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Gras trans : Santé Canada veut interdire les huiles partiellement hydrogénées : quels aliments ?

Santé Canada prévoit interdire la principale source de gras trans industriels dans les aliments, les huiles partiellement hydrogénées (HPH). Un avis de proposition a été publié en ligne pour recueillir les commentaires jusqu’au 21 juin 2017.

« Les gras trans sont naturellement présents dans certains aliments d’origine animale, comme le bœuf, l’agneau et les produits laitiers », indique Santé Canada.

« Ils peuvent également résulter d’un procédé industriel appelé hydrogénation partielle, qui sert à durcir et à stabiliser les huiles végétales liquides pour améliorer la durée de conservation et la texture des aliments. »

« Les huiles partiellement hydrogénées se trouvent dans les margarines dures, les graisses végétales et les produits de boulangerie et de pâtisserie, comme les biscuits. »

Des mesures antérieures ont été l’indication obligatoire des gras trans sur les étiquettes nutritionnelles et l’établissement de limites maximales volontaires concernant la teneur en gras trans des aliments transformés.

« Le maintien de l’approche volontaire actuelle n’éliminerait pas les produits contenant toujours des HPH et ne permettrait pas au gouvernement d’atteindre l’objectif en matière de santé publique consistant à réduire l’apport en gras trans de la majorité des Canadiens pour qu’il soit inférieur à 1 % de leur apport énergétique total », comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Les gras trans sont malsains parce qu’ils peuvent accroître le risque de maladie du cœur en augmentant le taux de “mauvais” cholestérol (lipoprotéines de faible densité) et en abaissant le taux de “bon” cholestérol (lipoprotéines de haute densité) dans le sang », indique le communiqué de Santé Canada. « Des études ont montré qu’une consommation accrue de gras trans augmente sensiblement le risque de maladie du cœur. »

L’interdiction entrerait en vigueur un an après la finalisation du règlement pour donner aux fabricants le temps de reformuler leurs produits.

Une « Assiette Santé » qui se démarque des recommandations gouvernementales

Pour plus d’informations sur les différents types de gras alimentaires, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Santé Canada.
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Glyphosate : nous sommes tous contaminés !

Glyphosate : nous sommes tous contaminés !

Le 7 avril 2017.

Selon une enquête menée par l’ONG Générations Futures, quel que soit notre mode de vie ou notre alimentation, nous sommes tous contaminés par le glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup, produit par Monsanto.

L’ONG a demandé l’arrêt immédiat de la vente de Roundup

C’est un constat accablant que dresse l’ONG Générations Futures, au terme d’une enquête sur la présence du glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup, dans nos quotidiens. Elle a en effet a demandé à une trentaine de personnes, de 8 à 60 ans, un échantillon d’urine. Parmi les participants, la chanteuse Emily Loizeau ou la chroniqueuse Charline Vanhoenacker.

Après avoir fait examiner ces échantillons, l’ONG a constaté que la totalité d’entre eux, sans exception, contenait du glyphosate. Cela veut dire que l’eau, l’air et l’alimentation sont contaminés par cet herbicide le plus vendu au monde et qui est classé cancérigène probable par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Au nom du principe de précaution, l’ONG a demandé l’arrêt immédiat de la vente de ce produit.

Une contamination trop importante selon l’ONG

Dans les échantillons d’urine, les chercheurs ont établi que la contamination était de 1,25 microgramme par litre (µg/l) en moyenne, soit « 12,5 fois la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau », selon le rapport de Générations futures. Et, ironie de l’affaire, c’est l’ancienne ministre socialiste de l’écologie, Delphine Batho, qui présentait le plus fort taux, avec 2,4 µg/l.

« Malheureusement ces analyses confirment ce que nous craignions après avoir consulté d’autres études réalisées ailleurs en Europe et dans le monde : nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate », a déploré l’ONG. Pour rappel, l’autorisation du glyphosate au sein de l’Union européenne arrivait à expiration, il y a quelques mois, ce qui n’a pas empêché la Commission européenne d’autoriser à nouveau sa vente pour les 14 prochaines années.

Marine Rondot

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Le sommeil profond, une fontaine de jouvence ?

