Archives de catégorie : ACTUALITES

Complémentaires santé senior : quelles garanties minimales ?

Les seniors mieux couverts par les mutuelles santé ?

A partir du 1er janvier 2017, suite de la généralisation de la complémentaire santé, avec cette fois des contrats santé adaptés aux seniors de plus de 65 ans. Les mutuelles santé étant chères pour cette catégorie de personnes, le gouvernement souhaite leur offrir un accès à ces contrats alliant prestations / cotisations.

Complémentaires santé labellisées : quels niveaux de garantie ?

Le principe consiste à proposer des garanties et primes minimales pour être labellisés et éligibles au crédit d’impôt. Il existe 3 niveaux de garanties pour les seniors de 65 à 69 ans :

  • 41 euros
  • 52 euros
  • 77 euros

Au-delà de 70 ans :

  • 75 euros
  • 87 euros
  • 132 euros

Chaque niveau de garantie devra intégrer la prise en charge intégrale du ticket modérateur et un forfait journalier hospitalier. En matière d’optique, dentaire, audioprothèse ou encore de dépassements d’honoraires, une complémentaire labellisée respectera les plafonds minimums de remboursement.

  • Soins de ville et pharmacie : Dépassements d’honoraires (CAS)             : 0 %, 70 % du tarif de la Sécu, 120 % TS
  • Soins de ville et pharmacie : Dépassements d’honoraires (non CAS) : 0 %, 50 % TS, 100 % TS
  • Hospitalisation : Frais de séjour : 100 %  du ticket modérateur pour les 3 niveaux
  • Hospitalisation : Chambre particulière en cas d’hospitalisation :             0, 0, 60 euros / jour limité
  • Hospitalisation : Forfait journalier hospitalier dans les établissements de santé             100 % sans limitation de durée
  • Optique, monture + 2 verres simples : 150, 200, 300 euros
  • Optique, monture + 1 verre simple et 1 verre complexe : 250,325, 425 euros
  • Optique, monture + 2 verres complexes : 350, 450, 550 euros
  • Soins dentaires prothétiques ou orthopédie dentofaciale : ticket modérateur (TM ) + 100 % du tarif de la Sécu, TM + 200 % TS, TM + 300 % TS
  • Audioprothèse : 450, 600, 750 euros / appareil

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Maisons de retraite de luxe, l’avenir du tourisme tunisien ?

Alors que le tourisme tunisien est en berne, la branche santé est considérée comme un moyen de sauver l’industrie, rapporte La Tribune de Genève.

Dès octobre, le très luxueux hôtel 5 étoiles Saphir Palace & Spa à Hammamet ne sera réservé qu’aux personnes âgées et dépendantes.

Président de la compagnie française Carthagea, Alexandre Canabal qui est à l’origine de la future transformation de cet hôtel en maison de retraite, explique :

« Il y a beaucoup d’infirmiers tunisiens au chômage ; nous allons les former à un public français. En plus, nous pérennisons le personnel de l’hôtel. Au total, nous aurons 400 employés pour cette résidence. »

Carthagea est un opérateur français de résidences d’hébergement médicalisées pour les personnes dépendantes et spécialisées dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

Le Français voit cette première résidence destinées à des Européens francophones comme un projet pilote. Il compte ainsi ouvrir une résidence chaque année pendant cinq ans, puis une tous les deux ans.

Le thermalisme est un autre moteur du tourisme médical. « La Tunisie est le 2e pays thermal au monde. Nous sommes en plein boom », indique Rezig Oueslati, président de la fédération du thermalisme. « Avec l’Autriche, nous avons un accord pour construire un village du thermalisme. C’est un projet à 350 millions d’euros (379 millions de francs) qui va créer 5000 emplois sur cinq ans. »

Psychomédia avec source : La Tribune de Genève.
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Après une journée de travail mental, les décisions financières deviennent plus impulsives

La fatigue d’une seule journée de travail cognitif entraîne des décisions économiques plus impulsives, montre une étude française publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Résister aux tentations des récompenses immédiates est une capacité essentielle pour la réalisation d’objectifs à long terme. Cette capacité d’autocontrôle repose sur l’activité du cortex préfrontal latéral, qui est également impliqué dans les processus de contrôle exécutif, tels que la mémoire de travail ou la flexibilité cognitive (capacité d’une tâche à l’autre).

