Archives de catégorie : DOSSIERS

« Blue Monday » : pourquoi ce jour est le plus déprimant de l'année ?

« Blue Monday » : pourquoi ce jour est le plus déprimant de l'année ?

Le 15 janvier 2018.

Vous n’avez pas trop le moral ? C’est bien normal, nous sommes aujourd’hui le 3e lundi de janvier, le jour le plus déprimant de l’année.

Un jour qui cumule les ondes négatives

En hiver, il est toujours plus difficile d’être de bonne humeur que l’été. Les jours sont plus courts et il fait froid. Mais quand arrive le 3e lundi de janvier, la déprime est à son comble. C’est pour cela qu’on l’appelle le « Blue Monday ». Ce lundi, selon des recherches scientifiques sérieuses, on aurait toutes les raisons du monde de broyer du noir. Mais quelles sont ces raisons ?

Tout d’abord, il s’agit d’un lundi. Le sapin est parti à la poubelle et les festivités de Noël sont derrière nous. Ce qui nous reste de Noël, c’est un portefeuille vide et des kilos en trop. Côté météo, ce n’est pas mieux : pluie, grisaille, vent froid… L’été est encore loin, trop loin pour nous redonner le sourire. Pour la petite histoire, c’est Cliff Arnal, un psychologue irlandais et professeur à l’université de Cardiff, qui a établi que ce lundi était le plus morose de l’année.

Supercherie ou considérations scientifiques

C’est lui qui a mis au point une formule mathématique capable d’établir le jour où nous avons le plus de risques d’être déprimé. Cette formule prend en compte plusieurs facteurs : W Weather (la météo), D-d debt (différence entre les dettes et sa capacité de remboursement), T Time (le temps écoulé depuis Noël), Q (temps écoulé depuis nos résolutions du Nouvel An), M (Manque de motivation), Na (besoin de se bouger) :

[W = D-d)] x TQ  
———————
M x NA.

Ces considérations peuvent apparaître comme extrêmement sérieuses, mais il faut cependant signaler que ces travaux ont été menés pour les besoin d’une campagne publicitaire du voyagiste britannique Sky Travel, qui avait pour slogan : « Contre la morosité ambiante, offrez-vous une escapade au soleil ». Ce qui est vrai dans cette affaire, c’est que le meilleur moyen de lutter contre la déprime en janvier, c’est de préparer ses vacances d’été !

Marine Rondot

Tout savoir sur la dépression saisonnière

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Grippe : la rentrée scolaire fait craindre une amplification de l’épidémie

Grippe : la rentrée scolaire fait craindre une amplification de l’épidémie

Le 8 janvier 2018.

La rentrée des classes a eu lieu ce lundi 8 janvier et les autorités sanitaires craignent que cette rentrée offre à l’épidémie de grippe un nouveau souffle.

Les moins de 15 ans sont particulièrement visés

Les vacances de Noël viennent de s’achever et, dans de nombreuses familles, elles ont été marquées par l’épidémie de grippe. Selon Santé Publique France, toutes les régions en métropole seraient en « phase épidémique », sauf la Corse, qui serait en « phase pré-épidémique ». Certains élèves qui ont fait leur rentrée sont peut-être porteur du virus, il faudra donc être très prudent.

Il faudra être d’autant plus vigilent que, selon le ministère de la Santé, le virus de type A (H1N1), « touche particulièrement les jeunes de moins de 15 ans ». Cette catégorie de population a en effet représenté « 49 % des passages aux urgences pour syndrome grippal, dont 20 % ont conduit à une hospitalisation » ces dernières semaines. Les autorités sanitaires appellent donc les parents à être responsables.

Être très prudent car le virus est très contagieux

« En prévention de la rentrée scolaire où l’épidémie de grippe risque de se propager dans les écoles », la ministre de la Santé Agnès Buzyn a notamment demandé aux parents « de ne pas envoyer à l’école un enfant qui a potentiellement la grippe ». Le virus est très contagieux et les élèves doivent eux aussi adopter des réflexes pour ne pas tomber malades. Ils doivent se laver les mains régulièrement et garder leurs distances avec les personnes malades.