Avec l’âge, les gens ont tendance à moins dormir. Une question se pose : le besoin de sommeil est-il réduit ou y a-t-il une incapacité à produire le sommeil nécessaire ?

La capacité, et non le besoin, est réduite selon les auteurs d’une étude publiée dans la revue Neuron. Et les besoins non rencontrés élèvent le risque de perte de mémoire ainsi que d’un éventail de troubles mentaux et physiques.

« Presque toutes les maladies qui nous tuent tard dans la vie ont un lien de causalité avec le manque de sommeil », indique Matthew Walker, professeur de psychologie et de neuroscience à l’Université de Californie à Berkeley. « Nous avons fait un bon travail pour prolonger la durée de la vie, mais un mauvais travail pour étendre la période de vie en santé. Nous voyons maintenant le sommeil et l’amélioration du sommeil, comme une nouvelle voie pour aider à remédier à cela. »

Des études ont montré des liens entre la détérioration du sommeil et des conditions telles que la maladie d’Alzheimer, les maladies cardiaques, l’obésité, le diabète et les accidents vasculaires cérébraux, dit-il.

Les somnifères sont un substitut médiocre pour les cycles de sommeil naturels dont le cerveau a besoin pour bien fonctionner. La sédation, dit-il, n’est pas un vrai sommeil.

Walker et ses collègues Bryce Mander et Joseph Winer citent des études, dont les leurs (telles que celle-ci et celle-ci), qui montrent qu’avec l’âge, le cerveau a de la difficulté à générer le genre d’ondes cérébrales lentes qui favorisent un sommeil curatif profond, ainsi que les substances chimiques qui aident à passer de façon stable du sommeil à l’éveil et l’inverse.

« Les parties du cerveau qui se détériorent le plus tôt sont les mêmes régions qui sont impliquées dans le sommeil profond », explique Mander.

Le vieillissement entraîne généralement un déclin du stade de sommeil profond et des ondes cérébrales caractéristiques qui lui sont associées.

Ces ondes aident à transférer les souvenirs et les informations de l’hippocampe, où ils sont stockés à court terme, au cortex préfrontal, où ils sont stockés à long terme. Elles diminuent de façon marquée en vieillissant. « Et nous découvrons maintenant que ce déclin du sommeil est lié au déclin de la mémoire plus tard dans la vie », explique Winer.

Une autre déficience qui survient avec l’âge est l’incapacité de réguler les neurotransmetteurs qui stabilisent le sommeil et aident à passer du sommeil aux états éveillés. Ces neurotransmetteurs incluent la galanine, qui favorise le sommeil et l’orexine qui favorise l’éveil.

Les recherches se poursuivent pour développer de meilleurs traitements pour restaurer un sommeil plus naturel que le font les somnifères actuels, indiquent les chercheurs.

Le manque de sommeil profond lié au développement de l’Alzheimer

Pour plus d’informations sur le sommeil et les fonctions cognitives, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : UC Berkeley, Neuron.
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Les bébés pleurent plus dans certains pays

Les bébés pleurent plus dans certains pays

Le 7 avril 2017.

L’étude est très sérieuse bien que le sujet puisse faire sourire : les chercheurs se sont posé une question que personne ne s’était probablement posée avant. « Est-ce que les bébés italiens et allemands pleurent plus que les Britanniques ? » Ils ont mené l’enquête et ont étudié les pleurs de plus de 8 700 bébés dans 7 pays différents. Ils ont ensuite analysé les résultats, parus dans la revue The Journal of Pediatrics.

Qui sont les bébés qui pleurent le plus ?

Les chercheurs ont découvert de véritables différences entre les pays, alors même qu’il aurait été assez naturel de penser que les bébés pleuraient tous à peu près de la même façon. Sur les sept pays étudiés, ce sont les bébés canadiens qui sont les plus gros pleureurs : 34 % ont des périodes de pleurs inexpliqués de plus de 3 heures par jour. Suivent les petits Britanniques (28%) et les petits Italiens (21%). Inversement, c’est au Danemark que les bébés ont ces crises le moins souven,t avec seulement 5 % des enfants étudiés.

