Selon une enquête menée par les experts de l’UFC Que-Choisir, le colorant E171 (dioxyde de titane) ne serait pas présent uniquement dans l’alimentation, on en trouverait aussi des traces dans de nombreux médicaments.
Le E171 responsable de troubles du système immunitaire ?
En janvier, une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), révélait que le colorant E171, utilisé dans l’alimentaire mais aussi dans les dentifrices ou certains produits pharmaceutiques, entraînait des troubles du système immunitaire et le développement spontané de lésions précancéreuses du côlon.
Suite à la publication de cette enquête, les ministères chargés de l’Economie, de la Santé et de l’Agriculture avaient décidé de saisir l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour déterminer si le dioxyde de titane présentait un éventuel danger pour les consommateurs. La réponse de l’Anses sera d’autant plus attendue qu’on apprend aujourd’hui que le colorant E171 est présent dans de nombreux médicaments.
Plus de 4 000 médicaments contiennent le colorant E171
Selon une enquête de l’association de consommateurs UFC Que-Choisir, « les chiffres obtenus en consultant la base de données recensant les médicaments mis sur le marché en France sont vertigineux : plus de 4 000 médicaments contiennent le colorant E171 ». Parmi ces médicaments on trouve le Doliprane, ainsi que les génériques de paracétamol, l’Advil et les génériques d’ibuprofène, le Spasfon, des médicaments antidiabétiques, mais aussi des médicaments contre les ulcères et les reflux gastro-œsophagiens.
Selon les auteurs de cette enquête, on trouverait aussi des traces de dioxyde de titane dans la plupart des grandes marques de compléments alimentaires utilisés pour accompagner un régime ou la ménopause, lutter contre la fatigue et le stress, ou encore ceux qui sont recommandés pour un meilleur confort articulaire.
Dans l’attente des résultats de l’Anses, l’UFC Que-Choisir recommande cependant aux patients de ne stopper, sous aucun prétexte, ses traitements, même si le colorant E171 apparaît dans la liste de ses composants.
Certains médecins n’hésitent pas à afficher clairement leur refus de prendre en charge des patients bénéficiant de l’Aide médicale de l’État (AME) ou de la couverture maladie universelle (CMU). Un comportement dénoncé par l’Ordre des médecins.
Refus de soigner les patients bénéficiant de l’AME ou de la CMU
Certains médecins refuseraient de soigner les patients pauvres. C’est en tout cas ce que dénonçaient, début janvier, trois associations : La Fédération des acteurs de la solidarité, le Collectif interassociatif sur la santé et Médecins du monde. Afin de mettre un terme à ces « pratiques illégales et discriminatoires de refus de soins », elles avaient saisi le Défenseur des droits, Jacques Toubon.
Les associations pointaient du doigt spécifiquement douze médecins et dentistes. À côté de leurs noms, sur Doctolib, un site de prise de rendez-vous médical sur Internet, était affiché : « pas de CMU acceptée ». Cette mention serait proprement illégale dans la mesure où la loi oblige les médecins à soigner les patients bénéficiant de l’AME ou de la CMU, et à leur appliquer les tarifs conventionnés, sans dépassements d’honoraires.
Un comportement inacceptable selon l’ordre des médecins
« Un tel comportement est absolument inacceptable, tant sur le plan déontologique que moral », a fait savoir, jeudi 2 février, l’Ordre des médecins, dans un communiqué. L’Ordre a par ailleurs annoncé qu’il allait « saisir les chambres disciplinaires de plaintes à l’encontre de ces médecins ». Un avis encouragé par le Défenseur des droits sur son site Internet qui dénonce avec fermeté les « refus de soins illégaux auxquels sont exposés les bénéficiaires de la CMU-C, de l’Aide à la complémentaire santé (ACS) et de l’AME ».
