Une fois mariés, les hommes prennent du poids, c’est prouvé !

Une fois mariés, les hommes prennent du poids, c’est prouvé !

Le 5 juillet 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs britanniques, les hommes prennent plus de poids quand ils sont mariés que lorsqu’ils sont juste en couple ou célibataires. Explications.

Les hommes prennent du poids une fois mariés

De nombreuses femmes ont constaté que leur conjoint, une fois marié, prenait du poids. Ce constat vient d’être mis en lumière par une étude britannique publiée dans la revue Social Science and Medecine. Selon ces travaux, les hommes auraient en effet tendance à prendre davantage de poids quand ils sont mariés que lorsqu’ils sont en couple ou célibataires. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 8 700 hommes.

Dans ce panel, on comptait 90 % d’hommes mariés, avec parmi eux 30 % d’hommes vivant avec des enfants âgés de moins de 19 ans, 24 % de jeunes mariés, 39 % d’hommes qui venaient d’avoir un enfant et 12 % de divorcés. En s’intéressant aux variations de l’Indice de masse corporelle (le ratio du poids par la taille au carré) des participants, les chercheurs sont parvenus à la conclusion suivante : les hommes mariés ont un IMC significativement plus élevé que celui des hommes qui n’ont pas dit « oui » devant Monsieur le Maire.

Les papas en surpoids ?

Autre événement qui entraîne la prise de poids des hommes : l’arrivée des enfants. Les hommes ne prennent pas de poids pendant la grossesse de leur femme mais au cours des trois années qui suivent la naissance. Le manque de sommeil et la réduction de l’activité physique seraient-ils responsables ? L’étude ne le dit pas. En revanche, on apprend que les événements douloureux, comme les divorces, entraînent des pertes de poids chez les hommes.

Toujours selon ces travaux, les hommes ayant un enfant de moins de 19 ans auraient un IMC supérieur à celui d’hommes sans enfant ou ayant des enfants d’âge adulte. En 2015, une étude menée par des chercheurs de l’université de Bâle, en Suisse, avait montré que les hommes mariés pesaient 2 kilogrammes de plus que les hommes célibataires. Il va falloir à présent trouver des explications à ce constat pour le moins alarmant.  

À lire aussi : Eau gazeuse : attention à la prise de poids ! 

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Maladies auto-immunes… : découverte prometteuse d’une activité de type cérébral dans le système immunitaire

Une équipe de chercheurs internationaux, dont les travaux sont publiés dans la revue Nature, a découvert une activité similaire à l’activité cérébrale dans le système immunitaire.

Cette découverte laisse entrevoir la possibilité de meilleurs traitements pour le lymphome, les maladies auto-immunes et les troubles d’immunodéficience, soulignent les auteurs.

Cette étude a confirmé pour la première fois la présence dans des cellules immunitaires des particules contenant des neurotransmetteurs, dont la dopamine, qui jouent un rôle crucial dans les réponses immunitaires, explique Ilenia Papa de l’Australian National University (ANU), auteure principale.

Les neurones communiquent au moyen de neurotransmetteurs tels que la dopamine, qui sont de petites molécules transmises à travers des synapses (espace de communication entre deux neurones) et constituent des signaux d’un neurone à un autre. La dopamine joue un rôle majeur dans la motivation et le circuit dit de la récompense.

« Comme les neurones, des lymphocytes T spécialisés transfèrent aux lymphocytes B de la dopamine qui fournit une “motivation” supplémentaire pour que ceux-ci produisent les meilleurs anticorps pour éliminer une infection », explique la chercheuse.

L’équipe d’Ilenia Papa a collaboré avec des membres du consortium Human Frontier Science Program du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Allemagne, et d’autres chercheurs en Italie.

Ils ont analysé environ 200 échantillons de tissus d’amygdales d’enfants ayant subi une ablation, et ont observé le transfert de la dopamine de lymphocytes T spécialisés à des lymphocytes B au moyen d’interactions synaptiques.

Ils ont également travaillé avec un mathématicien pour modéliser l’activité cérébrale du système immunitaire en réponse à des vaccins.

Le mécanisme découvert est, potentiellement, une excellente cible pour des traitements visant à accélérer ou à amortir la réponse immunitaire, en fonction de la maladie à traiter, souligne la chercheuse.

Ces résultats ouvrent la voie à l’utilisation de médicaments disponibles pour améliorer les traitements pour le lymphome, l’auto-immunité et l’immunodéficience, estime Carola Vinuesa de l’ANU, coauteure.

