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Comment le conformisme influence l’appréciation des tableaux d’art

Une étude, publiée dans la revue Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts (PACA), a vérifié si le prix d’achat, le prestige d’une galerie ou l’évaluation des autres ayant divers statuts socioéconomiques et éducatifs ont une influence sur l’appréciation des œuvres d’art.

Les psychologues Matthew Pelowski et Michael Forster ont, avec leurs collègues des universités de Copenhague et de Vienne, mené cette étude avec des étudiants qui évaluaient une série de tableaux peints selon le plaisir personnel éprouvé à les regarder.

Avant la présentation, les participants ont appris que certains groupes sociaux avaient déjà vu et évalué les tableaux. Il s’agissait soit de pairs (étudiants universitaires), d’experts (conservateurs de musée respectés), soit d’un groupe du même âge ayant abandonné leurs études universitaires et étant bénéficiaires de la sécurité sociale de longue date. Les résultats ont ensuite été comparés à un groupe témoin qui a évalué les images sans avoir reçu d’informations de contexte social.

Lorsque les participants pensaient que les experts ou leurs pairs aimaient une œuvre, ils l’aimaient plus également. Mais, quand ils pensaient que les décrocheurs sans emploi n’aimaient pas un tableau, ils allaient dans la direction opposée et l’aimaient plus.

Dans une deuxième étude, les chercheurs ont également montré qu’un prix (fictif) de vente d’un tableau aux enchères changeait considérablement la façon dont il était l’évalué.

« Ces résultats apportent un soutien empirique à la théorie de la “distinction sociale” introduite par le sociologue et philosophe français Pierre Bourdieu », explique Pelowski. Ils illustrent comment l’évaluation et l’engagement envers l’art sont utilisés pour montrer une allégeance à des groupes sociaux souhaitables ou une distance vis-à-vis de groupes indésirables ».

Elle illustre aussi un conformisme qui est manifeste dans bien d’autres domaines que l’art. Par exemple : Surprenante tendance au conformisme : l’expérience de Asch.

Psychomédia avec source : University of Vienna, PACA.
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Grossesse : avoir la grippe n'augmente pas le risque d'autisme du bébé

Le 30 novembre 2016.

Une rumeur courait selon laquelle, contracter la grippe durant la grossesse augmentait le risque d’autisme de l’enfant. Une rumeur aujourd’hui contredite par une étude américaine.

Pas de risque pour l’enfant

Attraper la grippe pendant la grossesse n’est pas une bonne chose mais cela n’entraînera pas d’autisme chez l’enfant. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par une équipe de chercheurs du Kaiser Permanente Northern California, aux États-Unis. Selon ces travaux publiés dans la revue américaine JAMA Pediatrics, les infections grippales maternelles et le vaccin contre la grippe n’augmentent en aucun manière le risque d’autisme.

« Nos données indiquent qu’il n’existe pas de lien entre la grippe chez une femme enceinte et le développement du trouble du spectre de l’autisme chez son enfant », note Lisa Croen, qui a participé aux travaux. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné les données médicales de près de 200 000 femmes ayant accouché en Californie entre 2000 et 2010, ainsi que celles de leurs enfants.

Attention à la grippe pendant la grossesse

Sur l’ensemble de ces femmes, 1 400 (0,7 %) ont contracté une grippe pendant la grossesse et 45 231 (23 %) ont été vaccinées. Et sur l’ensemble des enfants nés au cours de cette période, seul 1,6 % a été diagnostiqué comme autiste. Un chiffre trop faible pour être significatif. Même en créant des sous-groupes en fonction des trimestres durant lesquels les futures mères ont été infectées, ou vaccinées, les résultats n’étaient pas plus probants.

Ces résultats sont encourageants mais de nouvelles études seront nécessaires pour préciser les risques éventuels du vaccin pour l’enfant. Notons par ailleurs que contracter la grippe pendant la grossesse peut poser d’autres problèmes. Cela peut notamment augmenter les risques d’accouchement prématuré et d’anomalies congénitales.