De son côté, Jean-Paul Ortiz, le patron des syndicats médicaux français, a condamné ces refus mais a cherché à les expliquer : « Beaucoup prennent un rendez-vous chez leur médecin et ne viennent pas », a-t-il estimé au micro d’Europe 1. « Ce sont des populations défavorisées qui n’ont pas ces attitudes de bonne organisation dans leur vie quotidienne ou qui n’ont pas ces réflexes-là. »
Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le temps qu’un enfant, dès ses 2 ans, passe devant les écrans a une incidence sur le poids qu’il fera plus tard.
Les petits garçons doivent être tenus à l’écart des écrans
Il ne faut pas négliger l’activité physique des enfants dès le plus jeune âge. C’est ce que recommandent des chercheurs de l’Inserm, dans une étude publiée dans la revue International Journal of Obesity. Selon ces travaux, plus les garçons de 2 ans passent de temps devant la télévision ou devant une tablette, plus ils ont un pourcentage de masse grasse corporelle élevé à 5 ans.
Chez les filles, le constat est un peu différent : ce sont celles qui passent le moins de temps dehors à jouer à l’âge de 2 ans qui sont le plus en surpoids. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 800 enfants. Ils ont observé leurs habitudes alimentaires, le temps passé à jouer dehors, c’est-à-dire à se dépenser, et le temps passé devant la télévision.
Pousser les petites filles à aller jouer dehors
Chez les garçons, « le temps passé devant les écrans est du temps qu’ils ne passent pas à des activités plus dépensières en énergie », explique le Pr. Sandrine Lioret, qui a dirigé les travaux. Selon elle, le temps passé devant un écran est aussi associé à des réflexes alimentaires moins sains. Devant la télévision, les enfants sont en effet plus en contact avec des « aliments transformés de type snacking / fast-food », même à l’âge de 2 ans.
Pour lutter contre l’obésité infantile, l’Inserm recommande donc aux parents de proposer une alimentation équilibrée à leurs enfants, de réduire au maximum le temps passé devant les écrans et d’encourager autant que possible les activités physiques et les jeux en plein air. Les parents doivent avoir une attention particulière pour les petites filles, qui ont tendance à passer moins de temps dehors que les garçons, alors qu’elles en ont autant besoin.
Marine Rondot
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Aversion des araignées ou des serpents, claustrophobie, affolement à l’idée de prendre l’avion ou un ascenseur, peur panique de l’eau, phobie scolaire, agoraphobie… Les phobies peuvent être particulièrement invalidantes pour ceux qui en souffrent. L’hypnose peut vous aider à les éliminer, en quelques séances.
Une phobie est une peur démesurée et irrationnelle d’un objet ou d’une situation précise. Coralie Pastoré, hypnothérapeute humaniste à Rueil-Malmaison (92, France), explique comment l’hypnose permet de guérir de ces phobies. Contrairement à l’hypnose ericksonnienne qui consiste à « endormir » le patient pour accéder à son inconscient, elle pratique ce qu’on appelle l’hypnose humaniste. « On met la personne dans un état augmenté de conscience, on ne l’endort pas mais au contraire on le réveille, il est actif, participatif. Au delà du conscient et de l’inconscient, il y a la conscience, notre plus grand Nous, celui qui contient toutes les informations de notre être. C’est la conscience qui donne ses ordres à l’inconscient, c’est une sorte de big boss ».
En état augmenté de conscience le patient a accès à toutes ses propres informations y compris celles qui peuvent déclencher des comportements inadéquats. Ainsi c’est la personne elle-même, guidée par le thérapeute, et s’aidant de symboles et de visualisations, qui va pouvoir soigner les blessures à l’origine de son mal-être, guérir de ses phobies ou recadrer ses comportements (arrêt du tabac, arrêt des compulsions alimentaires… ).