Maladies inflammatoires et auto-immunes : découverte importante sur le système immunitaire

Psychomédia avec sources : Australian National University, Nature.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Bientôt une livraison de médicaments à domicile ?

Bientôt une livraison de médicaments à domicile ?

Le 14 juillet 2017.

Les facteurs ne se chargeront bientôt plus uniquement du courrier. Ils s’occuperont aussi de la livraison de médicaments à domicile.

Une livraison rendue possible grâce à une application

Les Français échangent beaucoup moins de courrier qu’avant, la profession de facteur est donc en train d’évoluer. Certains employés de La Poste proposent de rendre visite aux personnes âgées isolées, d’autres ont accepté de livrer des médicaments. L’initiative est partie du groupe Pharmabest qui a lancé, mercredi 5 juillet, un service de livraison à domicile de médicaments à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône.

Le groupe, qui compte une soixantaine de pharmacies sur tout le territoire, espère ainsi répondre au mieux aux demandes de ses clients, notamment ceux qui ont du mal à se déplacer et ceux qui ont un emploi du temps trop chargé. Le dispositif fonctionne à l’aide d’une application. Pour obtenir ses médicaments, le patient n’aura qu’à photographier son ordonnance, sa carte Vitale et sa carte de complémentaire santé.

Un service qui va se généraliser d’ici la fin de l’année

Pharmabest espère que ce nouveau service rencontrera un succès : le groupe table sur 50 à 100 livraisons par jour d’ici à la fin de l’été. Avant la fin de l’année, la totalité des officines du groupe lancera ce service de livraison de médicaments à domicile. Les habitants d’Avignon, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Nice, Pau, Saint-Étienne ou encore Tours, pourront donc télécharger l’application et en profiter.

Le facteur recevra chaque matin, avant sa tournée, ses commandes du jour, sur son smartphone. S’il a une livraison à effectuer, il se rendra dans la pharmacie dans laquelle la commande aura été passée, il récupérera le colis opaque et scellé et le déposera dans la boîte aux lettres du client. Petit bémol cependant : ce service demande de savoir se servir d’un smartphone, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes âgées, loin de là.  

Marine Rondot

À lire aussi : Médicaments en ligne : attention aux contrefaçons !

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Des lacunes et des risques dans l’alimentation des Français (Anses)

L’Agence française de sécurité de l’alimentation (Anses) a publié, le 12 juillet, sa 3e étude (INCA 3), réalisée tous les 7 ans, sur les consommations et les habitudes alimentaires des Français.

« L’Anses ne tire pas de conclusion quant aux consommations de sucres et de graisses, mais avait déjà indiqué lors d’une précédente étude que leur consommation en forte quantité est néfaste pour la santé », souligne Le Monde.

« Elle se penche en revanche sur le sel et les fibres » ainsi que sur certains risques relatifs à la sécurité alimentaire.

L’assiette des Français contient une grande part d’aliments transformés, ce qui est en lien avec des apports trop faibles en fibres et légèrement trop élevés en sel.

Les apports en fibres contenues dans les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers atteignent à peine 20 g/j chez les adultes, bien en deçà des recommandations de l’Anses (30 g/j).

Elle contient encore un peu trop de sel (en moyenne 9 g/j chez les hommes et 7 g/j chez les femmes à comparer aux objectifs du Programme national nutrition santé de respectivement 8 g/j et 6,5 g/j). Des aliments qui contribuent à l’excès de sel sont les pains, les sandwichs, pizzas et pâtisseries salées, les condiments et sauces, les soupes et les charcuteries.

Les Français consomment aussi de plus en plus de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, plantes), la proportion ayant passé de 20 % à 29 % chez les adultes et de 12 % à 19 % chez les enfants entre 2007 et 2015. « Ces produits ne sont normalement pas nécessaires dans le cadre d’une alimentation équilibrée et peuvent même se révéler risqués. Il faut être prudents, surtout lorsqu’ils sont vendus sur Internet », prévient Jean-Luc Volatier, conseiller scientifique pour l’étude, relayé par Le Monde.

L’étude montre l’apparition de nouveaux enjeux en termes de sécurité microbiologique des aliments avec la progression d’un certain nombre de pratiques potentiellement à risques : consommation de denrées animales crues (poisson et viande de bœuf notamment), temps plus longs de conservation des denrées périssables, dépassements plus fréquents des dates limites de consommation, températures relevées dans les réfrigérateurs parfois inadaptées.

