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Les complémentaires santé au comportement : comment ça marche ?

Faire du sport pour obtenir des cadeaux et une meilleure santé ?

Dès 2017, les assureurs et groupes mutualistes proposeront des assurances « au comportement ». Un peu comme en auto, avec le « pay how you drive », en santé, les assureurs moduleront les tarifs en fonction de l’hygiène de vie de leurs clients.

L’assurance au comportement : ça débarque bientôt en France

Alors que les États-Unis expérimentent d’ores et déjà le phénomène avec le bracelet FitBit, que Generali en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie et en Afrique du Sud propose le programme d’assurance santé Vitality, le phénomène assurance au comportement débarquera en France d’ici 2017 pour la santé.

Le principe consiste pour les assurés à suivre un programme de remise en forme ou tout simplement à prendre soin de lui (hygiène alimentaire, sport, etc.) en contrepartie de réductions tarifaires ou de bons de réduction auprès de partenaires. Un développement du secteur de l’assurance santé grâce à l’émergence des objets connectés.

Quelle offre en France à partir de janvier 2017 ?

Generali souhaite lancer le programme Vitality, uniquement via les mutuelles d’entreprises. Les sociétés ne seront pas contraintes de proposer ce programme à leurs salariés.

Les salariés qui le souhaiteront pourront activer l’option dans un objectif de prévention et de bien-être. En fonction des individus, des objectifs individuels sont mis en place contre la remise de bons points. En fonction du niveau de points, l’assuré recevra des bons de réductions valables auprès de partenaires, mais pas d’incidence tarifaire, précise l’assureur. Ce dernier se justifie par le fait que les salariés doivent tous bénéficier du même tarif de mutuelle santé au sein de l’entreprise.  

Generali affirme que cette demande émane souvent des entreprises qui souhaitent améliorer le bien-être de leurs salariés.

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Grossesse : quelques vitamines suffisent, sans se ruiner

Le 13 juillet 2016.

Nombreuses sont les femmes à céder aux sirènes du marketing publicitaire, recommandant la prise de compléments alimentaires spéciaux pendant la grossesse. Pourtant, plusieurs études anglaises et canadiennes affirment que ces « traitements » sont pour la plupart inutiles et coûteux. 

Grossesse : de simples cocktails de vitamines suffisent 

Tous les magazines féminins que les mamans feuillettent quand elles attendent un enfant sont remplis des mêmes publicités pour des compléments alimentaires spécialement conçus pour la femme enceinte. Des compléments qui sont parfois vendus à prix d’or. Certains gynécologues s’offusquent de voir dans leur cabinet des patientes avec un sac rempli de vitamines et autres compléments alimentaires, coûteux et donc, la plupart du temps, inutiles.

Plusieurs études arrivent en effet à la conclusion qu’en dehors d’une prescription médicale spécifique, visant à compenser une carence en vitamines ou en fer décelée par des analyses de sang, les femmes enceintes n’ont pas besoin de prendre quoi que ce soit pendant leur grossesse.  

De la vitamine B9 et du fer

Seul un peu de vitamine B9 (acide folique) au début, et de fer, à la fin, pour faire remonter le taux de plaquettes sanguines, peuvent être bénéfiques, mais les femmes enceintes dont la grossesse se déroule normalement peuvent parfaitement s’en passer. 

Ces études parviennent à la conclusion que les cocktails de vitamines classiques, vendus en pharmacie, pour doper en cas de fatigue, sont largement suffisants pour les femmes enceintes qui voudraient un petit coup de pouce.

Attention : une supplémentation en vitamine A n’est pas nécessaire ni même recommandée pendant la grossesse. 

A lire sur le même sujet : être enceinte et bien vivre sa grossesse

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La sclérose en plaques liée à des altérations du microbiome intestinal

Les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ont un microbiome intestinal différent des personnes en bonne santé, selon une étude publiée dans la revue Nature Communications.

