La fibromyalgie induirait des dommages aux fibres nerveuses de la rétine : implications

La fibromyalgie pourrait induire des dommages aux fibres nerveuses de la rétine de l’œil, selon une étude publiée dans la revue scientifique PLOS One.

Différentes études ont montré certaines différences cérébrales chez les personnes atteintes de fibromyalgie, expliquent les chercheurs. Ces différences soulèvent la possibilité que l’imagerie cérébrale par résonance puisse aider à diagnostiquer la maladie.

Mais ces examens sont dispendieux et souvent peu accessibles. Elena Garcia-Martin du Miguel Servet University Hospital (Espagne) et ses collègues ont donc voulu vérifier si, à l’instar d’autres maladies neurologiques, la maladie pouvait affecter le nerf optique, lequel peut être observé par des méthodes non invasives et couramment disponibles en ophtalmologie.

Ils ont mené cette étude avec 116 personnes ayant un diagnostic de fibromyalgie. Selon les résultats au « Questionnaire de l’impact de la fibromyalgie » (faites le test), la fibromyalgie était considérée comme légère à modérée (résultat inférieur à 60) chez 48 d’entre elles, et sévère chez 68 (60 et plus). Un groupe de comparaison de 144 personnes en santé était également enrôlé dans l’étude.

La couche de fibres nerveuses de la rétine était examinée au moyen de technologies dites de tomographie en cohérence optique.

Des dommages aux axones du nerf optique ont effectivement été constatés chez les participants atteints de fibromyalgie, même à un stade léger de la maladie. Une atrophie était particulièrement marquée dans la région temporale de la couche de fibres de la rétine.

Ces résultats pourraient faciliter le diagnostic de la fibromyalgie, estiment les chercheurs. Cet examen peut être mis en œuvre facilement dans la pratique clinique parce qu’il est non invasif, rapide et confortable pour les patients, ainsi que peu dispendieux.

Des études précédentes ont décrit des anomalies cérébrales dans la fibromyalgie, rappellent les chercheurs. Des auteurs l’ont décrite comme étant un « syndrome de sensibilisation centrale » (dans le système nerveux central par opposition au système nerveux périphérique) causée par des anomalies neurobiologiques. Les présents résultats soutiennent cette théorie émergente et apportent de nouvelles connaissances sur l’étiologie (causes et facteurs) de la maladie, concluent les chercheurs. L’observation de lésions axonales dans le nerf optique suggère qu’une neurodégénérescence contribue à la pathologie.

Des études supplémentaires sont nécessaires, indiquent les chercheurs, pour confirmer ces résultats et pour évaluer leur potentiel pour diagnostiquer la maladie, suivre sa progression, permettre un pronostic et évaluer l’efficacité de traitements.

Psychomédia avec source : PLOS One.
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