En 2015, indique l’étude, 13 % des enfants et adolescents (jusqu’à 17 ans) et 34 % des adultes de 18 à 79 ans sont en surpoids, 4 % et 17 % respectivement sont obèses.

La moitié des adolescents de 11 à 14 ans, 2/3 des adolescents de 15 à 17 ans et plus de 80 % des adultes de 18 à 79 ans sont concernés par la sédentarité. En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran, hors temps de travail, a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et de 1 h 20 chez les adultes.

« La sédentarité est un problème préoccupant : elle joue un rôle dans l’apparition de certaines pathologies comme le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, même dans le cas d’individus qui pratiquent 30 minutes d’activité physique par jour », explique Jean-Luc Volatier. Et de préconiser : « Il faut bouger souvent, se lever, monter des escaliers. » L’Anses recommande de définir un repère spécifique sur la sédentarité en complément de celui existant sur l’activité physique.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Illustration : détail du visuel du rapport de l’Anses

Psychomédia avec sources : Anses, Le Monde.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Seul 1 Français sur 4 mange 5 fruits et légumes par jour

Seul 1 Français sur 4 mange 5 fruits et légumes par jour

Le 12 juillet 2017.

Les autorités sanitaires ne cessent de le répéter : nous devons manger 5 portions de fruits et de légumes par jour pour rester en bonne santé. Mais nous sommes peu nombreux à nous imposer un tel régime.

Une baisse de la consommation des fruits et légumes

Selon une étude menée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), les jeunes mangent moins de fruits et de légumes que leurs grands-parents alors même que les messages publicitaires qui incitent à la consommation de 5 fruits et légumes par jour se sont multipliées ces 10 dernières années. Seul un quart des Français suivrait aujourd’hui ce régime.

Manger des fruits et des légumes permet de répondre à nos besoins en vitamines, en minéraux et en fibres et de nous protéger contre les pathologies chroniques. Pourtant, il semblerait que notre consommation ait significativement chuté. La proportion d’adultes respectant la recommandation de 5 fruits et légumes par jour est passé de 27 % à 25 % en 10 ans, de 2007 à 2017, avec un pic à 31 % en 2010.

Les jeunes mangent moins de légumes que leurs parents

Chez les mineurs aussi cette baisse de la consommation des fruits et légumes a chuté et elle est même aujourd’hui assez préoccupante. Les jeunes âgés de 2 à 17 ans ne sont que 6 % à consommer plus de 5 fruits et légumes par jour. En revanche, la part de ceux qui ne consomment que deux portions par jour a augmenté : elle est passé de 32 % en 2010, à 45 % en 2016. Une portion correspond à 80 g de fruit, 200 ml de jus de fruit ou 80 g de légumes.

Selon le Crédoc, il existerait aussi des disparités selon les territoires. « Les modes de vie plus urbains des jeunes générations les conduisent vers un mode d’alimentation de plus en plus orienté vers la praticité et l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail les incite à manger plus souvent hors de chez eux », expliquent les auteurs de ces travaux. Ajoutons à cela le temps passé devant les écrans qui réduit significativement le temps de préparation des repas.

À lire aussi : Comment manger 5 fruits et légumes par jour ? 

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Consommation de cannabis et évolution des troubles psychotiques

Il existe un lien entre une consommation soutenue de cannabis et l’évolution des troubles psychotiques, montrent deux études de chercheurs de l’Université de Montréal parues dans les revues Psychiatry Research et Psychological Medicine.

L’« usage du cannabis est plus dangereux qu’on pourrait le croire, particulièrement chez les gens dont une sensibilité à cette drogue se superpose à une susceptibilité génétique à la psychose ».

« Qu’est-ce que la psychose ? Touchant environ 3 % de la population, les troubles psychotiques, dont la schizophrénie, se manifestent par des délires (ex. : la personne a l’impression que les gens veulent le tuer) et des hallucinations (ex. : elle entend des voix). »

« 45 % des jeunes qui vivent un premier épisode psychotique présentent également un trouble lié à la consommation de cannabis. Plus on consomme tôt, plus la quantité et le taux de THC [tétrahydrocannabinol] sont élevés, plus le risque de développer une psychose est grand », explique Amal Abdel-Baki, psychiatre et auteure principale de la première étude.