Les résultats de cette étude sont en concordance avec ceux d’études récentes reliant les maladies auto-immunes au microbiome intestinal et peuvent avoir des implications pour la recherche de nouveaux traitements, soulignent les chercheurs.

Howard L. Weiner de l’Université Harvard et de nombreux collègues ont mené cette étude avec 60 personnes atteintes de la maladie et 43 personnes en santé.

Le microbiome des personnes atteintes contenait des niveaux plus élevés de certaines bactéries (Methanobrevibacter et Akkermansia) et moins élevés d’autres (Butyricimonas) comparativement aux personnes en santé.

Les changements microbiens étaient en corrélation avec les changements dans l’activité de gènes qui jouent un rôle dans le système immunitaire.

Les participants traités pour la maladie avaient, de leur côté, des niveaux plus élevés de Prevotella et de Sutterella et moins élevés de Sarcina comparativement à celles non traitées.

D’autres études sont nécessaires pour déterminer si les altérations observées sont une cause ou une conséquence de la maladie, indiquent les chercheurs. Le microbiome pourrait jouer un rôle dans la SEP de diverses façons, indiquent-ils.

Des études précédentes ont montré que plusieurs de ces micro-organismes intestinaux peuvent entraîner une inflammation ou sont associés à l’auto-immunité.

Psychomédia avec sources : Brigham and Women’s Hospital, Nature Communications.
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Sucer son pouce : un bon moyen pour lutter contre les allergies ?

Le 12 juillet 2016.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université MacMaster en Nouvelle-Zélande, sucer son pouce ou ronger ses ongles serait un bon rempart contre les allergies.

Sucer son pouce renforce le système immunitaire

Les parents ne cessent de rappeler aux enfants qu’ils ne doivent pas mettre leurs doigts sales dans la bouche, mais ont-ils vraiment raison ? Selon une étude parue dans la revue Pediatrics, sucer son pouce et ronger ses ongles protègeraient les enfants des allergies. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont suivi 1 000 personnes, de leur enfance à leur âge adulte. Résultat : les enfants qui suçaient leur pouce, rongeaient leurs ongles ou les deux, à l’âge de 5, 7, 9 et 11 ans, avaient moins de réactions allergiques que les autres enfants.

Concrètement, les chercheurs ont soumis les volontaires à deux tests, l’un à 13 ans, l’autre à 32 ans. Pour connaître leur résistance, ils déposaient, lors de ces tests, des allergènes (poussière, herbes, champignons, poils de chiens ou de chats, acariens…) sur leurs bras, pour voir si cela entraînait des réactions comme des rougeurs ou des gonflements.

Plus de résistance chez les enfants qui avaient rongé leurs ongles

Grâce à leur expérimentation, les chercheurs ont pu constater que 45 % des enfants présentaient des réactions aux allergènes. Les enfants qui avaient sucé leur pouce ou rongé leurs ongles n’étaient que 40 % a faire une réaction. Ceux qui s’étaient adonnés aux deux pratiques n’étaient que 31 %.

« Nos résultats concordent avec la théorie que l’exposition à la saleté ou aux germes réduit le risque de développer les allergies », a estimé le Dr Sears de l’Université de Mac Master (Ontario) qui a participé à l’étude. « Même si nous n’encourageons évidemment pas ce genre d’habitude, il apparaît qu’elle peuvent avoir un effet bénéfique ». De nouvelles études seront cependant nécessaires pour identifier quels organismes microbiens sont bénéfiques et comment ils pourraient influencer la fonction immunitaire.

À lire aussi : 5 astuces pour éviter de se ronger les ongles

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Quelle stratégie pour l'e-santé en France ?

L'e-santé en France, comment cela va-t-il se développer ?

La ministre de la Santé Marisol Touraine a récemment présenté la ligne stratégique nationale de l’e-santé pour 2020 dans les locaux de la start-up parisienne BePATIENT.