Si ça peut paraître normal qu’un bébé de trois mois, comme ceux étudiés par les chercheurs, pleure, en réalité à cet âge-là, la moyenne n’est que de 1 heure 10 de pleurs par jours alors qu’ils commencent, dans les deux premières semaines de leur vie, avec 2 heures de pleurs par jour. Pleurer 3 heures par jour à trois mois n’est donc pas normal, bien que les chercheurs ne sachent pas dire d’où vient le problème.

Quelques pistes à étudier pour les chercheurs en pédiatrie

La recherche menée par le Professeur Dieter Wolke a mis en évidence un problème jusqu’alors très peu traité dans la littérature scientifique. Les chercheurs lancent plusieurs hypothèses sur l’origine de ces périodes de pleurs inexpliqués et sur leur fréquence.

S’il est possible que ce soit lié aux parents et à la parentalité en général, et que donc les pleurs soient d’origine culturelle, il se pourrait également qu’ils soient liés à des habitudes alimentaires qui peuvent donner, ou non, des coliques plus fréquentes.

Si les pédiatres réussissaient à identifier les causes de ces pleurs et la raison de leur fréquence différente selon les pays, les futurs parents les remercieront sans aucun doute.

Paolo Garoscio

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Beaucoup de traitements et examens médicaux inutiles au Canada

« Le rapport Les soins non nécessaires au Canada, diffusé par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) et la campagne Choisir avec soin, confirme l’ampleur du phénomène identifié par l’Association médicale du Québec (AMQ) il y a cinq ans », souligne celle-ci dans un communiqué.

« Le surdiagnostic, le surtraitement et la surmédicalisation affectent les ressources du système de santé, freinent l’accès aux soins, et entraînent des risques pour la santé des patients. »

Selon le rapport, « environ 30 % des examens, traitements ou interventions dans les 8 secteurs visés par les recommandations de la campagne Choisir avec soin pourraient ne pas être nécessaires ».

« Ces chiffres rejoignent l’estimation faite par l’AMQ en 2013 et qui se situe entre 18 % et 35 %. »

Par exemple, parmi les huit recommandations étudiées, figurent celles :

  • « de ne pas utiliser de benzodiazépines ou d’autres sédatifs hypnotiques chez les personnes âgées comme premier choix pour traiter l’insomnie, l’agitation ou le delirium » en raison de « préjudices associés à l’utilisation à long terme de ces médicaments »

  • « de ne pas utiliser d’antipsychotiques atypiques comme intervention de première intention pour traiter l’insomnie chez les enfants et les jeunes »

Or, une personne âgée sur 10 utilise un médicament benzodiazépine de façon régulière dans le cadre d’un traitement contre l’insomnie, l’agitation ou le delirium et le taux d’utilisation de la quétiapine (Seroquel) à faible dose chez les enfants et les jeunes (sans doute pour le traitement de l’insomnie) a connu une croissance rapide dans certaines provinces.

« L’AMQ est par ailleurs préoccupée par l’absence de données probantes en provenance du Québec dans le rapport de l’ICIS. (…) le Québec a pris un retard considérable sur les autres provinces canadiennes (…), entres autres en refusant de participer et de fournir ses données sur la question de la pertinence clinique.

Depuis son lancement, l’AMQ travaille en partenariat avec Choosing Wisely Canada pour le volet francophone de la campagne Choisir avec soin. Des réseaux régionaux sont mis en place afin de favoriser la mobilisation à l’échelle provinciale. À titre de leader québécois, l’AMQ a le mandat de rassembler différentes organisations partenaires dans la mise en œuvre du réseau Choisir avec soin Québec. (…)

« L’AMQ sensibilise les médecins québécois depuis près de cinq ans aux effets pernicieux du surdiagnostic et du surtraitement. Nos initiatives se multiplient, nous offrons maintenant des formations, mais ce n’est pas suffisant. Pour contrecarrer ce phénomène, il faut une prise de conscience globale, systémique. Le gouvernement doit se saisir de l’enjeu et rendre publiques les données qu’il possède. C’est la seule façon d’entamer une conscientisation qui aura un réel effet », a tenu à rappeler Dre Yun Jen, présidente de l’AMQ. »

Pour prendre connaissance des traitements et examens médicaux jugés inutiles, voire nuisibles, voyez la section destinée aux patients sur le site de la campagne Choisir avec soin.