Selon Santé publique France, l’épidémie est particulièrement féroce cette année : rien que sur la semaine du 25 au 31 décembre, près de 12 000 passages aux urgences pour grippe ou syndrome grippal ont été recensés, soit une progression de plus de 80 % par rapport à la semaine précédente. Par ailleurs, la grippe a déjà causé la mort de 31 personnes depuis le 1er novembre parmi les « cas graves de grippe admis en réanimation ». 

Marine Rondot

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Levothyrox : l’ancienne formule ne connaît pas de pénurie

Levothyrox : l’ancienne formule ne connaît pas de pénurie

Le 12 janvier 2018.

Le tribunal de grande instance de Toulouse vient de débouter un groupe d’une vingtaine de patients qui poursuivait le laboratoire Merck, fabricant du Lévothyrox. Ils se plaignaient de ne pas pouvoir se procurer l’ancienne formule.

Les patients ont été déboutés

Cette affaire de Levothyrox ne semble pas sur le point d’être enterrée. On se souvient que ce médicament, prescrit aux personnes souffrant de la thyroïde, a changé de formule sans que les patients en soient avertis. Or, cette nouvelle formule a entraîné chez certains des effets secondaires indésirables. Le laboratoire Merck, fabricant du Lévothyrox, a donc décidé de mettre à disposition de ces patients l’ancienne formule sous le nom d’Eurothyrox.

Mais les quantités n’étaient apparemment pas suffisantes. 23 personnes ont donc décidé d’attaquer le laboratoire devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse pour que la justice reconnaisse une pénurie du médicament dans les pharmacies françaises, ainsi que l’existence du préjudice d’angoisse et d’anxiété, lié à la recherche du traitement. Mais ce groupe de plaignants a été débouté.

La pénurie n’a pas été prouvée

Selon le TGI, il n’y a pas de pénurie. « Le TGI de Toulouse considère qu’aucune pénurie en Euthyrox n’est à déclarer depuis les réapprovisionnements de cette molécule sur le marché », a détaillé Florent Bensadoun, directeur juridique de Merck. « Sur les 200 000 boîtes livrées lors de cette commande, il en reste à ce jour 160 000 », a complété Thierry Hulot, président du groupe Merck France. « Le produit est donc largement disponible ».

Et d’ajouter que 90 % des patients avaient adopté la nouvelle formule du médicament. Mais Me Levy, l’avocat des plaignants, ne souhaite pas en rester là. Il a d’ores et déjà fait savoir qu’il allait se lancer dans une « tournée des pharmacies », accompagné d’un huissier de justice, pour prouver que l’Eurothyrox n’est plus disponible. L’affaire risque de faire encore beaucoup de bruit. 

Marine Rondot

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Diapason : une appli pour combattre les acouphènes

Diapason : une appli pour combattre les acouphènes

Le 12 janvier 2018.

Les acouphènes sont des sons entendus de l’intérieur. Parfois il ne s’agit que d’un petit bourdonnement, parfois de sifflements insupportables. Une application nommée Diapason et lancée par la start-up française Immersive Therapy, vient d’être présentée et tente de soigner ces maux. 

Diapason, une application au secours des acouphènes

Les acouphènes peuvent rendre la vie infernale à ceux qui en souffrent. Et la médecine ne sait pas encore vraiment soigner cette pathologie de plus en plus répandue. En France, sept à huit millions de personnes déclarent souffrir d’acouphènes. Parmi eux, 1,6 million qualifient leurs acouphènes « d’agressifs » et 300 000 « d’intolérables ».

C’est à partir de ce constat que trois chercheurs – deux professeurs de l’École Centrale Supélec de Rennes et un de leurs étudiants  – ont décidé de développer une application. Diapason est au point et vient d’être présentée au salon CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas qui a ouvert ses portes le 9 janvier 2018. La start-up française propose une application ludique, un serious game, pour traiter et mettre fin aux acouphènes. 

Diapason, comment ça marche ? 

Il s’agit, pour le patient qui utilise cette application, de reprendre le contrôle sur ces bruits intérieurs. La première phase proposée (et gratuite) vise à diagnostiquer les bruits entendus. Grâce à une audiogramme, le patient va définir le niveau d’intensité et le type d’acouphènes dont il souffre. 

La deuxième phase, qui coûte environ 50 € par mois, c’est la thérapie. Grâce à des jeux sonores (il suffit de se munir d’écouteurs), le patient va, non pas faire disparaître ces bruits, mais habituer son cerveau à ces sifflements. Cette thérapie cognitive et comportementale existe depuis de longues années et vise à court-circuiter le trouble auditif. En attendant, et pour limiter le risque de développer des acouphènes, évitez les concerts trop puissants et les écouteurs débridés qui dépassent les 95 décibels. 