Avec des collègues du CRCHUM et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, elle a réalisé une première étude auprès de 212 hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans qui souffraient de troubles psychotiques et d’un problème de dépendance aux drogues, dont le cannabis.

Les symptômes s’aggravaient et le fonctionnement social se détériorait chez les consommateurs de cannabis après la première année de suivi s’ils persistaient à consommer ; s’ils ne consommaient plus, leurs symptômes se résorbaient et leur fonctionnement social s’améliorait.

« Les jeunes qui cessent de consommer de la drogue dès le début du traitement évoluent aussi bien que ceux qui n’ont jamais eu de problème de consommation », précise la chercheuse.

« Il faut donc cibler les problèmes de toxicomanie lors du traitement de la psychose pour éviter que l’état de la personne empire, prévenir les visites au service des urgences et les hospitalisations », estime-t-elle. « Ce que notre étude démontre, c’est qu’il y a de l’espoir. Lorsque les gens arrêtent de consommer, il y a un effet positif sur l’évolution de la maladie. »

Selon la croyance populaire, la consommation de psychostimulants comme les amphétamines, la cocaïne et le crack serait très dangereuse contrairement au cannabis, perçu comme une drogue douce, souligne Mme Abdel-Baki. La deuxième étude de l’équipe du CRCHUM montre « que les accros des psychostimulants éprouvent davantage de difficultés au début de leur traitement que ceux qui consomment de l’alcool ou du cannabis. Ils fréquentent plus souvent les urgences, ont davantage de symptômes psychotiques et sont beaucoup moins autonomes », rapporte le communiqué de l’Université de Montréal.

En réponse à cet état, les cliniciens ont régulièrement recours à des moyens pharmacologiques plus puissants afin de favoriser l’assiduité au traitement, rapporte la chercheuse. « Ils vont par exemple donner des injections d’antipsychotiques à longue action, voire faire appel à la cour pour que le juge oblige les patients à suivre leur traitement. » Ainsi, même s’ils vont moins bien que les autres au départ, leur état de santé s’améliore entre la première et la deuxième année de suivi.

Par contre, ceux qui consomment du cannabis ne connaissent pas le même sort. Il y a peu de différences durant la première année de suivi entre eux et les patients qui ne consomment aucune substance psychotrope. Mais un écart se crée rapidement. Alors que ceux qui ne consomment plus vont mieux, l’état des consommateurs de cannabis qui persistent se gâte. « C’est le seul groupe chez qui on constate une détérioration ! Il ne faudrait donc pas penser que la consommation de cannabis est sans risque », conclut la chercheuse.

Les variétés puissantes de cannabis responsables du quart des cas de psychose

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Voyez également :

Psychomédia avec source : Université de Montréal.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Affaire Charlie Gard : 400 000 personnes demandent son maintien en vie

Affaire Charlie Gard : 400 000 personnes demandent son maintien en vie

Le 11 juillet 2017.

L’histoire du petit Charlie Gard a ému des milliers de personnes. Très malade, sa vie est suspendue à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, de la justice britannique et de ses médecins. Mais ses parents ne veulent rien lâcher.

Faut-il maintenir en vie le petit Charlie Gard ?

Charlie Gard est un bébé de 11 mois qui souffre d’une maladie génétique neurodégénérative rare : le syndrome de déplétion de l’ADN mitochondrial. Cette maladie touche les cellules responsables de la production d’énergie et de la respiration. Il ne peut actuellement pas respirer sans ventilation artificielle. Les médecins de l’hôpital Great Ormond Street où il est suivi pensent qu’il faut arrêter les soins, mais les parents espèrent pouvoir sauver leur enfant.

Pour cela, ils ont tenté de mobiliser des soutiens notamment grâce aux réseaux sociaux. Une pétition a par ailleurs circulé sur Internet pour « sauver Charlie Gard, bébé condamné à mort par un hôpital londonien ». Cette pétition a déjà recueilli la signature de 400 000 personnes qui souhaitent soutenir ces parents désespérés. Même le pape François et le président américain Donal Trump ont tenu à soutenir les parents du petit Charlie.

Les parents souhaitent se battre

La Cour européenne des droits de l’homme a jugé qu’un prolongement des soins pourrait faire souffrir l’enfant, mais ses parents pensent qu’un traitement pourrait peut-être le sauver. Ce traitement serait prodigué dans un hôpital américain où la famille Gard souhaite se rendre. « C’est notre fils, notre chair et notre sang », a expliqué la maman face à la presse. « Nous estimons que nous devrions avoir le droit, en tant que parents, de décider de lui donner une chance à la vie ».