Réduction des surdiagnostics et surtraitements : Québec à la traîne

Psychomédia avec sources : AMQ, ICIS.
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En 2015, le tabac a tué 6 millions de personnes

En 2015, le tabac a tué 6 millions de personnes

Le 6 avril 2017.

Selon rapport Global Burden of Disease, publié dans la revue scientifique The Lancet, le tabac a été responsable de la mort de plus de 6,4 millions de personnes en 2015. Un chiffre en augmentation depuis les années 90.

Le tabac continue de faire des dégâts à travers le monde

Les campagnes de sensibilisation sur les effets nocifs du tabac sur la santé ne cessent de se multiplier et pourtant, le nombre de victimes de la cigarette a augmenté ces dernières années. C’est en tout cas ce que révèle le rapport Global Burden of Disease. Selon ces travaux, le nombre de personnes décédées à cause du tabac a augmenté de 4,7 % entre 1990 et 2015. Il faut tout de même noter que la moitié des victimes habitent en Russie, en Chine, en Inde ou aux États-Unis.

En 2015, 1 homme sur 4 et 1 femme sur 20 fumaient quotidiennement alors qu’en 1990, 1 homme sur 3 et 1 femme sur 12 fumaient quotidiennement. Ce qui est complexe à comprendre, c’est que la proportion de fumeurs a bien diminué significativement à travers le monde, alors même que le nombre de fumeurs a augmenté. Cela s’explique par l’évolution démographique mondiale.

Certains pays plus touchés que d’autres

En France, en 2013, 73 000 décès étaient liés au tabagisme, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS). 8 Français sur 10 ont actuellement déjà essayé une cigarette et un peu plus d’un tiers de la population française entre 15 et 75 ans fume. Mais si la tendance est à la baisse en France, dans certains pays en voie de développement, le nombre de fumeurs explose. Actuellement, le tabac est la cause d’un décès sur dix dans le monde.

« Le taux de mortalité à cause de la cigarette, dans les pays à revenu faible et intermédiaire, sera probablement très important dans les années à venir », déplore John Britton, un spécialiste de la question dans The Lancet.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de fumeurs en Afrique subsaharienne risque d’augmenter de 50 % d’ici à 2025 par rapport à 2010. Un demi-milliard de personnes pourraient mourir prématurément à cause du tabac dans les années à venir. 

Marine Rondot

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Les plus pauvres seraient aussi les plus mal soignés par les médecins

Les plus pauvres seraient aussi les plus mal soignés par les médecins

Le 5 avril 2017.

Une enquête du Défenseur des droits montre que les Français qui vivent dans une situation précaire, notamment ceux qui sont porteurs de la carte CMU-C, seraient moins bien accueillis par les médecins.

De nombreux préjugés circulent sur les porteurs de la carte CMU-C

Les médecins sont accusés d’adapter leur comportement en fonction de la situation sociale de leurs patients. Une enquête du Défenseur du droit, publiée lundi 3 avril 2017, révèle que de nombreux praticiens useraient de stratégies pour accueillir moins de patients vivant en situation de précarité, et notamment ceux qui sont porteurs de la carte CMU-C (Couverture maladie universelle complémentaire).

Pour parvenir à ce constat, les auteurs de ce rapport ont observé plusieurs médecins pendant toute la durée de l’étude, et ont noté de nombreuses entorses à l’article L. 1110-3 du code de la santé publique qui qualifie le caractère illégal de ces manœuvres : « aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention ou aux soins ».

Le Défenseur du droit demande un recensement des médecins qui augmentent leurs honoraires pour certains patients

Et pourtant, dans les faits, de nombreux médecins associent ces patients à des préjugés, notamment des « soupçons de fraudes et de la surconsommation de soins », révèle le Défenseur des droits dans un communiqué. « Les discriminations peuvent prendre la forme d’un refus, de refus isolés, ou de pratique systématique du cabinet. Elles peuvent aussi s’exprimer de manière plus insidieuses : réorientation systématique d’un patient vers un autre praticien ou à l’hôpital, des délais d’attentes anormalement longs, forme d’entente entre praticiens de ne pas s’adresser des bénéficiaires de la CMU-C, de l’ACS ou de l’AME ».

