Alcoolodépendance, l’essentiel

L’alcoolodépendance est une addiction, qui occasionne les maladies les plus dangereuses pour la santé physique, mais aussi mentale de l’individu. Répandu dans toutes les couches sociales, l’alcoolisme, qui était plutôt un problème masculin, tend à toucher de plus en plus de femmes et de jeunes adolescents. Devenu problème de santé publique, l’alcoolisme est une maladie qui se soigne.

Qu’est-ce que l’alcoolodépendance ?

Apprécier un verre de vin n’a rien de condamnable : cela fait partie des plaisirs de la vie. Toutefois, lorsque l’ivresse devient habituelle voire systématique, et que l’individu ne peut plus se passer de boissons alcooliques, il est temps de tirer le signal d’alarme. L’alcoolisation répétée de l’organisme peut entraîner une certaine accoutumance, puis une dépendance amenant au phénomène d’alcoolisme. La quantité ingérée, ainsi que le degré d’alcool des boissons consommées, ont une influence sur le niveau d’alcoolémie, et peuvent conduire jusqu’au coma éthylique.

L’alcool et la loi

La loi sur l’alcool est établie pour protéger, non seulement les individus qui boivent, mais aussi leur entourage. Pour limiter les risques d’accidents, des mesures de contrôle ont été mises en place, comme les tests d’alcoolémie. Entre boire et conduire, il faut choisir !

Alcoolodépendance et comportements à risque

De nombreuses campagnes de prévention sont mises en place pour avertir des risques encourus par la consommation d’alcool et pour protéger au mieux les personnes vulnérables comme les jeunes ou les femmes enceintes.

L’alcool au travail est également extrêmement réglementé : cela permet de limiter au maximum le nombre d’accidents, en particulier pour les professions utilisant des machines.

Diagnostiquer l’alcoolodépendance

Un diagnostic établi rigoureusement par le corps médical permettra de soigner l’éthylisme, qu’il s’agisse d’alcoolisme aigu ou d’alcoolisme chronique.
Outre les symptômes de l’alcoolisme, il sera nécessaire d’identifier les causes, comme l’alcoolisme mondain pour éviter tout risque de rechute. L’alcoolisme consécutif à une période de dépression est ainsi soigné en parallèle de celle-ci.
Pour diagnostiquer votre alcoolodépendance ou celle d’un proche, il existe de nombreux tests d’alcoolisme : test DETA et test AUDIT. Mais cette démarche ne doit rester que l’étape précédant la rencontre avec un professionnel de santé.

Conséquences de l’alcoolodépendance

Les conséquences de l’alcoolisme sont multiples : dépression, isolement, changement de comportement, agressivité inhabituelle, risques d’accidents aux fautes sur le lieu de travail, perte d’emploi, endettement du foyer, la perte de logement, etc.
Outre les conséquences sociaux-professionnelles, on peut évoquer les conséquences médicales : prise de poids, vieillissement prématuré de la peau et de l’organisme, delirium tremens, et des maladies organiques plus graves comme la cirrhose ou le cancer.

Arrêter de boire

Arrêter de boire passe en premier lieu par un accompagnement médical et des traitements anti-alcoolisme appropriés. Il est parfois nécessaire de faire une cure de désintoxication pour passer au mieux la phase de sevrage alcoolique. Une fois la désintoxication terminée, il ne faut pas baisser la garde et il est souvent sage de continuer un suivi médical, afin d’éviter la rechute. On peut aussi, en parallèle, se faire aider par des médecines douces comme l’acupuncture ou la sophrologie. Le vin sans alcool ou la bière sans alcool peuvent également être une bonne solution notamment en période de grossesse, ou si vous faites partie des personnes particulièrement exposées aux risques d’alcoolisme. Il est possible, en dernier recours et sur consultation d’un médecin, d’utiliser le baclofène contre l’alcool. C’est un recours qui permet d’aider au maintien de l’abstinence après sevrage et pour réduire la consommation d’alcool chez les patients dépendants.

Alcoolodépendance : qui consulter ?

Il existe des spécialistes du milieu médical qui se consacrent aux problèmes d’alcoolisme : les alcoologues. On les trouve dans les centres alcoologie, les services spécialisés des hôpitaux et les centres spécialisés en toxicomanies. En outre, il est souvent utile, de fréquenter des groupes de discussion afin de pouvoir partager son expérience et garder confiance : c’est l’objectif de groupes de soutien comme les Alcooliques anonymes.
Vivre avec un alcoolique s’avère être souvent difficile à supporter psychologiquement. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à consulter un spécialiste qui vous donnera les clés pour soutenir votre proche tout en vous protégeant moralement.

Consommation d’alcool et assurance

Outre les dangers pour la santé de soi et des autres, la consommation d’alcool peut s’avérer très désavantageuse pour le conducteur sous l’empire d’un état alcoolique. En effet, celui-ci s’expose, en cas d’accident, à des majorations de primes, des pertes de garanties, voire une résiliation unilatérale du contrat de la part de l’assureur.

 


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