Bastien Blain, chercheur à l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et ses collègues (1) ont mené cette étude avec 50 personnes âgées en moyenne de 24 ans, réparties en 3 groupes.

Un groupe devait résoudre des exercices compliqués pendant plus de 6 heures. Un deuxième devait résoudre des exercices simples et un troisième jouait à des jeux vidéo ou lisait des articles. A différents moments, les chercheurs demandaient aux participants de choisir entre recevoir une petite somme d’argent immédiatement, ou une plus grosse somme plus tard.

Un travail cognitif prolongé favorisait le choix impulsif de la récompense immédiate plutôt que les bénéfices à long terme. Cet effet de la fatigue était lié à la réduction de l’activité du cortex préfrontal latéral après son utilisation intensive au cours de la journée.

« Mieux vaut donc éviter de prendre une décision importante en fin de journée, notamment financière », conclut le communiqué de l’Inserm.

(1) Guillaume Hollardet Mathias Pessiglione.

Psychomédia avec sources : Inserm, PNAS.
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Martin Winckler : « les préjugés des médecins sont des préjugés de classes »

Dans un entretien accordé au journal l’Humanité, le médecin Martin Winckler, auteur de plusieurs essais et romans, s’exprime sur quelques sujets, dont les « préjugés de classe des médecins », la prise de conscience par les médecins de leurs conflits d’intérêts et des thèmes qu’il souhaitait exprimer dans ses romans.

Interrogé sur « le manque d’empathie des médecins pour leurs patients » qui « revient en leitmotiv dans (ses) romans », il décrit comment, sélectionnés parmi des jeunes gens issus de milieux favorisés, les médecins « sont éduqués comme s’ils étaient des aristocrates, comme s’ils valaient plus que les infirmières », par exemple. Les spécialistes valent plus que les généralistes et les médecins, mieux que les patients.

Interrogé sur ses romans, il mentionne notamment la « Maladie de Sachs » dans lequel il souhaitait donner la parole aux patients et dire que « ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on pense soi-même » en tant que médecin. Il avait un « objectif moral » : « c’était important, précisément, de contrebalancer le discours paternaliste, le discours technique, le discours moralisateur du monde médical au travers de la fiction, et en donnant la parole aux patients ».

Certains médecins québécois auraient bien besoin de ses leçons actuellement alors qu’au CUSM et au CHUM, ils font passer leurs convictions personnelles avant le droit des patients à recevoir une aide médicale à mourir tel que leur reconnaît la nouvelle loi. (Voyez dans Le Devoir : La raison divine des médecins rois, de Brian Myles.)

Article complet dans l’Humanité : Martin Winckler « Les préjugés des médecins sont des préjugés de classes ».

Martin Winckler a publié, en 2016, un nouveau roman intitulé « Abraham et fils » (éditions P.O.L) qu’il décrit dans cette vidéo.

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Le café nuirait à la récupération de l’oreille après un bruit important (ex. concert)

La consommation quotidienne de caféine pourrait entraver la récupération suite à des dommages auditifs temporaires, selon une étude québécoise publiée dans Journal de l’American Medical Association (JAMA).

Le bruit excessif est présent dans plusieurs environnements de travail. Les concerts et les autres événements sociaux peuvent également être une source de bruit importante, où les niveaux sonores peuvent excéder les recommandations de santé et mener à la diminution de l’acuité auditive.

« Lorsque l’oreille est surexposée à un son, elle peut souffrir d’une perte auditive temporaire », explique Faisal Zawawi de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), coauteur. « Ce type de problème se résout habituellement au cours des 72 heures suivant l’exposition, mais si les symptômes persistent, la dégradation peut s’avérer permanente. »

Grâce à leurs travaux précédents, les chercheurs soupçonnaient déjà que certaines substances, comme la caféine, pourraient avoir un impact sur la capacité de l’oreille à récupérer, explique le communiqué du CUSM.