Le verre, la boule et… la vaisselle
L’hypnothérapeute raconte une séance très étonnante avec une personne qui souffrait de phobie du verre. Elle craignait à chaque instant de se couper avec du verre, de tomber sur des morceaux de verre ou que ses enfants en avalent. Au cours de la séance, Coralie Pastoré a guidé cette patiente jusqu’à l’amener à un état augmenté de conscience, et lui faire identifier un symbole représentant pour elle sa phobie : une boule avec des piques. La personne ne pouvait pas appréhender cette boule, elle faisait mal, elle faisait peur. La praticienne lui a expliqué que cette boule était une sorte de boite dans laquelle la conscience mettait toutes les informations et toutes les émotions négatives liées à sa phobie. La patiente a déterminé où était cette boule dans sa tête, et comment surtout l’extirper et s’en débarrasser, jetant avec elle toute son angoisse, génératrice de phobie.
« Au cours d’une séance on va chercher également à identifier les bénéfices secondaires de cette phobie, les « avantages » que la personne a à garder cette phobie. On va chercher ses programmes inutiles ou sources d’angoisse et on la reprogramme de façon bénéfique. ». Sa patiente a pu ainsi se rendre compte que sa nouvelle fonction de mère au foyer ne lui convenait pas. Que sa phobie l’empêchait de faire le ménage, de faire à manger à ses enfants, de faire la vaisselle… Après sa prise de conscience elle a pu ainsi savoir ce qu’elle voulait vraiment faire de sa vie et faire les changements nécessaires pour être bien en accord avec elle même.
La puissance de notre propre force de guérison
Le but de l’hypnose est de dialoguer avec l’inconscient du patient de façon à lever les blocages et retrouver son bien-être. Pour Coralie Pastoré « Si vous pouvez créer des choses aussi puissantes qu’une phobie, une compulsion, une addiction, voire un burn out, vous pouvez aussi créer avec deux fois plus de puissance ce qui vous guérira. » La phobie est une vraie angoisse qu’on déplace sur des objets : serpents, eau, araignées… Elles peuvent aussi être liées à des traumatismes et des peurs traumatiques : peur d’être étouffé, peur de l’abandon, des grands espaces. Avec l’hypnose humaniste, c’est la personne elle-même, guidée par le thérapeute qui va pouvoir soigner ses phobies.
Il faut en général une seule séance pour se débarrasser de phobies simples, et deux ou trois pour éliminer des phobies liées à des événements traumatiques. Ensuite, avions, école, araignées, serpents, ascenseurs, bains de mer ou même pigeons feront partie de votre environnement naturel, sans stress.
Sylvie Mahenc
Coralie Pastoré, hypnothérapeute, fait partie des praticiens sélectionnés et validés du site Médoucine.com, la médecine douce en toute confiance.
Les mains qui tremblent, l’esprit qui s’embrouille, les joues qui se colorent… pas de doute le stress vous envahit au moment de passer un entretien professionnel, un examen, de prendre la parole en public ou de réussir un rendez-vous amoureux. Pourtant quelques exercices faciles de sophrologie peuvent vous aider à retrouver votre confiance en vous et réussir à passer ces moments clés que vous redoutez tant.
Tant pis je n’irai pas au rendez-vous, je ne vais pas savoir quoi dire, je suis super nulle dans ces cas-là. Stop ! En préparant cet entretien ou cet examen, et en appliquant quelques principes clés de sophrologie, vous allez retrouver votre confiance en vous et passer haut la main et sans stress ce moment qui vous paraissait insurmontable. Stéphanie Rota, sophrologue à Neuilly-sur-Seine, en est persuadée : « La confiance en soi ça se travaille. On apprend à gérer les émotions et à lever les croyances limitantes (je ne sais pas, je ne peux pas… )».
Exercice n° 1 pour avoir plus confiance en soi : l’ancrage au sol
Pour diminuer l’inquiétude quand on se retrouve dans une situation anxiogène, et ne plus perdre pied, il faut tout d’abord travailler ce que les sophrologues appellent « l’intégration du schéma corporel ». En un mot, prendre conscience de son corps, de son ancrage au sol en pratiquant des exercices de respiration et de décontraction musculaire. Être ancré, c’est se sentir en sécurité, aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité, de l’accepter pleinement tel qu’il est et de vous sentir bien à votre place.