À lire aussi : Grippe : symptômes et traitement des virus grippaux

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Le scorbut de retour en raison de mauvaises habitudes alimentaires

Le scorbut, une maladie considérée comme quasi disparue, est de retour en raison de mauvaises habitudes alimentaires, rapporte une étude publiée dans la revue Diabetic Medicine.

Provoquée par des carences en vitamine C, la maladie faisait des ravages parmi les marins qui passaient des mois en mer à l’époque de la marine à voile, en raison du manque de fruits et de légumes.

La maladie a été diagnostiquée en Australie, rapporte Jenny Gunton, directrice du Centre de recherches sur le diabète, l’obésité et l’endocrinologie de l’Institut Westmead de Sydney.

La Dre Gunton s’est penchée sur la question lorsque des patients ont présenté des plaies ne guérissant pas.

Pendant deux ans, les niveaux de vitamine C étaient évalués chez toutes les personnes traitées à une clinique du diabète qui avaient une plaie ne guérissant pas ou une alimentation déficiente. 11 cas de scorbut ont été identifiés et un cas de carence en zinc. Ils ont été traités avec des compléments de la vitamine.

Des études ont montré que le problème ne se limite pas à l’Australie mais touche aussi d’autres pays développés comme la Grande-Bretagne.

La vitamine C est indispensable à la fabrication du collagène. Les carences peuvent provoquer des hématomes, des hémorragies de la peau et des gencives, des douleurs articulaires, des défauts de cicatrisation et, à terme, la mort.

« Le corps humain ne peut synthétiser la vitamine C alors nous devons manger des aliments qui en contiennent ».

Les personnes diabétiques peuvent parfois être tentées d’éviter les fruits en raison de leur apport en sucre (fructose).

Psychomédia avec source : AFP (La Presse), Diabetic Medicine.
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Ne pas confondre vaccin et vaccin homéopathique

Le 29 novembre 2016.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) précise qu’aucun médicament homéopathique ne peut être considéré comme un vaccin. Le 24 novembre, l’ANSM a jugé utile de rappeler, dans un point d’information, cette préconisation.

Des médicaments homéopathiques à manier avec précaution

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est un établissement public français ayant pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments et, plus généralement, tous les produits de santé destinés à l’homme. En France, trois vaccins grippaux inactivés sont commercialisés et pris en charge par l’Assurance maladie dans le cadre de la campagne 2016 (Influvac, Immugrip et Vaxigrip).

Dans son avis relatif aux vaccins anti-grippaux, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France rappelle que les médicaments homéopathiques ne peuvent se substituer à ces vaccins anti-grippaux. Des médicaments homéopathiques avec Autorisation de mise sur le marché (AMM) peuvent avoir une indication dans la prévention ou le traitement de l’état grippal. Mais attention, ces médicaments ne sont pas des vaccins !

Un vaccin pour lutter contre la grippe saisonnière

L’ANSM a donc jugé utile de le rappeler, en spécifiant que « ces médicaments homéopathiques ne peuvent être considérés comme des vaccins et se prévaloir de la désignation de ‘vaccins homéopathiques’. Leur utilisation à la place du vaccin anti-grippal constitue une perte de chance, notamment chez les personnes à risque de complications ».

L’ANSM préfère donc attirer l’attention du public sur quelques faits souvent ignorés. Chaque hiver, la grippe saisonnière touche des millions de personnes en France et provoque des milliers de décès, notamment chez les personnes âgées de plus de 65 ans. L’efficacité de la stratégie vaccinale dépend à la fois de l’efficacité du vaccin et du taux de la couverture vaccinale.

À lire aussi : Vaccin de la grippe et Homéopathie

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Intoxication alimentaire : les salades en sachets sont un vrai nid de bactéries

Le 28 novembre 2016.

Les salmonelles, ces bactéries qui se diffusent dans les aliments, sont responsables de graves intoxications alimentaires. Si tous les aliments ne sont pas égaux devant le risque de contamination, la salade en sachet représenterait pour elles un terreau fertile.