Et pour aggraver encore la situation, les médecins se plaignent de ce que les consultations de ces patients porteurs de la carte CMU sont mal remboursées par l’Assurance maladie. Pour pallier à cette situation, le Défenseur des droits préconise, entre autre, une définition plus stricte du refus de soins par la loi et un recensement des praticiens qui affichent des dépassements d’honoraires aux porteurs de la carte CMU-C ou ACS.

Sybille Latour

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La leptospirose fait son grand retour en France

La leptospirose fait son grand retour en France

Le 4 avril 2017.

La leptospirose est de plus en plus diagnostiquée en France. Cette maladie, transmise par les urines des animaux, qui se traduit par un état semblable à celui provoqué par la grippe, peut conduire à la mort du patient s’il n’est pas traité à temps.

La situation de la leptospirose est endémique dans les départements d’Outre-mer

Tout comme le scorbut, qu’on pensait oublié et qui revient dans certains pays développés, la leptospirose refait parler d’elle. Cette infection également connue sous le nom de « maladie des rats », en ce qu’elle se transmet via les urines des animaux, et particulièrement des rongeurs, connaît une véritable augmentation en France. Une augmentation qui inquiète les autorités sanitaires et qui vient de faire l’objet d’un numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

« La leptospirose est incontestablement un problème de santé publique d’importance internationale », souligne l’éditorial de ce numéro, qui note une incidence d’1 cas pour 100 000 habitants en France métropolitaine entre 2014 et 2015, ce qui représente la plus forte prévalence de la maladie depuis 1920. Mais c’est dans les départements d’Outre-Mer que la situation est qualifiée d’endémique par le Bulletin, puisqu’en Martinique, en Guadeloupe, à La Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie-Française, l’incidence de la maladie est jusqu’à 50 fois plus élevée qu’en France métropolitaine.

La leptospirose conduit à la mort de 60 000 personnes chaque année dans le monde

Cette maladie touche principalement les personnes qui sont régulièrement en contact avec de l’eau. Les principales cibles sont alors les agriculteurs, les éleveurs, les personnes qui travaillent dans les égouts, mais aussi tous ceux qui pratiquent des activités de plein air dans l’eau, telles que le kayak, la pêche ou la baignade.

L’augmentation du nombre de cas conduit le BEH à s’interroger sur les raisons de cette prévalence et les auteurs de cette analyse mettent en exergue deux pistes que sont le réchauffement climatique qui est à l’origine de phénomènes provoquant davantage d’inondations et l’urbanisation toujours galopante, qui s’accompagne de l’invasion de rongeurs dans les quartiers insalubres des grandes villes du monde. Largement sous-estimée, cette maladie doit pourtant faire l’objet d’une attention toute particulière des autorités sanitaires. Selon l’étude réalisée par les auteurs de ce dossier, 1 million de cas de leptospirose seraient diagnostiqués dans le monde chaque année. 60 000 de ces cas conduiraient à la mort du patient.

Sybille Latour

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Syndrome de fatigue chronique : où en est la recherche sur les causes ?

Dans un article publié le 21 mars, Walter Koroshetz, directeur du National Institute of Neurological Disorders and Stroke (NINDS), et Francis Collins, directeur du NIH, font le point.

« On en connaît très peu sur ce qui cause le syndrome ou sur sa base biologique », écrivent-ils. Deux pistes principales sont actuellement à l’étude. « Parmi les nombreuses possibilités qui doivent être explorées, il y a des problèmes du métabolisme cellulaire et des changements dans le système immunitaire. »

« Des études suggèrent, rapportent-ils, que des anomalies du métabolisme cellulaire, un processus biologique complexe qui produit l’énergie, peuvent sous-tendre le syndrome. Une étude récente sur les voies métaboliques dans les échantillons de sang de personnes atteintes montrait une signature suggérant un état hypométabolique, semblable à un phénomène que les biologistes ont étudié dans d’autres organismes et désigné par le terme “dauer” (un état de type hibernation). » (Voyez : Le syndrome de fatigue chronique serait un état d’hypométabolisme comparable à l’hibernation.)