E-santé : 4 priorités

  • mettre le citoyen au cœur de l’e-santé, avec le développement de la télémédecine, la simplification des démarches administratives via une plateforme facilitant la consultation et la participation des usagers.
  • inclure les professionnels de santé dans cette démarche globale, en leur proposant des de cursus de formation sur le numérique en santé, des incitations aux actions d’innovation numérique
  • développer la médecine connectée via un plan dédié axé sur le Big Data en santé
  • renforcer la sécurité des systèmes d’information en santé, un point d’actualité à l’heure à laquelle les données de santé restent un tabou en France.

Un point sur lequel la ministre de la Santé est revenue en évoquant la mise en place du programme « Vitality » de Generali, un programme contre lequel se pose la ministre. Marisol Touraine estime que les data de santé doivent être encadrées par des règles précises.

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La solitude, cause de maladies mentales ?

Lundi 11 juillet 2016.

En 2013, cinq millions de personnes étaient en « situation d’isolement ». Cela se traduit par peu ou pas de contacts familiaux, professionnels ou amicaux… D’après une étude menée par la Fondation de France, « la pauvreté reste déterminante dans la solitude », qui peut elle-même devenir dangereuse pour la santé.

Plus de problèmes de santé mentale

Une étude australienne menée par la Swinburne University of Technology a démontré que le sentiment de solitude pourrait conduire à des problèmes plus graves de santé mentale comme la dépression, l’anxiété sociale ou la paranoïa.

En 2014, un Français sur huit était seul et une personne âgée sur quatre l’était également. En deux ans (de 2013 à 2015), le nombre de personnes isolées a augmenté de quatre millions, ce qui représentait en 2015 15 % de la population. Pour comprendre cette situation que vivent des millions de personnes, l’étude s’est penchée sur la question en suivant 1 000 personnes âgées de 18 à 87 ans, sur une période de six mois.

À noter que la dépression et la solitude restent deux faits psychologiques bien distincts : la solitude porte plus spécifiquement sur les relations, tandis que la dépression englobe plus généralement la santé mentale.

Les anxieux sont plus susceptibles d’être seuls à l’avenir

D’après un chercheur de l’ Université de technologie de Swinburne, Michelle Lim, pour The Conversation, « la solitude est couramment utilisée pour décrire un état émotionnel négatif connu quand il y a une différence entre les relations que l’on veut avoir et celles que l’ on a réellement. (…) Les chercheurs ont trouvé que la solitude (…) est davantage liée à la qualité des relations, plutôt qu’à la quantité. Une personne seule se sent incomprise par les autres, et pense qu’elle n’aura jamais de relations significatives ».

Le constat est tel que la solitude est susceptible d’augmenter le risque des problèmes de santé mentale. L’inverse n’étant pas prouvé, seule l’anxiété sociale augmenterait le risque de solitude, du fait que ces personnes évitent généralement les interactions sociales. La solitude peut également amener à une mauvaise santé physique et augmente les risques de développer de maladie d’Alzheimer.

À lire aussi : La solitude favorise les problèmes cardiaques

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La France se remet à la médecine de guerre

La France se met à la médecin de guerre, rapporte Le Figaro. « Depuis novembre, nous avons acquis des réflexes qui augmentent considérablement notre efficacité », rapporte Jean-Pierre Orsini, médecin urgentiste à Paris. Ce qui est le résultat d’« une véritable mutation des secours français depuis quelques mois », rapporte le quotidien.

« Une mutation “nécessaire et encouragée” à travers plusieurs pistes explorées dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 rendu mardi 5 juillet », souligne le quotidien.

« Parmi les chantiers évoqués par la commission, le plus important concerne la formation des médecins civils aux blessures de guerre. L’objectif étant de les rendre aptes à stabiliser, en quelques secondes, une victime touchée par une balle de kalachnikov. Un point crucial : “Selon les statistiques militaires, quasiment une mort sur deux survient dans les cinq premières minutes et les trois quarts dans la demi-heure”, explique Jean-Pierre Tourtier, médecin chef de la brigade des sapeurs-pompiers. »

Les équipes du Samu sont ainsi régulièrement invitées à travailler les différents gestes grâce à des exercices, encadrés par des médecins militaires, explique Pierre Carli, médecin-chef du Samu de Paris.