Les sachets de salades, propices au développement des salmonelles

Si vous avez l’habitude de consommer de la salade vendue en sachet, une récente étude scientifique vous invite à vous méfier des conséquences de ce mode d’alimentation. Ces conditionnements seraient en effet propices au développement de bactéries de la salmonelle.

Des chercheurs de l’université de Leicester, au Royaume-Uni, viennent de publier une étude poussée sur le sujet dans la revue Applied and Environmental Microbiology, dans laquelle ils révèlent que ce phénomène surviendrait rapidement après l’ouverture des sachets. Et contrairement à ce qu’il est d’usage de croire, ni le froid, ni le lavage méticuleux de la salade ne permettrait de lutter contre ces bactéries.

Consommer votre salade le plus rapidement possible après ouverture

Or, les salmonelles sont responsables de la plupart des épidémies d’origine alimentaire en Europe. « Les infections par des bactéries du genre Salmonella représentent la deuxième cause de maladies d’origine alimentaire en Europe », note ainsi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). « Elles se manifestent par une gastroentérite aigüe mais peuvent toutefois affecter de façon plus grave certaines populations sensibles ».

Pour se prémunir de cette maladie, les auteurs de cette étude ne conseillent pas forcément de renoncer à la consommation de ces sachets de salades, mais de les consommer le plus rapidement possible après ouverture et de jeter les feuilles abîmées, celles par lesquelles les bactéries se propagent.

Pour en savoir plus : Bactérie E. coli dans les salades : comment prévenir la contamination ?

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L’infertilité, un tabou chez les hommes ?

L’infertilité est aussi une question masculine. Une récente étude montre pourtant que les hommes sont nombreux à ne pas connaître les facteurs de risques qu’ils pourraient éviter.

8 % des hommes ne savent pas qu’ils peuvent être infertiles

L’infertilité, problème qui frappe jusqu’à 20 % des couples qui désirent avoir un enfant, est aussi une question masculine. Et pourtant, ces derniers ne semblent que très peu concernés par cette question. C’est ce que révèle un récent sondage paru dans la revue Human Reproduction, qui révèle également que 8 % des hommes ignorent tout simplement que l’infertilité ne touche pas que les femmes.

Cette méconnaissance se traduit également par un manque de dépistage. Seuls 14 % des 701 personnes interrogées au cours de cette enquête ont consulté un spécialiste pour avoir une évaluation de leur fertilité.

Les hommes sont demandeurs de plus d’informations sur l’infertilité

La moitié des sondés seulement ont été capables d’identifier avec précision certains facteurs. Si la plupart savent qu’un traitement contre le cancer, un problème génétique, le tabagisme ou l’âge peuvent limiter la fertilité, ils sont en revanche moins nombreux à savoir que certains gestes doivent être évités pour la favoriser. Ils ne savent pas, par exemple, que l’utilisation fréquente d’un ordinateur posé sur les genoux nuit à la fertilité, en raison des rayons X qui sont émis par l’appareil. Le surpoids, également responsable de certains cas d’infertilité, n’a également été que très peu cité par les sondés.

« Les hommes n’ont pas tendance à poser des questions sur leur santé, il est donc logique qu’ils soient moins bien informés sur leur fertilité », explique le Dr Phyllis Zelkowitz, auteur de cette étude. Et pourtant, l’étude montre que les hommes sont demandeurs de plus d’informations. Ils seraient un tiers à affirmer que l’infertilité est une source d’inquiétude pour eux, quand 6 sur 10 sont demandeurs de plus d’informations sur le sujet.

 

Échothérapie : de quoi s’agit-il exactement ?

L’échothérapie est en train de se développer en France. Utilisée pour traiter en douceur les nodules thyroïdiens, elle représente une véritable alternative à la chirurgie.