Maylis Choné

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Grippe : l’épidémie est particulièrement virulente chez les jeunes

Grippe : l’épidémie est particulièrement virulente chez les jeunes

Le 11 janvier 2018.

L’épidémie de grippe qui frappe la France cette année n’épargne personne, et surtout pas les moins de 15 ans. Le ministère de la Santé appelle les parents à la prudence.

Près de 50 % des passages aux urgences concernent des moins de 15 ans

Chaque année, les autorités médicales redoutent les conséquences de l’épidémie de grippe sur la santé des personnes fragiles, et particulièrement des personnes âgées, dont les pathologies, associées à cette maladie hivernale, peuvent conduire à un risque de décès plus important. Mais cette année semble très différente des précédentes, et même si l’hiver n’est pas terminé, les médecins constatent déjà que c’est chez les jeunes que cette épidémie est particulièrement virulente.

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Santé, 49 % des passages aux urgences pour syndrome grippal ont concerné des enfants de moins de 15 ans depuis le début de l’épidémie. 20 % de ces consultations ont par ailleurs conduit à des hospitalisations.

Les personnes âgées sont relativement épargnées par la grippe

Les données de Santé Publique France, publiées de façon hebdomadaire, confirment cette tendance et précisent que 34 % des passages aux urgences et 22 % des hospitalisations ont concerné des enfants de moins de 5 ans.

Paradoxalement, les personnes âgées semblent plutôt épargnées et même si les hospitalisations pour grippe concernent des personnes de plus de 65 ans dans 50 % des cas, les chiffres de Santé Publique France révèlent qu’à ce jour, à peine 116 foyers d’infections respiratoires aiguës ont été attribués à la grippe dans les résidences de personnes âgées. À titre de comparaison, à la même époque l’année dernière, cette donnée se comptait en milliers. Si les personnes âgées sont invitées à se protéger de la grippe en évitant tout contact avec une personne infectée, ce sont donc cette année les parents, qui sont appelés à prendre toutes les précautions nécessaires afin que leurs enfants soient épargnés par l’épidémie.

Gaëlle Latour

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Testostérone : les effets néfastes de l’ibuprofène

Testostérone : les effets néfastes de l’ibuprofène

Le 10 janvier 2017.

Selon une étude franco-danoise, coordonnée par Bernard Jégou, chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’ibuprofène peut perturber la production de testostérone et la fertilité.

Des effets néfastes sur la production de testostérone

On ne connaît jamais tous les effets secondaires des médicaments que nous prenons, même pour un simple mal de tête. On apprend aujourd’hui, dans une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the national academy of sicences, que l’ibuprofène peut avoir des effets néfastes sur la production de testostérone et la fertilité. Pour rappel, l’ibuprofène est un antalgique non stéroïdien, disponible sans ordonnance.

Cette étude risque de faire beaucoup de bruit car l’ibuprofène est utilisé par de très nombreux patients dans le traitement de la fièvre et de douleurs comme les maux de tête, les courbatures ou les règles. On savait déjà qu’il était déconseillé aux enfants en cas de varicelle et chez la femme enceinte au-delà de six mois. On apprend aujourd’hui qu’il peut également être néfaste pour les hommes.

La fabrication des spermatozoïdes est également perturbée

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi une trentaine d’hommes sportifs de 18 à 35 ans. Certains suivaient un traitement à base d’ibuprofène (1 200 mg par jour), les autres prenaient un placebo. Au bout de 6 semaines, les chercheurs ont pu observer que l’ibuprofène agissait directement sur les hormones responsables de la fabrication de la testostérone, mais également sur celles qui gèrent la fabrication des spermatozoïdes.

« L’ibuprofène a un vrai rôle pour les personnes atteintes par exemple de rhumatismes chroniques », notent les auteurs de cette étude. « Mais nous démontrons clairement qu’en dehors de ces indications, sa consommation massive est à éviter. » En clair, ce médicament ne doit être réservé qu’aux sportifs ou en cas de courbatures intenses, mais ne doit en aucun cas être pris pour un simple mal de tête. 