« D’autres études ont suggéré que des changements dans le système immunitaire peuvent jouer un rôle causal, soit en raison d’un processus auto-immun post-infectieux, soit d’une infection chronique inconnue. » (Voyez par exemple : Des marqueurs immunitaires identifiés.)

« À ce jour, la plupart des études ont porté sur un nombre relativement restreint de personnes atteintes du syndrome et ont utilisé différentes méthodes – et il a été rare que les résultats soient répliqués. Compte tenu de l’hétérogénéité de la maladie et de la complexité des analyses, des études de confirmation rigoureuses avec de plus grands groupes de personnes sont nécessaires. »

Un groupe de travail (le Trans-NIH ME/CFS) a été formé au sein du NIH afin de stimuler et coordonner la recherche sur les causes du syndrome. En janvier, il a lancé un appel à candidatures pour l’obtention d’un financement pour l’établissement d’un consortium de centres de recherche.

D’autres initiatives qui ont été financées visent notamment à identifier les gènes impliqués dans la maladie, à déterminer le rôle de cellules immunitaires spécifiques et à identifier des biomarqueurs pouvant aider à diagnostiquer la maladie et évaluer sa progression.

À l’interne, le NIH Clinical Center à Bethesda, dirigé par le Dr Avindra Nath, mènera une recherche consistant à recueillir une multitude de données (analyses sanguines, scans du cerveau…) auprès de personnes atteintes de la maladie afin d’étudier les caractéristiques biologiques de la maladie.

Le NIH promet aussi d’améliorer la communication de ses efforts de recherche auprès de la communauté des malades et à permettre à ceux-ci de poser leurs questions et de faire part de leurs commentaires.

SFC : de nouveaux critères diagnostiques et un nouveau nom proposés

Pour plus d’informations sur le syndrome de fatigue chronique, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : NIH.
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La dépression, un enjeu de santé publique sous-estimé ?

La dépression, un enjeu de santé publique sous-estimé ?

Le 3 avril 2017.

L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète du manque de prise de conscience des autorités sanitaires face au dangereux problème de la dépression. Un trouble qui fait de plus en plus de victimes dans le monde.

Près de 20 % de cas de dépression en plus entre 2005 et 2015

« La dépression est la première cause de morbidité et d’incapacité dans le monde ». C’est ce constat qu’a établi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), observant avec inquiétude une augmentation flagrante du nombre de personnes atteintes depuis ces dernières années.

Les chiffres sont en effet sans appel puisqu’aujourd’hui, plus de 300 millions de personnes vivraient avec ce trouble, ce qui représente une augmentation de 18 % en 10 ans, de 2005 à 2015. Or tous les patients ne sont pas égaux face aux soins et de plus en plus de personnes atteintes de dépression ne sont pas, ou sont mal, diagnostiquées, et n’ont pas accès aux thérapies qui les soulageraient.

La dépression augmente le risque de diabète et de cardiopathies

« Ces nouveaux chiffres tirent la sonnette d’alarme pour que tous les pays repensent leur approche en matière de santé mentale et s’en occupent en lui accordant l’urgence nécessaire », a ainsi déclaré le directeur général de l’OMS, dans un communiqué, à quelques jours de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril, qui doit être le point culminant de la campagne « Dépression : parlons-en ». Une campagne qui s’est fixée de nombreux objectifs parmi lesquels l’accroissement des investissements en faveur d’un meilleur accompagnement des malades.

L’OMS rappelle en effet que dans de nombreux pays, les aides destinées aux personnes présentant des troubles mentaux sont très peu développées et que moins de 50 % des populations concernées sont traitées convenablement. D’ailleurs, seulement 3 % des budgets publics pour la santé sont investis dans la santé mentale dans les pays à faible revenu, contre 5 % dans les pays développés.

Investir dans ces maladies mentales est également un enjeu de santé publique, tant les études sont nombreuses pour démontrer que la dépression est associée à de nombreux autres troubles ou maladies telles que du diabète ou des cardiopathies. Il est également reconnu que la dépression est un facteur de risque de suicide qui conduit à la mort, chaque année, de centaines de milliers de personnes.

Sybille Latour

Faites le test : Faites-vous une dépression ?

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