Debout, les pieds écartés de la largeur du bassin, les bras le long du corps et la tête bien droite, on se concentre sur sa respiration. On inspire par le nez en gonflant le ventre, et on expire par la bouche en rentrant le ventre. On répète trois fois l’opération avant de faire une pause qui permettra « d’écouter » son corps et les bénéfices physiques de l’exercice. La ceinture abdominale se relâche, les bras semblent plus lourds, plus longs même, et les pieds s’enracinent dans le sol.
Exercice n° 2 pour croire en soi : le pompage
Ensuite pour évacuer le stress, on pratique le « pompage ». Les pieds dans l’écartement du bassin, on inspire, toujours par le ventre plutôt que par la cage thoracique, en fermant les poings. On bloque la respiration. On monte les épaules et on les redescend sept fois environ, comme si on pompait l’anxiété à l’intérieur de soi, puis on expire longuement par la bouche en ouvrant brutalement les poings. On expulse ainsi toutes nos contrariétés, on les jette à terre, on s’en débarrasse. On répète cet exercice trois fois.
L’idée c’est de pratiquer ces exercices une fois par jour, plusieurs jours avant le moment fatidique. Ainsi le jour J l’exercice est intégré on évacue facilement les émotions négatives. « Quand on s’assoit dans la salle d’attente de l’examen ou de l’entretien par exemple, on décroise les jambes, on met les deux pieds au sol, on travaille l’ancrage et la respiration abdominale et ainsi on stimule le système parasympathique et on baisse l’activité du système orthosympathique activé par le stress. » explique Stéphanie Rota.
Exercice n° 3 : la visualisation
Au cours d’une séance de sophrologie, la personne sophronisée travaille également la visualisation après ces exercices corporels qui favorisent le lâcher prise et l’ancrage. Cela peut être la visualisation du passé : guidée par la voix de la sophrologue, elle accède à un état de détente et peut revivre des situations dans lesquelles elle a réussi et les transpose dans le présent. Ou la visualisation de la situation qui lui paraît difficile dans le futur et qu’elle redoute tant. Par exemple pour le passage du permis de conduire, la personne prend conscience de toutes ses actions, touche le volant avec les mains, sent les pieds sur les pédales, se visualise en train de regarder dans le rétro et de passer les vitesses. « En fait on se voit faire ce qu’on croit qu’on n’est pas capable de faire. La visualisation permet d’activer son potentiel et de croire en ses propres capacités. Le cerveau ne fait pas la différence ensuite entre le fortement pensé et le vécu ; donc le jour J, le message nerveux est différent, et on peut donner le meilleur de soi, en pleine confiance. » conclue la praticienne.
Alors ? Prête pour ce super rendez-vous que vous attendez depuis si longtemps ?
Sylvie Mahenc
Les explications en vidéo :
Stéphanie Rota, sophrologue, fait partie des praticiens sélectionnés et validés du site Médoucine.com, la médecine douce en toute confiance.
Sept applications mobiles ont été sélectionnées parmi 43 lors de la journée nationale de l’innovation en santé, le 28 janvier. Elles concernent le domaine médical et aident les médecins, les malades, mais aussi les bien-portants. Voici les cinq plus utiles.
Des applications mobiles pour prendre soin de tous
Les sept applications mobiles retenues ont été récompensées lors de la journée nationale de l’innovation en santé. Ce prix permet de mettre en avant les plus fiables, tant sur le plan juridique que médical, afin d’aider concrètement les professionnels, les malades et toutes les personnes soucieuses de leur santé de manière générale.
Pour les professionnels, la meilleure application à utiliser est sans doute MEDPICS. Cet outil permet aux médecins francophones de partager autour de leurs cas cliniques. Les photos d’IRM, de plaies, de radios mises en ligne leur permettent de découvrir des cas rares, des diagnostics de pathologies et d’échanger sur les traitements à prescrire. Le tout en respectant l’anonymat complet des patients concernés.