Des ultrasons pour traiter la tumeur

Le nodule thyroïdien est une grosseur qui se forme dans la thyroïde. Selon l’Assurance maladie, dans la majorité des cas, cette affection est bénigne et ne donne lieu à aucun symptôme. Six millions de personnes, en France, ont un nodule thyroïdien. Pour se débarrasser de cette grosseur, qui a des conséquences sur la respiration ou sur la voix, on la traite avec de l’iode radioactif ou par la chirurgie. Mais pour éviter de passer au bloc, on peut se tourner vers l’échothérapie.

L’échothérapie est une technique qui associe deux catégories d’ultrasons : les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) et les ultrasons traditionnellement utilisés en imagerie pour la réalisation d’échographies pour un traitement précis des tumeurs. En 6 mois, le nodule thyroïdien peut être réduit de 50 % et de 75 % au bout d’un an. Une seule séance suffit.

Une technique non invasive

Autre avantage de cette méthode : elle est non invasive, elle ne laisse pas de cicatrice et nécessite une simple anesthésie locale. Selon la grosseur de la tumeur la séance pourra durer entre 20 minutes et une heure. Grâce aux ultrasons, les tissus sont fortement chauffés ce qui entraîne leur mort prématurée.

Mais ce n’est pas tout. Selon une étude britannique, la douleur présente avant traitement aurait complètement disparu chez 75 % des femmes traitées par échothérapie. Encore peu développée en France, cette technique est malgré tout accessible au groupe hospitalier Les Diaconesses Croix Saint-Simon, à Paris, et à l’Hôpital Américain, à Paris également.

 

1 médicament sur 3 serait parfaitement inutile

Quatre ans après la sortie de leur Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, les professeurs Philippe Even et Bernard Debré publient une nouvelle version actualisée.

Un quart des médicaments serait mal toléré

Leur Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux (éditions Cherche-Midi) avait connu un grand succès en 2012 : 160 000 exemplaires vendus. Quatre ans plus tard, 1 500 nouvelles autorisations de médicaments ont été délivrées, il fallait donc « actualiser les connaissances sur ce sujet », explique le professeur Philippe Even, dans une interview au Parisien.

Selon cette nouvelle version, un tiers des médicaments disponibles sur le marché seraient inutiles, un quart serait mal toléré et 5 % seraient potentiellement dangereux. « Ce taux d’inefficacité est particulièrement élevé dans le domaine de l’oto-rhino-laryngologie (78 %) et en gastro-entérologie (62 %) », précise l’ancien doyen de la faculté de médecine de Necker.

Des dépenses de santé trop importantes

« Pour les congestions nasales, les spécialités à base de pseudoéphédrine sont à écarter », ajoute-t-il. « Dans le domaine des allergies, plusieurs antihistaminiques ont une efficacité nulle. Face à la grippe, les traitements présentés comme miracle, notamment le Relenza et le Tamiflu, ont une efficacité faible. »

Résultat : les dépenses de santé en France sont 1,2 à 2 fois supérieures à celles des autres grands pays. Cela représente un manque à gagner de 10 à 15 milliards d’euros, qui pourraient être investis dans les hôpitaux ou dans l’accompagnement des personnes souffrant de handicaps physiques et mentaux, avance Philippe Even. Selon lui, il y a urgence à dérembourser très rapidement ces médicaments inutiles ou dangereux.

 

Film : la Fille de Brest, thriller médical avec Irène Frachon pour héroïne (bande annonce)

La « Fille de Brest » d’Emmanuelle Bercot a pour héroïne Irène Frachon, pneumologue grâce à qui la dangerosité du Mediator a été mise à jour, incarnée par la comédienne danoise Sidse Babett Knudsen (César de la meilleure actrice pour L’Hermine). Le film est sorti en salle le 23 novembre.

« J’ai eu envie de mettre en scène le film après avoir rencontré Irène Frachon qui est un personnage exceptionnel », a expliqué Emmanuelle Bercot (Allociné).

Dans son hôpital de Brest, décrit le synopsis, « une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité. »Emmanuelle Bercot a aussi réalisé « La tête haute ».

Sur le site Sud-ouest, Irène Frachon réagit longuement au film : « Avec La fille de Brest, personne n’oubliera le scandale du Mediator ».