Overdoses aux opioïdes : un spray nasal autorisé en France

Le 29 juillet 2016.

L’Agence française du Médicament (ANSM) vient d’accorder une autorisation temporaire d’usage (ATU) à un spray nasal qui permet de stopper les effets des overdoses aux opioïdes, en une à deux minutes.

Diminuer les effets de ces substances psychotropes de synthèse

Certains patients, atteints de cancer notamment, sont traités avec des médicaments obtenus à partir d’opiacés psychotropes de synthèse. Ces médicaments ont les mêmes propriétés que l’opium, sans pour autant appartenir à la même famille chimique ; ils peuvent cependant entraîner des overdoses. Pour permettre de stopper les effets de ces éventuelles overdoses, l’ANSM vient d’autoriser temporairement l’utilisation d’un spray nasal, le Nascue, contenant de la naloxone.

La naloxone est une molécule qui permet de diminuer les effets de ces substances psychotropes de synthèse, en attendant une prise en charge médicale par les secours. Cette décision de l’ANSM fait suite aux préconisations de l’Organisation mondiale de la santé qui demandait, en 2014, de permettre une prise en charge rapide en cas d’overdose.

Gagner du temps avant l’arrivée des secours

Ce spray nasal pourra être délivré, sur prescription, à toute personne présentant un risque d’overdose aux opioïdes et uniquement auprès des professionnels de santé spécialisés dans la prise en charge des usagers de drogues. Jusqu’à présent, ce médicament n’était accessible que par des médecins urgentistes et sous forme d’injection, mais les autorités sanitaires ont cru bon de donner aux proches des patients de quoi stopper les effets d’une overdose avant qu’il ne soit trop tard.

Il est cependant important de rappeler que l’usage de ce spray ne remplacera jamais une consultation. En cas d’overdose, vous devez impérativement conduire la personne souffrante aux urgences. Ce médicament n’a qu’un seul objectif : gagner du temps avant l’arrivée des secours. « Nalscue ne se substitue pas aux soins d’urgence dispensés par une structure médicale », précise en effet l’agence. « Par conséquent, les secours (15 ou 112) doivent être appelés immédiatement et systématiquement ».

À lire aussi : Consommation de médicament psychotropes en France : des constats inquiétants

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

 


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