très brutalement » (…). Et on peut faire un AVC sans avoir aucune douleur. C’est pourquoi beaucoup de personnes négligent leurs symptômes. »

Comment vérifier que c’est un AVC ?
(…) Premier réflexe : faire parler la personne, lui poser des questions pour vérifier qu’elle arrive à s’exprimer. Puis lui demander de lever les deux bras et les jambes car l’AVC peut provoquer une hémiplégie. De même, on l’invite à sourire et tirer la langue. Côté toucher, on peut lui demander de nous serrer les mains : si la pression est moins forte d’un côté, il y a de quoi s’inquiéter. On peut aussi vérifier qu’il voit bien. « Mais cet examen ne prend que quelques minutes », insiste le médecin.

Car l’urgence, c’est d’appeler le Samu, au 15. La rapidité de la réaction permet de réduire le risque de décès et les séquelles éventuelles. (…) Mais que dire au Samu ? D’abord son nom, son numéro, le nom du patient et où on se trouve. Mais aussi l’heure de l’apparition des symptômes et un maximum de détails sur l’état du malade. « Ainsi, le 15 peut jouer le rôle de chef d’orchestre pour qu’urgentistes, neurologues, radiologues soient prévenus pour prendre en charge rapidement ce patient, explique Yannick Béjot. C’est comme ça qu’on gagne du temps. Pour l’AVC, chaque minute compte. »

(…) Mieux vaut donc appeler le 15 que d’accompagner une personne victime d’un AVC aux urgences, où elle risque d’attendre…

Comment l’installer en attendant les secours ?
(…) « S’il souffre d’étourdissements ou de faiblesses dans les membres, il est préférable de l’allonger pour éviter qu’il ne tombe. » S’il vomit ou régurgite, il faut le mettre en position latérale de sécurité pour éviter qu’il ne s’étouffe. « Dans tous les cas, il ne faut pas l’allonger totalement à plat car il aura du mal à déglutir. Or, il arrive que l’AVC provoque des troubles de la déglutition et dans ce cas la salive risque de s’écouler dans les poumons et provoquer une infection pulmonaire. Qui est d’ailleurs la première cause de décès après un AVC. » Mieux vaut donc l’allonger en positionnant sa tête à 30 degrés.

Que faire si les symptômes disparaissent ?
C’est le piège… Beaucoup de personnes sont victimes d’un mini AVC, un ischème cérébral transitoire (ICT). Les symptômes, déjà décrits, vont s’estomper dans les minutes ou heures qui suivent. « Mais même si les signes sont fugaces, il faut appeler le 15, martèle le neurologue. Cela reste une urgence, car les personnes qui ont fait un ICT risquent fortement de faire un AVC : 3 % environ dans la semaine qui suit, 8 % environ dans les trois mois. Si on met la personne sous traitement, on lui épargne de faire un vrai AVC. » Il ne faut donc pas prendre à la légère ce signal avant-coureur…

Psychomédia avec sources : 20minutes.fr, Inserm.
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La dépression, un mal profond qui touche aussi les enfants

Le 28 octobre 2016.

Selon les données de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), 1 Français sur 5 vivra ou a vécu une dépression au cours de sa vie. Mais les adultes ne sont pas les seuls concernés par le problème.

Une maladie difficile à diagnostiquer

Selon les chiffres officiels, la prévalence des troubles dépressifs est estimée entre 2,1 % à 3,4 % chez l’enfant et à 14 % chez l’adolescent. Souvent mal connue, cette maladie est pourtant à prendre au sérieux car plus tôt elle est diagnostiquée, mieux elle peut être accompagnée. Ce qui pose le plus souvent problème, c’est la difficulté à poser le bon diagnostic. Un enfant replié sur lui-même est-il forcément en dépression ?