« Les chercheurs ont eu recours au modèle animal, exposant deux groupes à un son de 110 dB (comparable à un concert de rock à volume élevé) pendant une période d’une heure. Un des deux groupes était exposé à des doses de caféine. 24 heures plus tard, les chercheurs ont découvert que la perte auditive était similaire chez les deux groupes. Par contre, à la suite d’une période de huit jours, le groupe sans caféine avait presque complètement retrouvé son seuil auditif initial, alors que la perte auditive persistait chez le groupe recevant de la caféine au quotidien. »

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre la nature de l’impact chez les êtres humains.

Psychomédia avec source : CUSM.
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Réforme du système de santé : que souhaitent les Français ?

Les Français et le système de santé

L’Association des laboratoires internationaux de recherche (LIR) a réalisé une enquête avec Ipsos pour connaître les attentes des Français en matière de réforme du système de santé. Voici les résultats de l’enquête menée du 27 au 31 mai 2016 auprès de 2 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

Santé des Français : pessimisme ambiant

  • 55 % des Français pensent que leurs enfants seront moins bien soignés qu’eux-mêmes
  • L’accès aux soins est une vraie préoccupation :
  • Le nombre de médecins répartis sur l’ensemble du territoire est une question pour plus de 80 % des Français
  • De la même manière, les délais de rendez-vous les inquiètent également

La solution ? Réformer le système de santé pour 45 % des répondants.

  • 80 % ne souhaitent pas toucher au budget alloué à la santé, mais pensent plutôt qu’il faut changer les pratiques médicales et l’organisation des soins
  • Pour les Français, il convient de faire des réformes tendant à améliorer le parcours de soins ; de déléguer les tâches de professionnels de santé (médecins) à d’autres. Par exemple, 63 % des personnes interrogées souhaitent une délégation de certaines tâches des médecins vers les opticiens, 55 % souhaitent des délégations vers les pharmaciens.

Pas de dépenses de santé supplémentaires

Sans surprise, les Français ne sont pas prêts à engager plus de dépenses pour leur santé :

  • Seuls 21 % seraient d’accord pour cotiser plus auprès de leur complémentaire santé
  • 25 % auprès de la Sécurité Sociale

La santé dans le débat présidentiel pour 2017

  • 80 % des Français pensent que la santé ne tient pas une place assez importante dans le débat électoral pour 2017
  • Mais 57 % ne font ni confiance à la gauche, ni à la droite pour mener à bien ces réformes

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Médicaments contre l'hypertension : de nouveaux déremboursements

Pourquoi l'Olmésartan contre l'hypertension ne sera plus remboursé ?

Et ça continue encore et encore… La Sécurité Sociale ne remboursera plus un traitement lié à l’hypertension. Cette décision survient après une réévaluation de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et prendra effet le 2 janvier 2017.

L’Olmérsatan ne sera plus remboursé par la Sécurité Sociale

L’Ansm vient récemment d’annoncer que la molécule baptisée Olmésartan ne sera plus prise en charge par l’Assurance Maladie à partir du 2 janvier 2017. Un délai de 6 mois donc, afin que les patients qui souhaitent changer de traitement ne le fassent pas brutalement. L’Ansm rappelle à ce titre qu’un traitement en cours ne doit pas être interrompu sans un avis médical.

Le traitement contre l’hypertension réévalué

Suite à sa réévaluation, basée sur le rapport risques/bénéfices des produits médicamenteux de la Haute Autorité de Santé (HAS), l’Olmérsatan serait jugé pas assez efficace. Pour l’Ansm, opter pour ce médicament contre l’hypertension revient à réduire ses chances de guérison et de traitement.

Cette annonce de déremboursement aura pour conséquence de changer les habitudes de prescription des médecins, renvoyant leurs patients vers des traitements plus efficaces. 

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Une trousse à pharmacie efficace pour cet été !

Pour ne rien n'oublier dans sa trousse à pharmacie en vacances, suivez le guide !