Ces entraînements, d’abord cantonnés à la région parisienne, ont été étendus en février aux huit villes accueillant le championnat d’Europe de football. « À terme, nous voulons que toutes les équipes du Samu en France soient capables de faire de la médecine de guerre », explique Pierre Carli.

À leur arrivée sur le site d’un attentat, les équipes du Samu doivent réaliser une tâche complexe : le tri des victimes. Il est possible grâce à la présence de médecins, capables de décider qui sont les personnes dont le pronostic vital n’est pas mis en jeu, les urgences relatives, et celles devant intégrer un hôpital le plus rapidement possible. Les actes médicaux de « damage control », appris lors des entraînements, se concentrent alors sur la deuxième catégorie. »

« L’idéal serait que tous les citoyens connaissent quelques gestes très simples mais précieux pour gagner quelques secondes. C’est dans cette optique que nous avons lancé le “Samedi qui sauve”. Nous développons également des liens avec l’Éducation nationale pour que des cours basiques soient dispensés aux collégiens », explique Pierre Carli. Depuis janvier 2016, plus de 80 000 citoyens sont allés suivre des formations.

Article du Figaro : Le Samu français se met à la médecine de guerre.

Photo : Le Comptoir Voltaire après l’attaque terroriste, le 13 novembre 2015. Source : Wikipédia.

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En savoir plus sur, la Maladie de Lyme et les Infections froides

Le 08/08/2016.

La France est un pays où la maladie de Lyme se répand en silence. Le nombre de victimes dans l’hexagone est estimé à 27 000 personnes par an, soit 43 cas pour 100 000 habitants. Ces dix dernières années, les cas ont augmenté de 320 %…

Une maladie transmise par piqûres

Aussi appelée « Borréliose », cette maladie nous est transmise par piqûres de tiques, poux ou araignées. Aujourd’hui, elle est considérée comme une maladie chronique et d’après le Docteur Béatrice Milbert, la maladie n’est pas reconnue comme elle devrait l’être. On pourrait la comparer à une véritable épidémie avec 300 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, dont environ 25 000 en France.

La maladie se traduit par des problèmes neurologiques, cutanés, des douleurs articulaires, des problèmes cardiaques, pulmonaires, intestinaux. Transmise de l’insecte à l’Homme, cette maladie s’avère également génétique. Ainsi, la mère peut la transmettre à son enfant. Chez beaucoup d’humains, elle est certainement déjà préexistante et reste silencieuse dans l’organisme. Dite « froide », la Lyme est sournoise et ne montrera aucun signes de vie avant son explosion.

La maladie se déclenche lorsque l’organisme est plus vulnérable

D’après le Docteur Philippe Bottero, « certaines formes microbiennes ont la capacité de persister de nombreuses années dans l’organisme et de déclencher, si le système immunitaire devient moins performant, des pathologies avec atteinte générale ». Le stress peut donc amener la maladie à se réveiller après de nombreuses années.

D’après Béatrice Milbert, pour soigner cette maladie, il est d’abord conseillé d’adopter une bonne hygiène de vie et de supprimer le sucre, le lait de vache, la viande et le poisson cru. Des traitements à base de plantes existent aussi et d’après Richard Horowitz, 90 % des cas montrent des résultats encourageants en mixant lors du traitement des produits naturels et des antibiotiques.

À lire aussi : Maladie de Lyme : une plainte contre l’État et les laboratoires

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Top 30 de la santé : le classement des complémentaires santé

Quelles sont les complémentaires santé qui dominent le marché ?