Marine Rondot

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Cancer : les effets néfastes du travail de nuit pour les femmes

Cancer : les effets néfastes du travail de nuit pour les femmes

Le 9 janvier 2018.

Selon l’analyse de plusieurs études publiée lundi 8 décembre dans Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, la revue de l’American Association for Cancer Research, les femmes qui travaillent la nuit ont plus de risques de développer un cancer.

Le travail de nuit est mauvais pour la santé

Travailler la nuit n’est pas seulement pénible, c’est également dangereux pour la santé. C’est ce que révèle une équipe de chercheurs dans une étude publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. Selon ces travaux, le travail de nuit est lié à un risque accru de cancers du sein, de cancers gastro-intestinaux et de cancers de la peau chez les femmes.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont épluché plus de 60 études couvrant près de 115 000 cas de cancer et 4 millions de participants en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie. Ils cherchaient à savoir s’il existait un lien entre le travail de nuit et le développement de certains cancers. Ils ont ainsi pu observer que le risque de développer un cancer augmentait de 19 % pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années.

Le cancer de la peau en première ligne

Dans le détail, nous apprenons que le risque de développer un cancer de la peau augmente de 41 % chez les femmes qui travaillent la nuit pendant de nombreuses années, de 32 % pour le cancer du sein et de 18 % pour le cancer gastro-intestinal. En revanche, aucun lien n’a été établi entre le cancer du sein et le travail de nuit, en Amérique du Nord et en Europe. En revanche, les infirmières qui travaillaient de nuit augmentaient de 58 % leur risque de développer un cancer du sein.

« Les résultats de cette étude suggèrent la nécessité de programmes de protection de la santé des femmes travaillant de nuit, avec des examens médicaux réguliers », ont noté les auteurs de cette étude. Selon eux, cette augmentation du risque de cancers s’explique par la plus grande difficulté que l’on a à travailler la nuit plutôt que le jour. L’effort n’est pas le même. Ils ajoutent que le travail de nuit devrait être considéré comme un facteur de risque de cancer.

Marine Rondot

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L’odeur de leur conjoint réduit le stress des femmes

L’odeur de leur conjoint réduit le stress des femmes

Le 8 janvier 2018.

Les femmes sont sensibles aux odeurs, et celle de leur conjoint leur offrirait un réconfort immédiat, réduisant considérablement leur niveau de stress. Une équipe de chercheurs canadiens vient de le prouver dans une récente étude.

Les femmes sont plus sensibles que les hommes aux odeurs

Les femmes ont généralement un odorat plus sensible que les hommes et cette étude vient une nouvelle fois de le prouver, tout en apportant une information nouvelle : les odeurs familières, et notamment celles de leur conjoint, peuvent faire baisser les niveaux d’anxiété des femmes soumises à une situation potentielle stressante.

Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont demandé à 96 couples de participer à une expérience. Au cours de cette dernière, des hommes ont dû, pendant 24 heures, porter un tee-shirt pour qu’il s’imprègne de leur odeur corporelle. Chaque vêtement a ensuite été donné à l’une des 96 femmes. Certaines se sont vu attribuer le tee-shirt de leur conjoint, d’autres celui d’un homme qu’elles ne connaissaient pas, et le dernier groupe, un tee-shirt propre et sans odeur.

Les odeurs étrangères provoquent un stress plus important

Ces femmes ont été invitées à sentir ce tee-shirt avant d’être soumises à une situation stressante matérialisée en une simulation d’un entretien d’embauche et des exercices de calcul. Durant toute la durée de cette épreuve, des scientifiques ont procédé à des prélèvements de salive afin de mesurer les taux de cortisol, l’hormone liée au stress, des participantes. Des questions relatives à leur anxiété leur ont par ailleurs été posées à l’issue de ce test.

En recoupant toutes ces données, les chercheurs se sont aperçus que les femmes qui avaient senti l’odeur de leur conjoint juste avant leur entretien avaient un taux de cortisol bien moins élevé que les autres. Les femmes qui avaient senti l’odeur d’un inconnu montraient, au contraire, des niveaux de stress plus importants. Un constat qui fait dire aux auteurs de cette étude que nous pourrions avoir hérité de nos ancêtres de la Préhistoire un réflexe de protection et de défense face à une odeur inconnue.

Gaëlle Latour

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Cancer du poumon : de plus en plus de femmes touchées

Cancer du poumon : de plus en plus de femmes touchées

Le 5 janvier 2018.