Des applications pour suivre sa santé ou sa maladie
Les applications récompensées pour leur aide apportée aux patients sont plus nombreuses : DOCTYSIA par exemple, application destinée au grand public, est un carnet de santé enregistré sur son téléphone. QALYO quant à elle enregistre vos données personnelles comme le poids, la tension artérielle, le stress, le cholestérol, l’activité. Elle analyse ensuite ces informations, fournit des conseils et permet de gérer ses prises de rendez-vous médicaux.
Les jeunes diabétiques de type 1 ont leur application, avec NOVI-CHEK. Ludique et bien conçue, elle permet de prendre les bonnes habitudes alimentaires, d’apprendre à calculer les glucides présents dans son menu, de reconnaître les signes d’hypoglycémie et d’hyperglycémie. MON COACH DOULEUR, enfin, est destinée aux personnes souffrant de cancer, afin d’enregistrer jour après jour la douleur ressentie, puis de faire une synthèse en fonction de son intensité et de sa localisation.
Maylis Choné
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Une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford, aux Etats-Unis, est parvenue à mettre au point un logiciel capable faire la différence entre un grain de beauté et un mélanome.
Un diagnostic aussi efficace, voir meilleur, que celui d’un dermatologue
Des visites régulières chez un dermatologue permette de savoir si nos grains de beauté sont des mélanomes ou s’ils sont inoffensifs. Dans un futur proche, ce sera un logiciel qui parviendra à détecter ces mélanomes. C’est en tout ce qu’espèrent des chercheurs américains qui ont mis au point un algorithme d’intelligence artificielle capable d’identifier des cancers de la peau sur des photos.
Pour permettre à ce logiciel de poser un diagnostic aussi efficace, voir meilleur, que celui d’un dermatologue, les chercheurs ont compilé 130 000 images représentant des portions de peau touchées par plus de 2000 maladies différentes. Ils ont ensuite formé leur algorithme à reconnaître visuellement un risque potentiel à partir d’images de grains de beauté suspects.
Scanner ses grains de beauté avec son smartphone
Selon ces travaux, publiés dans la revue Nature, les chercheurs ont ensuite demandé au logiciel d’analyser plus de 300 clichés de grains de beauté. Il y avait parmi ces photos des représentations de mélanomes malins. Dans le même temps, une vingtaine de dermatologues ont dû passer le même examen. Résultat : les analyses du logiciel étaient aussi justes, voir meilleures, que celles de « la grande majorité des dermatologues », se sont félicités les chercheurs.
Ce logiciel doit encore passer les tests cliniques avant d’être commercialisé mais, à terme, les chercheurs espèrent pouvoir l’intégrer à une application ce qui permettrait à chacun d’entre nous de scanner nos grains de beauté avec notre smartphone. « Si un de vos grains de beauté a changé de couleur, de forme, de taille, d’épaisseur, a évolué, il est indispensable de consulter rapidement un médecin », rappelle cependant l’Institut Curie.
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Deux enfants atteints de leucémie seraient en voie de guérison, après avoir reçu un traitement révolutionnaire qui utilise une technique inédite d’immunothérapie.
Une technique inédite d’immunothérapie
Une équipe de chercheurs de l’University College London, au Royaume-Uni, a mis au point un traitement capable d’éradiquer la leucémie, un cancer qui empêche la moelle osseuse d’assurer la production normale des cellules sanguines. Selon ces travaux, publiés dans la revue Science Translational Medicine, deux nourrissons âgés de 11 mois et 16 mois auraient reçu ce traitement et seraient en voie de rémission.
Ce traitement utilise l’immunothérapie, c’est-à-dire qu’il donne aux globules blancs les moyens de se défendre face aux cellules cancéreuses, grâce à des cellules T. Les chercheurs ont utilisé les cellules d’un donneur sain, qu’ils ont modifiées génétiquement et qu’ils ont injectées aux enfants. Les résultats ont dépassé leurs espérances : le traitement a fait reculer significativement le cancer.