Que de changements en 2015 pour la santé ! Complémentaires santé responsables, réforme de l’aide à la complémentaire santé et bien sûr généralisation de la complémentaire santé à destination des salariés du secteur privé. Quels changements dans le  classement des leaders de la santé ? L’Argus de l’assurance apporte des réponses :

Quels acteurs des complémentaires santé dominaient le marché en 2015 ?

L’Argus de l’assurance a réalisé un classement des complémentaires santé qui ont cumulé le plus de cotisations en affaire directes en 2015.

Voici le top 5 :

#1 Unions Harmonie Mutuelles : 2 586,9 (+ 4,4 % par rapport à 2014)

#2 Groupe Istya : 2 412 (+1,5 %)

#3 AG2R La Mondiale : 1 949 (+22,3 %)

#4 Groupama : 1919,1 (+ 2,5 %)

#5 Axa France : 1 893 (- 0,9 %)

Classement 2015 versus 2014

Dans ce classement on retrouve les mêmes acteurs que l’année précédente, mais pas toujours dans le même ordre !

Les 2 premiers du classement restent les mêmes qu’en 2014 alors même que les deux groupes continuent leur procédure de regroupement. Les bouleversements dans le reste du classement relèvent ainsi de la croissance externe :

  • AG2R La Mondiale gagne ainsi 4 places grâce à l’intégration de Réunica explique l’Argus de l’assurance.
  • Macif, en 15e position réussit la plus grosse progression (+ 27,9 %) grâce à l’intégration de mutuelles analyse l’Argus de l’assurance.
  • Quant à Humanis, avec -13,1 % des cotisations, c’est la chute la plus sévère et perd ainsi3 places au classement par rapport à l’année précédente, en raison de la sortie des mutuelles MBA et Latécoère.
  • Grâce à la loi ANI, 2 compagnies d’assurance voient leur progression commerciale s’emballer : Allianz (+11,8 %) et Generali (+13,3 %). En revanche, effet généralisation de la complémentaire santé, Axa et Swiss Life voient leurs résultats à la baisse.

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Les hépatites virales font plus de victimes que le sida

Le 8 juillet 2016.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres et de l’Université de Washington, les hépatites virales ont tué 1,45 million de personnes en 2013, soit 63 % de plus qu’en 1990.

Le nombre de décès en hausse depuis 20 ans

Les hépatites font plus de victimes que le sida ou la tuberculose. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue médicale The Lancet. Ces maladies infectieuses qui se transmettent sexuellement et par les liquides corporels (les hépatites B et C) ou par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés (les hépatites A et E) ont été à l’origine du décès de 1,45 million de personnes en 2013. En comparaison, 1,4 million de personnes sont mortes de la tuberculose, 1,3 million du sida, et 885 000 du paludisme cette même année.

« L’hépatite virale est une cause majeure de décès et d’invalidité dans le monde entier », expliquent les auteurs de l’étude. « Contrairement à la plupart des maladies transmissibles, la charge absolue et le rang relatif de l’hépatite virale a augmenté entre 1990 et 2013. »

Des vaccins encore trop chers

Les hépatites les plus meurtrières sont les hépatites B et C (96 % des décès) qui provoquent des cancers du foie ou des cirrhoses. Pour éviter d’être contaminé par l’hépatite B, des vaccins existent mais ils « restent hors de la portée de n’importe quel pays, riche ou pauvre », estime le Dr Graham Cooke de l’Imperial College de Londres. Pourtant « trois injections de ce vaccin confèrent à 98 % des personnes vaccinées une protection contre une infection par le virus de l’hépatite B », précise l’Institut Pasteur.

En revanche, il n’existe aucun vaccin à l’heure actuelle contre l’hépatite C. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 130 à 150 millions d’individus sont porteurs chroniques de l’hépatite C et 500 000 personnes en meurent chaque année, à travers le monde. Les régions les plus touchées restent l’Afrique et l’Asie centrale et orientale.

À lire aussi : Traitements non conventionnels de l’hépatite B

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