Cigarette électronique : vers une interdiction dans tous les lieux collectifs?

Dans un avis publié mercredi, le Haut Conseil de la santé publique (HSCP) estime que l’interdiction de l’utilisation de la cigarette électronique devrait être étendue « à tous les lieux affectés à un usage collectif ».

Faut-il interdire l’utilisation de la cigarette électronique dans les cafés, les restaurants ou les discothèques? C’est ce qu’estime le Haut Conseil de la santé publique (HSCP), qui va plus loin que ce qui était prévu dans le cadre de la loi Santé.

L’e-cigarette – utilisée quotidiennement par plus d’un million de personnes en France – « peut être considérée comme une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac des fumeurs » et « constitue un outil de réduction des risques du tabagisme », indique le HSCP dans un avis mis en ligne mercredi. Mais la cigarette électronique pourrait aussi « constituer une porte d’entrée dans le tabagisme » et induire « un risque de renormalisation de la consommation de tabac », relève-t-elle encore.

L’instance consultative avait déjà dans son précédent avis mis en garde contre le « risque d’entrée en addiction » des adolescents avec cet appareil délivrant de la nicotine sous forme de vapeur dans la bouche.

C’est pourquoi le HSCP préconise non seulement de maintenir les interdictions de vente et de publicité déjà prévues par la loi, mais aussi d’étendre l’interdiction d’utilisation à tous les lieux affectés à un usage collectif », via des textes d’application à paraître. Et cela « même si les risques liés au vapotage passif sont nuls ou extrêmement limités pour les tiers » dans des espaces fermés.

Reflexion autour d’une cigarette électtronique médicalisée

Selon lui, les travaux scientifiques « ne démontrent pas de supériorité radicale de la cigarette électronique, nicotinée ou non » par rapport aux patchs nicotiniques, et ne montrent « aucune différence significative » pour l’abstinence à 6 mois. Le Haut Conseil fait néanmoins état d' »opinions très favorables de professionnels de santé ». Le HCSP appelle à engager rapidement « une réflexion sur l’intérêt et la faisabilité d’une cigarette électronique médicalisée » prescrite sur ordonnance et remboursée comme les substituts nicotiniques pour le sevrage tabagique.

La Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) a réagi en dénonçant « l’aveuglement coupable » du HCSP et estimé que sa recommandation sur l’interdiction de la e-cigarette dans les lieux publics, comme pour le tabac, pourrait « malencontreusement laisser penser » que « la vape est assimilable au tabac ».

SOURCE


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