L’antidépresseur fluvoxamine réduirait de 30 % les hospitalisations de la COVID-19

L’antidépresseur fluvoxamine (Luvox, Floxyfral) peut sauver la vie des patients atteints de la COVID-19 et réduire de 30 % le nombre d’admissions à l’hôpital, selon une étude codirigée par l’Université McMaster (Ontario, Canada).

Ed Mills, chercheur à McMaster, et son équipe ont mené cette étude avec 738 patients brésiliens atteints de la COVID-19 qui ont été assignés aléatoirement à recevoir la fluvoxamine ou un placebo.

Les patients recevant de la fluvoxamine ont été suivis pendant 28 jours afin de déterminer leur état de santé et s’ils avaient encore besoin d’un traitement hospitalier.

L’essai sur la fluvoxamine faisait partie de l’essai TOGETHER, plus vaste, qui a débuté en mai 2020 et visait à tester les traitements potentiels de la COVID-19 dans un cadre communautaire. Dans le cadre de cet essai, huit médicaments ont été testés, dont l’hydroxychloroquine, la metformine, le kaletra et l’ivermectine. Seule la fluvoxamine a eu un effet positif.

La fluvoxamine est le seul traitement parmi ceux testés « qui, s’il est administré à un stade précoce, peut empêcher le COVID-19 de devenir une maladie potentiellement mortelle. Elle pourrait être l’une de nos armes les plus puissantes contre le virus et son efficacité est l’une des découvertes les plus importantes que nous ayons faites depuis le début de la pandémie », a déclaré le chercheur.

En outre, ce médicament peu coûteux et facilement accessible permet aux hôpitaux d’éviter des traitements coûteux et parfois risqués, souligne-t-il.

La fluvoxamine est utilisée depuis les années 1990 et son profil de sécurité est bien connu. Elle a été identifiée au début de la pandémie pour son potentiel de réduction des tempêtes de cytokines chez les patients atteints de la COVID-19. Les tempêtes de cytokines sont des réponses immunitaires graves à la COVID-19 qui peuvent provoquer des lésions organiques potentiellement mortelles.

Les chercheurs soumettront bientôt leurs résultats à une revue médicale pour examen par les pairs, indique le communiqué de l’université. Ils ont également soumis leur recherche aux National Institutes of Health des États-Unis et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un plus petit essai contrôlé avec placébo, publié en novembre 2020 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), a aussi montré une efficacité de la fluvoxamine. Suite à ce résultat positif, une équipe de l’Université McGill (Montréal, Québec) a également lancé un essai. Plus d’informations : COVID-19 : essai de l’antidépresseur fluvoxamine après des résultats prometteurs.



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