Mais pour autoriser les parents de Charlie à partir aux États-Unis, La Haute cour de justice, à Londres, leur a donné 48 heures pour apporter des preuves « significatives » de l’utilité du traitement expérimental qu’ils veulent donner à leur enfant. La justice britannique ne souhaite pas, en effet, que ce bébé subisse un acharnement thérapeutique inutile. Affaire à suivre. 

Marine Rondot

À lire aussi : Fin de vie : le médecin pourra arrêter les traitements d’un patient

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Un projet d’interface cerveau-ordinateur basé sur des milliers de capteurs et de stimulateurs

de Genève a débuté une collaboration avec l’université Brown (Etats-Unis) dans le cadre d’un programme de l’agence américaine

 », rapporte un communiqué du Centre.

« Un réseau implantable composé de milliers de neuro-capteurs et stimulateurs miniatures sera développé afin d’acquérir une meilleure compréhension du cerveau et de proposer des traitements de restauration sensorielle. »

« L’équipe internationale tente de créer un “intranet cortical” comptant des dizaines de milliers de micro-dispositifs sans fil, qui ont tous à peu près la taille d’un grain de sel, pouvant être implantés en toute sécurité sur ou dans le cortex cérébral, la couche externe du cerveau. »

« Les implants, appelés “neurograins”, fonctionneront de façon indépendante et interagiront avec le cerveau au niveau d’un seul neurone. L’activité des dispositifs sera coordonnée au moyen d’une technologie sans fil, via un système de communication central se présentant sous la forme d’un mince patch électronique apposé sur la peau ou implanté sous la peau.

Le système sera conçu de telle sorte qu’il disposera à la fois de capacités de “lecture” et d’“écriture”. Il sera capable d’enregistrer l’activité neuronale, aidant ainsi les scientifiques à mieux comprendre la manière dont le cerveau traite les stimuli du monde extérieur. Il pourra également stimuler l’activité neuronale via de minuscules impulsions électriques, une fonction que les chercheurs espèrent pouvoir un jour utiliser dans la recherche clinique humaine visant à restaurer la perte de fonction cérébrale suite à une blessure ou une maladie. »

« Ces grains intelligents connectés (…) pourraient servir de base pour de futurs traitements des déficits sensoriels. Ils pourraient également permettre une surveillance simultanée en temps réel de paramètres physiologiques, tels que la pression et la température, dans différentes zones de l’organisme », a expliqué le Pr John Donoghue, directeur du Wyss Center.

« Le rôle du Wyss Center dans ce projet est de développer de nouveaux matériaux d’encapsulation implantables et résistants à la corrosion qui seront bien acceptés par l’organisme et, à plus long terme, d’apporter un soutien pour les procédures réglementaires et les premières études cliniques réalisées chez l’être humain avec le nouveau système. »

«  D’une longueur inférieure à 1 mm, les neurograins proposés nécessitent une miniaturisation supérieure à celle retrouvée dans n’importe quel dispositif existant aujourd’hui », a expliqué Claude Clément, Chief Technology Officer au Wyss Center.

« L’équipe de recherche inclura également des chercheurs de l’université Brown, de l’Institut de micro-électronique et composants (IMEC, Belgique), de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université de Stanford, de l’université de Californie à Berkeley, de l’Université de Californie à San Diego et de l’entreprise de télécommunications mobiles Qualcomm. Le financement, qui sera échelonné sur une période de 4 ans, provient du nouveau programme de la DARPA intitulé Neural Engineering System Design (NESD). »

Elon Musk (Tesla, Space X) lance Neuralink pour développer des implants cérébraux connectés

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Illustration: source: DARPA.

Psychomédia avec sources : Wyss Center, DARPA.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Don du sang : les besoins sont encore très importants

Don du sang : les besoins sont encore très importants

Le 10 juillet 2017.

En ce début d’été, l’Etablissement français du sang (EFS) a fait savoir qu’il craignait une pénurie de produits sanguins pendant les vacances. Pourtant, les besoins sont toujours importants pendant les 2 mois d’été.

Une campagne nationale de mobilisation

« Les maladies ne prennent pas de vacances », alerte l’Etablissement Français du Sang, qui vient de lancer une campagne nationale pour mobiliser les donneurs de sang avant le grand départ de tous les vacanciers. Il est en effet toujours plus difficile de trouver des donneurs l’été et pourtant, la demande ne faiblit pas. Selon l’EFS, on pourrait en effet assister à une pénurie dans les semaines à venir.