« Les symptômes sont difficiles à repérer : le fait qu’un enfant soit agité ou triste n’est pas forcément un signe de dépression », explique le Dr Myriam Szejer, pédopsychiatre et psychanalyste, dans les colonnes de 20 minutes. « Chez les enfants, plus que chez les adultes, le syndrome de la dépression masquée est très présent. »

L’environnement familial ou scolaire souvent en cause

La dépression chez l’enfant est souvent due à l’environnement familial ou scolaire. Elle se manifeste par un changement de comportement, de l’agressivité, de la colère ou une grande timidité. Après un divorce, un déménagement, un décès, ou s’il se fait harceler à l’école, l’enfant peut tomber dans une grosse déprime qui se transformera en dépression si elle n’est pas accompagnée par les parents ou par un pédopsychiatre.

L’enfant peut aussi perdre son appétit, avoir des maux de ventre ou de tête à répétition, il peut devenir extrêmement sensible et se mettre à pleurer à la moindre contrariété, ou avoir des troubles du sommeil. Ce qui doit alerter les parents, c’est le changement de comportement. En cas de doute, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou directement à un pédopsychiatre.

À lire aussi : Faites-vous une dépression ?

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Quel type de médicament peut-on acheter sur Internet ?

En France, il n’est pas possible d’acheter tout médicament sur Internet. Une mesure stricte prise pour lutter contre les risques d’intoxication.

Internet : quels médicaments sont autorisé à la vente ?

En France, les seuls médicaments autorisés à être vendu sur Internet sont les médicaments sans ordonnances. Avec une ordonnance du médecin il n’est pas possible de commander sur Internet et de se faire expédier les médicaments prescrits. Dans ce cas il faut obligatoirement passer par une pharmacie physique

En revanche, certaines pharmacies « en dur » ont un site Internet. Il est alors possible de scanner son ordonnance et de récupérer les médicaments à la pharmacie, pour gagner du temps. Mais ce n’est pas considéré comme de la vente de médicament sur Internet, c’est juste faciliter la commande.

Seuls les pharmaciens peuvent vendre des médicaments sans ordonnance sur Internet

Pour pouvoir faire une telle vente, il faut qu’il y ait une vraie pharmacie avec pignon sur rue derrière le site Internet. Actuellement, en France, il y a environ 350 sites autorisés à vendre en ligne.

La vente de médicament par Internet est risquée dans le cadre du non respects de sites non affiliés à une pharmacie. En effet, le risque pour les personnes qui achètent sur ce type de site c’est de tomber sur de faux médicaments, qui dans le meilleur des cas sont inutiles et inefficace, dans le pire toxique pour le patient.

Pour ne pas se faire avoir, il faut vérifier que le site Internet est bien agréé par le Conseil de l’Ordre des pharmaciens (leur site répertorie également les sites de pharmacie en ligne officiels), des autorités de santé

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Un foetus opéré puis replacé dans le ventre de sa mère

Le 28 octobre 2016.

C’est une opération incroyable que des chirurgiens américains ont tentée, et semble-t-il, réussie, même si elle laisse sceptiques les obstétriciens français.

Opérée à 16 semaines dans le ventre de sa mère 

Au Texas, LunyLee, une petite fille, est décelée porteuse d’une tumeur rare alors qu’elle n’a que 16 semaines. Elle est encore un foetus, dans le ventre de sa mère, et ne pèse que 500 grammes. Seulement voilà : la tumeur peut se développer à toute vitesse, et la condamner, en raison de la multiplication cellulaire accélérée propre aux premiers mois de la vie in utero.

Les médecins proposent à ses parents une opération audacieuse : retirer la tumeur pendant la grossesse, en ouvrant l’utérus, en l’opérant « in vivo », puis, en refermant le tout. 

Bientôt des opérations in utero à l’aide de robots

L’opération s’est déroulée au début de l’année 2016, mais n’a été rendue publique que dernièrement, aux quatre mois de la petite fille qui se porte parfaitement bien, débarrassée de sa tumeur.

Les médecins français qui se sont exprimés sur cette opération depuis qu’elle a été médiatisée restent néanmoins circonspects. Pour eux, les risques d’accouchement prématuré, et de décès du bébé, étaient trop élevés. Il n’empêche : les progrès de la médecine sont tels qu’ils permettront demain fort probablement d’opérer un foetus in utero, mais cette fois, sans ouvrir, grâce à des micro-robots chirurgiens. C’est pour demain, ou pour après-demain.

À lire aussi : La santé durant la grossesse

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