Les deux fillettes toujours en rémission mais pas encore guéries
« Sa leucémie était tellement agressive qu’une telle réponse est presque un miracle », a fait savoir le Pr Paul Veys, du Great Ormond Street Hospital de Londres, en parlant de l’un des deux bébés. Deux ans après la première injection, les deux fillettes étaient toujours en rémission. Mais si cette rémission se transformait en guérison complète, ce traitement révolutionnaire pourrait être autorisé par les autorités sanitaires et administré aux 300 bébés qui naissent chaque année avec une leucémie.
Mais avant toute généralisation, de nouveaux tests seront nécessaires pour être certain de son efficacité. Selon les chercheurs, son véritable atout serait son prix. Il serait en effet 100 fois moins cher que les traitements actuellement disponibles sur le marché.
Marine Rondot
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Selon une étude menée par une équipe de chercheurs internationaux, manger régulièrement de la charcuterie pourrait aggraver les crises d’asthme.
Risques de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives
Vous êtes asthmatique ? Il est grand temps de vous éloigner des plats de charcuterie. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), du Centre national espagnol de recherche sur le cancer, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale, de l’Instituto Nacional De Salud Publica (Mexique) et de la Harvard Medical School aux Etats-Unis.
Selon ces travaux, publiés dans la revue médicale Thorax, manger régulièrement de la charcuterie augmenterait de façon significative les crises d’asthme. Déjà classée cancérogène par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la consommation de charcuterie serait associé à un risque accru de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elle n’est donc clairement pas recommandée pour les asthmatiques.
Une aggravation des symptômes de l’asthme
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 1 000 personnes, âgées en moyenne de 43 ans, pendant sept ans. Pendant ce suivi, 20 % des participants ont souffert de crises d’asthme de plus en plus violentes et répétitives. En étudiant leurs habitudes alimentaires, les chercheurs ont pu constater que la consommation de viande transformée 4 fois par semaine ou plus augmentait de 76 % le risque d’aggravation des symptômes d’asthme.
« Afin de préserver la santé respiratoire des populations, il conviendrait de mettre en place rapidement des messages de santé publique visant à limiter la consommation de charcuterie », a commenté le Pr Zhen Li, qui a participé aux travaux. Selon les chiffres de l’OMS, il y environ 235 millions d’asthmatiques dans le monde. Il s’agit de la maladie chronique la plus courante chez l’enfant.
Marine Rondot
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Une équipe de chercheurs de l’Institut médical de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a découvert que les neurones de la reproduction étaient éparpillés un peu partout dans le cerveau.
Observation de la migration des neurones de la reproduction
Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les neurones qui contrôlent les fonctions de reproduction chez l’homme et la femme naissaient dans la zone du nez chez le fœtus et migraient petit à petit jusqu’à la zone du cerveau appelée l’hypothalamus. Mais cette théorie a été battue en brèche par une étude de l’Inserm, qui révèle que ces neurones se trouvent dans plusieurs endroits du cerveau.
Mais en quoi cette découverte est-elle capitale ? Elle est importante, dans la mesure où elle suggère que ces neurones pourraient avoir d’autres rôles. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont observé les modalités de migration de ces cellules, leur nombre et leur distribution dans le cerveau pendant le développement embryonnaire. Pour cela, ils ont travaillé sur des embryons humains âgés de 6 à 12 semaines, issus de dons de parents dans le cadre d’avortements.
Comprendre le rôle de ces neurones
Grâce à cette observation, ils se sont aperçus que les neurones de la reproduction migraient vers l’hypothalamus, mais aussi vers le cortex, le bulbe olfactif, l’hippocampe et certaines régions du système limbique. Désormais, les chercheurs vont chercher à comprendre quel rôle jouent ces neurones dans ces différentes zones du cerveau.
« Il existe une imprégnation hormonale durant le développement du cerveau, prénatal et postnatal, dont un dysfonctionnement pourrait être à l’origine de certaines pathologies neurologiques et psychiatriques », a avancé le Pr Paolo Giacobini, qui a participé aux travaux. Certains troubles de la fertilité pourraient notamment provenir de problèmes de migration de ces neurones. Mais tout ceci reste à préciser.
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