En cause : les fortes chaleurs et les premiers départs en vacances qui ont détourné les potentiels donneurs des centres de collecte. « Un don de sang est rapide, ça ne prend que 40 minutes consultation comprise », explique le docteur Fourniol, responsable des prélèvements pour le nord de l’Ile-de-France, dans les colonnes du Parisien. 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades.

10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour

Cela paraît énorme, mais il faut bien comprendre que les produits sanguins ne se conservent pas longtemps : 5 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges. La mobilisation de tous est donc capitale. On rappelle cependant que pour donner son sang il faut avoir entre 18 et 70 ans et ne pas être malade. Si vous vous êtes fait un tatouage ou un piercing, il faudra attendre 4 mois pour donner votre sang.

L’EFS espère pouvoir collecter 100 000 à 105 000 poches de sang d’ici au 14 juillet. « Nous avons actuellement 80 000 poches en stock, il nous faut impérativement récolter 20 000 poches supplémentaires dans les prochains jours pour répondre à la demande en sang à venir », a estimé le docteur François Charpentier, directeur collecte et production à l’EFS. Les personnes du groupe O négatif sont des donneurs universels, ils sont donc particulièrement recherchés. 

Marine Rondot

À lire aussi : 10 bonnes raisons de donner son sang

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Une infection cause des syndromes de fatigue chronique et du côlon irritable

Cette infection a été définitivement liée à ces syndromes lors d’une d’une épidémie de giardiose (ou giardiase) dans la ville norvégienne de Bergen en 2004.

Un réservoir d’eau potable alimentant 48 000 habitants a été contaminé par le giardia pendant plusieurs semaines, à l’automne 2004.

Giardia, un parasite protozoaire, est une cause fréquente de gastroentérite aiguë ou chronique qui se transmet en général par l’eau. L’infection est considérée comme étant généralement bénigne.

Cinq ans après, il a été évalué que 30 % des personnes infectées avaient une maladie de type syndrome de fatigue chronique et près de 40 %, de type syndrome du côlon irritable. Environ 5 % souffraient d’une fatigue suffisamment sévère pour avoir perdu leur emploi ou cessé leurs études. Pourtant, tous avaient pris des médicaments antiparasitaires et tous avaient apparemment éliminé le pathogène de leurs systèmes. (Trends in Parasitology, 2010.)

D’autres cas d’infections à ce parasite avaient auparavant été liés à ces syndromes, notamment en 1984 à Incline (Nevada) et à Placeville (Californie) en 1998.

Selon le chercheur Daniel L. Peterson, médecin à Incline en 1984 qui est devenu un leader de la recherche sur le SFC, Giardia n’est probablement pas une cause fréquente du SFC. Il teste souvent la présence du virus chez des personnes atteintes du syndrome et le trouve rarement. Mais il s’agit d’une cause habituellement traitable dont il vaut la peine de vérifier la présence, en particulier chez les personnes tombées malades après un voyage à l’étranger.

La grande question est, comme pour d’autres infections telles que la maladie de Lyme, pourquoi certaines personnes qui subissent un traitement suffisant pour faire disparaître le pathogène demeurent malades.

Une récente étude, parue en janvier 2017 dans la revue BMC Immunology, a analysé, les réponses immunitaires chez 20 personnes ayant le SFC et ayant été exposées au Giardia à Bergen, 10 personnes n’ayant pas le syndrome et ayant été exposées et 10 personnes en bonne santé non exposées.

Ils ont identifié une réponse immunitaire spécifique chez les personnes qui ont développé le SFC suite à l’exposition. Elles avaient des niveaux plus élevés du marqueur immunitaire sCD40L impliqué dans l’inflammation et dans les crises sévères de symptômes chez les personnes atteintes du syndrome après l’exercice.

Des études ont aussi rapporté des incidences plus élevées d’infection au Giardia chez des personnes atteintes de lupus, d’arthrite et du syndrome du côlon irritable (étude menée avec 4000 personnes). Une étude a aussi montré une hypersensibilité intestinale induite par Giardia, présente longtemps après l’élimination du parasite.

Fatigue chronique et fibromyalgie : une production de mauvaise énergie au cœur des deux syndromes ?

 

Votre santé au quotidien

Barre d’outils d’accessibilité