Selon le rapport sur les projections d’incidences et de mortalité par cancer en 2017, publié par Santé publique France, le cancer du poumon pourrait tuer plus de femmes dans les années à venir que le cancer du sein.

Le cancer du poumon gagne du terrain

Jusqu’à présent, le cancer le plus mortel pour les femmes était le cancer du sein. Or, il semblerait que le cancer du poumon fasse de plus en plus de victimes féminines. C’est ce que révèle Santé publique France dans son dernier rapport. Selon ces travaux, 150 000 personnes sont mortes des suites d’un cancer en 2017. Et sur les 400 000 personnes touchées par un cancer cette année, 46 % étaient des femmes.

Dans le détail, le cancer du sein reste le cancer le plus meurtrier dans la population féminine (11 900 décès), devant celui du poumon (10 200 décès) et du côlon rectum (8 400 décès). Mais la tendance pourrait être inversée. « Ces nouvelles projections montrent que la mortalité par cancer du poumon chez la femme se rapproche de plus en plus de la mortalité par cancer du sein », notent les auteurs de ce rapport.

Recrudescence du tabagisme chez les femmes

Le tabagisme ne serait pas étranger à cette augmentation du nombre de cancers du poumon : « La prévalence des fumeuses régulières est passée de 17 % en 1953 à 24 % en 2014 », précise Santé publique France. « Les femmes se sont mises à fumer sérieusement à la fin des années 60, et cette génération a été suivie par des générations qui fumaient autant sinon plus », ajoute Catherine Hill, épidémiologiste, dans les colonnes du Figaro.

« À l’inverse, les hommes ont beaucoup arrêté la cigarette. Ils étaient environ 75 % dans les années 1950 à consommer régulièrement du tabac ». Aujourd’hui, ils ne sont plus que 32 % mais le cancer du poumon reste le plus mortel chez les hommes, devant ceux du côlon rectum, de la prostate et du foie. Il ne s’agit pour le moment que de projections. Il faudra attendre 2019 et la publication des chiffres officiels pour l’année 2017, pour savoir ce qu’il en est vraiment.

Marine Rondot

En savoir plus sur le cancer du poumon

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Citron : faut-il en consommer pour réguler l’acidité de notre corps ?

Citron : faut-il en consommer pour réguler l’acidité de notre corps ?

Le 5 janvier 2018.

Le citron a-t-il vraiment des vertus désacidifiantes ? Et faut-il vraiment « alcaliniser » notre corps ? Le Figaro répond à ces questions dans un récent article.

Le citron a des vertus alcalinisantes

Il est une idée régulièrement avancée, selon laquelle le citron aurait des vertus désacidifiantes, ou « alcalinisantes » sur notre organisme. En d’autres termes, consommer du citron permettrait de rééquilibrer le Ph de notre corps, afin que nos organes fonctionnent correctement. Idée reçue ou vérité scientifique ? Le Figaro répond à cette question dans un récent article.

L’acidité de notre corps est une valeur (mesurée en Potentiel Hydrogène) qui doit en permanence être comprise entre 7,38 et 7,42. Notre alimentation joue un rôle primordial dans cet équilibre et si certains aliments sont plutôt acides, d’autres, au contraire, sont plutôt alcalinisants. Certaines études ont en effet montré que c’était une des vertus du citron

Le citron, un aliment miracle

Mais faut-il vraiment agir dans ce processus naturel et s’alimenter de manière à maintenir un équilibre entre aliments acides et aliments alcalinisants ? Le Figaro répond à cette question en affirmant que notre corps sait parfaitement réaliser ce travail sans que nous n’intervenions. « L’organisme dispose d’un système très efficace permettant la capture des éléments acides dans le sang […] en temps normal, le corps est parfaitement capable de moduler de façon fine l’acidité qu’il produit, avec ou sans citron », explique le quotidien.

Ce n’est pourtant pas une raison pour bannir le citron de votre alimentation. Ce dernier, tout comme de nombreux agrumes, a été reconnu pour ses vertus anticancéreuses, pour son pouvoir amincissant, pour son action sur la diminution du risque de développer des maladies cardiovasculaires. Il a même été prouvé que deux substances présentes dans les agrumes auraient le pouvoir d’inhiber la réplication du VIH.

Gaëlle Latour

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