Vous avez prévu de partir en vacance cet été ? Mais avez-vous pensé à préparer votre trousse à pharmacie ? Un petit élément bien utile à glisser dans ses bagages quand on n’est pas chez soi… Voici le trousse à pharmacie parfaite et complète pour partir en vacances.

Les médicaments de base à ne pas oublier

  • Un antalgique comme le  Paracétamol par exemple
  • Un antidiarrhéique,
  • Des antihistaminiques en cas de réactions allergiques
  • Des médicaments contre le mal des transports

Des éléments indispensables de la trousse à pharmacie

  • Des pansements
  • De la crème contre les brûlures
  • Une lotion antiseptique
  • Un sérum physiologique
  • Un gel hydro-alcoolique
  • Un thermomètre
  • Une pince à épiler
  • Des sachets de réhydratation

Priorité aux médicaments liés à un traitement

En cas de traitement en cours durant la période du séjour, il est évidemment indispensable de prévoir le traitement en quantité suffisante.

En cas de voyage en avion, il est préférable de transporter ces traitements dans le bagage à main, pour éviter le risque de pertes de bagages ou de retard dans leur acheminement. Bien sûr, ces traitements doivent être accompagnés de l’ordonnance avec la dénomination commune internationale en cas de contrôle.

Autre conseil : les médicaments emportés en vacances sont de préférence accompagnés de leur boite d’origine, afin d’éviter les confusions.

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Chimiothérapie : un casque réfrigérant contre la perte de cheveux autorisé aux États-Unis

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a autorisé, en décembre 2015, la commercialisation aux États-Unis d’un casque réfrigérant pour réduire la perte de cheveux chez les femmes subissant une chimiothérapie pour le traitement du cancer du sein.

Le système DigniCap, contrôlé par ordinateur, fait circuler un liquide refroidissant dans un bonnet porté lors de la chimiothérapie. Il maintient une température variant entre 3° à 5°C.

Le refroidissement vise la constriction des vaisseaux sanguins dans le cuir chevelu, ce qui, en principe, réduit la quantité de chimiothérapie qui atteint les cellules des follicules pileux (racines capillaires). Le froid diminue également l’activité des follicules, ralentissant la division cellulaire et les rendant ainsi moins susceptibles d’être affectés par la chimiothérapie. Le système n’est pas efficace avec toutes les chimiothérapies, précise la FDA.

Dans une étude avec 122 femmes subissant une chimiothérapie pour des cancers du sein de stades 1 et 2, 66 % ont rapporté avoir perdu moins que la moitié de leurs cheveux.

Les effets secondaires les plus fréquents incluaient des maux de tête induits par le froid et un inconfort au cou et l’épaule, des frissons et des douleurs associées au port du casque pendant une période de temps prolongée.

Psychomédia avec source : FDA.
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Mutualité française : au revoir monsieur le Président

Etienne Caniard quitte la présidence de la Mutualité française après 6 ans de mandat

Etienne Caniard quitte ses fonctions de Président de la Mutualité française, regroupant 426 mutuelles et revendiquant 18 millions d’adhérents. C’est Thierry Beaudet qui lui succède à la présidence du mouvement mutualiste.

« Les mutuelles sont devenues indispensables »

En guise de conclusion de son mandat présidentiel à la tête de la Mutualité française, Etienne Caniard a esquissé quelques regrets concernant l’inaction autour de sujets pourtant primordiaux tels que  «l’augmentation du reste à charge, le rôle et la part des complémentaires santés ainsi que les difficultés d’accès aux mutuelles ». Autres regret concernant l’immobilisation de « l’organisation de l’offre de soins et l’architecture de la protection sociale ».

Autre regret concernant l’immobilisme de la médecine libérale, notamment au sujet de la liberté d’installation.  Pour Etienne Caniard qui souhaite distiller ses conseils jusqu’au bout juge que la médecine doit se refonder sur de nouvelles valeurs.

Le remboursement de la Sécurité Sociale est également un sujet d’actualité qui rend d’ailleurs les mutuelles indispensables. D’ailleurs, les Français qui en sont privés renoncent deux fois plus aux soins que les autres. 

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