Article mis à jour en novembre 2026.
Les maladies auto-immunes surviennent quand le système immunitaire, censé nous protéger des microbes, s’attaque par erreur aux propres tissus de l’organisme. Elles sont nombreuses, souvent chroniques, et touchent majoritairement les femmes.
Comment elles se développent
Leur origine est multifactorielle : une prédisposition génétique, des facteurs hormonaux (ce qui explique en partie la prédominance féminine) et des facteurs d’environnement comme certaines infections, le tabac ou le stress. Elles évoluent souvent par poussées.
Les plus fréquentes
- thyroïde : thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow ;
- articulations : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ;
- peau : psoriasis, vitiligo ;
- intestin : maladie cœliaque, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ;
- système nerveux : sclérose en plaques ;
- pancréas : diabète de type 1 ;
- maladies systémiques, qui touchent plusieurs organes : lupus, syndrome de Sjögren.
Les signes qui doivent alerter
Ils dépendent de l’organe touché, mais certains reviennent souvent : fatigue persistante, douleurs ou gonflements articulaires, éruptions cutanées, fièvre inexpliquée, troubles digestifs chroniques, sécheresse des yeux et de la bouche. En cas de symptômes durables, parlez-en à votre médecin.
Le diagnostic
Il repose sur l’examen, des prises de sang (recherche d’auto-anticorps, marqueurs d’inflammation) et des examens propres à l’organe concerné. Il peut prendre du temps, car les symptômes sont parfois flous au début.
Les traitements
La plupart de ces maladies ne se guérissent pas, mais se contrôlent bien. Selon les cas : traitement de remplacement (hormone thyroïdienne, insuline), anti-inflammatoires, corticoïdes, immunosuppresseurs ou biothérapies. Un suivi régulier par un spécialiste permet d’adapter le traitement et de limiter les poussées.
Pour aller plus loin : l’hyperthyroïdie et la neuropathie périphérique.
Pour aller plus loin : Maladies courantes : symptômes et traitements.

